Ineffable mélo, ce film pourrait toutefois donner aujourd'hui pas mal de leçons à certains ( et pas que dans le cinéma ) avec, bien sûr ; ce flic harceleur tellement , entre autres - , "pousse-au-crime"...
Excellent polar avec deux monstres sacrés... Qui semblent fatigués ! C'est bien le point faible du film. Scénario solide, directe et efficace (Comme sais le faire José Giovanni) et un bon travail du côté de la relation entre l'éduc et l'ex-taulard sur quoi le film repose. Evidemment les deu xstars dans 2 rôles pas vraiment fait pour eux (Gabin en éduc et Delon en simlple ouvrier ça fait pas très crédible surtout pour le deuxième). Cependant le film instille une bonne tension surtout vers la fin. La morale est bien là mais l'époque était aussi celle que reflète le film.
Rudoyé par la chance, la rédemption sera difficile pour Alain Delon, aussi sublime que tragique face à l’imposant Gabin. Leurs regards pèsent parfois plus que les mots, et c’est pourquoi ce plaidoyer contre la férocité de la justice émeut.
une vulgaire affaire de vol qui se fait suplantée par un affront familial...le tout interprété par des monstres sacrés du ciné français, j'adore...quels talents disparus...
Bon film. Très bon, même. Une réflexion sur le système judiciaire français, sur la difficulté de toute réinsertion, et sur la société tout court, impitoyable avec ceux qui ont dévié une fois. Les interprétations sont toutes excellentes : Gabin et Delon bien sûr, mais aussi Michel Bouquet, incroyablement doué dans ce rôle de policier soupçonneux, cynique, "visqueux", bref insupportable. A voir.
Ce film poignant et criant de vérité. Les dialogues sont taillés sur mesure pour un Gabin magnifique comme à son habitude avec devant lui un Delon maître de son art. Delon est émouvant et sublime dans les derniers plans du film. José Giovanni à réussit son film au prix d'un plaidoyer contre la peine de mort à laquelle il a échappé de justesse. Bravo!
Beau film sur la rédemption d'un ex-taulard magnifiquement interprété par Alain Delon (un des plus grands acteurs français contrairement à ce que pensent certaines mauvaises langues) face à lui un Jean Gabin sobre (mais un peu fatigué) et Depardieu en jeune loubard ainsi que Bernard Giraudeau jouant le fils de Gabin ; il y a aussi le remarquable Michel Bouquet en Javert des temps modernes (personnage qu'il incarnera il me semble dans Les Misérables de Robert Hossein). Deux hommes dans la ville souffre parfois de certaines scènes un peu trop sentimentales et d'une vision un peu naif des prisonniers (pourtant José Giovanni a fait de la prison) en les montrant comme des victimes de la société. Mais la mise en scène est belle et l'interprétation très bonne, l'histoire sait nous toucher ; l'émotion est là.
Film fort et émouvant, deux hommmes dans le ville met en lumière les qualités de José Giovanni: son penchant pour les rythmes lents (étonnante scène finale), sa capacité à orienter les acteurs vers la sobriété (Gabin cabotine peu), son goût pour la famille et l'amitié. Vraisemblance du scénario, véracité des personnages, découpage reflétant bien la logique d'un récit revécu par l'éducateur au hasard de ses errances, tout concourre à construire une oeuvre remarquable. On regreterra cependant la scène de l'accident de voiture, incongrue et inutile. Si Giovanni est le plus souvent médiocre dans le film d'aventure (Le ruffian, la scoumoune, etc.), le drame lui convient, surtout nourri de sa propre expérience (cf. dernier domivcile connu).
excellent film poignant, interprétation magistrale de deux montres sacrés du cinéma gabin - delon et la découverte d'un jeune acteur à l'époque bernard giraudeau fils de gabin alias inspecteur cazeneuve grand jeu d'acteur pour michel bouquet également
Un film d'une grande force, l'histoire d'un homme condamné à mourir par la bêtise des autres. Tragique et terriblement beau grâce à deux merveilleux acteurs.
José Giovanni ayant lui même fait lexpérience de la prison, il traite le sujet avec honnêteté et sincérité, en abordant le thème de la difficulté de réinsertion. Le film se termine par un poignant plaidoyer contre la peine de mort. La séquence finale est, à ce titre, inoubliable.
Long et ennuyeux, pesant. L'époque etait à la veine politique moralisatrice bien pensante. Oui, la peine de mort c'est nul. Mais franchement, Gabin en educateur social, ce n'est pas son meilleur rôle, ça traïne, ça traîne. Et Delon... une caricature.