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Un visiteur
2,5
Publiée le 18 novembre 2006
Supérieur à Sous le sable pour ce qui est de la mise en scène, ici exemplaire de rigueur et de finesse. Rampling est toujours aussi convaincante, mais le défaut viendrait plutôt de la difficulté à maintenir pendant tout le film la tension des premières minutes. Le résultat est parfois excessif.
Ozon filme pour le plaisir de filmer alors que la très peu charismatique Ludivine Sagnier s'offre un numéro de midinette paumée sans saveur ni odeur. Une belle déception.
"Swimming pool" est un thriller mystérieux, envoutant de par sa BO et son atmopshère ensoleillée et pourtant cauchemardesque. François Ozon signe donc une belle réussite, qui s'avère être une bonne surprise au regard de niveau moyen du cinéma français du début du 21ème siècle, que chacun sera libre d'interpréter à sa manière : fable sur la création selon les uns, histoire purement psychologique selon les autres. Quoi qu'il en soit, on se délèctera du jeux des actrices (à savoir, Charlotte Rampling et Ludivine Saignier) et de séquences qui savent attirer le spectateur, parfois tel un voyeur.
Une variation intéressante sur le processus de création. Charlotte Rampling en vieille fille aigrie, livre une composition saisissante et son face à face avec Ludivine Sagnier, fausse ingénue, parfume l'intrigue d'un soupçon de perversité.
Un très bon film qui nous tient en haleine avec des actrices formidables et une fin surprenante. Mon seul reproche serait la présence d'une ou deux scènes un peu trop perverses, voire vulgaires.
Ce film est simplement époustouflant! Grâce à l'ambiance qu'il crée et au jeu de Charlotte Rampling, Ozon manipule parfaitement le spectateur... tout en le laissant libre de ses interprétations. A ne pas manquer, si vous aimez les films qui poussent à réfléchir.
Troublant mais surtout une belle réflexion sur l'artiste et son inspiration. François Ozon filme ses actrices en les caressant de sa caméra et plonge le spectateur dans le processus créatif d'une romancière intriguée par une mystérieuse et attachante jeune fille au rythme et au style de vie débridé tranchant avec le sien, austère et ascétique. Etrange mélange de fantasme, de reve et de fascination, Swimming Pool est un film au rythme lent mais inspiré, soutenu par la belle et exceptionnelle Charlotte Rampling dans laquelle François Ozon semble se projeter. A ses cotés, Ludivine Sagnier personnifie l'inspiration, autant celle du personnage de Sarah Morton que du cinéaste lui-meme. La musique de Philippe Rombi est splendide et la photo de Yorick Le Saux parvient sans difficulté à creer une aura de mystère, une atmosphère chaude et déroutante, enveloppant le spectateur dans lequel il se laisse prendre avec plaisir. Swimming Pool confirme le talent dun cinéaste se renouvelant à chaque film, aimant ses acteurs et démontrant sa maitrise technique indiscutable.
L'intrigue est vide à souhait (l'inspiration du cinéaste semble être en chûte libre). Mais le film échappe au naufrage grâce à une mise en scène (paradoxalement) très efficace et deux excellentes actrices. A voir, au premier degré...
Un triller "à la sauce Derrick" ou l'on s'ennui du début à la fin. Le scenario servi sur une ambiance soporifique n'a pas suscité mon engouement, ni même mon attention. D'ailleur je ne me souviens que de la scene ou l'écrivain anglaise sans aucune raison "se tappe" Marcel le jardinier(il faut le voir pour le croire), c'est vous dire...
En dépit d'actrices en vue en ce moment et du succès (surestimé ?) de 8 Femmes, Ozon n'a pas su rebondir et en tentant de nous proposer autre chose, échoue dans son manifeste sur la création. Même si, à mi-parcours, le film prend un peu d'intérêt, celui-ci est dilué par des apartés agaçant et souvent assez laids. De plus, les incohérences du scénario nous empêchent d'oublier la vulgarité d'un film qui échoue à la recherche de l'esthétique dans le filmage des corps. N'est pas Almodovar qui veut.