Deux hommes dans la ville
Note moyenne
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149 critiques spectateurs

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Legid
Legid

45 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2026
« Deux Hommes dans la Ville » réunit une nouvelle fois à l’écran deux monstres sacrés du cinéma Français, Alain Delon et Jean Gabin après les réussites que furent « Mélodie en Sous-Sol » et « Le Clan des Siciliens ». Mais pour cette fois, ils n’incarnent pas des truands montant un casse.
Alain Delon reste dans le registre criminel mais plus sur le versant rédemption et réinsertion, soutenu par un éducateur post carcéral, incarné par Jean Gabin.
Le film prend alors la forme d’un plaidoyer sur la réinsertion post incarcération et contre la peine de mort. Alain Delon va tenter se de reconstruire après dix années de prison mais sa trajectoire va être bousculé par l’ancien policier qui l’avait fait condamner et le soupçonne de récidiver dans le crime.
Le film est porté par la très bonne incarnation de ce duo principal et par son sujet fort, contemporain de sa période de tournage.
L’écriture et la narration sont de qualité même si légèrement entachées par quelques longueurs en milieu de métrage avant qu’un événement majeur ne vienne relancer l’intrigue.
La fin particulièrement intense pousse le film au bout de son sujet et atteint son objectif : spoiler: celui de faire réfléchir et de se révolter contre la peine capitale.

Note : 14/20
Marc Lejon
Marc Lejon

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2026
Gabin et Delon sont énormes dans ce film contre la peine de mort. Ils sont incroyables de justesse et d'émotion. C'est un rôle bouleversant pour Alain Delon. Certainement un de ses meilleurs films.
CrystalEagle
CrystalEagle

5 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2026
La pire cellule n'a pas de barreaux : c'est celle que le regard des autres referme sur vous. En 1973, la peine capitale existe encore, et Giovanni (condamné puis gracié en 1948) ne fait pas un discours, il vide une rancœur. Ce qu'il filme avant tout, c'est l'impossibilité de se racheter une fois que les autres vous ont jugé. Alors oui, c'est totalement manichéen : le flic est un monstre, les victimes sont pures, le système tout entier pourri. C'est effectivement trop simpliste, mais ce déséquilibre est celui d'un homme qui a frôlé l'irréparable, et on ne lui demande pas de la nuance, on comprend sa colère. Ce film ne vise pas notre tête, il vise le ventre. Le récit est un piège qui se referme. Un bonheur fragile, installé pour mieux être piétiné et le malheur qu'on voit venir sans rien pouvoir faire. On sent les ficelles, on devine la fin, et pourtant on reste happé. La mise en scène ne cherche pas à briller car elle reste sobre, presque documentaire, loin du polar clinquant.

Alain Delon range son armure de samouraï pour un homme à fleur de peau, et ses fêlures touchent justement parce qu'il lâche enfin la pose. Jean Gabin, lui, n'a presque rien à jouer. Il est la seconde chance que la société promet, celle que l'inspecteur de Michel Bouquet s'emploie à refermer. Car c'est Bouquet, le vrai moteur. Son flic obsessionnel est si détestable qu'il fabrique à lui seul toute l'injustice qu'on ressent. Sans cette haine, le film perdrait son ressort. Enfin, que dire de la musique grandiose du génie Philippe Sarde. Elle dépose une mélancolie dont on ne se débarrasse plus. Longtemps après, ce n'est pas l'argument abolitionniste qui reste : c'est un dernier regard, trois mots murmurés "J'ai peur", et le sentiment d'avoir assisté, les bras ballants, à la disparition d'un homme qui n'était pas mauvais.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 249 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
Un truand en réinsertion est soutenu par un éducateur mais traqué par un policier. Film à connotation sociale plus que policière, avec le duo Delon-Gabin en vedette et de bons seconds rôles (Bouquet, Lanoux, Giraudeau, Depardieu). Giovanni signe là un plaidoyer contre la peine de mort, mais j'ai trouvé que le film était trop manichéen et caricatural.
Raphael R
Raphael R

