GP arrive dans ce western comme un être à part, un élément perturbateur dans le bon sens du terme, celui qui vient changer les choses. Il se postionne comme un homme qui refuse les choses établies et surtout la violence. Cette haine qui agite les deux clans, il la repousse avec force et il faut voir comment il arrive à changer les esprits. Tout est bouleversé. Un très bon western sans indiens ou sans chevauchées mais qui puise sa force dans la réflexion sur la possibilité d'une amélioration du caractère des hommes et qui propose en plus une formidable image de l'ouest.
Un très grand western avec des paysages somptueux, des personnages avec une psychologie bien ciselée et un scénario intelligent qui ne souffre d'aucune fausse note. Un film de 2h40 où on ne voit pas le temps passer. Grégory Peck, débarqué dans un monde très différent du sien est admirable. Du grand cinéma.
Quand Gregory Peck rencontre Charlton Heston où la rencontre de deux monstres sacrés du cinéma, voici le casting du film The Big Country. Et pour diriger ces deux acteurs mythiques, le grand réalisateur William Wyler (Ben-Hur, La Rumeur...). Réduire The Big Country à un simple western est un raccourci un peu rapide car de nombreux éléments de ce film nous amènent vers d'autres genres cinématographiques.
Lorsque James McKay (Gregory Peck) ancien marin arrive dans le grand Ouest américain pour retrouver sa fiancé, fille d'un grand propriétaire terrien des environs, il ne s'imagine pas un seul instant ce qui l'attend. Sa fiancé Patricia Baker (Carroll Baker) est une femme de la frontière libre et effrontée en totale admiration pour son père, le Major Henry Terrill qui au premier abord est un homme charmant. Toutefois, en grattant un peu la surface James McKay se rend compte que le major mène une guerre personnelle contre le chef d'une autre grande famille de la région Rufus Hannassey (Burl Ives). La haine entre ces deux personnages entraîne les deux familles dans une guerre privée pour le contrôle d'un point d'eau. Rapidement James McKay se rend compte que la fille dont il était tombé amoureux dans l'Est est en réalité bien différente lorsqu'elle se retrouve chez elle.
Dans des décors sublimes et avec des acteurs inoubliables, ce film est à la fois un western mais également un drame romantique. Les personnages féminins sont très forts et notamment celui de Carroll Baker qui n'est pas à bien des égards sans rappeler celui de Scarlett dans Autant en emporte le vent. L'histoire d'amour entre cette dernière et Gregory Peck fait penser à l'histoire entre Rhett Butler et Scarlett O'Hara. D'ailleurs tout comme Scarlett, Patricia jouera très longtemps avec son prétendant avant de le perdre et seulement à ce moment là elle comprendra ce qu'elle a perdu.
"Les grands espaces" est un très grand western de William Wyler, un des meilleurs du genre. C'est un très beau western humaniste qui bénéficie d'un scénario très puissant et d'une interprétation exceptionnelle. Le western oppose avec beaucoup de sensibilité l'intelligence du héros qui refuse de se conformer aux coutumes à la rudesse et brutalité des cowboys de l'Ouest. Il montre ainsi parfaitement bien l'absurdité de la violence. Le scénario est très bien dosé et propose de bonnes scènes d'actions, de l'humour et surtout une étude psychologique très intéressante pour chaque personnage. La réalisation de William Wyler est très rigoureuse, avec des plans magnifiques et parfois novateurs, comme la longue séquence de bagarre vue de distance, qui nous rappelle le dernier film de Christopher Nolan, "Interstellar". Sa mise en scène est sublime et magnifie les personnages ainsi que les décors, des décors grandioses et réalistes, certainement faisant parti des plus beaux du western. L'interprétation est parfaite, Gregory Peck propose un jeu très juste, très fin, subtil et brillant. L'acteur nous montre son intelligence dans ses choix et campe un personnage à son image. Charlton Heston est excellent, même s'il est plus secondaire dans ce film, il tient tout de même un rôle très important et très intéressant à analyser, le contremaître. Jean Simmons adopte un jeu parfait, l'actrice est excellente, ce n'est pas le cas de Carroll Baker malheureusement, qui n'est pas non plus mauvaise. La partition musicale est intéressante et pour une fois, ne sert pas comme un ajout ou un artifice comme la majorité des westerns de l'époque, même les meilleurs, mais véritablement comme un accompagnement musical des images. Cela mérite une reconnaissance totale pour le travail de Moross. De plus, le titre en français pour une fois est très bien choisi et ne déçoit pas. A noter aussi un très bon rythme, on ne s'ennuie jamais et les trois heures passent très vite. Magistral !
