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totoro35
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4,0
Publiée le 30 septembre 2012
D'une durée initiale de 330 minutes, "Das Boot" a connu beaucoup de versions, d'un montage cinéma avoisinant les deux heures à une director's cut de près de 3 heures 30 en passant par une diffusion télévisée en plusieurs épisodes. Je vous parlerais ici de la director's cut. Basé sur le livre de Lothar-Günther Buccheim, lui-même tiré des souvenirs de l'auteur, "Das boot" est assurément un des plus grands films sur la seconde guerre mondiale. Débutant sur une gigantesque scène d'allégresse complètement dingue, le film de Wolfgang Petersen, d'une tension permanente, ne va pas nous lâcher une seule seconde, allant crescendo dans le suspense jusqu'à un final bouleversant d'une triste ironie. Incroyablement immersif, plus d'une fois impressionant et iconique à mort (la scène magistrale du naufrage du destroyer, filmé comme un dragon agonisant sous un ciel rouge sang), "Das boot" est avant toute chose un film profondément humaniste, aux personnages attachants et complexes (interprétés par des comédiens impeccables, à l'implication exemplaire), que Petersen filme comme des êtres aussi fragiles qu'ils peuvent être héroiques, évoluants dans les entrailles d'un gigantesque monstre d'acier.
Mythique film issu de l'industrie cinématographique germanique, "Le Bateau" est un long-métrage ou plutôt un très long métrage qui traite de l'histoire des sous-mariniers allemands de la Seconde Guerre Mondiale. Huit-clos quasi total durant les plus de trois heures de son et d'images, "Das Boot" est très abordable grâce à l'excellence de la mise en scène qui donne un air familier à chaque pièce du bâtiment. Personnages attachants et très crédibles, notamment le commandant joué par le remarquable Jürgen Prochnow, les détails ne sont jamais laissés au hasard et sont même accentués par un mixage sonore parfait et un scénario tendu qui laisse place à un suspens insoutenable dans les profondeurs du monde. Voyageant dans les eaux froides de l'Atlantique Nord, le sous-marin de guerre parvient grâce à l'absence de sonar à donner au brouillard et au néant des rôles prépondérants qui donnent à l'inconnu un impact direct sur le public. En clair, "Le Bateau" est voir ne serait-ce que pour sa richesse historique même si l'absence de réelle présence nazie est quelque peu regrettable.
Rarement un film de guerre a atteint telle altitude !! Avec "Das Boot" en 1981, Wolfgang Petersen (40 ans !) atteint la consécration internationale. Ce film est adapté du livre du même nom. Lothar G. Buchheim, dont c'est son premier roman, en est l'auteur, mais aussi le scénariste. Scénario : un sous-marin allemand est envoyé en mission en Atlantique Nord. Le commandant de bord ne sait pas s'il va pouvoir un jour revenir. Avec son pouvoir hypnotique, Wolfgang Petersen nous submerge 3h30 durant dans un suspense aussi chaotique que prenant. En prenant à témoin tous les personnages du récit, ce huis-clos s'avère prenant de bout en bout en évitant les clichés du genre. Avec son scénario à couper au couteau (et documenté à merveille. Merci Buccheim !), on rentre aisément dans la peau de chaque personnage, chaque acteur donnant une interprétation plus-que-parfaite. Ici, les acteurs sont inconnus au bataillon et renforcent l'intérêt du huis-clos. Aujourd'hui, seul Jürgen Prochnow a su tirer un profit international. Il a joué dans "La forteresse noire" de Michael Mann, "Dune" et "Twin peaks" de Monsieur Lynch, "Le patient anglais" avec Juliette Binoche... . Les effets spéciaux (les explosions principalement, ainsi que l'avancée du sous-marin en vue travelling) restent des modèles de genre : bien que simplistes (il faut bien le reconnaître), ils n'en restent pas moins majestueux. La musique de Klaus Doldinger (compositeur fétiche de Petersen : "Einer von uns beiden", "L'histoire sans fin"), douce, prend aux tripes et rajoute à l'atmosphère pesante du "Bateau". Elle fait partie intégrante du décor et a l'art de faire un ballet aquatique en compagnie des hommes du sous-marin. Ajoutons à cela la réalisation décapante, nerveuse et quoique digne de Herr Petersen, et nous sommes en présence d'un mastodonte du film de guerre. Wolfgang s'attache dans ce "Bateau" au voyage non pas des nazis, mais d'hommes livrés à eux-mêmes. Véritable plaidoyer aux autres films de guerre, Petersen livre ainsi un final sans doute barbare mais qui a l'art de montrer l'absurdité de la guerre. Une pure merveille, le fleuron du genre, qui réinvente les codes du film de guerre traditionnel. Merci Petersen, j'en redemande encore ! Spectateurs, embarquons tous dans cette virée où les profondeurs cotoîent les sommets. A vos barres !! Accord parental souhaitable. A noter : pour la première fois, la technologie steadycam (procédé utilisé dans la progression des travellings en une et même scène) est utilisée !