2 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
la tragédie d'un homme qui son passé de 10 ans de prison sera pour l'institution une peine à vie en fait. C’est absurde et me rend triste pendant tout le film. : peu importe la droiture actuelle de Gino, la société choisit de le voir en coupable
evariste75
evariste75

216 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
spoiler:
J'ai vu ce film pour la 2ème fois au Mac-Mahon ce sour lundi 22 décembre 2025 et je suis passé de 3 à 4 étoiles, principalement pour des raisons esthétiques et de contexte...

Très belles images, excellents acteurs, très bon scénario un œuf fleur bleue...
Rosenberg
Rosenberg

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
Avec Deux hommes dans la ville, José Giovanni signe l’un de ses films les plus personnels et, sans doute, les plus justes. Fidèle à ses thèmes — la rédemption, la justice, la fatalité — Giovanni met de côté les effets tapageurs du polar pour construire un drame humain d’une sobriété remarquable. Sa mise en scène, presque ascétique, laisse toute la place aux acteurs et au poids moral que le récit transporte. Rien n’est démonstratif, rien n’est appuyé : c’est un film qui avance calmement, mais dont chaque scène vous rattrape.

Le duo Delon–Gabin fait évidemment beaucoup. Delon, dans l’un de ses rôles les plus intériorisés, retrouve une gravité qui rappelle Le Samouraï, mais cette fois débarrassée de la pose et centrée sur la fragilité d’un homme qui tente réellement de sortir de l’ombre. Face à lui, Gabin n’essaie jamais d’imposer son aura : il joue avec une douceur presque inattendue, un mélange de droiture et de lassitude qui donne au film une profondeur supplémentaire. Leur duo fonctionne parce qu’il ne cherche pas l’effet : il s’impose naturellement, presque silencieusement.

La musique de Philippe Sarde, discrète mais poignante, renforce cette atmosphère de tension retenue. On peut reprocher au film un certain didactisme — Giovanni ne cache jamais le message qu’il veut transmettre — mais cette franchise, au fond, fait partie de sa force. Deux hommes dans la ville est moins un plaidoyer qu’un constat, et c’est ce qui le rend encore percutant aujourd’hui.

Un film ample mais sans emphase, émouvant sans pathos, dont la dernière ligne droite vous reste longtemps en tête.
LEXinéma
LEXinéma

3 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2025
Il y a beaucoup de colère et de rancœur dans ces Deux hommes dans la ville. Bien plus qu’un énième polar avec Alain Delon et Jean Gabin, c’est un polar social, politique et un vrai plaidoyer contre la peine de mort, en même temps qu’un film d’auteur très personnel.

Le roi du polar José Giovanni a connu les gangsters et la prison ainsi que le couloir de la mort avant d’être gracié et de trouver la rédemption dans l’écriture de romans inspirés de son passé criminel, puis du cinéma.
L’acharnement de Michel Bouquet sur Alain Delon – proche de celui de Javert dans Les Misérables de Victor Hugo – n’est pas sans rappeler celui qu’il a connu et qui lui a valu la peine capitale.
C’est ce qui rend le film incarné et touche juste émotionnellement dans sa mise en scène « à la papa ».
Mise en scène qui ose l’épure pour son final, toujours dans cette recherche émotionnelle plus que pour le style ou la fainéantise.

