Dark Water est un véritable conte morbide sur la filiation. Même s’il souffre d’une esthétique qui fait très années 90 alors que le film date de 2003. Si vous vous attendez à du frisson permanent et des Jump Scare vous risquez d’être déçu, il se suit comme un conte sombre qui se terminerai bien. C’est délicat plus qu’effrayant, c’est bien écrit et cela mérite le détour.
C'est un assez bon film, principalement axé sur l'atmosphère et la progression du supense. On a la curieuse sensation d'assister à la version aqueuse du Shining de Stanley Kubrick, les éclairages agressifs, les espaces infinis et les couloirs immaculés ayant été remplacés par une lumière blafarde, des intérieurs exigus et des murs décrépits. Sur le plan sensitif Dark Water de Hideo Nakata est une réussite, la tension fébrile captivant le spectateur pendant toute la première heure. Nakata possède un indéniable savoir-faire pour créer des humeurs et raconter une histoire... En revanche l'intrigue n'a en elle-même rien de particulièrement original, notamment dans son dénouement somme toute très bateau. Dark Water reste malgré tout supérieur à la trilogie soporiphique des Ring et mérite l'attention, malgré cette méchante impression d'une variation kubrickienne assez décevante. A voir tout de même, cet honorable petit film de genre s'agit pour le moment du film de Nakata m'ayant le plus plu...
Du très grand cru en matière de film d'horreur, où tout repose sur l'atmosphère générale du film, plutôt que sur les "jumpscares" faciles. Au-delà de l'aspect purement horrifique, "Dark Water" est aussi une réflexion sur la famille, la difficulté de gérer un enfant seule après une séparation. Certains passages sont à glacer le sang, aussi bien dans ce qui est suggéré que montré.
Comment faire peur seulement avec de l'eau ? Il suffit de regarder ce pur bijou du cinéma asiatique. Ce film glauque propice à nos plus sombres fantômes nous terrifie habilement et sans quelconque artifice[16/20]
Pour les amateurs des films à suspens il peut etre bien mais moi personnellement c'est pas du tout mon genre et j'ai pas du tout aimé. Logique, non ? J'ai pas envi de me mouiller dans ce film là. Il est trop sombre à mon gout.
Ce film, réalisé par Hideo Nakata et sorti en 2002, n'est pas mal du tout ! Une nouvelle fois adapté d'une œuvre littéraire de Kōji Suzuki (également auteur du roman "Ring") le film nous présente une jeune femme qui essaye de s'en sortir avec sa fille et son ex-mari violent. Lorsqu'elle trouve un nouvel emploie et un nouvel appartement, tout va pour le mieux, excepté les évènements étranges qui se produisent dans son appartement. Voilà, rien de plus classique dans un film d'horreur, celui des appartements aux évènements étranges. Et rien de plus classique non plus dans le cinéma d'horreur japonais que celui des petites filles et notamment celles aux cheveux longs et sans visage. Lorsque l'on regarde la surface, on est donc en droit de se dire que ce n'est pas très original et que c'est du déjà-vu. On retrouve énormément, même sans avoir vu le film, les éléments de "Ring" (notamment parce-que le thème général, le réalisateur et l'auteur de l’œuvre originale sont les mêmes) et c'est peut-être pour ça que j'ai mis beaucoup de temps à m'y mettre. Effectivement, je dois avouer que pour une fois, je préfère le remake américain de "Ring" à l'original qui m'avait un peu ennuyé et que j'avais trouvé assez brouillon. Mais ici, ce n'est absolument pas le cas et j'ai donc été très agréablement surpris ! Nous retrouvons effectivement beaucoup des thèmes du réalisateur mais au lieu de s'enliser dans les mêmes choses, il se perfectionne avec les années. Ainsi, nous pouvons presque voir ce film comme une version "améliorée" de "Ring". Je fais sûrement grincer des dents les fans en disant cela (et ils ont raison) mais c'est en tout cas de cette manière que je vois le film. Bon après, il faut bien-sûr être réceptif au cinéma d'horreur japonais qui est plus "posé" que le cinéma d'horreur américain par exemple. Ce n'est pas du tout une remarque négative, bien au contraire, en ce qui me concerne, c'est surtout l'ambiance qui me fait peur au cinéma et je dois dire qu'ici, elle est vraiment excellente (de plus je fais partie de ces personnes qui ont très peur des enfants dans les films d'horreur, ici j'ai donc été servis, notamment avec la scène de l’ascenseur) ! En ce qui concerne les acteurs, nous avons principalement Hitomi Kuroki et Rio Kanno qui jouent très bien. "Dark Water" est donc en ce qui me concerne une très bonne surprise et fais partie des très bons films d'horreur japonais.
J'avais gardé du "Dark Water" de Nakata un souvenir aussi ébloui que terrifié. Le revoir a été une légère déception au niveau de la "terreur" (encore que les fantômes japonais restent les plus convaincants du monde...), mais la beauté de la mise en scène - pure, simple, efficace, classiquement japonaise oserais-je dire - et la force tragique du mélodrame (spoiler: le sacrifice d'une mère qui se voit comme incompétente et se trouve acculée à un choix extrême pour prouver au monde son amour à sa fille ) en font toujours l'un des films fantastiques les plus intelligents qui soient. On n'oubliera pas de si tôt la très belle conclusion - dix ans plus tard -, et les larmes amères qu'elle nous fait verser.
