La Baie des Anges
Note moyenne
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51 critiques spectateurs

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Alain M
Alain M

8 abonnés 19 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juin 2021
Ce film est typique de la Nouvelle vague, c'est à dire mauvais; le scénario... y'a t-il un scénario? Les acteurs se trimballent de casino en casino et de chambre en chambre; le film se termine en queue de poisson comme si Demy n'avait trouvé aucune fin présentable à son "oeuvre": il n' y a pas lieu de s'étonner qu'il ait écrit le scénario... en quelques jours!!! (dicet Wikipédia). On se contentera du talent de J. Moreau et de quelques belles prises de vue; quant à Claude Mann il plombe littéralement le film; Demy a t-il voulu serrer le budget et s'est-il contenté de cet acteur qui n'a pas plus de talent artistique qu'une huitre, qui récite laborieusement son texte et nous communique irrésistiblement son ennui? Il y en avait pourtant à l'époque des acteurs dignes de ce nom: Trintignan, Brialy, Hossein, Rich, Delon, Ronet, Belmondo, Gelin (un peu âgé, peut-être?) et bien d'autres! Quant à l'insupportable musique tapageuse de Legrand elle achève le film: un demi point pour J. Moreau (qu'est-elle allé faire dans ce navet???); un demi point pour les prises de vue.
Sylvain P

387 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2021
Baignant dans un blanc immaculé, La Baie des Anges est un film d'une beauté photographique incomparable. Pour le reste, il a énormément vieilli : la baffe monumentale du beau gosse à Jeanne Moreau en fait un salaud discrédité pour le reste du film et rend le "happy end" mièvre final voulu en fin angoissante pour la jeune femme. L'abondance de scènes de casino est également bien trop ennuyeuse.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2025
Pour son deuxième long-métrage, sorti en 1963, Jacques Demy nous plonge dans l’univers des casinos et des jeux de roulette. Claude Mann interprète sobrement un jeune homme épris de liberté qui souhaite briser le conformisme de sa vie. Arrivé à Nice, il rencontre une femme d’âge mûr dont l’addiction pour les jeux d’argent ne connaît aucune limite. Le scénario assez répétitif décrit bien la dualité de ces passions comportementales (amour et jeu) avec une Jeanne Moreau, qui bien que déjà fanée malgré ses 35 ans, reste vraiment éblouissante. Bref, un film simple mais efficace.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2020
Le deuxième film (écrit, dialogué et réalisé) de Jacques Demy. Dans un superbe noir et blanc - superbement restauré en 2012... Avec une superbe (et inhabituelle, au physique - peroxydée !) Jeanne Moreau. Voilà pour les atouts de "La Baie des Anges" - en y ajoutant la musique de Michel Legrand (déjà..). Et sans oublier, d'abord, la mise en scène impeccable (ah, cette somptueuse prise de vue en accéléré du générique de début....). Mais l'histoire elle-même déçoit un peu. Ce "La Joueuse" (comme on pourrait sous-titrer), qui échappe de peu à un "La Joueuse et le Pantin" (voir la fin irénique...) manque de force dans le propos, et partant, dans le trait... Un "classique" un peu fade, au global.
Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2020
Deuxième long-métrage de Jacques Demy mais c’est le cinquième que je visionne (plutôt que l’ordre chronologique, j’ai préféré regarder en premier ceux qui me paraissaient le plus accessibles). Et je ne parviens toujours pas à m’intéresser à ses thématiques et à être ému par son style. Ce n’est pas cette histoire d’amour entre deux personnages superficiels en quête d’argent facile qui y changera quelque chose.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2019
Jacques Demy nous plonge dans l'enfer et le le vice du jeu dans ce film à la mise en scène remarquable, dans lequel rayonne Jeanne Moreau, flambeuse blonde platine à la beauté sensuelle. Dommage que les scènes de jeu soit un peu trop répétitives.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 juillet 2019
quel plaisir de retrouver jeanne moreau en blonde et claude mann dans ce très bon film
de jacques Demy de 63
film sur la passion destructrice du jeu Demy
nous emmène à travers les casinos de nice et
De Monaco dans cette relation complice et
compliqué entre 2 personnages qui au départ
tout separe
la mise en scène fluide de jacques Demy fait
merveille
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2019
Jacques Demy nous invite au pays du vice du jeu, en se servant d’un jeune homme dans le besoin qui découvre, explore et se fait envoûter dans ce qui vacille entre passion et addiction. Tant dans les ambiances fiévreuses des casinos de la Baie des Anges de Nice que dans sa relation amoureuse et soudaine avec une fascinante habituée, l’analogie avec une toxicomanie est partout.
