Derniers Avis : Deux hommes dans la ville - Page 8
Deux hommes dans la ville
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flushroyal
50 abonnés
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4,0
Publiée le 27 juillet 2010
Un film qui s'interroge sur les multiples failles du système judiciaire ( procédure, garde à vue etc ) tout en s'interessant au sujet difficile de la réinsertion et qui s'achève en un plaidoyer poignant contre la peine de mort. Le tout dominé par de solides interprètes avec Jean Gabin en éducateur désespéré, Alain Delon en truand victime du système ainsi que Michel Bouquet, Victor Lanoux ou encore les premières apparitions ciné d'acteurs comme Bernard Giraudeau ou Gérard Depardieu.
Un intéressant drame policier sur la cruauté et la partialité de la peine capitale en France(abolie en 1981,donc toujours en vigueur à l'époque du tournage en 1973).José Giovanni,qui sait de quoi il parle,puisqu'il avait été condamné à mort,avant d'être relaxé, dresse un constat accablant de la justice.Anachronique,injuste, féroce;cet instrument qui juge sans forcément avoir tous les élements en main,rassemble tous les traits du totalitarisme.A nuancer toutefois,car Giovanni,emporté dans son élan,est très manichéen avec des truands à réhabiliter,et des policiers à maudire.Il a le mérite de placer Alain Delon dans le rôle de la victime.Ex-braqueur,qui réussit sa reconversion dans la société,mais qui subira le harcèlement d'un inspecteur impitoyable(Michel Bouquet,que l'on aime détester),et in facto la rechute fatale.Jean Gabin en éducateur de prisonniers,c'est également original,même si le monstre sacré a les traits tirés et la démarche fragile."Deux hommes dans la ville" témoigne d'un assez fine analyse des préjugés et des pressions pesants sur les ex-taulards en rédemption.Par contre,il manque terriblement d'émotion(pas le fort de Giovanni)alors que la scène finale,solennelle,est bourrée de pathos.Des maladresses,mais autant de cran pour aborder le sujet.
16 164 abonnés
13 124 critiques
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5,0
Publiée le 11 février 2021
Josè Giovanni n'est pas un grand metteur en scène - il est bien meilleur comme romancier - , mais "Deux hommes dans la ville" reste son plus beau film! spoiler: Delon est un dèlinquant qui a purgè sa peine et qui veut se rèhabiliter! il est soutenu dans cette entreprise par le juge Gabin, mais la suspicion et les persècutions d'un policier inhumain, incarnè par Michel Bouquet, vont faire obstacle à sa rèussite! Sorti en 1973, "Deux hommes dans la ville" a pris rang de classique dans l'èchelle des admirations cinèmatographiques grâce à ses interprètes masculins (Gabin, Delon & Bouquet) et surtout à son final, glaçant, poignant, marquant! spoiler: Le regard dèsespèrè de Gino vers Germain est celui d'une vie manquèe par l'absence de chance où le spectateur, emportè par une boule au ventre, se laisse aller difficilement vers l'èchafaud! Terrible moment [...] De plus la musique sublime de Philippe Sarde s'ajoute au talent de cette grande oeuvre triste et fataliste de la France des annèes Pompidou! Et puis il y a deux superbes actrices qui donnent la rèplique à Delon : Ilaria Occhini & Mimsy Farmer! On notera ègalement les dèbuts à l'ècran de Gèrard Depardieu et Bernard Giraudeau! Du très grand cinèma français! Chef d'oeuvre...
Un très grand film signé José Giovanni. C’est intense, humain, poignant, émouvant et bouleversant à la fin. Le compositeur du film Philippe Sarde signe une très belle musique. Avec de bons sujets dans le film comme le système judiciaire, sur la difficulté de tout réinsertion et de la société. Avec deux grands acteurs au casting : Alain Delon qui est excellent dans le rôle de Gino et Jean Gabin dans le rôle de l’éducateur, leur duo à l’écran marche à merveille. Avec de bons seconds rôles comme : Michel Bouquet qui assure très bien son rôle du commissaire borné qui harcèle Gino, Victor Lanoux, Mimsy Farmer, Bernard Giraudeau, Cécile Vassort et avec une apparition de Gérard Depardieu.