Jean Gabin est absolument parfait dans l’un de ses derniers rôles, celui d’un éducateur idéaliste mais réaliste sur l’humain, et qui va perdre foi en la justice, qui ne voit que des faits et n’a aucune considération pour les accusés.
Alain Delon est lui aussi très touchant dans son interprétation d’un ancien criminel qui tente d’aller de l’avant, mais que la vie ramène à ce qu’il a été et veut faire replonger.
Il est intéressant de constater qu’Alain Delon produit le film et interprète le personnage principal alors qu’il était pour la peine de mort. C’est une preuve qu’il n’est pas nécessaire d’être en accord avec le message d’une œuvre si l’histoire est bonne, et le principal, c’est que le film fasse parler.
dominique Manesse
dominique Manesse

6 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2025
Un film tout simplement magnifique Alain Delon chef de production pour ce film , nous sommes en 2025 , et j'ai voulu revoir ce film de 1973 , avec une distribution d'acteurs et d'actrices tous aussi excellent les un que les autres et un Michel Bouquet redoutable , un très bon scénario plaisir de revoir également Bernard Giraudeau et Jean Gabin magistral . une pépite du cinéma français à ne pas manquer.
Taem Maet
Taem Maet

138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2025
deux très grands acteurs au service d'un scénario très recherché et pouvant avoir une recherche dans l'histoire
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 juillet 2025
Un bon film qui représente plutôt bien l'extrême complexité de la peine de mort, à la fois sur le plan moral, politique et philosophique. Il offre une rétrospective satisfaisante du contexte de la peine de mort dans les années 1970 (qui sera abolie en 1981), particulièrement pour un jeune téléspectateur pour qui tout ceci peut sembler abstrait. spoiler: Le procès qui se déroule à la fin est très bien réalisé et permet au film de connaitre son pic d'intensité émotionnelle et la fin tragique du destin du personnage principal en est la suite logique.

Le duo Alain Delon/Jean Gabin est performant et complémentaire, tout comme Michel Bouquet, qui incarne un personnage irritant pour le téléspectateur mais s'il l'est, c'est qu'il est bien joué.

Le film est par moments un peu creux, ce qui ne dégrade cependant pas sa qualité et son déroulement.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

96 abonnés 1 504 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2025
L’efficacité de José Giovanni est soutenue par trois grands noms dans des rôles parfois inhabituels : Alain Delon est poignant et attachant en ouvrier imprimeur, Jean Gabin magistral et solide en éducateur de prisonniers et Michel Bouquet odieux et cynique en flic pourri. C’est un film avec beaucoup d’humanité et un magnifique plaidoyer contre la peine de mort. On découvre avec plaisir les débuts de Bernard Giraudeau et de Gérard Depardieu affrontant Alain Delon. La puissance des thèmes abordés n’a pas faibli plus de 50 ans après : outre la peine de mort, ce sont les conditions des prisonniers, leur réinsertion et l’attitude de la police.
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 946 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
C'est un sacré film de J. Giovanni, l'écrivain devenu réalisateur, qui avec un scénario au top et non pas un duo mais bien un trio d'acteurs. C'est bien Gabin, et Delon, le jeune et le vieux, le père et le second fils ou presque, mais aussi Bouquet qui est le méchant, et il le fait si bien, ça a l'air si facile, et pourtant il réussit à nous faire froid dans le dos. Face au cynisme de l'inspecteur principal, le récidiviste est aussi confronté à l'abus de pouvoir, l'acharnement, l'injustice qui prennent le spectateur au plus profond de lui. Et c'est pour ça que le film fonctionne, car il ne passe pas grand chose autrement. Sauf bien sur la fin tragique. A voir absolument.
LNKRDRN
LNKRDRN

15 abonnés 765 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 janvier 2025
Un film passable...

Malgré un casting à la limite du parfais, le film est un peu oubliable.

Parce que l'histoire bien sans plus et reste un drame judiciaire des plus classique.

Mais l'aspect vintage du film en fait quand même quelque chose de charmant.

À voir.
JSCooper
JSCooper

11 abonnés 880 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2025
"Deux hommes dans la ville" est avant tout un drame fataliste et triste. L'interprétation de Gabin et Delon est très bonne et en accord avec le propos. La mise en scène est correcte, sans plus. Quelques très bons dialogues ou répliques, notamment du personnage intrerprété par Gabin, ponctuent le récit. Plus le film avance, plus l'émotion est présente, pour culminer dans la scène finale.
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