Network, main basse sur la télévision
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119 critiques spectateurs

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Kaza Nova
Kaza Nova

6 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2016
Un film satirique comme on n'en fait plus, qui démolit pendant 2h le monde de la télé. Le ton est volontiers cynique, et le film ne cesse de marquer des points avec ses attaques fines et pleines de sous entendus su l'univers télévisuel. Tout y passe : les journaux soi disant d'information, en réalité des spots sensationnalistes volontiers racoleurs, les séries basées sur des scénarios produits à la chaîne avec émotions standardisées ou encore les magazines politiques qui sont davantage des sortes de séries B prévisibles. Le film a l'immense mérite de ne jamais se départir de son sérieux tout en commentant les situations les plus ubuesques auxquelles mène la soif de l'audimat. L'indice d'écoute devient l'alpha et l'oméga de l'information. Plusieurs discours,d'une éloquence et d'une profondeur impressionnantes (et incroyables dans un film), ponctuent le long métrage pour mieux fustiger la collusion entre politiques, médias et milieux financiers, le sensationnalisme froid et inhumain des salles de rédaction, et l'influence délétère qu'exerce le petit écran sur les masses qui ne voient et ne croient qu'à travers lui. Un bijou à regarder er reregarder.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 novembre 2008
De la programatrice avide d'audience au prophète manipulé, du quinquagénaire adultère au revolutionnaire médiatisé, du ministre avare au directeur dépassé....y a pas à dire: tout le monde s'en prend plein la gueule! Sydney Lumet n'as pas chomé on rit jaune à pleine dents blanches. C'est grinçant et fascinant à la fois. Les discours prophétiques restent tous des moments de cinema unique ou le conditionnement televisuelle et l'amoindrissement de la capacité humaine vous éclate en plein visage. Un demantellement formidable du fonctionnement de ses grosses chaines avec toutes leurs folies et un résumé des plus juste et des plus amère sur l'etre humain et son avenir...c'est un grand film!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 août 2010
Jeux de pouvoirs, puissance du discours, jeu d'acteur impeccable : voilà ce qui fait la reputation de Lumet. Ce film réuni tous ces topoi, un vrai plaisir
Visionnaire en plus de cela.
Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

10 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2025
Network raconte l’histoire de Howard Beale, un présentateur qui traverse une profonde crise personnelle et qui, en direct à la télévision, exprime sa colère et son désespoir. Au lieu d’être soutenu, il est utilisé par la chaîne pour augmenter l’audience. Le film montre comment les médias peuvent exploiter les émotions humaines à des fins commerciales.

Sidney Lumet critique la société moderne et le pouvoir des écrans. Les dirigeants de la chaîne représentent une logique froide et calculatrice, où tout se mesure en chiffres et en profit. Même la détresse des gens peut devenir un spectacle si elle attire l’attention du public.

Le film mélange drame, humour noir et satire. Chaque scène nous rappelle que la colère, la peur ou la tristesse des individus peuvent être récupérées par ceux qui détiennent le pouvoir des médias.

Pour moi, Network est un film sur la manipulation, la fragilité humaine et la manière dont les médias peuvent transformer des émotions réelles en instrument de contrôle. Il reste profondément actuel et bouleversant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 septembre 2014
Ce film d'époque est un portrait cynique du monde de la télévision américaine esclave de l'actionnariat et de l'audimat.
Il y a de bonnes mais aussi de mauvaises idées scénaristiques, on a du mal à croire par exemple à la soudaine folie du pauvre présentateur Howard Beal ( Peter Finch) qui se fait manipuler par sa chaine, et que dire de cette Histoire d'amour improbable et tout aussi inattendue entre Faye Dunaway ( ayant un rôle caricatural et surjouant couramment ) et William Holden.
Ces deux gros points noirs desservent complétement le long-métrage et c'est bien dommage...
Loris Noury
Loris Noury

4 abonnés 43 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 février 2026
Je n'ai presque rien compris à ce classique. Dommage, je pensais que ça allait me plaire.
Pensant qu'Howard Beal serait un personnage central, il n'intervient que rarement...
Les dialogues sont longs, aucune musique, je n'attendais que la fin.
C'est sûrement moi mais je n'ai pas ressenti d'émotion particulière et pas bien perçu le sens du film.
Bref, à revoir plus tard, mais surtout pas maintenant !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 juin 2014
Film visionnaire de Lumet sur un scénario lumineux de Paddy Chayefsky : la décérébration des masses devant la tv (commerciale), la main "basse" de cette nuée d'arrivistes sur le phénomène média, les conglomérats chapeautant le tout pour les dividendes de la pub en rapport à l'indice d'écoute.

C'est encore aujourd'hui...

Admirablement interprété et fort bien écrit, il manque un peu de souffle à la mise en scène, peut-être, mais le résultat est sidérant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 juin 2007
Un film qui a très mal vieilli. Normal, tant le monde de la communication a changé. La mise en scène didactique n'aidant pas face à cette dure épreuve du temps.
Captain Hub'
Captain Hub'

3 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2022
Dans l’ambiance feutrée d’une pièce plongée dans une semi-obscurité, deux hommes se retrouvent aux deux extrémités d’une table en chêne poli : d’un côté Arthur Jensen (Ned Beatty sur le photogramme), le président de la CCA (Communications Corporation of America), un puissant conglomérat propriétaire de la chaîne UBS et de l’autre, Howard Beale (Peter Finch, hors-champ), le présentateur d’une émission de télévision populiste convoqué pour, pense-t-il, être renvoyé à la suite de ses diatribes lancées contre des investisseurs saoudiens désireux d’acheter la chaîne.

