Note moyenne
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"Swimming Pool" est un pur film d’atmosphère, où le rythme volontairement lent permet de s'imprégner pleinement de l'ambiance. De ce côté-là, le pari est réussi. Il faut également souligner la qualité de la photographie et la maîtrise des jeux de miroirs, sans oublier une Ludivine Sagnier particulièrement incandescente.
En revanche, le scénario s'avère plus réservé : l'intrigue reste très simpliste, même si le final surprenant vient redistribuer les cartes et donner du sens à l'ensemble. On pourra regretter l'omniprésence des scènes de nudité qui n'apporte pas grand-chose, la suggestion étant souvent bien plus évocatrice. En somme, une atmosphère envoûtante portée par une belle esthétique, mais au service d'un récit plus fragile.
En revanche, le scénario s'avère plus réservé : l'intrigue reste très simpliste, même si le final surprenant vient redistribuer les cartes et donner du sens à l'ensemble. On pourra regretter l'omniprésence des scènes de nudité qui n'apporte pas grand-chose, la suggestion étant souvent bien plus évocatrice. En somme, une atmosphère envoûtante portée par une belle esthétique, mais au service d'un récit plus fragile.
Le sixième long-métrage de François Ozon, sorti en 2003, nous plonge dans un thriller psychologique troublant teinté d’érotisme. Une romancière anglaise en mal d’inspiration s’installe dans une villa du sud de la France pour retrouver sa créativité. A sa grande surprise, la fille du propriétaire débarque sans crier gare. S’instaure alors une relation conflictuelle entre les deux femmes. Dans ce huis clos parfaitement interprété par Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier, l’intrigue repose sur une opposition de style générationnelle, culturelle et morale. En découle une complicité machiavélique dont le dénouement abrupt ne peut que dérouter le spectateur. Bref, une œuvre épicée et mystérieuse.
On n'est quand même très loin de La Piscine de 1969 dont Ozon a voulu s'inspirer. Ludivine Sanier est très loin d'avoir le charisme de Romy Schneider et même Rampling n'est pas vraiment à sa place.
La faute à un scénario pas assez fouillé, poussé.
Tout cela sent quand même trop le réchauffé....
La faute à un scénario pas assez fouillé, poussé.
Tout cela sent quand même trop le réchauffé....
Qu'il est ardu de se former une idée précise d'un visionnage lorsqu'à son achèvement on se demande: et donc?! Car même si l'intrigue traite du rapport créatif à la vérité, du mélange entre fantasme et réalité, de l'inspiration du silence, on ne distingue pas le propos qu'en tire le scénario... Cependant, l'écrin est lui finement ciselé avec une esthétique réfléchie, de pertinentes idées de mise en scène, une atmosphère malaisante au sein desquelles Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier se renvoient leurs dialogues acérés, intrigants, déroutants, avec une malice visible. Entre polar, drame intimiste et allégorie inconsciente, la narration ne tranche pas, accentuant un rythme contemplatif entêtant ou assommant... Nébuleux.
Tout ce que j’aime 殺
Un scénario
Un cinéaste
Des comédiens
Des équipes techniques
Tout est bon !
Un scénario
Un cinéaste
Des comédiens
Des équipes techniques
Tout est bon !
Drôle d'impression que celle que nous laisse ce métrage d'Ozon qui dévoile ici sa première réalisation en langue anglaise. Narrativement, On navigue pendant 1h30 dans des scènes allant du grotesque au mauvais film érotique sans franchement comprendre la cohérence du tout jusqu'à ce qu'une pirouette scénaristique vienne tenter d'apporter un peu de sens à l'ensemble. Elle y réussit d'ailleurs plutôt bien dans un premier temps jusqu'à ce que l'effet Waouh s'estompe et que le spectateur s'aperçoive des invraisemblances qui demeurent en raison d'un scénario qui cache trop ses cartes pour sur-surprendre.
