Un petit cru pour ce Chabrol poussif et ennuyeux. Un certaine critique de la bourgeoisie de province , très habituel chez Chabrol. Ici on est dans la bourgeoisie Bordelaise. Natahlie Baye en bourgeoise qui veut faire de la politique et mène sa campagne en porte en porte n'est pas très crédible. Les allers retours entre la permanence et les allées de HLM sont bien tristounettes . La politique montré comme un instrument venimeux est relativement classique avec un air de "déjà vu".. Seules Mélanie Doutey que l'on ne voit pas assez , très charmeuse , envoutante , la seule "fleur du mal" du film, mais surtout la fantastique Suzanne Flon qui fait une interprétation remarquable et tient tout le film sur ses épaules, Quelle grande dame !!
Le cinéma de Chabrol est égale à lui même. Toujours ce réalisme. Ce drame familial cache bien un secret qui explique les premières minutes du film. Si le casting est bien choisi, je dirai toutefois que les comédiennes sont plus inspirées que les hommes. Le dénouement que je ne dirai mots, est assez violent et choquant. Mais je me suis ennuyé un peu quand même. Cette bourgeoisie à la française, qui se lance dans la politique, est assez moyen. Je me consollerai sur d'autres film du cinéaste.
Difficile de classer ce film, mais ce que je peux dire c'est que l'histoire est un peu "tirez par les cheveux". Relation ambiguë entre les personnages est intéressante (mais trop exagérées), la mise en scène correct et les dialogues avec un manque de charismes.
Chabrol s'introduit dans une famille bordelaise, nouvel avatar de cette bourgeoisie de province dont le cinéaste a si souvent raillé les moeurs. Il y a la vieille tante ressassant un souvenir douloureux et peu glorieux de l'Occupation, le pharmacien volage et sa seconde épouse briguant la mairie sur fond d'élections municipales nauséeuses; il y a aussi leurs enfants respectifs commettant un inceste de cousinage. De quoi annoncer un corrosif jeu de massacre... Toiutefois, les petits secrets de famille, l'hypocrisie et les comportements douteux- l'ordinaire de la bourgeoisie selon Chabrol- ont ici l'apparence de l'artifice. Sur ces dispositions familiale et morales, Chabrol tisse en effet une histoire sans relief ni saveur dont le seul but semble d'amener un dénouement brutal. Misen en scène maladroite, personnages discursifs, la façon de Chabrol est trop explicite, voire démonstrative, pour que le sujet offre de quelconques surprises ou une réelle atmosphère délétère. Bavard et vain, doté de dialogues parfois franchement médiocres, ce film au rythme "planplan" fonctionne à l'ordinaire et aux clichés sur un ton d'ironie assez complaisant. Mélanie Doutey et Benoît Magimel passent leur temps à se bécoter et à juger leurs parents indignes; Nathalie Baye fait du porte-à-porte électoral avec un cynisme convenu et Bernard Le Coq joue les quinquas séducteurs communs. Le propos est ennuyeux, inoffensif parce que bien peu caustique, et on est loin des meilleures satires de moeurs de l'auteur.
Le film "La fleur du mal" nous plonge dans une atmsophère étrange et froide.... L'univers familial est intriguant et inquiétant car le réalisateur Claude Chabrol brouille des repères dans la famille, on ne sait plus de qui il s'agit... Et, la famille détient un lourd secret ... On voit bien que Claude Chabrol se moque bien de la société bourgeoise considérée par lui, hypocrite, égoiste et paresseuse.... L'interprétation de Suzanne Flon est remarquable. Cependant, je trouve que le scénario est plat, voire ennuyeux. Sans surprises! Dommage car l'atmosphère est bien orchestré pour nous mettre mal à l'aise!
Ce film m'a déçu: la description de cette famille est totalement caricaturale, cette distinction entre les "gentils" et les "méchants" est grotesque. Ce qui m'a le plus dérangé c'est le parallèle entre les anciennes et les nouvelles générations. Le mari qui trompe son épouse avec toutes les jolies femmes ( y compris sa future belle fille ) qu'il rencontre est décrit sans finesse. Les attitudes des personnages morts qu'on ne voit pas mais qui sont le fondement de l'histoire dont l'un est un héros de la résistance et l'autre, son père, qui le dénonce aux SS sont invraisemblables par leurs excès ( sans oublier toutes les autres avanies possibles : dénonciation de juifs, marché noir et collaboration à grande échelle … ). Pourtant les acteurs jouent bien ! Chabrol est bien meilleur dans "Que la bête meure" ou "la cérémonie" où nous retrouvons également ce milieu bourgeois provincial qu'il connaît ( et hait ) si bien, mais ou cela semble bien plus juste.
Qu'est ce que c'est plan-plan... ce serait pas Chabrol, on trouverait ça assez mauvais. Petite tranche de vie de la bourgeoisie... Magimel est mignon, Flon fait plaisir à voir... on s'ennuie.
