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cinéman
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2,0
Publiée le 21 avril 2026
Mouais. Une famille bourgeoise avec quelques soucis qui suscitent peu d'intérêts. Aucun personnage n'est attachant. Et les drames de deux générations avant sont émis verbalement mais non portés à l'écran, ce qui donne l'impression d'être passé à côté de la véritable intrigue.
Bizarre... comme souvent avec Claude Chabrol, je ne comprends pas tout. Comme s'il manquait des pièces au puzzle. Qui a écrit le tract ? Aucune idée ! Comment Anne Charpin-Vasseur (Nathalie Baye) et Gérard Vasseur (Bernard Le Coq) en sont venus à se mettre ensemble ? On ne sait pas plus. Le procédé faisant intervenir la voix de Tante Line (Suzanne Flon) et d'autres voix difficiles à identifier, n'aide pas à comprendre les souvenirs de la vieille dame, ni en quoi ils sont douloureux. Quant au titre, le lien avec l'histoire m'échappe. Au final, trop de trous dans la raquette pour que le match soit intéressant.
J'ai toujours apprécié Chabrol pour le type de film qu'il a tourné tout au long de sa carrière, les satires de la bourgeoisie, plus ou moins abouties selon les films. Sur le papier, une affiche alléchante avec une telle distribution. Mais ce film me laisse un goût amer, comme un fruit défendu mal digéré, un peu inachevé. Le rythme est lent et j'ai eu l'impression à chaque visionnage que l'on ne savait pas où le réalisateur voulait aller. Je me trompe peut-être, mais j'ai le sentiment qu'il y a plusieurs pistes possibles, avant de se focaliser sur un point précis et la fin que vous connaissez. J'ai apprécié plus la composition de certains acteurs que d'autres. J'ai toujours admiré Suzanne Flon et donc ce fut un plaisir de la voir dans un de ses derniers rôles. La composition de Benoît Magimet et de Mélanie Doutey me paraît un peu limite, presque malsaine. En fin de compte, ce film me laisse dans le doute à chaque fois. Il y a des films qui me laissent de meilleurs souvenirs.
Secrets au sein d'une famille bourgeoise bordelaise. Un "Chabrol" honnête avec de très bons acteurs et qui se laisse voir. Un peu alambiqué ou exagéré dans certaines situations.
Un drame intéressant de Claude Chabrol, au scénario bien mené et aux personnages bien campés. Une histoire familiale assez sordide, sur fond de politique locale.
Encore un décalage important entre la note presse et celle des spectateurs. Ceux-ci, sans doute jeunes, sont peu réceptifs à Claude Chabrol. Pour ma part, j’ai bien apprécié cette peinture au vitriol de la bourgeoisie provinciale, avec ses secrets, ses dérives. La brochette d’acteurs est au top (notamment Bernard Lecoq en faux cul libidineux) . Certes il n’y a guère de suspense, mais j’ai suivi cette histoire sans ennui et, manifestement, Claude Chabrol était un bon pro dans son domaine. Agréable.
Globalement on est dans un niveau de qualité téléfilm moyen et non cinéma d'auteur. Le sujet est intéressant : inceste et crime rejoués dans la même famille sur plusieurs générations. Mais on part d'une situation initiale complexe s'étant suivie de désordres relationnels et d'un nombre de morts importants qui auraient nécessité une exposition des faits sinon exhaustive -suspense oblige -, en tout cas un peu plus minutieuse. A cette condition peut-être aurait-on pu comprendre plus facilement et davantage s'intéresser à ce qui se joue ici. Les deux jeunes aux prénoms alors déjà démodés - François, Michèle, ok, revisitation d'un passé qui dure - sont à la fois cousins et "step siblings" (frère/soeur par alliance). Mais si Lecoq n'est pas le vrai père de Magimel, peut-il l'être de la cousine ??? A la fin on n'y comprend plus grand chose. Douté et Magimel sont incommodants avec leur bruits de succion et leur colle tactile. Ce malaise est voulu, mais 2 minutes de premier baiser avec bruits de lèvres c'est très très long et très très pénible et pas du tout du tout réaliste. Le personnage de Lecoq n'est pas sympathique, mais le qualifier de "monstrueux" ? Difficile d'emporter une bonne impression d'un film où pas grand chose n'est fait pour nous permettre de comprendre...