...De grands espaces, de grands acteurs et actrices, un bon scénario, un bon réalisateur et une grande longueur de pellicule pour ce Western hors norme. Ici, comme le terrain, tout est très étendu ,caractère,profil et historique générationnel. C'est un long métrage humaniste porté haut et fort par un G.Peck transcendé en homme de Paix et de valeurs,foulant d'un même pied les préjugés et caractères haineux de deux clans rivaux. Le Chevalier Blanc en quelque sorte. Un traitement somptueux de l'image donne ce relief aux paysages tantôt verdoyant et chaleureux que désertiques et sauvages. Peut-être bien le Western dans le top 10 des Meilleurs jamais réalisés.
Après un début laborieux l’auteur de « Ben Hur » met le paquet en douceur pour fignoler un western qui tient ses fondamentaux en respect et donne quelques coups d’éperon, originaux. L’histoire est classique, mais Wyler sait comment filmer entre les lignes. Avec une brochette d’acteurs, qui du premier au troisième rôle, sont tout à fait à l’unisson. Pour en savoir plus
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5,0
Publiée le 12 décembre 2012
Western majestueux qui se dèploie sur fond de grands espaces où les personnages vont au bout de leur quête avec une dètermination tout bonnement admirable! On pourrait rapprocher certaines sèquences de "The Big Country" avec quelques-unes des images sublimes qu'on retrouve par exemple dans le cinèma soviètique où le paysage est traitè par lui-même, à la manière des peintres! Avec un magnifique sens du plan large et un Scope qui accroche souvent le regard, William Wyler signe l'un de ses films qui envisagent le paysage du seul point de vue du spectacle, utilisant ainsi les beautès naturelles de l'Ouest amèricain comme des dècors grandioses, qui servent avant tout à mettre en valeur l'action! Tous les acteurs sont exceptionnels: que ce soit Gregory Peck en ancien capitaine de navire venu, par hasard, se mesurer au rude univers des cowboys prêts à s'entretuer pour la possession de points d'eau ou Charlton Heston, amoureux fou de la jolie blonde Carroll Baker en passant par la brune resplendissante Jean Simmons dont le point d'eau est l'objet de bien des convoitises! Les seconds rôles sont tout aussi remarquables: Charles Bickford, propriètaire d'un ranch en conflit permanent avec le massif Burl Ives (oscarisè), propriètaire intransigeant gèrant le noyau familial d'une main ferme, menant au doigt et à l'oeil ses fils tèmèraires et casse-cou dont le provocateur Chuck Connors! Dressage magnifique d’un cheval qu’on peut qualifier de difficile sous la selle, opposition amoureuse pour les beaux yeux de Peck, querelle à propos d'un point d'eau, duel d'anthologie au pistolet, "The Big Country" est une leçon de vie westernienne! Une leçon de cinèma où Wyler utilise toutes les facettes du genre avec l'inoubliable partition de Jerome Moross! 2h45 de grand spectacle...
