Comédie réalisée par Dennis Dugan, Happy Gilmore est un film plutôt pas mal. L'histoire nous fait suivre Happy Gilmore, un homme qui, depuis son enfance, est un adorateur de hockey sur glace, un sport dans lequel il n'a jamais réussi à percer à cause de son faible niveau. Élevé par sa grand-mère, celle-ci, suite à des impayés, voit sa maison hypothéquée. Happy promet alors de la lui racheter, mais pour cela, il doit réunir la somme de deux cent soixante-dix milles dollars avant qu'elle soit vendue aux enchères. C'est alors que, par hasard, on lui fait remarquer qu'il a un swing d'enfer au golf et qu'il pourrait gagner beaucoup d'argent en participant à des tournois. Il fini donc par intégrer le circuit professionnel, mais s'il possède la puissance, il lui manque la technique, et sa rivalité avec un grand champion va lui causer bien des soucis pour parvenir à ses fins. Ce scénario s'avère assez agréable à visionner pendant toute sa durée d'une heure de demie. L'intrigue est divertissante mais possède tout de mêmes quelques tares. En effet, cette dernière est trop redondante dans sa structure qui se contente d'enchaîner les parcours. Le principal problème provient de son sujet. Si traiter du golf est original, il faut dire que ce sport est loin d'être palpitant et emballant. Rien ne ressemble plus à un trou qu'un autre trou dans lesquels la balle rentre de façon identique. Malgré cela, le métrage tente tout de même de varier les situations via son côté décalé. Mais les scènes se ressemblent quand même très souvent. De plus, l'action au golf étant limitée, l'ensemble manque de rythme et d'entrain. Le ton loufoque et exagéré fonctionne lui plutôt bien. L'humour, qui ne vole pas très haut, arrache quelques rires et sourires, mais c'est loin d'être hilarant sur la durée. L'ensemble est porté par des personnages sympathiques. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comprenant Adam Sandler, Julie Bowen, Christopher McDonald, Frances Bay, Carl Weathers, Dennis Dugan, Richard Kiel ou encore Allen Covert. Tous ces individus entretiennent des rapports globalement amusants. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture, assez drôles. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut correcte. Sa mise en scène n'est pas très élaborée mais elle parvient à bien amener les gags. Celle-ci évolue majoritairement sur des parcours qui se ressemblent tous. Ce visuel sentant bon le gazon est accompagné par une bande originale composée de titres légers et dynamiques afin de coller à l'ambiance. Ces morceaux sont peu impactant mais restent agréables. Reste une fin sans surprise mais tout de même suffisamment satisfaisante, venant ainsi mettre un terme à Happy Gilmore qui, en conclusion, est un film divertissant mais pas indispensable pour autant à cause de sa thématique limitante.