Bon, c'est du Chabrol certes, avec toute son expressivité appuyée... qui vous enferme deux personnages pris au piège dès la début du film (tel un spoile peu discret) derrière une cage à oiseaux, par un mouvement peu élégant, sans doute effectué par un membre de la famille Chabrol qui plus est... Et ses défauts majeurs d'éloquence ne font pas de lui le plus habile de la bande de la nouvelle vague. Interressons nous plutôt au sujet. Toujours avec un casting alléchant, on suit une famille qui sous ses apparences de parfaite petite famille, cache un tas de secrets et de désunions. Le rythme va crescendo, sans grande complexité, tout se suit et se devine plutôt facilement, donc sans surprise et grâce aux tous premiers plans d'ouverture, on s'ennuie presque sur toute la longueur malgré les révélations progressives.
Un Chabrol trop classique et manquant d’originalité (éternelle scène du repas), au scénario pesant et peu crédible. Points positifs : la tournée des électeurs et la chanson de Damia « Un souvenir » qui ouvre le film
Un Chabrol un peu mou, une fois de plus nous promenant avec adresse et ambigüité dans le monde feutré la bourgeoisie, avec ses mariages d'argent, ses turpitudes conjugales, ses dépravations, parfois peuplées de bonnes intentions comme ce portait de la gentille tante Line, du jeune couple de demi-frère et sœur, de la naïve et caricaturale mère de famille et du beau-père alcoolique, coureur et incestueux
J'ai vu un film... "La Fleur du mal" de Claude Chabrol, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le film ne m'a pas convaincu. "La Fleur du mal" : une déception signée Chabrol...
Malgré quelques qualités indéniables, ce film souffre d'un ennui profond. L'intrigue, laborieuse, peine à captiver, et les longueurs s'accumulent inutilement. On a parfois l'impression que le réalisateur s'égare dans des scènes sans intérêt, qui n'apportent rien à l'ensemble. Même si le film ne manque pas d'atouts. La distribution est de haut niveau, avec une mention spéciale pour Nathalie Baye, impériale dans son rôle. Benoît Magimel, de retour de Chicago, apporte un regard neuf et intéressant. Les baisers avec Mélanie Doutey sont particulièrement réussis, et Suzanne Flon, en tante Line, crève l'écran.
Malheureusement, ces qualités ne suffisent pas à sauver le film de l'ennui. La critique de la bourgeoisie, thème cher à Chabrol, tourne à vide et manque de passion. On a une impression de déjà-vu. Et pourtant le film oscille entre fulgurances et moments de grâce, mais ne parvient jamais à maintenir l'attention du spectateur.
Une fois de plus, Claude Chabrol s'évertue à tacler la bourgeoisie... En l'occurrence, le film se déroule dans une municipalité bordelaise. Le fils revient d'un exil de plusieurs années aux USA. La mère est en pleine campagne municipale. Et l'on comprendra peu à peu les liens qui se tissent dans cette famille de dépravés... Semi-incestes, meurtres, tromperies en tous genre, coups fourrés : tout le monde ne prend pour son grade ! Mais au-delà d'une simple peinture caustique et largement déjà vue chez le réalisateur, "La Fleur du Mal" s'avère aussi fin que profond. Fin, car il n'est pas question ici de vraie intrigue. On est plutôt dans une trame de fond, qui permet aux personnages de dévoiler leurs failles à peine masquées. Outre quelques situations cyniques et cocasses, ce sont des petites phrases, des réactions discrètes, des non-dits et des gestes allusifs, qui font peu à peu comprendre au spectateur l'étendue du vice. Le film bénéficie par ailleurs d'excellent acteurs. En tête, Nathalie Baye en épouse ambitieuse, qui épouse sa campagne pour échapper à un mari imbuvable. Celui est incarné par un délectable Bernard Le Coq, très à l'aise en vrai salopard lubrique. Profond, car comme je le disais on n'est pas seulement dans une critique stérile. "La Fleur du Mal" aborde également la notion de culpabilité, et celle du mal en général : se transmet-il à travers une famille, par les gênes ou l'éducation ? Bref, un Chabrol qui semble un peu mal aimé, et pourtant c'est pas mal du tout.