"Le Bateau" était la preuve incontestable que Wolfgang Petersen avait un talent très prometteur qui sera par la suite, hélàs, broyé par la grosse machine hollywoodienne. Bon tout d'abord, je ne sais pas si j'ai regardé la bonne version pour pleinement apprécier ce film car j'ai vu celle longue de près de 5 heures (avant de me dire espèce de gros con il fallait voir celle de 3h30 et pas une autre, j'ai pris le seul DVD du film disponible qu'il y avait à ma médiathèque avec cette seule version de présentée!!!). Toujours est-il que cette version de près de 5 heures (que j'ai regardé en deux fois en prenant bien soin de couper à la fin d'une scène importante et juste avant le début d'une autre !!!) comporte quelques longueurs mais elles passent sans trop de problèmes. Autrement deux petits défauts, qui n'ont rien à voir avec les différentes versions, le discours anti-nazi du capitaine au début du film qui donne l'impression d'être là pour faire plus politiquement correct et on s'éloigne parfois un peu trop du point de vue du personnage "un peu extérieur" du photographe. Car l'originalité rare du film (il y a juste comme autre grand film "Le Temps d'aimer et le temps de mourir" qui a osé faire cela !!!) c'est d'être du "mauvais côté" en quelque sorte. Ce qui n'empêche pas du tout l'attachement qu'on a pour des personnages forts montrés ici comme des véritables êtres humains et pas comme des fanatiques. Les décors sont impressionnants pour leur réalisme. On ressent vraiment l'étroitesse et la promiscuité des lieux. Les scènes d'action sont impressionnantes et arrivent à rendre claustrophobe même si on ne l'est pas à l'origine. Les acteurs sont parfaits avec une grande mention pour Jürgen Prochnow dans le rôle du charismatique et humain capitaine du sous-marin. Quand à la BO de Klaus Doldinger, elle est franchement exceptionnelle (je me fatigue pas de l'écouter en boucle !!!). Ben bref, tout ça pour dire qu'on a affaire à une oeuvre majeure du cinéma.
Magistrale superproduction de Wolfgang Petersen, Das Boot est aussi l'un des films allemands les plus importants qui soient. Certes, on peut être déçu par une conclusion trop poussée et donc presque insignifiante (passons les faits réels qui inspirèrent le film), mais le film est trop bien conçu sans cela qu'il serait dommage d'en tenir compte. On ne s'ennuie pas une minute dans ce film au cadre pourtant réduit : Petersen a génialement su faire fi des contraintes spatiales du sous-marin et compose un véritable opéra (une bonne partie du budget a été engloutie dans la construction de maquettes géantes). Das Boot reflète un travail prodigieux et dans l'image et dans le son : merveilleusement bien filmé, il nous projette véritablement dans un sous-marin de la Seconde Guerre mondiale. Certains plans, notamment les scènes de tension quand le sous-marin s'enfonce inexorablement dans les abîmes, quand le capitaine se force à refuser de faire des prisonniers, ou encore quand les marins, s'agitent dans le bateau, sont admirablement bien concues, et baignées d'une lumière tantôt chaleureuse, tantôt effrayante et glacée. Jamais plus Petersen ne fera de film de cette qualité.
Un film sur les U-Boot allemands de la seconde guerre mondiale qui dure 3H30, voilà une description d’un film qui peut faire fuir. En réalité on ne voit pas le temps passer tellement on est captivés par ce récit, cela est en majorité dû à l’incroyable ambiance que le film réussi à imposer tout le long. C’est une ambiance oppressante qui donne une sensation de claustrophobie, le tout accompagné par un suspens souvent présent. En effet, nous suivons un sous-marin et son équipage durant toute une mission, ainsi le spectateur découvre le quotidien d’une vie sous l’eau et des tensions du combat en même temps. On ne peut qu’être impressionné par la performance de ces acteurs allemands qui donnent tout le relief nécessaire à leur rôles et habitent complètement leur personnages. Car il s’agit bien d’un équipage allemand et ici « l’ennemi » sont les anglais qu’on ne voit jamais d’ailleurs, ce parti pris n’est évidemment pas pour promouvoir le fascisme mais pour nous rappeler que « chez les nazis » il y avait aussi des êtres humains. Wolfgang Petersen réalise avec Das Boot probablement son meilleur film, sa caméra capte magnifiquement l’ambiance dont je parlais en laissant peu d’espace dans ses cadres, en réduisant au strict minimum les plans extérieurs au bateau qui d’ailleurs montrent presque toujours une mer agitée et sombre comme pour ne pas laisser de répit au spectateur. De plus les séquences de steady-cam à toute vitesse dans l’U-Boot marquent la mémoire et sont parmi les plus impressionnants du film. Malgré des qualités grandement majoritaires, Das Boot n’est pas sans défauts et passe peut-être à côté du statut de chef-d’œuvre qu’il aurait pourtant mérité. La bande originale, par exemple, est à double tranchant. Parfois elle fonctionne bien mais souvent elle tombe un peu trop des clichés et manque de finesse notamment dans les parties « sentimentales » de l’histoire. De plus, les années 80 sont passées par là et les synthétiseurs laissent des traces que n’aurait pas laissé un véritable orchestre, je pense notamment à la musique utilisée en leitmotiv lors des poursuites. Comme pour tout film de guerre la question de l’authenticité ce pose mais est aussi vite résolue dans le cas de Das Boot : le film est plus ou moins adapté d’un livre relatant des faits historique grandement romancés et modifiés. En tout cas le film nous permet de comprendre la vie d’un équipage de sous-marin de l’époque et a sa place parmi les incontournables sur la seconde guerre mondiale.
