La qualification de "film d'horreur" est-elle vraiment appropriée pour ce "Dark Water"? Certes l'ambiance est malsaine, les frissons vous parcourent plus d'une fois, quant à cette histoire de fantôme de petite fille, elle ne semble plus faire planer le moindre doûte. Cependant, il serait tellement réducteur de limiter le film à ces quelques aspects, car "Dark Water" c'est surtout l'histoire touchante de cette mère qui se bat pour conserver la garde de sa fille. Pour preuve ce sentiment que beaucoup ressentiront à la fin d'un tel film: ce n'est pas le malaise d'un film d'horreur, mais la mélancolie d'une tragédie. Hitomi Kuroki est impécable, tout comme la petite (mais très douée) Rio Kanno. "Dark Water" est un film unique. Une oeuvre bouleversante que l'étiquette de "film d'horreur" ne doit pas vous faire éviter.
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2,5
Publiée le 31 mai 2012
Que d'eau, que d'eau, que d'eau..."Dark Water" est du même tonneau que "Ring" (un drame, une jeune fille victime...) où le nippon Hideo Nakata renoue une fois de plus avec l'art de la suggestion en instaurant dans cet immeuble une angoisse que l'on sent ètouffante! Dans des dècors èpurès, il ne se passe presque rien durant la première partie avec une histoire qui peine à dècoller où l'on reste toujours sur le même rythme! Arrive la deuxième partie, la meilleure, dont les pièces s'assemblent peu à peu, à la manière d'un puzzle, avec une atmosphère qui devient de plus en plus pesante! Pas vraiment de longueurs à dèplaurer, de nouveaux èlèments entrent en scène dans le final, nous faisant plus que jamais ressentir la fragilitè mentale de Yoshimi! A voir absolument en version originale...
Après ses deux films phénomènes : Ringu 1 & 2 (2001/2002), Hideo Nakata revient sur le devant de la scène avec Dark Water (2003), lui aussi adapté d’un des romans de Kôji Suzuki. Finit les fantômes aux longs cheveux noirs, Nakata nous raconte à travers un récit fantastique et mystérieux, l’emménagement d’une mère de famille avec sa fille dans un immeuble miteux en périphérie de la ville. A la fois glauque et pas très rassurant, elle y emménage quand même, mais ne va pas non plus tarder à regretter son choix. Entre l’énorme fuite qui suinte nuit et jour au dessus de son lit et les bruits de pas incessants de son voisin du dessus (alors que l’appartement est censé être vide depuis des lustres), Hideo Nakata insuffle à son film une tension tout au long du film. Sombre, crade, lugubre, humide, Nakata ne lésine pas sur les effets pour recréer une certaine ambiance. Sa mise en scène est parfaite et cette histoire palpitante mérite le coup d’œil contrairement à son remake U.S (2005).
Il est vrai que par rapport à un film d'horreur américain, "Dark Water" offre une bouffée d'air frais, pas de second degré, ni de surenchère d'hémoglobine, ou encore de twist improbable et foireux grillé dés les cinq premières minutes demétrage, mais une simple histoire sociale et dramatique avec un soupçon de fantastique. Mais hélàs, ben que la façon de ilmer de Nakata soit intéressante, on a plus souvent l'impression d'être devant un film social, sur la difficulté des mères seules à élever leurs enfants et à s'occuper de leur carrière profesionelle qu'un vrai film d'horreur. Les scènes d'épouvantes se font trop rares, bien que l'idée de se servir d'élément de la vie quotidienne pour frissonner est intéressante.
Génial Nakata n'a pas perdu de son talent. Un film qu'on ne peut pas décrocher,un film d'épouvante très fort en mélancolie,ce qui est assez rare pour un film de ce genre. Bref un chef d'oeuvre,et très original. Et en plus bonne photographie et bonne une BO. Mais le génie de Nakata c'est en plus de rajouter des éléments qui n'appartiennent pas à proprement parler à l'épouvante.
