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jean-paul K.
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4,5
Publiée le 21 février 2017
Un très grand western avec des paysages somptueux, des personnages avec une psychologie bien ciselée et un scénario intelligent qui ne souffre d'aucune fausse note. Un film de 2h40 où on ne voit pas le temps passer. Grégory Peck, débarqué dans un monde très différent du sien est admirable. Du grand cinéma.
Tourné juste avant Ben-Hur ce film de William Wyler est assez étonnement méconnu et est pourtant un très bon film. On peut y retrouver pas mal de tètes connues comme Burl Ives (qui gagna l‘oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation), Carroll Baker, Chuck Connors, Jean Simmons et surtout Gregory Peck ainsi que Charlton Heston, en bref un casting de rêve. Le thème principal de Jerome Moross est utilisé à outrance, mais on ne s’en plaindra pas vu sa qualité. Bref tout est réuni pour passer un bon moment. A la fin je me dis que Wyler n’est pas passer loin de faire un chef-d’œuvre, il manque un je-ne-sais-quoi.
Après un début laborieux l’auteur de « Ben Hur » met le paquet en douceur pour fignoler un western qui tient ses fondamentaux en respect et donne quelques coups d’éperon, originaux. L’histoire est classique, mais Wyler sait comment filmer entre les lignes. Avec une brochette d’acteurs, qui du premier au troisième rôle, sont tout à fait à l’unisson. Pour en savoir plus
Quand Gregory Peck rencontre Charlton Heston où la rencontre de deux monstres sacrés du cinéma, voici le casting du film The Big Country. Et pour diriger ces deux acteurs mythiques, le grand réalisateur William Wyler (Ben-Hur, La Rumeur...). Réduire The Big Country à un simple western est un raccourci un peu rapide car de nombreux éléments de ce film nous amènent vers d'autres genres cinématographiques.
Lorsque James McKay (Gregory Peck) ancien marin arrive dans le grand Ouest américain pour retrouver sa fiancé, fille d'un grand propriétaire terrien des environs, il ne s'imagine pas un seul instant ce qui l'attend. Sa fiancé Patricia Baker (Carroll Baker) est une femme de la frontière libre et effrontée en totale admiration pour son père, le Major Henry Terrill qui au premier abord est un homme charmant. Toutefois, en grattant un peu la surface James McKay se rend compte que le major mène une guerre personnelle contre le chef d'une autre grande famille de la région Rufus Hannassey (Burl Ives). La haine entre ces deux personnages entraîne les deux familles dans une guerre privée pour le contrôle d'un point d'eau. Rapidement James McKay se rend compte que la fille dont il était tombé amoureux dans l'Est est en réalité bien différente lorsqu'elle se retrouve chez elle.
Dans des décors sublimes et avec des acteurs inoubliables, ce film est à la fois un western mais également un drame romantique. Les personnages féminins sont très forts et notamment celui de Carroll Baker qui n'est pas à bien des égards sans rappeler celui de Scarlett dans Autant en emporte le vent. L'histoire d'amour entre cette dernière et Gregory Peck fait penser à l'histoire entre Rhett Butler et Scarlett O'Hara. D'ailleurs tout comme Scarlett, Patricia jouera très longtemps avec son prétendant avant de le perdre et seulement à ce moment là elle comprendra ce qu'elle a perdu.