un film de guerre haletant qui se passe entièrement dans un sous marin pendant la seconde guerre mondiale. W.petersen réalise son plus grand film pour ses début, ce qui lui ouvrira les portes d'hollywood, un mélange de suspense, de huis clos angoissants dans le quotidien des sous mariniers. chaque bataille est mémorable, les conditions étant tellement réaliste c'est ainsi que le spectateur se retrouve plongé dans cette univers fait de chance et de bluff.
Vu il y a fort longtemps, j'imagine que le film a vieilli mais c'était de mémoire pas juste un film de commande sacrifiant à tous les poncifs du genre (comme certaines critiques de l'époque semblent en avoir retenu), c'était surtout une expérience physique où l'on étouffait littéralement avec les héros à l'intérieur de cette poche d'air sous-marine. Le premier aussi d'un genre (le film de guerre et huis-clos psychologique) qui fera de nombreux petits depuis. Bref à redécouvrir j'imagine toujours avec autant d'intérêt et de curiosité.
Quand on parle de Wolfgang Pietersen, on évoque Troie, en pleine tempête, l'histoire sans fin, Poseidon ou encore Air Force One. Mais il ne faut pas oublier qu'il a réalisé un film qui a permis de le faire connaître au États Unis: c'est Das Boot ou plutôt le bateau. Dans ce film, on suit un équipage de sous mariniers allemand durant la seconde guerre mondiale, ce qu'on a pas l'habitude de voir car on parle souvent des sous marins américains ou anglais comme par exemple dans U-571, U-Boat ou encore Uss Alabama. On voit aussi qu'il n'ont vraiment pas de bol et que eux aussi sont humains enfin presque. Les acteurs sont très bons et on voit qu'à l'époque, Pietersen avait aussi beaucoup de moyens notamment pour les effet spéciaux: les sous marins très biens faits et les scènes de combats aussi. Pour ses 3h30, le film passe très vite, captivant de bout en bout!!!!!!!!!!!!!!! Personnellement j'adore, c'est une belle plongée au cœur d'un sous marin allemand, prenant!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Une réalisation réaliste et dynamique (le spectateur se prend pour un membre de l'équipage). Spectaculaire huis-clos on ressent très bien l'atmosphère du sous marin. Les marins subissent plus qu'ils n'agissent lors des combats dans ce scénario sans faille avec une histoire pareille le film avait de grande chance d'être un chef-d'oeuvre.
Pas de doute, un excellent film! Un récit réaliste de la vie des sous-mariniers allemands. En dehors, de Jurgen Prochnow, pas de grandes vedettes, mais de bons acteurs comme Klaus Wennemann. A noter, que Heinrich Lehmann-Willenbrock, as de la guerre sous-marine, vrai commandant de l'U96, qui inspira le personnage joué le personnage joué par Prochnow, fut un des conseillers du réalisateur. On voit bien, la tension, l'angoisse que pouvait ressentir les hommes de cette guerre sous-marine. On peut aussi deviner l'angoisse similaire qui régnait à bord des cargos. C'est sur, que si l'on attend de l'action des explosions toutes les cinq minutes, on peut être déçus, mais un film n'est pas un jeu vidéo. Ce film, on peut le voir, presque comme un documentaire sur la guerre sous-marine! Très grand film pour moi...
Une oeuvre d'une rare intensité qui nous plonge dans l'atmosphère claustrophobique d'un sous-marin allemand pendant la seconde guerre mondiale. Mise en scène somptueuse, scénario palpitant, Das Boot est LE film que l'on doit voir si l'on aime l'ambiance sous-marinière. Le chef-d'oeuvre de Wolfgang Peterson qui n'a malheureusement pas fait mieux depuis. Son seul problème est sa durée : plus de trois heures. Donc ne vous précipitez pas pour le voir, attendez le bon créneau pour l'apprécier à sa juste valeur.
Une fresque certes longue en terme de durée, mais passionnante, grâce à une grande maîtrise dans la mise en scène et dans la réalisation, alternant temps forts et temps faibles à merveille. Ici, on ne perçoit pas les Allemands en tant que nazis, mais comme des hommes envoyés au casse-pipe par un fou furieux, conseillé maladroitement par un état-major au rabais. Pris de passion par le destin de ces soldats, on ne peut qu'être abasourdi par la scène finale. Les acteurs sont en plus très convaincants, déballant à merveille toute l'humanité de leurs personnages. Une oeuvre majeure, trop méconnue.