Un an avant son chef d'oeuvre "Ben Hur", William Wyler nous offre un magnifique western avec comme acteurs principaux l'excellent l'énorme Gregory Peck, son acteur fétiche Charlton Heston, et Burl Ives (qui aura avec ce film l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle ) ! Tous les personnages principaux ou secondaires sont bien joués, la photographie est géniale, et la bande-son est très réussie. Côté scénario, Wyler mêle parfaitement western et romance, jalousie haine et rivalité seront au coeur de ce film. Au centre de toute cette tourmente Mc Kay (Gregory Peck) mettra tout en oeuvre pour que le dénouement soit le moins tragique possible. C'est un western atypique avec un héros aux allures plutôt "pied-tendre" voire poltron, qui cherche à éviter toute situation conflictuelle, mais attention de ne pas trop se fier aux apparences. Un très bon moment => 4/5
Un très grand western, très peu diffusé. Une reconstitution raffinée de l'Ouest américain au moment où se construisent les grands empires d'élevage destinés à nourrir les villes du Nord. C'est l'époque où des investisseurs anglais envahissent la frontière à coup de dizaines de milliers de dollars, s'octroyant des terres sans fin, pour y élever des milliers de têtes de bétails. L'accès à l'eau est un enjeu majeur dans la réussite de leur entreprise. Ces capitaines d'industrie logent dans de véritable palais tout confort, côtoyant des hameaux sordides aux conditions de vie misérables. Ce film ne respecte aucunement les conventions du genre. Pas de saloon, des bagarres réduites à l'essentiel, des duels comme il a dû réellement s'en produire, des personnages consistants. Une seule curieuse convention du western est respectée : la scène de 5 secondes avec le forgeron. Ce film est admirablement servi par les acteurs ; Gregory Peck incarnant la civilisation en marche est absolument admirable. À voir absolument.
Aussi à l'aise dans les films policiers, les comédies ou les péplums, William Wyler signe ici un retour aux sources et au genre qu'il l'a fait débuté au cinéma: les westerns. Un film différent des autres western, et qui sur certaines thématiques n'est pas sans rappeler d'autres western comme l'Homme qui tua Liberty Valance. Un western porté par le charisme, la brutalité et l'élégance de Charlton Heston et Grégory Peck et par le charme et la beauté de Jean Simmons. Un ancien capitaine de bateaux s'installe auprès de sa fiancée dans l'ouest américain, passant de l'immensité des mers et des océans à celle du désert où l'on se bat pour l'eau. Une immensité que, comme pour les océans, les hommes veulent maîtriser. Cette immensité et ce combat pour l'eau et les territoires peuvent-ils prendre le dessus sur l'homme, un comportement brutal ou des manières de gentleman pour vivre dans ce milieu hostile où le plus grand adversaire est l'homme lui-même. Un très grand western, au scénario parfois prévisible comme pour beaucoup de western, mais Wyler utilise ici parfaitement le décor avec une magnifique photographie, notamment lors de l'affrontement nocturne entre Grégory Peck et Charlton Heston.
William Wyler, réalisateur très éclectique (La Rumeur - 1962, Ben-Hur - 1960 & Vacances romaines - 1953) réalise ici un western très différent de ce à quoi nous nous attendions. Les Grands espaces (1958) nous narre l'histoire d'une guerre sans fin entre deux riches familles se disputant un point d'eau pour leur bétail. Au beau milieu de ce foutoir, un homme fait une entrée remarquée, cet anti-héros auquel personne n'espérait quoi que ce soit sera en réalité le point d'orgue d'une nouvelle ère et signe de paix. La mise en scène se veut sobre et très lente, de quoi décontenancer les aficionados des westerns rythmés. Les plans en extérieurs sont quant à eux de toute beauté, il en va de même avec l'interprétation des acteurs, entre Gregory Peck (qui porte le film sur ses épaules), Charlton Heston et la ravissante Jean Simmons. William Wyler dépayse complètement durant plus de 160 minutes et ce n'est pas pour nous déplaire !
Tourné juste avant Ben-Hur ce film de William Wyler est assez étonnement méconnu et est pourtant un très bon film. On peut y retrouver pas mal de tètes connues comme Burl Ives (qui gagna l‘oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation), Carroll Baker, Chuck Connors, Jean Simmons et surtout Gregory Peck ainsi que Charlton Heston, en bref un casting de rêve. Le thème principal de Jerome Moross est utilisé à outrance, mais on ne s’en plaindra pas vu sa qualité. Bref tout est réuni pour passer un bon moment. A la fin je me dis que Wyler n’est pas passer loin de faire un chef-d’œuvre, il manque un je-ne-sais-quoi.
Grand western un peu oublié je trouve. Wyler fait dans le grandiose, grande histoire et espaces (scénario dans le genre tragédie grecque et panorama des prairies, ...). Le casting est impressionnant et les personnages pas trop manichéens et les seconds rôles très étoffés. La dernière demi heure est spectaculaire avec ses duels et le gunfight.