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falex
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4,0
Publiée le 6 novembre 2007
Gabin sur des dialogues d'Audiard, ça commence bien, on rajoute des seconds rôles tels que Lefebvre ou surtout De Funes (énorme à chaque apparition) et on sait qu'on va passer un bon moment. Et c'est le cas, on a l'impression de voir un film d'une autre époque (sensation accentuée par le fait que Gabin joue le rôle d'un "noble") mais pas ennuyeux pour autant. Le rythme est bon et les dialogues parfaits. une bonne petite surprise.
« Le gentleman d’Epsom » est le neuvième film que Jean Gabin tourne avec Gilles Grangier depuis « La vierge du Rhin » en 1953. Petite comédie particulièrement bien ficelée sous la plume d’Albert Simonin et de Michel Audiard, le film, dans une France de 48 millions d’habitants, est désormais présenté comme un succès mineur avec 1,9 million de spectateurs alors qu’aujourd’hui des comédies françaises, on devrait peut-être dire « franchouillardes », déclinées en suite et présentées à grand renfort de promotion comme des phénomènes de société, ne recueillent péniblement que 1,5 million de spectateurs dans un pays dont les habitants vont certes moins au cinéma mais qui a tout de même vu sa population s’accroître de 20 millions d’unités. Ce petit préambule chiffré pour replacer les choses en perspective et permettre à ceux qui douteraient de la qualité de la deuxième partie de carrière de Jean Gabin de pouvoir constater sa totale implication dans ce qui reste une pochade tout à la fois tendre et sarcastique où tous les acteurs secondent de la plus belle des manières un grand acteur qui s’il n’œuvre pas ici dans l’une des pièces maîtresses de son œuvre, fait tout ce qu’il faut pour l’élever à un niveau tant narratif que d’interprétation qui n’est plus que rarement de mise depuis une vingtaine d’années. Il est vrai que Monsieur Gabin ne semble pas faire beaucoup d’efforts pour camper ce prétendu chef d’escadrille en retraite surnommé « Le Commandant » qui passe son temps à plumer les gogos (Louis de Funès, Franck Villard, Jacques Marin, Paul Mercey tous inénarrables) sur les champs de courses parisiens quand il ne compte pas fleurette dans un grand restaurant russe à une ex-conquête richissime (Madeleine Robinson parfaite) venue faire ses achats à Paris. Mais peut-on reprocher à Alexis Montcorgé dit « Jean Gabin » d’être un très grand acteur ? « Le gentleman d’Epsom » n’atteint certes pas la perfection burlesque du fameux « Le cave se rebiffe » qui un an plus tôt avait déjà réuni Gabin, Grangier, Simonin et Audiard, mais il démontre la capacité de cette fine équipe à se renouveler sans jamais tomber dans la facilité. On notera la musique toujours parfaitement dans la tonalité du film de Francis Lemarque et Michel Legrand. Un petit tour aux courses avec « Le Commandant » s’impose donc pour ceux que ne connaissent pas encore cette petite perle un peu méconnue et sous-estimée.
Des vieilles comédies poussiéreuses des années 50-60, il y en a un paquet et je viens d'en exhumer une : Le Gentleman d'Epsom. J'ai fait une erreur car je ne connais strictement rien aux chevaux. Or, s'il y a bien quelques bons mots, Audiard, a truffé ses dialogues d'expressions typiques du monde des courses. Qu'il devait connaître à fond comme celui des bars, du cyclisme ou de la boxe. Je n'ai pas été surpris de retrouver Léon Zitrone commentant une épreuve. Gabin joue les escrocs en charentaises et c'est là où je veux en venir : ça se traîne. Je comprends mieux pourquoi on appelait ça le cinéma de papa. C'est pépère. Tranquille. C'est une autre vision de la France à une époque où on était en plein dans les Trente Glorieuses, c'est vrai. Aucun, je dis bien aucun, n'est touché par la misère ou le chômage. Même si ce capitaine se trompe et finit ruiné, il va rebondir le lendemain sur un tour de passe-passe. Il y a quand même l'apparition de de Funès qui sauve le film. Je ne sais pas si c'était l'affiche d'origine ou si c'est René Chateau qui l'a mis en avant pour vendre mais le voir à côté de Jean Gabin est trompeur. De Funès doit avoir dix minutes de présence à l'écran. Même s'il n'avait pas encore explosé en 1962, il apporte son style face à Jean Gabin impassible. N'avait-il pas peu goûté à ses gesticulades dans La Traversée de Paris ? Si le film devient un peu plus intéressant, c'est grâce à lui.
Un film d'époque fort bien servi par le choix du noir et blanc, Le gentleman d'Epsom raconte le temps de la démocratisation des courses hippiques, celle de la décadence assumée d'une aristocratie flamboyante incarnée par le charme et le panache d'un Jean Gabin très en forme et fort en gueule, en profiteur de caves avides. Le scénario et même la réalisation sont entièrement chevillés autour de la prestation du grand Gabin, à son aise au milieu des chevaux et des paris. On appréciera les premiers échanges avec un De Funès déjà très agité, au jeu très influencé par le muet, et ceux plus déséquilibrés avec un Jean Lefebvre savoureux. Ce film reste un formidable tableau d'une certaine société d'après-guerre, dans le strass et l’apparence, et qui à défaut de se révéler particulièrement surprenante et servie par de savoureux dialogues.
