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stillpop
94 abonnés
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3,5
Publiée le 2 décembre 2011
Un sentiment irréel de légèreté, de fantasmagorie colorée et de soleil omniprésent. Un scénario léger, léger, qui permet de montrer cette partie du tiers-monde, pardon, de la Sicile, avec un réalisme dépourvu de méchanceté. C'est peu mais ça fait un film vraiment beau, surtout les prises de vue aquatiques, assez originales. Tout en poésie du sud, mais sans le côté parfois agaçant de l'humour italien. PS : Le fait est qu'il s'agit du premier film que je vois à MK2 Bibliothèque et que le confort de visionnage aide beaucoup au plaisir du divertissement ! Courrez-y pendant que c'est neuf (surtout l'odeur des sièges, comme dans une voiture), et que ce n'est pas encore surpeuplé !
Mais c'est quoi ce film? Ma prof d'Italien, aussi sympathique soit elle, nous l'a fait regardé deux fois en deux ans. Et ben.. le verdict reste le même ! C'est lent, chiant à mourir, on comprend pas tout. J'avoue ne pas rester objective car je me suis endormie avant la fin les deux fois. Help! Sinon, ce qui m'a quand même fait mettre deux étoiles, c'est les décors sublimes d'Italie. Le reste.. ça reste à revoir tout ça!
Un très beau film qui ne raconte pas forcément grand-chose et qui montre une vision un peu éxagérée de l'Italie mais une magnifique métaphore philosophique. Valeria Golino troublante et Veronica D'Agostino très belle. Une oeuvre intelligente.
Un joli film sensible et sensuel, dont le réalisme se teinte gracieusement, à la fin, d'un certain mystère. Tout près du mysticisme et de la légende. On se laisse charmer par le bleu de la mer et le bleu des yeux de Valeria Golino. Tendresse et tristesse se fondent en des notes liquides : maritimes, féminines, maternelles. C'est un peu le pendant aquatique de Stromboli (de Roberto Rossellini, avec Ingrid Bergman), autre film italien centré sur les insatisfactions et les frustrations d'une femme sur une île de pêcheurs, mais surtout marqué par le feu (le volcan qui gronde). Une belle découverte.
A l'époque où l'émancipation de la femme bât son plein, il existe des endroits pas très lointains, où l'essentiel du combat reste à accomplir. Ici, dans le port de pêche de Lampedusa situé au large de la Sicile, les us et coutumes restent très machistes. Emanuele Crialese observe sans trop parler, suggère des visages où les regards en disent long. Un regard surtout... celui de Grazia, au bord de la crise de nerf et de l'asphyxie. La pensée, la parole, devenues interdites, font place aux hurlements de douleur. Puis, parce que rien n'y fait, à la mise en scène du suicide, comme ultime respiration. Une respiration comme un coup de pied dans la fourmilière de la tradition et de l'immobilisme. Mais la grandeur de ce film est de ne pas vomir son propos. Au contraire, la révolte est silencieuse, délicatement esquissée, poétiquement suggérée. Un combat de femme avec les armes de la féminité pour une fable moderne, qui transforme le réalisme lourd du quotidien en magie légère poétique. Le cinéma italien, comme l'héroïne de ce film, au bord de l'asphyxie, trouve ici une merveilleuse respiration, un magnifique rayon de soleil sous le ciel européen.
Quand je pense qu'une personne n'a pas pu voir les étoiles dans ce film qui n'est pas un simple "travail"..... magnifique d'émotion, un juste dosage qui laisse leur dignité aux acteurs !!! et la musique qui vient à point nommé, j'ai passé un moment magique !!!!!!!!
Grazia, une jeune mère de famille vivant à Lampedusa, se sent un peu à l'étroit dans le poids des traditions et des conventions sociales. Malgré quelques longueurs, on est séduits par les paysages et la fraicheur des acteurs.
Heritier d'une tragedie antique, les personnages donnent credibilite a cette fable tendre et cruelle. Onirique et realiste, le paysage: ici la mer et la terre par leur presence renforcent le jeu des acteurs.Mention particuliere pour la protagoniste principale dans le role 'une femme aux frontieres de la folie....
Le genre de film qui me plait! Bien sûr c'est lent mais les émotions sont au rendez vous et Golino est sublime en mère cherchant liberté et émotions nouvelles. Ce film plaira aux gens qui se sentent prisonnier sans jamais vraiment savoir pourquoi. C'est très très beau.
Chronique d'un village perturbé par les envies d'une mère de famille de vivre librement et sans les contraintes imposées depuis la nuit des temps dans le village. On s'attache à cette mère de famille et sa quête d'une vie libre. Les images sont magnifiques, dans cette île à l'abris du temps actuel et des courses contre le temps. Mais voilà, il manque parfois d'idées qui feraient de ce film un excellent film. Et la fin n'est pas surprenante pour un sou.
On ne voit as très bien ce qui inspire le réalisateur, une eau transparente, la vie sociale du village de pécheurs, des bandes d'enfants qui font des bétises et se battent ou bien une femme qui rêve d'une vie plus excentrique. Difficile de ne pas penser à Cassavettes et sa Femme sous influence mais évidemment, ça ne joue pas dans la même catégorie. L'ensemble se laisse regarder, on ne s'ennuie pas (trop), c'est moyen.