Tout semble grand dans ce film. En tout premier lieu, les espaces, un film tourné en Californie (Red Canyon State Park et Sierra Nevada), une distribution ambitieuse (Gregory Peck, Jean Simmons, Carroll Baker, Charlton Heston) et un grand réalisateur à la baguette, William Wyler. Une énième variation sur le thème de la rivalité entre propriétaires terriens ambitieux et prêts à tout pour satisfaire cette ambition, avec comme épicentre un héros non violent et de bon sens incarné par Gregory Peck. La rencontre entre James MacKay et Julie Maragon est un joli moment (d’espoir) dans une oasis californienne. Le rythme du film est un peu lent, avec quelques longueurs, mais une fin un peu plus enlevée booste l’histoire. L’habit ne faisant pas le moine, on s’aperçoit vite que les plus éduqués ne sont pas forcément les plus subtils. Un beau film qui rate de peu la marche menant au chef-d’œuvre. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Le cinémascope n'a jamais aussi bien servi le propos de William Wyler que dans Les Grands espaces (The Big Country, 1958), dans lequel la démesure géographique de l'Ouest sauvage et son immobilité écrasante renvoient et réduisent constamment les querelles humaines au rang de l'insignifiance, de la vacuité. Deux hommes ont accepté de se battre à poings nus. L'enjeu porte sur une femme, mais surtout sur deux conceptions radicalement opposées de la dignité et de l'honneur personnel. D'un côté, Jim McKay (Gregory Peck), un ancien capitaine de marine du Maine venu dans l'Ouest pour épouser la fille du major Henry Terrill (Charles Bickford), un riche propriétaire terrien régnant sur un immense empire foncier, de l'autre, Steve Leech (Charlton Heston), le contremaître du ranch Terrill, fils de substitution du major et secrètement amoureux de la même femme. Le premier, gentleman et pacifiste, n'a rien à prouver sauf à lui-même, et refuse d'agir selon les normes de comportement attendues dans cet Ouest où tout doit se régler par la violence. Le deuxième, fougueux et ombrageux, questionne continuellement la virilité de Jim en cherchant à provoquer une confrontation, seul moyen légitime selon lui pour survivre dans ces contrées sauvages.
Voir la suite de ma chronique à partir d'un photogramme du film: https://etoilesdetoiles.blogspot.com/2022/04/la-nature-et-lhonneur-chez-william-wyler.html
Grand spectacle et psychologie mêlés. Un bon western. Les rapports humains sont bien analysés. La fiancée promise est en fait possessive. Plus que de Gregory Peck lui-même, elle est amoureuse de l'idée qu'elle s'en fait. Le Gregory en question comprend que Jean Simmons, institutrice et propriétaire terrienne avec point d'eau pour les troupeaux, est quelqu'un de plus simple et de plus tourné vers l'être aimé, et c'est Gregory lui-même. D'ailleurs, et c'est là un point de vue personnel, Jean Simmons a beaucoup plus de vivacité et de charme que son amie, confidente et concurrente, et un regard bleu confondant. Le thème général du film est celui de la lutte entre deux clans, semblable à l'inimitié entre les O'Higgins et les O'Hara dans Lucky Luke. Ici, un des clans est propre sur lui et organise des bals de belle allure, pendant que l'autre vit dans la crasse et les mauvaises manières. Le chef des crasseux méprise cordialement le seul fils qui lui reste, le rudoie en permanence, et finit par lui loger une balle dans le corps, avant de pleurer sa mort. Les deux vieux patriarches, le cradoque et l'élégant, se détestent depuis toujours et se liquident mutuellement à la winchester dans un duel final un peu grotesque. Les grands espaces sont particulièrement pelés et on plaint ces pauvres bovidés qui n'ont rien à bouffer mais ont soif. Les chevaux sont très bien soignés par un petit mexicain grimaçant, habitué des westerns, et qui est le confident de tout le monde, surtout de Peck. La vendetta finale se déroule dans un canyon blanc entouré de magnifiques colonnes rocheuses dignes de certains temples mésopotamiens. Wyler a eu du flair de dégotter ce bel endroit. La progression de la bande équestre de Charlton Heston dans un couloir taillé dans la roche a probablement servi de modèle aux Professionnels, film avec Claudia Cardinale et Burt Lancaster. Tous les acteurs sont mémorables : Peck et Simmons bien entendu, tous les seconds rôles, et, parmi eux, Charlton Heston, bras droit du vilain major, jaloux de Peck, méchant qui s'adoucit progressivement, à contre emploi des rôles de héros positifs qu'il jouera par la suite comme dans Ben Hur et la Planète des Singes.
