Un superbe film avec un casting tout ce qu'il y a de plus alléchant : le tandem de stars Gabin-Delon, (ce sera du reste la dernière fois que les acteurs joueront ensemble) et le dernier grand succès de Gabin avec près de 2,5 millions d'entrées en salles ! Delon a dû rentrer dans ses fonds puisqu'il est également producteur de ce film. Michel Bouquet est lui aussi captivant dans son rôle de flic cynique, méchant et borné, comme Jacques Monod en procureur sarcastique et impitoyable, comme certains seconds rôles : Victor Lanoux méconnaissable, Robert Castel, et deux débutants à l'époque qui font leurs premières armes au cinéma : Giraudeau et Depardieu. José Giovanni (mort en Suisse à 80 ans en 2004), le réalisateur, a su aussi s'appuyer sur un scénario simple (beaucoup devraient en prendre de la graine) mais qui fait mouche : dans une des répliques de Gabin figure cette citation : "les écrits restent, et les fonctionnaires passent". Giovanni a été réellement un mauvais garçon et avant sa rédemption avait été condamné lui-même à la peine de mort : il avait pu sauver sa tête en obtenant la grâce présidentielle, et c'est le sujet controversé en 1973 de la peine capitale qui est évoquée ici. Dans le rôle du condamné à mort qui vit ses derniers instants, Delon est sublime ! Je viens de revoir ce film sur une bande restaurée par Pathé : puisse-t-elle rester le vestige de ce passé où les chances de réinsertion des détenus étaient bien minces, et du temps de la guillotine dont les jeunes auront peine à croire qu'elle ait pu exister. willycopresto
quand le hazard et la malchance poursuivent un ancien gangster qui voulait se ranger et se retrouve traqué par un policier trop zélé et plus bete que méchant, cela donne un magnifique drame humain digne d'un zola, magnifié par un gabin et un delon grandioses et un michel bouquet impitoyable.
Plaidoyer contre la peine de mort de José Giovanni. Larmoyant et ultra manichéen. Inspiré de sa propre expérience de condamné à mort, Giovanni essai de nous tirer les larmes avec le gentil gangster repenti et le méchant flic revanchard... Quand on sait que le réalisateur qui, en plus d'être un ancien gangster, était un Collaborationniste, cette leçon de morale bien-pensante laisse un gout amer... Un culot pareil, faut oser !
Sinon, le film est bien réalisé, le Jean Gabin d'après-guerre est toujours une dégustation dont on se lasse pas.
Passé un début un peu long, "Deux hommes dans la ville" gagne progressivement en intensité et on ne peut qu'être pris par ce sentiment d'injustice à l'égard de cette histoire d' ancien gangster souhaitant se racheter une conduite. Ce sentiment trouvera son paroxysme dans une fin émotionnellement forte et poignante. Il manque néanmoins à ce long métrage une réalisation consistante mais véhicule parfaitement cette position du cinéaste contre la peine de mort.
Un film implacable , vibrant plaidoyer contre la peine de mort , servie par un suspense bien dosé , un Gabin au sommet et une interprétation sobre et tragique de Delon . La mise en scène de José Giovanni (" Dernier domicile connu ") est excellente et il considére que c'est son meilleur film car le thème lui est cher , a lui , ex- taulard devenu romancier et réalisateur .Un grand film !
Deux hommes dans la ville est un film sous évalué et souvent trop rabaissé injustement . On y retrouve un récit poignant sur l'injustice et la peine de mort, des acteurs immenses et incroyables, le duo Gabin / Delon fonctionne a merveille . Puis l'on a une magnifique bande son, que dire de plus que ce film est juste très bon sur le fond comme sur la forme où l'on dénonce la difficulté d'un repris de justice a reprendre une vie normal dans une société qui le juge sans prendre la peine de le connaitre . Le seul défaut serait finalement qu'il soit peu transcendant dans ses propos anti peine de mort .
Ancien détenu, José Giovanni a tout au long de sa carrière signé des films fort en rapport avec ce thème. Il offre içi à A. Delon et J. Gabin des rôles magnifiques sur un canevas sensible et qui fait peu à peu monter la pression autour d'un événement irréversible. Producteur, Delon se donne le beau rôle et Giovanni le met en valeur à de nombreuses occasions. En face, Gabin est d'une solidité incroyable, avec des dialogues bien écrits. On retrouve aussi V. Lanoux, B. Giraudeau, le grand M. Bouquet plus G. Depardieu dans un tout petit rôle mais qui tient tête avec brio à Delon. Le 3ème acte vous prend littéralement aux tripes et le final ne laissera personne insensible. Un film militant magnifique, prenant et d'une puissance assez incroyable, à ranger à côté de "La dernière marche". D'autres films sur
Plaidoyer magnifique contre la peine de mort, on voit une justice qui est une énorme machine dont il est difficile de faire bouger les lignes. Gabin, Delon, Bouquet sont fantastiques, un film utile et à voir.
José Giovanni que j 'ai eu la chance de rencontrer lors du salon du livre pour son autobiographie"Mes grandes gueules "m 'avait raconté combien ce film comptait pour lui ..Car son oeuvre était bien évidemment proche de sa propre vie mais bien plus encore ,le récit s'appuie sur une histoire vraie..celle de son ami (le nom porté par Alain Delon "Gino Strabliggi" n 'est évidemment pas le patronyme véritable..La mise en scène est réalisé avec beaucoup de sobriété, l 'immense Jean Gabin épaule celui qui ne parvient à s'extirper de son passé face au" bourreau" incarné par le toujours impeccable Michel Bouquet policier tenace mais hélas emporté par un excès de zèle ..Outre un plaidoyer contre la peine capitale il s'agit bien ici de dénoncer ses dérives et injustices .La bande originale signée par le toujours talentueux Philippe Sarde apporte une mélancolie et un crédit indéniable à la pellicule .Deux hommes dans la ville est l 'histoire de deux vies croisées mais également l 'histoire d 'une vie bouleversée par" l 'Homme "en lui -même .Ce film est LE film de José Giovanni ,celui qui, lorsque il m 'évoquait ce souvenir ,restait précieux à son coeur ...A noter les premiers pas de Bernard Giraudeau et Gérard Depardieu promis à un bel avenir cinématographique...Le cinéaste a offert aux spectateurs en 1973 un film difficile ,sur un sujet délicat mais traité avec justesse en exécutant les opinions favorables à "cette machine à tuer "....
Marquant par le contexte de la peine de mort dans les années 70, ce film propose avec poigne la vie d'un homme au destin troublant, et de ses amis qui ne peuvent pas le redresser. Delon, le guerrier qui a joué avec une extrême justesse ce rôle, celui d'un désemparé de la société et Gabin, la force tranquille. Un personnage sage qui invite les criminels autour d'une table afin de les remettre dans le droit chemin. Toute l'énergie se concentre dans la volonté à ancrer l'odeur d'un infime espoir avant le bagne. Le titre se comprend tout à fait : Deux hommes (deux destins opposés) ; dans la ville (dans le même pétrin). On peut alors supputer le talent du réalisateur, Giovanni, à résumer l'histoire en une ligne. J'en ai encore des frissons figurez-vous !
Un polar réquisitoire touchant et courageux mais un peu trop démonstratif par moment sur l’injustice et la peine de mort, porté par deux très grands acteurs. 3,25
Un film émouvant parlant de la peine de mort porté par des acteurs vraiment charismatique et dans leurs rôle. Jean Gabin toujours présent avec sa verve incroyable et Alain Delon tout en complexité. Bon film