Pour autant, le film est-il mauvais, non. L'esthétique lumineuse est sublimée par une mise en scène inspirée qui joue malignement avec les variations de miroirs, reflets et autres mirages pour accompagner le développement de la thématique centrale de la dualité. Car c'est bien ici un vrai duel au soleil qui se joue entre une Rampling apathique et une Sagnier exubérante, toutes deux en recherches de repères. On n'échappe malheureusement pas aux clichés initiaux sur les différences de mode de vie même si le métrage parvient à les légitimer, à défaut de susciter la moindre empathie avec les protagonistes.
Mais le point fort du film reste l'ambiance hypnotisante qui règne autour de cette piscine, digne héritière de celle de Deray, à la fois catalyseur et révélateur des pulsions les plus enfouies des personnages. La musique est discrète et lancinante distillant une véritable tension et on se surprend même à frissonner en plein milieu d'une rue du Lubéron.
Swimming-Pool est donc un bel écrin enrobant une jolie surprise qui confine au sublime l'espace d'un instant, avant de se déliter doucement sous les aiguillons logiques du spectateur
Pour autant, le film est-il mauvais, non. L'esthétique lumineuse est sublimée par une mise en scène inspirée qui joue malignement avec les variations de miroirs, reflets et autres mirages pour accompagner le développement de la thématique centrale de la dualité. Car c'est bien ici un vrai duel au soleil qui se joue entre une Rampling apathique et une Sagnier exubérante, toutes deux en recherches de repères. On n'échappe malheureusement pas aux clichés initiaux sur les différences de mode de vie même si le métrage parvient à les légitimer, à défaut de susciter la moindre empathie avec les protagonistes.
Mais le point fort du film reste l'ambiance hypnotisante qui règne autour de cette piscine, digne héritière de celle de Deray, à la fois catalyseur et révélateur des pulsions les plus enfouies des personnages. La musique est discrète et lancinante distillant une véritable tension et on se surprend même à frissonner en plein milieu d'une rue du Lubéron.
Swimming-Pool est donc un bel écrin enrobant une jolie surprise qui confine au sublime l'espace d'un instant, avant de se déliter doucement sous les aiguillons logiques du spectateur
Avec "Swimming Pool", Francois Ozon signe un de ses meilleurs films, un thriller en trompe l'oeil téinté d'érotisme. Julie (Ludivine Sagnier) est, à l'écran, rayonnante de jeunesse et de fraîcheur. Ozon aime la filmer nue et insister avec de jolis plans sur les plus beaux atouts de son corps. A l'opposé, Charlotte Rampling, romancière, est plus contenue, moins exubérante, sérieuse. Son but est d'écrire, elle veut du calme et les frasques de Julie la gène beaucoup dans son travail. Malgré tout, au fur et à mesure, une relation malsaine va naître entre les deux personnages, chacune finissant par avoir besoin l'une de l'autre. Avec beaucoup de subtilité, Ozon fait monter la tension et le suspense jusqu'à un twitch final prodigieux. Je me souviendrai longtemps de ce film par la beauté de Ludivine Sagnier absolument sublime
Ozon livre avec Swimming Pool un film que je dirais bien, mais… En fait, le métrage brille surtout pour ses qualités formelles. Mise en scène très appliquée avec un réel sens du cadrage, beauté léchée des images, photographie très élégante, sensation d’atmosphère du Lubéron parfaitement saisie avec quelque chose de sensitif (notamment lors des balades en extérieur), décors soignés, le tout servi par une bande son très réussie de Philippe Rombi (pour moi le meilleur aspect du film, arrivant à introduire une touche de mystère et de tension), le film n’a pas grand-chose de critiquable sur la forme. On peut d’ailleurs ajouter que le réalisateur, avec son habitude d’accorder une grande place au nu féminin, sublime le corps de Ludivine Sagnier, et, dans une moindre mesure, celui de Charlotte Rampling, les deux actrices ayant quand même un beau lot de scènes à poil ! Leur duo fonctionne plutôt bien, même si les deux actrices ont des rôles très opposés un peu caricaturaux. Néanmoins, j’ai apprécié que le film ne se repose pas uniquement sur l’antagonisme, et qu’il établisse petit à petit quelque chose entre les deux actrices qui s’avèrent franchement à la hauteur, particulièrement Charlotte Rampling, peut-être plus ambigue. Après, autour de ces actrices, on notera des seconds rôles assez typés, à l’image de Mireille Mossé qui fait une apparition déconcertante (aux portes du fantastique cronenbergien presque !), ou encore de Michel Fau.