Effrayés d’une vie sans risque ni surprise ni émotions fortes, notre couple nous embarque dans leurs tribulations improvisées, capable de jouer leur va-tout à chaque instant, juste pour vibrer, se payer le luxe de la désinvolture absolue, jonglant entre la belle vie facile et opulente et le dépouillement endetté bien moins illusoire, baladés avec et malgré eux entre soudaineté et chronicité, entre euphories et perditions. Jouant leur vie au-dessus du hasard, pariant à la roulette leur bon sens, leurs réalités, leurs vertus, famille et même l’enfant de la nana, ce film de 1962 reste paradoxalement un cri d’alarme face à l’avilissement jouissif de cet état fiévreux, de cette obsession de gagner, cette jubilation du pari, de l’insolence et de la valse de la chance.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2019
Moins connu que ses célèbres Parapluies de Cherbourg, Demoiselles de Rochefort et Peau d’âne, ce deuxième long-métrage de Jacques Demy n’en est pas moins un chef-d’œuvre à la beauté formelle indiscutable. Portée par une Jeanne Moreau incroyable de beauté et de fraîcheur, blonde platine accro aux jeux de casino, mais aussi par un Claude Mann au charme évident, quoique plus en retenue dans son jeu, ce film fascinant illustre la passion sous toutes ses formes, et explore les liens troubles entre addiction et liberté – deux notions pourtant a priori antinomiques. La baie des anges bénéfice en outre du concours de collaborateurs de premier rang : Pierre Cardin pour les costumes, Michel Legrand pour la musique, Jean Rabier pour la lumière ou encore Costa-Gavras et Claude Zidi dans des rôles d’assistants. Absolument magnifique.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 janvier 2019
La Baie des Anges, est un drame linéaire et finalement assez prévisible visant à dénoncer les dangers du jeu. Il est donc question d'ascension et de chute. A noter la superbe BO de Michel Legrand.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2017
En 1962, Jacques Demy encouragé dans ses premiers pas de réalisateur par Christian-Jaque rencontré à Nantes, sort à peine de "Lola" produit par Georges de Beauregard dont le succès critique l'a immédiatement positionné dans la catégorie des jeunes espoirs. Il prépare alors "Les parapluies de Cherbourg" son premier film musical en couleur qui s'inscrit dans une trilogie. Lors d'un voyage à Cannes en compagnie de Mag Bodard (productrice, femme de Lucien Bodard puis compagne de Pierre Lazareff) à la recherche de financement pour son nouveau projet, il est fasciné par l'univers du jeu, pièce centrale des divertissements de la jet set fréquentant les palaces de la Côte d'Azur. De retour à Paris, il concocte très rapidement le scénario de "La baie des anges", film très modeste dans sa conception qui reste encore aujourd'hui une des pièces maitresses de l'œuvre du cinéaste trop tôt disparu en 1990. Film d'atmosphère tout à la fois inspiré par l'imagerie des films noirs américains et par la rigueur de Robert Bresson, "La baie des anges" dresse le portrait quelque peu alangui d'un jeune employé de banque (Claude Mann) à la froide rationalité alliée à une certaine morgue qui se laisse progressivement happer par l'infernale ivresse qui rôde autour des tables de jeu, guidé et charmé par une grande bourgeoise déchue (Jeanne Moreau) devenue une sorte de junkie hantant les casinos français au gré des interdictions de jeu qui la poussent toujours un peu plus loin pour assouvir sa quête inextinguible d'adrénaline. Si l'on porte sur le film un regard trop rationnel, on s'apercevra très vite de l'incohérence structurelle du récit proposé par Jacques Demy dont l'approche stylistique vise plutôt à montrer l'extrême solitude du joueur en confrontation avec lui-même dans un rapport à la mort qu'il cherche à braver en remettant sans cesse en jeu son destin sur le tapis vert. Les casinos vus par Demy n'ont rien de gai et la faune qui les habite rappelle par instant les personnages désincarnés de "L'année dernière à Marienbad" d'Alain Resnais (1961). Jeanne Moreau, blonde platine à la manière des femmes fatales hollywoodiennes telles Lana Turner, Barbara Stanwyck (dans "Assurance sur la mort" de Billy Wilder en 1944) ou Jean Harlow est magnifique de versatilité et de sensualité comme elle le sera tout au long de sa filmographie ambitieuse et sans concession. De son côté Claude Mann pour sa première apparition à l'écran apporte avec bonheur toute la suffisance qui émane d'un personnage victime de sa présomption qui rendra assez vite les armes. A peine un plus tard, "Les parapluies de Cherbourg" feront partir Jacques Demy dans une toute autre direction stylistique qui le fera passer à la postérité. Que serait-il advenu s'il avait décider de creuser sa veine noire en parallèle à un Jean-Pierre Melville ?