Malgré son casting et certains dialogues d'Audiard, le gentleman d'Epsom est long malgré sa courte durée ; le film se mêle de plusieurs sous intrigues alimentant difficilement la trame narrative.
Une fois encore, on s'en remet au procédé Audiard-Gabin, et la pauvreté de la mise en scène et du scénario n'en est que plus flagrante. Et pourtant, le personnage d'aigrefin des champs de courses, petit escroc aux accents aritocratiques que compose un Gabin charismatique mais figé, aurait pu faire une comédie originale et spirituelle. On imagine bien ce caractère chez Phulippe de Broca par exemple, avec plus de sens ou au moins un type comique plus appliqué. Mais, décidément, on a vraiment trop l'impression que ce sont les textes d'Audiard et son sens de la formule qui décident du récit et non pas l'inverse. Les dialogues font parfois sourire mais on devine aussi, en certaines occasions, de la complaisance. Des scènes interminables et totalement inutiles (le dîner entre Gabin, le vieil original, et Madeleine Robinson qu'il a connue autrefois: quel intérêt?) alternent avec toutes sortes de péripéties hippiques, de paris hasardeux sur le champ de courses. Le film n'est pas complètement ennuyeux mais ne surprend à aucun moment et se satisfait paresseusement de la caricature et du premier degré.
Un film par le biais duquel, le charisme de Gabin, est à son paroxysme ! Comme beaucoup d’ailleurs ! spoiler: Celui-ci y tient le rôle d’un commandant ruiné arnaquant d’autres individus pour pouvoir en soutirer leur argent! Lorsqu’il a besoin d’aide c’est vers sa sœur ou plutôt vers son mari qu’il se retourne afin de combler ses découverts! On y observe le passé de cet homme le fait qu’il ait perdu une grosse somme d’argent à un hippodrome d’Epsom d’où le nom du film! cependant je m’attendais à ce que l’arnaque avec Louis de Funès soit plus présente dans’le Film car il y partage tout de même l’affiche avec Gabin ! C’est un bon film de jean Gabin ( dialogue audiard) mais un plutôt moyen avec de Funès !
arrivé à intéresser quelques élèves lors d'un ciné-club avec ce film un peu mineur de Grangier aux dialogues d'Audiard un peu au rabais, il faut avouer , mai s ça ne dur e su'une heure vingt , heureusement , et ça passe bien .
Un très bon et distrayant film comique avec des acteurs de premier choix. Je ne sais si les dessous des courses de chevaux sont comme ce qu'on nous y mondre mais on y croit. Quant à Jean Gabin, on dirait que le film est fait autour et pour lui comme souvent. Quant à Louis de Funès, il fait des grimaces comme d'habitude (on les aime ou on les aime pas).
Le film que tout bon turfiste doit avoir chez lui ... Gabin y est comme un coq en pâte .....De Funes est le pigeon rêvé ....Jean Lefebvre y est comme un jeune tourtereau tombé du nid ...tout cela pour les beaux yeux de l'énivrante Madeleine Robinson
Comparez "le gentleman d'Epsom" et "les Ripoux", je ramasse les copies dans deux heures. En fait, non, dix minutes suffiront. Mon attention a été attirée par trois choses : la passion pour les courses de chevaux, les procédés déloyaux pour gruger son prochain, les soirées "pseudo-russes" pour se faire pomper son pognon. Je suis persuadé que Zidi s'est inspiré de Grangier pour faire son film. Sinon, les cadres et les ambiances sont totalement différents. Petit peuple interlope de Montmartre ou de Barbès chez Zidi. Bourgeois friqués et ordinaires des beaux quartiers pour Grangier. Ce qui est vraiment réussi dans "Epsom" c'est tout ce petit monde de turfistes gogos prêts à tout avaler du prétendu "Commandant", qui n'a probablement jamais mis les pieds à Saumur ni au Cadre Noir, mais qui les impressionne par son allure hautaine, son argumentation inaltérable, son sang-froid d'escroc bonimenteur qui a expérimenté tous ses mauvais coups de longue date. Gabin est indépassable pour jouer ces personnages. Autour de lui gravitent des figures connues : Frankeur, Dinan, Jacques Marin, ... Numéro habituel de Louis de Funès qui peaufine ses grands rôles à venir. Mention spéciale à Jean Lefebvre, rabatteur fidèle mais maltraité du "Commandant". Son discours de présentation de ce dernier à la Toque de Funès est un vrai régal. Les dialogues écrits par Audiard sont souvent vifs et drôles, mais s'enlisent parfois dans un pathos à prétention de beau langage châtié. Le duo d'amour réchauffé Robinson-Gabin est à ce titre particulièrement pesant. Conclusion : film distrayant, parfois drôle.