Deux hommes dans la ville est un très bon film de José Giovanni. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le scénario est travaillé et intéressant, les acteurs comme Jean Gabin, Alain Delon ou encore Mimsy Farmer sont très convaincants dans leurs rôles, le film est divertissant etc…
Réquisitoire caricatural contre l'institution policière. Le pauvre petit Alain Delon qui ne demande qu'à se réinsérer devient le souffre-douleur de la moitié de la France. Le tout, bien sûr, sur une musique larmoyante à souhait. Quels salopards ces méchants policiers et juges quand même. Heureusement que José Giovanni est là pour nous ouvrir les yeux, nous-autres simples mortels. Le titre est aussi bidon que le reste, la ville de Montpellier ne servant que de cadre à l'histoire. J'ai bien du mal à trouver des qualités à ce film...
Un excellent polar français, une valeur sûre !... Et surtout une dernière scène parfaite, avec un Delon tellement juste que ça en devient insoutenable !! Je suis marquée à vie !
Un bon film sur le thème de la justice. Gabin et Delon sont au top. Le scénario est solide mais le rythme un peu trop lent. Un film qui interpelle qui fait réfléchir. La fin est dure mais c'est au final un témoignage d'une époque pas si éloignée que ça. A voir.
A la décharge du film, je ne suis pas très fervent d'A. Delon... Les films de J. Giovanni tournent très souvent autour d'un thème fort connu. C'est ici la rédemption qui est abordée où comment se réhabiliter après quelques égarements. Et alors qu'ici, l'intéressé est sincère dans ses actes, c'est le monde à l'envers : un flic qui le fera rechuter ! Très beau casting servit par de nombreux seconds rôles prometteurs... J. Gabin, très convainquant, ça n'est plus une surprise... Un bon film mais qui ne m'a pas marqué.
Delon, sublime comme toujours, tente de reprendre une vie normale, une vie peuplée de français bien pensants, d'honnêtes citoyens menteurs et délateurs comme il en existait sous Vichy. Deux hommes dans la ville traite de la difficulté de se réinsérer . Deux hommes dans la ville traite aussi de cette machine qui tue. Oui, la guillotine comme celle de Marie Antoinette, sauf que nous sommes deux siècles plus tard. Deux hommes dans la ville traite de cette machine judiciaire qui fabrique des coupables, qui broient les hommes. Gino harcelé par un flic de la pire espèce finira par redevenir un criminel né aux yeux de la cour. Malgré un plaidoyer à la Badinter, l'avocate échouera face aux témoignages de "bons français" accusant ce "criminel né".
Difficile de revoir ce film tant d'années après l'interdiction de la peine de mort en France. Le final reste d'une grande puissance, menée par un Alain Delon qui a rarement été plus bouleversant.
Si Deux hommes dans la ville peut trouver une connivence historique, c'est grâce à l'une des plus grandes réformes de notre Vème République. Effectivement, le 9 octobre 1981 est voté la loi abolissant la peine de mort en France. Or, le film de José Giovanni, ancien condamné à mort, est sortie sur les écrans en 1973. Ce combat qui remonte à l'esprit des Lumières, démontre l'incompréhension haïssable d'une mentalité où vit le cinéaste. C'est, d'une certaine manière, la peinture d'une société aveuglée. En effet, quoi de plus horrible qu'une machine qui légitime le fait que tel ou tel individu n'a, ou n'a pas, le droit de continuer à vivre, sous peine de porter atteinte à la cité dans lequel il vit ? Cette pensée, à la limite du totalitarisme, intellectuellement insupportable, est le combat du réalisateur, que ce soit dans sa vie d'être humain ou dans son oeuvre artistique. Dès lors, pourquoi ne pas glorifier entièrement cette dénonciation pourtant si symbolique ? La raison est simple. Deux hommes dans la ville est la caricature sans subtilité d'un sujet qui mérite bien plus qu'un statut de simple pamphlet. Alain Delon, au nom de Gino Strabliggi, est un ancien truand. Germain Cazeneuve, interprété par Jean Gabin, un éducateur pour les délinquants. Sans ambiguïté, on découvre facilement que ce dernier croit sincèrement à la réintégration des anciens prisonniers. Mais Michel Bouquet en Commissaire Goitreau y incarne l'antithèse. Il n'y a pas plus antipathique. Le schéma n'est donc pas compliqué. D'un côté, il y a très bons, de l'autre, les pires ordures que l'on puisse imaginer. Il se dessine forcément un cliché qui lui est dommageable. En comparaison, c'est comme si l'on confrontait Le Dernier Jour d'un condamné de Victor Hugo à l'Étranger d'Albert Camus. L'un est d'une subtilité réfléchie, l'autre plus caricatural, et de ce fait, moins profond. Par conséquent, José Giovanni nous invite à un discours naïf. On a vu plus convaincant au cinéma. Attachant, c'est tout.