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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est simplement époustouflant! Grâce à l'ambiance qu'il crée et au jeu de Charlotte Rampling, Ozon manipule parfaitement le spectateur... tout en le laissant libre de ses interprétations. A ne pas manquer, si vous aimez les films qui poussent à réfléchir.
J'ai été plutôt déçu par ce film dont le scénario ne vise qu'à surprendre le spectateur par un twist final que pas grand chose n'annonce pendant une heure trente. Evidemment, c'est pas mal filmé, plutôt bien joué, Rampling étant quand même un peu en demi-teinte alors que Saigner est bimbo délurée est éblouissante... ensuit, à la réflexion, on peut faire toutes les interprétations psychanalytiques de l'écrivaine vieillissante, un brin perverse qui se crée un double opposé (jeune, vivante, sexy)...le problème de ce film reste à mon point de vue, que si l'on sent assez vite qu'on n'est pas forcément toujours dans le réel, il y a assez peu d'indices donnés au spectateur pour déterminer tout au long du scénario, ce qui est du réel et ce qui est du rêvé ou du roman... Impression désagréable au dénouement de s'être fait perversement balader par (Osons le dire) un Ozon moins inspiré que d'habitude
Sarah Morton (Charlotte Rampling) est un écrivain à succès. Elle se rend dans le sud de la France, dans la maison de son éditeur pour travailler sur son prochain roman. Elle y fait la rencontre de la fille de celui-ci, Julie (Ludivine Sagnier), qui vient troubler sa tranquillité. La tension monte petit à petit, les personnages sont bien développés et intéressants. Malgré tout, on se dit que parfois certaines scènes arrivent un peu vite ou manquent un peu de crédibilité, mais spoiler: finalement tout s’explique et prend son sens à la fin, ce qui permet de reconsidérer l’ensemble du film . C’est donc intéressant.
Alors que Sarah Morton se rend dans la maison de campagne de son éditeur pour travailler sur son livre, elle se retrouve à partager la maison avec la jeune et charmante Julie, dont le train de vie ne va pas l'aider à rester concentrée sur son travail. Alors que Sarah va d'abord être jalouse et obsédée par Julie, le rapport de force va petit à petit se retourner. Ozon réussit à livrer un thriller honnête avec un rebondissement final qui ne vous fera pas tomber la mâchoire non plus. Cependant, "Swimming Pool" reste à voir pour ses décors et son interprétation, avec une Ludivine Sagnier éblouissante, Charlotte Rampling dans un rôle de femme froide qui se débride au fur et à mesure et Ozon a réussi à trouver un bon compromis entre les langues française et anglaise pour intégrer Rampling et Dance à l'histoire.
En panne d’inspiration, une célèbre auteure anglaise se rend dans le Luberon en France pour se reposer et écrire son prochain livre dans la villa de son éditeur. Une nuit, la fille de ce dernier débarque et commence à perturber la tranquillité de la romancière. “Swimming Pool” est un polar érotique mettant en exergue les sages fantasmes du personnage de Charlotte Rampling avec l’arrivée de celui de Ludivine Sagnier. François Ozon n’a peut-être pas été assez loin dans les scènes démonstratives pour bien mettre en évidence les pulsions ambiguës des protagonistes. Bien que le suspense soit présent, chacun semble résoudre le problème avec une extrême facilité. “Swimming Pool” est un long-métrage intéressant, mais certainement trop froid et lisse pour vraiment nous émoustiller ou angoisser. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le début est laborieux la faute à la mollesse de l'histoire ainsi qu'à des personnages (Rampling notamment) chiants. Puis petit à petit on est pris dans l'intrigue, dans le mystère et on se laisse embarquer.
Le sixième long-métrage de François Ozon, sorti en 2003, nous plonge dans un thriller psychologique troublant teinté d’érotisme. Une romancière anglaise en mal d’inspiration s’installe dans une villa du sud de la France pour retrouver sa créativité. A sa grande surprise, la fille du propriétaire débarque sans crier gare. S’instaure alors une relation conflictuelle entre les deux femmes. Dans ce huis clos parfaitement interprété par Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier, l’intrigue repose sur une opposition de style générationnelle, culturelle et morale. En découle une complicité machiavélique dont le dénouement abrupt ne peut que dérouter le spectateur. Bref, une œuvre épicée et mystérieuse.
Si vous voulez voir ce film, vous avez intérêt à passer les 70 premières minutes à toute vitesse et d'aller directement à la 71ème minute car il ne se passe absolument rien avent les 20 dernières, et encore, c'est tiré par les cheveux. Bref, un film des plus ennuyeux à moins qu'il y ait un message que je n'ai pas compris.
L’art du huis clos, l’art de l’ambiguïté… Une romancière grincheuse et percluse dans ses habitudes, un caractère impossible face à une jolie pimbêche toute en cuisses, ventre et seins dorés qu’elle jalouse, envie et déteste. La relation troublante de deux femmes, son basculement en vampirisme suivi par l’œil de la caméra… Les reflets de l’eau et ceux démultipliés des miroirs… La maison « coffre » où s’enfouissent, se figent à défaut de s’écrire, les chuchotements, les cris, les drames relationnels… La fin du film en twist souligne, engendre, un questionnement… L’art de la fuite ? L’art des apparences ? Après tout n’est ce pas là l’essence même du cinéma… De la création artistique… Tout cela signe le cinéma de François Ozon…
Rien de bien nouveau pourtant dans cette relation vénéneuse qui lie deux êtres dans une complexe répulsion/séduction… Losey dans « The servant » par exemple atteignit des sommets dans l’analyse de ce trouble dilemme.
Un film lisse et complexe servi par deux magnifiques actrices… Lent parfois, servi par un humour diffus… Et dont certaines péripéties me semblent artificielles (ou maladroites) . A mon avis cette « Swimming pool » est moins forte que « La piscine » de Deray, moins lumineuse. Et de plus Ozon me semble en retrait, en ce qui concerne l’écriture scénaristique, par rapport à « Sous le sable » film magnifiant également la grande Charlotte Rampling.
François Ozon nous signe une espèce de thriller dont le côté raffiné repose entièrement sur la personne de Charlotte Rampling. Mais la classe d’une grande actrice ne peut masquer les importants défauts du film. Si l’histoire conserve son aspect intriguant, elle le perd une demi-heure avant la fin. A partir du meurtre, et ce, decrescendo jusqu’au dénouement supposé nous révéler la clé du « mystère ». Ce dénouement est amené et développé de manière si maladroite, qu’il affadit l’explication de tous les ressorts dramatiques de l’intrigue. Peut mieux faire.