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2016
Ce qui reste de ‘’la baie des anges’’ c’est le personnage de Jeanne Moreau. Personnage très riche capable de tout comme de rien et qui vit toute chose intensément. Le film à le mérite de montrer que si l’amour du jeu peut être partagé par tous, son addiction est largement dépendante des personnalités humaines. On ne peut oublier Jackie, sa chevelure blanche comme son tailleur, son indifférence totale aux autres, son manque de respect y compris pour l’argent dont elle a tant besoin. Ce n’est pas le Demy que chacun connaît, celui ci est assez glaçant y compris dans la rigoureuse mise en scène du début qui est proche de l’ennui. C’est évidemment voulu aussi la fin montrée n’est pour moi qu’une apparence. Jackie continuera à jouer jusqu’à se perdre. Il est impossible qu’elle quitte le tapis de jeu avant d’avoir beaucoup gagné ou tout perdu. Cette fin heureuse sauvée par l’amour n’est qu’une fausse ‘’happy end’’.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2016
Voir la belle copie restaurée au noir et blanc dense et clair comme la lumière du Sud. Dès le générique on est emporté par un travelling qui nous éloigne à grande vitesse de la baie de Nice, comme le feront plus tard les deux héros que sont Jean et Jacqueline, interprétés par Claude Mann et Jeanne Moreau. Un film à l’envers, tel un flashback fulgurant, un rêve à jamais perdu, brisant les règles de l’art. On est presque dans du Flaubert où les sentiments virevoltent de l’aube au crépuscule, en danse décadente, sur le fil du temps présent. On joue, on perd, l’instant d’après l'on gagne, le mouvement de la vie nous emporte, tourbillonnant, dans une sorte d’ivresse. Ici le jeu est davantage que les chiffres de la roulette, il est ce mouvement qui, au fil des casinos et des tables, retombe, s’étiole puis repart vers une nouvelle envolée au moment où l’on y croyait plus. Amour perdu, retrouvé, éphémère.
Le film est en tout point une réussite, l’une de celles que la Nouvelle Vague française a magistralement opérée au début des années 60. Années bénies, de lumière, de liberté, d’innocence, à jamais éteintes, seulement rallumées par la magie de la pellicule, proustienne, défilant sous nos yeux hagards ou éblouis. Un film d’une jeunesse incroyable, tellement audacieux, au détriment des conventions et avec cette légèreté empreinte de gravité qu’on retrouve chez des cinéastes comme Michel Deville ou chez les italiens, Dino Risi, Pietro Germi... Sous le vernis des voitures décapotables, des robes du soir et des palmiers au vent des croisettes, c’est de l’absurdité des existences dont Jacques Demy nous parle. « Que l’on soit à Paris ou ici qu’importe après tout… Il faut bien être quelque part » nous dit Jacqueline-Jeanne Moreau en blonde, tailleur blanc, fumant des Lucky Strike. Un film où le temps passe, à la recherche du bonheur, fuyant comme la vague, inaccessible peut-être, si peu que l’on décide d’échapper à de mornes existences. Un film libre, féminin, fait de noir et de blanc, quête d'absolu toute en désespérance sur le fil des possibles.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2015
Sur le coup je suis un peu déçu par ce Demy ci, j’ai trouvé que cette fameuse simplicité qu’avait "Lola" était parti en fumée pour laisser place à quelque chose de plus mécanique, l’histoire d’amour à travers l’addiction au jeu ne fonctionne pas très bien dans le sens où les sentiments n’existent que par pur calcul, c’est sans doute voulu mais je n’y adhère pas tout à fait. J’ai eu l’impression que Jeanne Moreau bouffait complètement son partenaire à l’écran, ça n’est pas illogique compte tenu du sujet et de la construction des personnages mais le rendu manque de spontanéité, c’est presque gênant. Cependant d’un côté Demy propose quelque chose de différent, c’est loin d’être inintéressant, il a je pense essayé de rentrer dans la cour de ses compères de la Nouvelle Vague mais il s’est sans doute rendu compte que ce n’était pas son truc, son cinéma est bien meilleur lorsqu’il est moins carré, plus léger et sentimental.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2015
Une dépendance que le spectateur ressent aussi à chaque scène de casino. Quel film..... Comme la vie. Comme un conte cruel avec ses hauts et ses bas. Pourtant Demy est bien gentil car il ménage ses acteurs en les rendant la vie assez belle. Ça aurait pu être encore plus féroce...... J'aime les mouvements de la caméra, lisses et amples. Plus je vois Demy, plus je vois Truffaut. Ca n'aurait peut-être pas plu à l'un ou l'autre!!!!
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