Une œuvre légère mais intelligente brouillant bien les pistes. Le duo principal est réussi et émotif. Certains passages sont un peu angoissants. Pour un film au final surprenant, à la fois dur et sentimental et parlant d'abandon.
Original à souhait dans le traitement du thème de l'eau, Nakata compose également sur une histoire de fantôme de petite fille, beaucoup plus convenue. On aurait vraiment aimé que le sujet d'angoisse principal reste l'élément liquide, et que l'appartement, soit davantage traité comme une entité organique, ayant son mode de vie propre et transformant les phobies de ses occupants en folie.
Un film qui fait peur par l’apparition de l’esprit maléfique, une âme perturbée après une vie tourmentée de petite fille tragique, typique du folklore japonais. Une mère et sa fille qui possède une dramaturgie, par ce dénouement émouvant, ainsi l’histoire fantasmagorique interminable s’achève sur le sacrifice de l’esprit maternel, sauver sa progéniture fut instinctif.
Après Ring, on ne pensais pas pouvoir retrouver une atmosphère aussi oppressante et flippante, et bien cela est chose faite et le tout avec un cran au dessus. Le film reposant totalement sur la monter de cette pression, on suffoque sur la fin.
Poh poh poh !!! Voilà un film dont la réputation n'est pas usurpée :-) ! Annoncé comme flippant, il finit par l'être (pas tout de suite, mais une fois qu'on commence à réaliser pourquoi l'eau est au centre du film, ça devient assez éprouvant). "Dark water" est visuellement intéressant, particulièrement du point de vue des décors (l'immeuble s'avère particulièrement froid et peu accueillant). Nakata retrouve le grand Kenji Kawaï pour une partition musicale, qui contribue à installer une atmosphère pesante. Les acteurs sont remarquables, au-delà de ce qu'on obtient généralement pour ce type de film : le duo mère / fille (Hitomi Kuroki / Rio Kanno) fonctionne incroyablement bien, on sent les deux actrices très à l'aise ensemble. La petite Rio Kanno est épatante pour son âge, le rôle d'Ikuko étant à mon sens particulièrement difficile...
Après avoir signé deux des trois "Ring" japonais, Hideo Nakata s'était rapidement fait un nom, avec "Dark water" il prolonge son style sans tomber dans la facilité commerciale. L'histoire n'a beau pas être extrêmement étoffée, elle suffit à générer un climat, à nous incommoder. Pour tout dire, arrive un moment où on a presque peur d'apercevoir le sac rouge de Mitsuko au détour d'un plan !
Deux bémols sans influence sur la qualité du film : - le doublage français a beau être bon, le puriste que je suis continue de considérer que les films asiatiques devraient être exploités en VOST uniquement. - le film original étant excellent, il est regrettable qu'un remake en ait déjà été fait ( à boycotter par principe, comme "The Ring" de Verbinski ).
Entre le puits de Sadako dans Ring et le réservoir de Mitsuko dans Dark Water, ça sent un peu le réchauffé... Nakata semble un peu tourner en rond à ce niveau (il semble d'ailleurs qu'il veuille passer à un autre genre que le fantastique). Il reste néanmoins un scénario qui ménage efficacement les tensions et propose en arrière-plan une intéressante parabole sur la maternité. Et il y a surtout la mise en scène remarquable de Nakata. Son art de susciter l'angoisse à travers des éléments très simples (des gouttes d'eau qui tombent du plafond...) est formidable. Sa virtuosité dans le maniement de caméra l'est tout autant. La musique de Kawai Kenji (Ghost in the shell, Avalon...) ajoute encore à l'efficacité du film. Malgré le manque d'originalité, on se laisse manipuler avec plaisir...
Hideo Nakata a compris le sens du film d'horreur avec Dark Water. Même s'il n'est pas foncièrement flippant, il entre dans les catégories des films à voir de par leur atmosphère. Fini les jump scares, place à une ambiance bien stressante et très lourde qui pèse cette petite famille composée d'une femme et de son enfant. A vrai dire, tout est pratiquement réussi dans le film. Qu'il s'agisse de la mère face au divorce avec son mari qui la prend pour une fille, du stress qui l'accompagne quant à ce mystérieux esprit, de cette eau qui ne cesse de jaillir, de sa petite fille toute mignonne atteinte de certains maux, tout est bien ficelé pour donner un sens au film d'horreur. On est pas dans de la débilité et de l'horreur de bas âge et ça fait du bien de voir que le cinéma japonais a souvent tendance à ne pas tomber dans ce piège trop facile. Les américains utilisent souvent cette faculté de mise en scène et c'est pourquoi on ne compte le nombre de navets qu'ils nous pondent tous les ans. Avec Dark Water, Nakata installe de vrais personnages, réalistes, dans une atmosphère qui l'est bien moins, mais qui est très ancré dans leur réalité. C'est donc assez effrayant mais après il s'agit uniquement des goûts et des couleurs. Nous n'avons pas tous la même sorte de peur et dans mon cas, je n'ai pas été traumatisé. Mais on se doit de respecter le travail qu'a fourni le réalisateur à réaliser cette ambiance oppressante, porté par de bons acteurs et une musique très plombante. Et il est important de re-préciser qu'il n'y a pas un seul jump scare dans le film et ça nous suffit à nous mettre mal à l'aise pendant 1h40. Bref, pas le film de l'année mais Dark Water a le mérite de proposer un vrai film d'horreur, où Nakata va chercher dans le vrai qui va mélanger avec du surnaturel bien flippant pour davantage nous frapper et ça fonctionne.