O misère ue c'est ennuyeux, qu'ils jouent mal tous ces bons acteurs, je sais pas si c'est qu'ils sont mal dirigés mais vraiment ils sont pas dans leurs meilleurs jours ...
L'histoire d'amour entre les 2 cousins est assez jolie et Suzanne Flon est comme toujours adorable, mais dès que le drame survient, le film part en sucette et n'est plus du tout plausible. J'ai regardé "la fleur du mal" parce que " l'origine du mal" s'en inspire mais il le dépasse très largement.
L'impression d'être comme un voyeur dans cette famille où l'on s'ennuie quand même profondément et ce n'est pas les réunions électorales ou autres rencontres pendant lesquelles certains mots sont plus hauts que d'autres que les péripéties vont tromper notre torpeur. J'ai parfois l'impression d'être dans un manoir d'Agatha Christie où il n'y a pas d'enquête policière !!!!
Une fois de plus, Claude Chabrol s'évertue à tacler la bourgeoisie... En l'occurrence, le film se déroule dans une municipalité bordelaise. Le fils revient d'un exil de plusieurs années aux USA. La mère est en pleine campagne municipale. Et l'on comprendra peu à peu les liens qui se tissent dans cette famille de dépravés... Semi-incestes, meurtres, tromperies en tous genre, coups fourrés : tout le monde ne prend pour son grade ! Mais au-delà d'une simple peinture caustique et largement déjà vue chez le réalisateur, "La Fleur du Mal" s'avère aussi fin que profond. Fin, car il n'est pas question ici de vraie intrigue. On est plutôt dans une trame de fond, qui permet aux personnages de dévoiler leurs failles à peine masquées. Outre quelques situations cyniques et cocasses, ce sont des petites phrases, des réactions discrètes, des non-dits et des gestes allusifs, qui font peu à peu comprendre au spectateur l'étendue du vice. Le film bénéficie par ailleurs d'excellent acteurs. En tête, Nathalie Baye en épouse ambitieuse, qui épouse sa campagne pour échapper à un mari imbuvable. Celui est incarné par un délectable Bernard Le Coq, très à l'aise en vrai salopard lubrique. Profond, car comme je le disais on n'est pas seulement dans une critique stérile. "La Fleur du Mal" aborde également la notion de culpabilité, et celle du mal en général : se transmet-il à travers une famille, par les gênes ou l'éducation ? Bref, un Chabrol qui semble un peu mal aimé, et pourtant c'est pas mal du tout.
Des derniers Chabrol, "La fleur du mal" est certainement le meilleur. Même s'il n'a pas la fluidité des œuvres-maîtresses ("Juste avant la nuit", "Les noces rouges"), le film bénéficie d'une construction remarquable et d'une mise en scène qui parvient à captiver le spectateur, qui assiste pourtant, dès le prologue, à la chronique d'une mort annoncée. Les comédiens sont tous parfaitement dirigés et l'univers d'une campagne électorale locale savamment dépeint. Le court face à face entre les deux conseillers municipaux que sont Nathalie Baye et Didier Bénureau est un grand moment.
Plutôt fan des oeuvres de Chabrol, j'avoue avoir été un peu déçu par celui la que je trouve un peu en retrait avec un jeu d'acteurs plutôt inégal. C'est évidemment un film interessant mais pas le meilleur de son auteur.
J'ai toujours apprécié Chabrol pour le type de film qu'il a tourné tout au long de sa carrière, les satires de la bourgeoisie, plus ou moins abouties selon les films. Sur le papier, une affiche alléchante avec une telle distribution. Mais ce film me laisse un goût amer, comme un fruit défendu mal digéré, un peu inachevé. Le rythme est lent et j'ai eu l'impression à chaque visionnage que l'on ne savait pas où le réalisateur voulait aller. Je me trompe peut-être, mais j'ai le sentiment qu'il y a plusieurs pistes possibles, avant de se focaliser sur un point précis et la fin que vous connaissez. J'ai apprécié plus la composition de certains acteurs que d'autres. J'ai toujours admiré Suzanne Flon et donc ce fut un plaisir de la voir dans un de ses derniers rôles. La composition de Benoît Magimet et de Mélanie Doutey me paraît un peu limite, presque malsaine. En fin de compte, ce film me laisse dans le doute à chaque fois. Il y a des films qui me laissent de meilleurs souvenirs.
Turpitudes familiales dans la bourgeoisie bordelaise, en période électorale. Chabrol produit un film répondant à la règle des 3 unités, avec une progression dramatique bien dosée, servi par d'excellents comédiens (mention spéciale à Suzanne Flon, âgée alors de 84 ans). La fleur du mal est un film d'atmosphère, ou les résurgences du passé éclairent progressivement les évènements présents, où le cynisme des anciens s’oppose à l’innocence, semble-t-il provisoire, des plus jeunes, où l’opulence des belles propriétés sert à masquer l’indignité des âmes. L’ensemble constitue une comédie de mœurs grinçante, que l’on suit avec intérêt, et qui ne manque ni de caractère ni d’insolence.