Maintenant, il faut en venir au scénario, et là, c’est plus aléatoire. Pour ma part, l’intrigue reste malheureusement trop superficielle. Alors certes, je ne peux pas dire que je me sois particulièrement ennuyé, car les belles images et le casting assurent, mais au bout du compte, que raconte ce film ? Pas grand-chose. Ca flane, ça écrit, ça se baigne, ça baise, ça flane, ça se crêpe un peu le chignon, ça se dragouille, un peu de tension lesbienne… Et finalement, quand le gros moment arrive, on a déjà fait 1 heure du film (et même un peu plus). Gros moment qui ne débouche pas forcément sur une tension maximale, jusqu’au twist de fin qui est plus une fin ouverte qui sans doute ne convaincra pas tout le monde. De mon point de vue, j’ai apprécié l’élégance du film, mais autant dans un métrage comme The Ghost Writer, c’est mis au service d’une histoire hyper prenante avec un gros suspense, des rebondissements de ouf et un final mémorable, autant ici c’est mis au service d’une histoire assez languissante, qui tient surtout sur son érotisme latent et son ambiance « sud de la France » agréable et cosy.
En somme, et même si le film n’est pas spécialement ennuyeux, le métrage a un côté catalogue papier glacé joli mais un peu trop creux à mon goût. Les esthètes apprécieront à coup sûr, les autres trouveront l’ensemble trop maniéré pour ce qu’il raconte, et ils n’auront pas tout à fait tort, et ce, même si le casting de qualité parvient quand même un peu à donner de l’épaisseur à certaines scènes. 3
Maintenant, il faut en venir au scénario, et là, c’est plus aléatoire. Pour ma part, l’intrigue reste malheureusement trop superficielle. Alors certes, je ne peux pas dire que je me sois particulièrement ennuyé, car les belles images et le casting assurent, mais au bout du compte, que raconte ce film ? Pas grand-chose. Ca flane, ça écrit, ça se baigne, ça baise, ça flane, ça se crêpe un peu le chignon, ça se dragouille, un peu de tension lesbienne… Et finalement, quand le gros moment arrive, on a déjà fait 1 heure du film (et même un peu plus). Gros moment qui ne débouche pas forcément sur une tension maximale, jusqu’au twist de fin qui est plus une fin ouverte qui sans doute ne convaincra pas tout le monde. De mon point de vue, j’ai apprécié l’élégance du film, mais autant dans un métrage comme The Ghost Writer, c’est mis au service d’une histoire hyper prenante avec un gros suspense, des rebondissements de ouf et un final mémorable, autant ici c’est mis au service d’une histoire assez languissante, qui tient surtout sur son érotisme latent et son ambiance « sud de la France » agréable et cosy.
En somme, et même si le film n’est pas spécialement ennuyeux, le métrage a un côté catalogue papier glacé joli mais un peu trop creux à mon goût. Les esthètes apprécieront à coup sûr, les autres trouveront l’ensemble trop maniéré pour ce qu’il raconte, et ils n’auront pas tout à fait tort, et ce, même si le casting de qualité parvient quand même un peu à donner de l’épaisseur à certaines scènes. 3
Deroutant et mystérieux notamment dans son final qui peut laisser perplexe, cet Ozon est une belle réussite scénaristique, porté par une excellente Charlotte Rampling et une jeune Ludivine Sagnier qui suscite les fantasmes des personnages et du spectateur ? Un film pour l'été en tout cas !
La romancière anglaise Sarah Morton travaille à son nouveau livre dans la maison du Lubéron de son éditeur. La fille de ce dernier y fait irruption et y impose sa promiscuité.