Chabrol s'introduit dans une famille bordelaise, nouvel avatar de cette bourgeoisie de province dont le cinéaste a si souvent raillé les moeurs. Il y a la vieille tante ressassant un souvenir douloureux et peu glorieux de l'Occupation, le pharmacien volage et sa seconde épouse briguant la mairie sur fond d'élections municipales nauséeuses; il y a aussi leurs enfants respectifs commettant un inceste de cousinage. De quoi annoncer un corrosif jeu de massacre... Toiutefois, les petits secrets de famille, l'hypocrisie et les comportements douteux- l'ordinaire de la bourgeoisie selon Chabrol- ont ici l'apparence de l'artifice. Sur ces dispositions familiale et morales, Chabrol tisse en effet une histoire sans relief ni saveur dont le seul but semble d'amener un dénouement brutal. Misen en scène maladroite, personnages discursifs, la façon de Chabrol est trop explicite, voire démonstrative, pour que le sujet offre de quelconques surprises ou une réelle atmosphère délétère. Bavard et vain, doté de dialogues parfois franchement médiocres, ce film au rythme "planplan" fonctionne à l'ordinaire et aux clichés sur un ton d'ironie assez complaisant. Mélanie Doutey et Benoît Magimel passent leur temps à se bécoter et à juger leurs parents indignes; Nathalie Baye fait du porte-à-porte électoral avec un cynisme convenu et Bernard Le Coq joue les quinquas séducteurs communs. Le propos est ennuyeux, inoffensif parce que bien peu caustique, et on est loin des meilleures satires de moeurs de l'auteur.
À l’image d’un Woody Allen, Claude Chabrol avait une production assez régulière (61 longs-métrages en 61 ans sans compter ses courts-métrages et sa prolifique carrière télévisée) avec une patte et des thématiques assez identifiables. Même s’il choisit une nouvelle troupe d’acteurs (Nathalie Baye, Benoît Magimel, Suzanne Flon, Bernard Le Coq et Mélanie Doutey), La Fleur du mal ne déroge pas à la règle : nous assisterons à un drame aboutissant à un meurtre et permettant de faire le portrait critique d’une famille bourgeoise. En effet, l’aspect criminel n’est qu’un cadre pour Chabrol car on sait, dès le premier plan, que l’histoire se terminera par un meurtre et on en connait la victime. Le but est donc de découvrir les raisons de cet assassinat et d’analyser les liens d’une famille marquée par les rapports incestueuxspoiler: (on découvre finalement que tous les personnages en ont vécus) et par les non-ditsspoiler: (la réplique "Depuis la nuit des temps les gens se comportent comme des faux-culs : on appelle ça la civilisation" illustre parfaitement cela) . Pour se concentrer sur cette étude de caractère, Chabrol choisit de faire coécrire (pour la troisième fois après La Cérémonie et Merci pour le chocolat) son scénario par la pédopsychiatre et psychanalyste Caroline Eliacheff et de continuer avec son style très discret de réalisationspoiler: (les flashbacks se font uniquement grâce au son par exemple) . Ainsi, même si on pourrait trouver qu’il n’apporte pas une énorme originalité à son cinéma, Claude Chabrol offre avec La Fleur du mal un bon cru de sa filmographie.