Autant on doit quelques réussites à Jerry Lewis dans la première moitié des années 60 dont son fameux "Docteur Jerry et Mister Love", autant la deuxième est déplorable et ce n'est nullement ce "Jerry la grande gueule" qui me fera dire le contraire. La première partie du film est correcte, sur le plan scénaristique c'est pas fameux mais il y a quelques bons gags mais sur la deuxième alors c'est la catastrophe. On dirait que la deuxième partie du scénario a dû être emporté par un coup de vent car cela vire au n'importe quoi total, les gags quasi-inexistants sont franchement minables et Lewis en fait franchement des tonnes. Il est nul besoin d'indiquer que si on aime Jerry Lewis, il faut immédiatement oublier cette daube.
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2,5
Publiée le 5 janvier 2014
Dès la première sèquence de "The Big Mouth", Jerry Lewis, un pêcheur à la ligne, envoie son hameçon dans le corps d'un homme-grenouille qu'il ramène à terre! Sa « victime » , le redoutable gangster Sid Valentine (ègalement interprètè par Lewis), mourra peu après sous le feu roulant d'une bande rivale! Le reste est dans le même ton, avec des gags sympas (voulant retenir un yatch, c'est tout le corps de Lewis qui s'allonge prodigieusement), d'autres inconsistants (Lewis, dèguisè en danseur Kabuki) avec un èlan parfois sadique lorsque l'acteur comique frappe le pied bandè du directeur de l'hôtel sur lequel il a prèalablement fait choir un lourd presse-papier! Voilà donc Jerry Lewis, gangster, mort, raseur et chevalier servant bien vivant! L'esprit comptable peut vraiment mener à tout! Pensez qu'un type pareil peut s'occuper de vos impôts sur le revenu! Dommage que le personnel de l'hôtel abusent de grimaces (n'est pas Lewis qui veut), ce qui handicape pas mal le film qui n'avait pas besoin de ça! Heureusement, on se laisse prendre à quelques situations comiques comme tirer un tapis sans faire tomber les gangsters...
Avec ce film Jerry Lewis rate son coup, c'est parfois plus ridicule qu'autre chose même si Jerry Lewis reussit parfois à nous faire rire mais malheureusement il recycle sans grand imagination ce qu'il a déjà fait auparavant et c'est dommage car cette histoire de diamants égarés et de sosie avait de quoi alimenter une excellente comédie.
Cette comédie burlesque de Jerry Lewis n'est pas ce qu'il a fait de mieux. Certes, Lewis peut faire sourire par ses pitreries de pantin désarticulé ou ses grimaces mais, avec un sujet aussi médiocre, l'idiot gaffeur et sympathique qu'on a aimé par ailleurs se démène en pure perte. Dans le décor presque unique d'un hôtel de luxe, sa ressemblance avec un truand vaut à Gérald Clamson d'être pourchassé par une meute de mafiosi cherchant à récupérer un diamant qu'il ne possède pas (ça me fait penser que le sujet ressemble comme deux gouttes d'eau au nanar français de 1950, "L'atomique Monsieur Placido, avec Rellys, que je viens de voir). Sur un scénario particulièrement simpliste, Jerry Lewis imagine les plaisanteries les plus bêtes. Son talent et son originalité se compromettent dans des effets comiques primaires et souvent niais. Plus pénible encore est la prestation des seconds rôles, dont les grimaces débiles confinent à l'infantilisme. Rarement habile dans le non-sens, la mise en scène de Jerry Lewis souligne l'étonnante vacuité du film et du sujet. Aussi, l'interprétation de Jerry Lewis, lequel, ici comme ailleurs, aime à se déguiser et à se dédoubler, pour personnelle et caractéristique qu'elle soit, tourne à vide.
Sûrement un des pires films de Jerry Lewis avec un scénario inepte reposant sur une histoire de sosies grossière et mal ficelée. Jerry nous refait sans vergogne le coup du personnage double en ressortant même la stricte apparence du « Nutty Professor », voix nasillarde et dents en avant, en opposition au crooner à l’haleine fraîche. Le film est de plus terriblement daté des années soixante (avec une musique horripilante, marque de fabrique de ces années-là), et se veut une vague parodie des films de James Bond. Les seuls points positifs sont le jeu de Jerry Lewis, même réduit à sa plus simple expression, un bon rythme d’ensemble (mais trop souvent à vide) et ses recherches sur les couleurs, héritées de Frank Tashlin. Mais pour le reste, il est difficile de défendre ce film où l’auteur confond déconstruction et absence de construction.