Un an avant son chef d'oeuvre "Ben Hur", William Wyler nous offre un magnifique western avec comme acteurs principaux l'excellent l'énorme Gregory Peck, son acteur fétiche Charlton Heston, et Burl Ives (qui aura avec ce film l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle ) ! Tous les personnages principaux ou secondaires sont bien joués, la photographie est géniale, et la bande-son est très réussie. Côté scénario, Wyler mêle parfaitement western et romance, jalousie haine et rivalité seront au coeur de ce film. Au centre de toute cette tourmente Mc Kay (Gregory Peck) mettra tout en oeuvre pour que le dénouement soit le moins tragique possible. C'est un western atypique avec un héros aux allures plutôt "pied-tendre" voire poltron, qui cherche à éviter toute situation conflictuelle, mais attention de ne pas trop se fier aux apparences. Un très bon moment => 4/5
Aussi à l'aise dans les films policiers, les comédies ou les péplums, William Wyler signe ici un retour aux sources et au genre qu'il l'a fait débuté au cinéma: les westerns. Un film différent des autres western, et qui sur certaines thématiques n'est pas sans rappeler d'autres western comme l'Homme qui tua Liberty Valance. Un western porté par le charisme, la brutalité et l'élégance de Charlton Heston et Grégory Peck et par le charme et la beauté de Jean Simmons. Un ancien capitaine de bateaux s'installe auprès de sa fiancée dans l'ouest américain, passant de l'immensité des mers et des océans à celle du désert où l'on se bat pour l'eau. Une immensité que, comme pour les océans, les hommes veulent maîtriser. Cette immensité et ce combat pour l'eau et les territoires peuvent-ils prendre le dessus sur l'homme, un comportement brutal ou des manières de gentleman pour vivre dans ce milieu hostile où le plus grand adversaire est l'homme lui-même. Un très grand western, au scénario parfois prévisible comme pour beaucoup de western, mais Wyler utilise ici parfaitement le décor avec une magnifique photographie, notamment lors de l'affrontement nocturne entre Grégory Peck et Charlton Heston.
Ce beau western fait l’apologie de cette sorte de force de caractère qui ne passe pas par la violence. Gregory Peck est impeccable dans ce rôle du citadin qui n’a rien à prouver à personne d’autre que lui-même. Ce film vaut aussi pour la beauté des paysages. A noter, la très bonne prestation de Charlton Heston (dans le second rôle masculin) qui retrouvera William Wyler deux ans plus tard pour le monumental chef-d’œuvre « Ben-Hur ».
Nous voila au temps des pionniers, un bon gars de l'est vient découvrir ses contrées sauvages, dominées par la loi du plus fort,afin de prendre épouse. Fort heureusement, le récit bifurque assez rapidement sur un film plus subtil qu'il n'y paraît. Le bon gars s'avère plus coriace qu'il n'y paraît, et la critique de la violence que le film etire sur les deux heures mène à un final plus proche de la tragédie que du western. Wyler démontre un vrai talent pour utiliser les espaces, la scène de la bagarre et du duel du canyon sont franchement réussis. Même l'histoire d'amour ne suit pas le parcours balisé habituel. Toujours droit dans ses bottes et flegmatique au possible Gregory peck livre une compo solide, on regrettera le traitement un poil manichéen échue à sa future épouse. Mais cela ne gâche pas le plaisir de revoir un bon vieux classique un soir de semaine.
Un western qui tient de la tragédie antique. Des personnages à la fois forts et nuancés. Un espace, une géographie puissants qui n'ont rien d'européens. Pourtant, cet homme qui a navigué sur les mers du globe, joué par Gregory Peck, a un je ne sais quoi du vieux continent. Sa fiancée est la fille d'un fermier veuf et chef de clan; découvre en tant qu'invité toute la brutalité de l'ouest. A travers la rivalité du futur beau-père avec un autre imposant patriarche chef de clan.
Notre ancien officier de marine a la fibre humaniste. Il se sent de plus en plus mal à l'aise dans ce contexte pesant et binaire. C'est en voulant acheter une propriété voisine pour l'offrir à sa future femme que son destin bascule...
Le film dure près de trois heures et pourtant, la trame serrée du scénario fait que l'ennui n'est pas possible. Je croyais qu'une des actrices principales, la brune, était Audrey Hepburn. N'étant pas très physionomiste, il s'agit de l'excellente Jean Simmons. La distribution est formidable jusqu'au cheval récalcitrant du début du film dans le corral.
Un western mais pas que, cette fois sans saloon ou filles de joie. Une oeuvre qui défie le temps !