La relation entre les deux femmes est le sujet du film, et François Ozon n'évite pas certaines conventions dans la description de ses deux personnages, plus précisément dans l'opposition entre Sarah et Julie. Cette dernière est une jeune femme délurée dont les conquêtes sexuelles à répétition indisposent -ou troublent- l'écrivaine quinquagénaire. Ozon exploite d'ailleurs ouvertement, comme dans son "Gouttes d'eau sur pierres brûlantes", la sensualité de Ludivine Sagnier, un peu prisonnière de ce registre, avec Ozon comme avec d'autres.
Le duo Rampling-Sagnier fonctionne bien mais, même lorsque s'installe une complicité entres les deux femmes, même lorsque que l'énigme psychologique, insensiblement, passe de l'une à l'autre, de Sarah vers Julie, Ozon ne parvient pas à créer l'atmosphère de malaise que requiert le sujet. Le cinéaste reste tout au long du film dans le domaine du convenu et son récit manque de relief.
La relation entre les deux femmes est le sujet du film, et François Ozon n'évite pas certaines conventions dans la description de ses deux personnages, plus précisément dans l'opposition entre Sarah et Julie. Cette dernière est une jeune femme délurée dont les conquêtes sexuelles à répétition indisposent -ou troublent- l'écrivaine quinquagénaire. Ozon exploite d'ailleurs ouvertement, comme dans son "Gouttes d'eau sur pierres brûlantes", la sensualité de Ludivine Sagnier, un peu prisonnière de ce registre, avec Ozon comme avec d'autres.
Le duo Rampling-Sagnier fonctionne bien mais, même lorsque s'installe une complicité entres les deux femmes, même lorsque que l'énigme psychologique, insensiblement, passe de l'une à l'autre, de Sarah vers Julie, Ozon ne parvient pas à créer l'atmosphère de malaise que requiert le sujet. Le cinéaste reste tout au long du film dans le domaine du convenu et son récit manque de relief.
Juste pour montré du Q et la belle silhouette de la jeune. Aussi encore un film ou il faut deviné/interpréter sois même la fin alors que c'est juste pour masqué la panne d'inspiration du scénario.
Je pensais que c’était un remake de La piscine.
On ne croit à rien. On ne voit absolument pas la chaleur. Le scénario est bancal et cliché. Les comédiens sont inégaux.
Et pourtant c’est sympathique. Il faut s’accrocher mais une ambiance intéressante s’en dégage. Finalement ça vaut le coup.
Énorme problème d’étalonnage. C’est gris. Dans le mauvais sens du terme. Comme si on voyait une image brute, sortant directement de la caméra.
On ne croit à rien. On ne voit absolument pas la chaleur. Le scénario est bancal et cliché. Les comédiens sont inégaux.
Et pourtant c’est sympathique. Il faut s’accrocher mais une ambiance intéressante s’en dégage. Finalement ça vaut le coup.
Énorme problème d’étalonnage. C’est gris. Dans le mauvais sens du terme. Comme si on voyait une image brute, sortant directement de la caméra.
J'ai adoré ce film. Le casting était vraiment bien choisi. Ludivine; ce rôle était fait pour elle. L'intrigue, tout était bien dosé.
Pas un seul moment d'émotion, il faut le faire quand même ! j'ai perdu 1h30 de ma vie. Quelques bons passages. Film nul, rien à dire d'autre.
Suite au succès du très théâtral 8 femmes, François Ozon change de registre en partant dans le suspense psychologique. Swimming Pool est une œuvre mêlant études de mœurs et onirisme virant vers la fin, à l’image d’un Chabrol, vers le film criminel. La réalisation est d’une justesse totale et est servie par une sublime musique de Philippe Rombi (un collaborateur régulier du cinéaste) et une interprétation parfaite menée par la toujours excellente Charlotte Rampling (déjà à l’affiche de Sous le sable) et par une Ludivine Sagnier qui a rarement été aussi belle et sexy et qui retrouve François Ozon après Gouttes d’eau sur pierres brûlantes et 8 femmes. Si on ajoute à cela une histoire envoutante où les fantasmes côtoient la réalité, nous sommes face à une œuvre magnifique prenante de bout en bout qui fait partie des sommets de la carrière de son réalisateur.
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