Une photographie et une chromie des décors phénoménale. Une sorte de remake de "The ring" pour la fin. Un peu lent et calme, le principe du film de fantôme peut être lassant mais il y a un film aussi à côté, presque social sur la condition de la femme japonaise. A priori ce n'est pas le film d'horreur qui intéresse ce réalisateur et c'est tant mieux comme ça. La musique est hélas très peu présente et vue sa qualité c'est fort dommage.
Je n'ai pas aimé la grosse première partie de "Dark Water" où il ne se passe grand chose, et où je n'ai pas ressenti la montée de l'angoisse. Hideo Nakata avait réussi à maîtriser les apparitions de l'esprit dans "Ring" pour créer une ambiance pesante, ce qu'il n'a pas totalement réussi ici. La partie "révélation" du pourquoi du comment de l'esprit est également peu originale et assez prévisible. Bref un film un peu mou mais avec une bonne fin.
Encore un film mégagénial, basé sur les histoires de fantômes version asiatique... à la fois très froid et plein de sentiments... beaucoup de symboles aussi... des images superbes et un jeu d'acteur excellent !!! A voir absolument !
Il y a quelques semaines j'ai vu Ring de Nakata qui m'a déçu au plus haut point par contre Dark Water m'a plu. Dès le début l'atmosphère du film est inquiétant de plus la mère et la fille sont 2 personnages très touchants. On se laisse bercer par ce climat étrange que dégage le film ; le seul bémol la dernière demi-heure qui n'est pas très réussie ou plutôt qui n'est pas très original.
Film original japonais qui a été repris en 2005 avec le même titre par les américains. Cette version d'origine lui est clairement supérieure en tous points. L'ambiance générale du film est exceptionnelle, les apparitions sont toutes plus troublantes les unes que les autres. La relation entre la mère et sa fille est touchante, les acteurs sont très bons, et le final déborde d'émotions et de tendresse. Un grand film japonais avec pour sujet une mère prête à tout pour avoir sa petite fille auprès d'elle, le combat d'une mère face à la loi, mais surtout face au surnaturel. Un film passionnant et poignant jusqu'au bout.
Même si l'ambiance lourde et pesante à souhait est une franche réussite notamment dans les passages fantastiques, un film d'horreur auquel je n'ai pas accroché du tout à cause de personnages à l'approche psychologique simpliste et schématique, un jeu d'acteurs désastreux et une mise en scène loin d'être franchement intelligente. Heureusement que le dernier quart d'heure rehausse fortement le niveau.
Le film est lent mais cela permet de mettre en place la vie et la psychologie des personnages. En fait, ce film est plutôt une chronique sociale qu'un film d'épouvante, même si certaines scènes font néanmoins frissonner. J'adore le Japon et j'y ai vécu donc j'ai beaucoup aimé le film mais je comprends que certaines personnes aient été gênées par sa lenteur et son absence de rebondissements, surtout celles habituées aux films américains fantastiques plus hystériques.
Très, très, très décevant. Le film a super mal vieilli en fait alors qu'il n'a "que" 20 ans. On s'ennuie assez fermement et on tourne vite en rond. Je trouve ça dommage car le cinéma asiatique m'a toujours beaucoup plus et même sur des choses anciennes, ça ne prend pas une ride. J'avais vu le remake américain il y a longtemps et j'avais plutôt bien aimé mais j'étais beaucoup plus jeune donc à revoir. L'idée de base est bonne mais honnêtement, tout le reste ne suit pas. 9/20.
Un hybride générique qui en n'assumant aucune trajectoire les rate toutes! Assommés par une mise en place qui s'étale sur plus d'une demi-heure nous ne saurions ressentir de l'empathie face au drame familial étant donnés la faiblesse des ressorts psychologiques des protagonistes ainsi que le surjeu de l'actrice principale incarnant de toute façon une héroïne fort agaçante. Le mélange entre thriller et horreur surnaturel ne saurait prendre vu la lenteur de la mise en scène qui ne confère nulle tension, peur, ou même inquiétude à cette intrigue au fort potentiel mais à la narration assommante. Quelle purge!