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In Ciné Veritas
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3,5
Publiée le 21 décembre 2019
Le bateau d’Émile (1962) de Denys de La Patellière précède de seulement deux mois la sortie en salles de Un singe en hiver d’Henri Verneuil. Le rapprochement de ces deux films est motivé par leur dialoguiste commun : Michel Audiard. Le scénario coécrit par le cinéaste et Albert Valentin est tiré du recueil de nouvelles éponyme de Georges Simenon (1954). Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/la-rochelle/2019-2/
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4,0
Publiée le 7 juin 2021
Denys De La Patellière représente la vieille vague des années 60 qui fait des merveilles. Quand les répliques sont spirituelles (Michel Audiard) et quand on a quatre as Michel Simon, Pierre Brasseur, Lino Ventura et Annie Girardot on peut en faire quelque chose de très bon. Il s'agit d'un grand film en noir et blanc porté par l'admirable Lino Ventura et la superbe Annie Giradot...
"Les tropiques vous laissent le choix entre la cirrhose et la vérole, je me suis offert les deux...la peur de rater une affaire" Des monstres sacrés se conduisant en monstres sacrés, Michel Simon est époustouflant, ils le sont TOUS ! Les dialogues d'Audiard sont très crus et osés pour l'époque. Une histoire passionnante, une magnifique mise en scène de Denys de La Patellière font de ce film, un très grand classique !!!
toute une pleiade d acteurs sympathiques pour un film très divertissant et qui explique que changer de vie pour gagner plus d argent ce n est pas aussi simple que ça parait. LINO VENTURA ANNIE GIRARDOT MICHEL SIMON PIERRE BRASSEUR JACQUES MONOD et MICHEL AUDIARD comme dialoguiste. Que du beau monde du cinéma
Le duo Ventura-Girardot est passionnant. Michel Simon est remarquable sans oublier un Pierre Brasseur correct. On ressent clairement la patte Audiard derrière les dialogues. Cependant le scénario est médiocre et je trouve que Simon est trop rapidement laissé de côté par Denys de La Patellière qui réalise tout de même ici une bonne petite comédie.
Une très bonne surprise. Une histoire excellente, comme d'habitude, de Simenon. Les dialogues d'Audiard. Pierre Brasseur très sobre (dans tous les sens du terme ?) vraiment parfait. Un réalisateur très sous-estimé, Denys de la Patelière (Un taxi pour Tobrouk). Et surtout un duo d'acteurs fabuleux, Ventura Girardot. Deux acteurs venus du peuple, instinctifs, "naturels", même si Girardot est passée par la Comédie Française. Je pense qu'ils ont vraiment dû se régaler à se renvoyer la balle.
Très bon film a voir ou revoir.bonne réalisation et alors la distribution solide.lino ventura en émile boué pêcheur et bon vivant. et annie girardot en chanteuse de bistrot sont époustouflant.quand a pierre brasseur et michel simon il sont génial avec un concours de cabotinage .
Un film absolument magnifique. Peut-être pas le plus connu de l'époque mais pour ma part et jusqu'à présent mon préféré. Le couple Annie Girardot - Lino Ventura est crédible et tellement touchant. Le film se coupe de la notion de rythme, une heure trente sur un doux tempo. La musique est savoureuse, les dialogues juteux. Un grand cru. spoiler: Et vous rirez aux éclats avec ces deux là lors de la scène finale. Comme si vous les connaissiez. Parce qu'ils ont l'air simples, qu'ils ont l'air sincères. Qu'ils ont l'air vous.
Réalisé en 1961 par Denys Dubois de la Patellière (c’est son nom complet), entre ‘Un taxi pour Tobrouk’ avec déjà Lino Ventura et ‘Pourquoi Paris ?’ avec Charles Aznavour, qui signe la chanson de ce film-ci (que chante Annie Girardot), ‘Le bateau d’Emile’, également connu sous le titre du ‘Homard flambé’, est l’adaptation, revue et corrigée par Michel Audiard, du récit éponyme de Georges Simenon.
Lino Ventura, un homme pétri de délicatesse, est le fils illégitime de Michel Simon (« Comment vous portez-vous ? Je ne me porte plus : ce sont les autres qui me portent ! »), l’un des deux propriétaires de la grosse entreprise de pêche ‘Larmentiel’ à La Rochelle, qui, après avoir passé l’essentiel de sa vie à l’étranger, revient, 40 ans après, à l’article de la mort, régler ses petites affaires : il lègue sa part de l’entreprise familiale à Lino, qui n’était jusqu’alors qu’un petit employé, un marin pêcheur (qui fait dans le poisson jusque dans sa vie privée, et plus précisément la morue -Annie Girardot-, artiste lyrique au demeurant), au grand dam de son frère Pierre Brasseur, qui la dirige depuis presque toujours, et qui va donc tenter de circonvenir ce rustre de Lino afin que l’entreprise reste dans la famille au sens strict du terme…
Avec aussi Jean Gaven (en marin pêcheur), Dominique Davray (en patronne de café), Jacques Monod (le notaire) et Edith Scob (la fille de Brasseur).
Ce film souffre incontestablement du fait d’illustrer sur un mode de comédie une histoire quand même au départ plutôt sombre de Simenon, ce qui n’est pas sans nuire conséquemment à son impact. Reste une histoire d’amour plutôt bien jouée par Annie Girardot et sur le mode pithécanthrope par un Lino qui allait beaucoup gagner en maturité dans les années qui allaient suivre, mais qui n’était pas encore tout à fait l’immense comédien que nous aimons. Pierre Brasseur est évidemment parfait dans son rôle (rodé) de grand bourgeois fourbe et manipulateur (sa grande spécialité alors) et Jacques Monod compose un notaire de province qui sait où est son intérêt (une grand qualité notariale). Le tout se laisse regarder (surtout avec l’œil bien humide de la nostalgie) sans déplaisir, mais ne constitue en rien, vous l’avez deviné, un monument de l’histoire du cinéma !