Dans un monologue glaçant, combinant délire mystique, hystérie et exaltation, c’est tout le contraire que lui livre Jensen :
" Vous êtes un vieil homme qui pense en termes de nations et de peuples. Les nations et les peuples n’existent pas."

Retrouvez mon analyse complète d'un photogramme de Network de Sidney Lumet sur mon blog :
http://etoilesdetoiles.blogspot.com/2022/07/le-predicateur-chez-sidney-lumet.html
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

2 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2026
Avec Network - Main basse sur la TV, Sidney Lumet signe une satire d’une lucidité stupéfiante sur la marchandisation de l’information et la transformation du spectacle médiatique en fin ultime. Ce qui pouvait apparaître comme une charge outrancière en 1976 résonne aujourd’hui avec une force presque prophétique tant le film anticipe les logiques de l’audience permanente et de la surexposition émotionnelle. Porté par des dialogues d’une redoutable intelligence et des performances exceptionnelles, notamment celles de Peter Finch et Faye Dunaway, le récit oscille constamment entre farce grotesque et tragédie contemporaine. Lumet montre comment les individus, les convictions et même la révolte peuvent être absorbés puis recyclés par les mécanismes du divertissement de masse. Malgré quelques effets démonstratifs hérités de son époque, Network demeure une œuvre visionnaire et férocement actuelle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 février 2012
Lumet était un visionnaire. Chef d'œuvre dans les années 70, Network est aujourd'hui un bijou, un choc frontal avec notre réalité et la facilité avec laquelle il la décrivait 40 ans plus tôt. Prophétique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 janvier 2011
Network , drame puissant de Sidney Lumet nous présente les coulisses des grandes chaînes télévisuelles et leur petit monde cynique et déshumanisé avec en arrière plan la société américaine qui a totalement perdu ses illusions suite à la catastrophe du Viêt-Nam et le scandale du Watergate entre autres . Les grandes chaînes sont ouvertement comparées à des racoleuses prêtes à tout pour rameuter un maximum d'audimat . Sidney Lumet ne s'arrête pas qu'à une critique acerbe de la télévision et s'attaque également avec force au système capitaliste dans son ensemble , symbolisé en partie par la très talentueuse Faye Dunaway (Peter Finch fait également une prestation impressonante en prophète du petit écran). Ce drame intelligent est à voir absolument car il est encore tout à fait d'actualité.
Clod_Racc
Clod_Racc

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2025
Un film culte et résonnant d'actualité ! A peine la télévision avait envahit les foyers, Sidney Lumet en avait déjà capté les dangers et les limites... Du pur génie !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juillet 2009
Network de Sidney Lumet, est un film intelligent, bien fait, bien interprété, avec d'excellents dialogues. Cette descente aux enfers sous forme de course à l'audimat est d'une grande férocité et son propos est toujours 30 ans après d'une actualité pressante. Cela n'empêche pas de rigoler à certains moments ni d'avoir plaisir à voir un film d'une aussi bonne qualité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juillet 2014
Mon dieu ! Comment un film de 1976 qui traite de la perversité de la télévision peut-il être toujours aussi pertinent aujourd'hui ? Ce drame, proche de la dystopie (je suis sûr que vous savez ce que ça veut dire), est d'une puissance rarement atteinte par des films du même genre. Pourtant, vu son âge, le film n'aurait pu survivre que grâce à l'impressionnant jeu des acteurs, mais Sidney Lumet (le réalisateur) et Paddy Chayefsky (le scénariste) ont décidé d'y aller à fond, jusqu'à donner une fin particulièrement noir et quitte à exagérer un peu.
En Parlant des acteurs, on ne peut être que patois face à de telle performances: Peter Finch crève l'écran dans son rôle de présentateur qui tombe dans une sorte de folie proche de l'hystérie, hystérie atteinte lors de ses shows; William Holden réussit à interpréter un personnage qui tente de garder son humanité du mieux qu'il peut malgré ce qu'il traverse; Faye Dunaway est géniale d'immondice, aussi cynique que démagogue, tout comme son collègue joué par Robert Duvall. Même Ned Beatty et Beatrice Straignt méritent leurs nominations (récompensée pour Straight) alors qu'il n'apparaissent que dans une seule scène chacun. Le premier déborde de perversité (dans le vrai sens du terme) et de mégalomanie, tandis que la deuxième est d'une justesse incroyable face à la situation. Bien sur, il y a d'autres personnages mais ils ne sont pas spécialement mis en avant.
Ce que je veut dire, c'est que ce film, à la fois drôle, sombre et tragique, mérite sa place auprès des plus grands films de l'histoire,. Figure sur la liste des 500 meilleurs films de tout les temps d'Empire (publié en 2008) et le Top 100 des meilleurs films américains de l'American Film Institute.
Les meilleurs films de tous les temps
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