Film peu convaincant que cette invasion de piranhas, bestiole qui à l’époque avait un certain succès. Le mélange des genres prend ici assez mal. Les acteurs sont globalement assez convaincants, le film disposant tout de même d’un casting soignée. Cela se ressent jusque dans des seconds rôles à la hauteur, qui parviennent souvent à sauver du ridicule des passages défectueux et une histoire en dents de scie. On retrouve Lee Majors dans l’un de ses rares rôles au cinéma, mais aussi un casting féminin classieux et James Franciscus, qui à l’époque bénéficié aussi d’une certaine renommée. Tout ce petit monde se défend, et permet au moins de passer un moment pas trop désagréable, avec des acteurs dont la complicité est évidente. Le scénario ne suit malheureusement pas du tout. Le film n’utilise les piranhas qu’en toile de fond et c’est assez frustrant, car du coup on va se taper une histoire lorgnant vaguement vers le suspens mais sans saveur, et un huis clos pas terrible, longuet et bavard. Le film est en effet longuet et bavard, l’essentiel du métrage se passant au milieu de l’eau, sur un bateau qui coule soi-disant, mais qui met tout le film à couler, et même à la fin il n’a toujours pas coulé ! Les piranhas apparaissent fort peu, se rattrapant vaguement dans les dernières minutes, mais le titre est honnêtement presque mensonger. Je passe sur les incohérences nombreuses. Visuellement le film n’a pas beaucoup de qualité non plus. Souffrant d’une mise en scène plus que pépère, le réalisateur est incapable d’offrir une seule attaque convenable, et tout le reste est d’une fadeur impressionnante. Certes Margheriti n’est pas un as, mais là il a vraiment bâclé le boulot. Rien que le pseudo-casse au début pose bien les bases d’un film-Derrick des plus mollassons dans sa mise en scène. Le film à côté de cela peut heureusement compter sur des décors et une photographie lumineuse et colorée qui rattrape un peu le coup, mais bon, ce n’est pas non plus transcendant. Les effets horrifiques sont très restreints, se limitant principalement à des flaques de sang et à deux ou trois corps bien astiqués sous l’eau, rien de vraiment effrayant ou qui montre une réelle orientation horrifique dans ce film. Comme je l’ai dit le scénario se concentre finalement peu sur les créatures et s’éloigne nettement du genre film de monstre. La musique a acquis une certaine célébrité au film. C’est vrai que c’est une BO punchie et très décalée, mais qui fait son effet avec ses sonorités kitsch à souhait mais entrainante et dansante. L’invasion des piranhas reste donc une petite production des années 70 qui ne va guère laissée de grand souvenir. Trop lent, pas assez généreux, peu crédible, l’ensemble est souffreteux et chaotique malgré quelques qualités et des choix qui auraient pu être louables si mieux portés. Je lui donne 1.5.
Un trop gentil film d'aventure. Le braquage du début est un peu amusant, mais après, l'histoire de piranhas ne sert pas à grand chose. Niveau effets sanglants, on ne voit pas grand chose à part des piranhas qui mangent des restes de boucherie et des squelettes rongés, et les effets spéciaux sont un peu miteux (voir les scènes d'attaques des bancs de piranhas). Ah, oui, les gentils gagnent et les méchants sont bouffés. Très moyen.
C'est une série B et c'est en tant que série B qu'il s'agit de regarder et de juger le film. Le début avec son montage parallèle est catastrophique puisqu'on ne comprend rien de ce qui se passe. Ensuite ça va mieux mais les rapports entre les personnages sont parfois bien nébuleux. Les effets spéciaux sont assez navrants en ce qui concerne les piranhas mais on peut faire avec, en revanche le cyclone est pas mal (utilisation d'images d'archives je suppose) Côté casting Lee Major et James Franciscus se la jouent macho de façon assez agaçante, la surprise venant de Roy Brocksmith dans le rôle d'un photographe aux manières efféminés (juste les manières pas le physique) Coté féminin on est gâté avec les trois grâces de services Karen Black, Margaux Hemingway et Marisa Berenson. Margheriti est un bon professionnel, il a fait ce qu'il a pu avec le budget dont il a disposé. On est loin d'un bon film mais ça se regarde.
Un gros navet ! Je l'ai regardé parce que je suis fan de ce genre de films, mais 'L'Invasion des Piranhas' n'est pas du tout un bon divertissement. Ce film n'a rien pour lui !
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2,0
Publiée le 26 février 2014
Attention, "Killer Fish" est un film de terreur qui vous mettra en pièces! Du moins, c'est le slogan qu'on utilisa en 1978 pour appâter le spectateur standard dans les salles obscures! il aurait pu tout aussi bien dire: Attention, "Killer Fish" est un film de Antonio Margheriti! Un metteur en scène italien connu des inconditionnels du cinoche populaire de pure èvasion qui s'est essayè à tous les genres: fantastique, S.F, pèplum, films de guerre, westerns, comèdie, policier, karatè, espionnage, aventure, èrotisme...et même l'èpouvante-horreur avec des piranhas carnassiers qui ont la dalle! Le film ne casse pas trois pattes à un canard mais le père Margheriti fignole son histoire à sa sauce et comme il se doit: un invraisemblable braquage, une cachette indècelable, une rècupèration impossible...Le tout filmè sur une île paradisiaque au Brèsil avec des profondeurs pèrilleuses et une tornade dèvastatrice qui montrent les limites du budget! Les chasseurs de trèsors s'appellent ici Lee Majors et Karen Black! Quant à Margaux Hemingway et Marisa Berenson, elles sont en mode « guest-star » . Engloutis puis dèchiquetès, les morts peuvent frapper à chaque seconde qui passe par des piranhas voraces! Vous voilà donc prèvenus! Loin d'être un mauvais navet, Margheriti signe une sèrie B made in Italia qui s'inscrit dans la pure tradition du cinèma bis...
En parallèle à sa carrière d’acteur à la télévision (dans des séries comme "L'Homme qui valait 3 milliards" & "L'Homme qui tombe à pic"), Lee Majors tente sa chance au cinéma et notamment dans l’exécrable L'Invasion des Piranhas (1978). Coproduction Franco/Italo/Américano/Brésilienne dans laquelle il est question d’un vol de bijoux précieux se déroulant au cœur d’une jungle équatoriale. Afin de passer inaperçu, les voleurs cachent leur magot au fond d’une rivière où pullulent des piranhas. Histoire de créer un semblant de consistance, les scénaristes n’auront eu d’autres idées que de rajouter des éléments superflus, comme ce photographe de mode caricaturé à outrance ou encore un ouragan (pendant lequel l’utilisation de maquettes aura été grandement utilisé à travers la reconstitution d’un barrage ou du naufrage du bateau dans lequel les principaux protagonistes se trouvent). 90 minutes d’aventures soporifiques où il ne se passe pas grand chose mis à part des dialogues pompeux et des situations qui frisent le ridicule.
Je n'ai pas du tout accroché à ce nanar... voir navet. Aussi inutile que Piranhas 2, et il n'apporte rien non plus... Seul le tout premier Piranhas ainsi que le remake d'Alexendre Aja valent vraiment le coup !