La Baie des Anges
Note moyenne
4,0
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51 critiques spectateurs

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toriyazaki
toriyazaki

5 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2014
Jean Fournier est un homme avec une vie tranquille et posée; il est banquier et vit encore chez son père lorsque son collègue de travail lui demande de l'accompagner pour jouer au casino. spoiler: La chance du débutant lui permet de partir avec une petite fortune mais en rentrant chez lui, son père le met à la porte, refusant d'héberger un joueur de casino. Sous les conseils de son collègue, il se retrouve alors sur la côte d'azur avec son petit pécule pour tenter sa chance dans des casinos de meilleurs standing
.C'est ici qu'il rencontrera Jackie, une joueuse invétérée au passé assez trouble. Il en tombe bien évidemment amoureux et bien qu'il ait à priori les pieds sur terre, sa passion lui fait plus ou moins perdre la tête et donc jouer inconsciemment.Le couple va alors alterner les instants de chance avec ceux de déveine et ainsi, vivre quelques jours partagés entre une vie modeste dans un petit hôtel niçois dans les moments difficiles et une vie luxueuse dans une suite d'un grand hôtel cannois dans les moments de baraka.Jeanne Moreau incarne cette femme fatale dans toute sa splendeur, sûre d'elle et capable de tous les caprices et autres mensonges pour obtenir ce qu'elle veut des hommes donnant alors à notre jeune héros (Claude Mann), un peu trop novice, bien du mal pour garder un pied dans la vraie réalité.Si Jacques Demy parvient remarquablement à instaurer l'ambiance propre aux salles de jeu tout en maintenant cette part de mystère qui pousse les joueurs malgré leurs échecs à poursuivre leurs vie de débauche, il n'arrive malheureusement pas à éviter un manque de rythme flagrant entre chaque mise de jeu de ses personnages principaux.De plus la scène finale, en contradiction totale avec la relation amour/besoin du couple rendra finalement caduc tout ce que le réalisateur nous avait offert jusque là entre ces deux flambeurs.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2019
Alors qu'il cherche des financements pour son films suivant "Les parapluies de Cherbourg", Jacques Demy signe en 1963 "La baie des anges" situé sur la côte d'azur et l'univers des casinos. Il s'agit néanmoins d'un long-métrage un peu à part dans l'oeuvre du cinéaste qui ici choisit clairement l'austérité. Tout est filmé en noir et blanc, les dialogues sont sobres et l'aspect est solennel ; bref, on est loin de la fantaisie de ses films suivants. Seule la musique lyrique de Michel Legrand parvient à évacuer quelque peu cette torpeur. La question du jeu est abordée de façon frontale et traitée à la manière d'une drogue, surtout via le personnage de Jeanne Moreau, incarnation de l'être humain en souffrance. Pour conclure donc, ce n'est pas le film le plus représentatif de son oeuvre mais un des meilleurs qu'a pu produire le septième art sur le démon du jeu.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2013
La première chose qui saute aux yeux à revoir "la Baie des Anges" après des années d'oubli, et jusqu'à ce qu'un commentaire enthousiaste de Garrel m'y fasse repenser, c'est combien ce film âpre, linéaire, stressé, tranchant, ne ressemble à l'idée qu'on se fait d'un "Demy-film", avec ses circonvolutions acidulées. Et pourtant, entre les jeux du hasard, directement matérialisés par la petite bille de la roulette, et la passion absolue comme moteur de la déroute, la noirceur et l'étourdissement qui règnent dans tous les grands films de Jacquot de Nantes sont déjà là, absolument. Le déferlement des changements de situation au rythme des aléas du jeu, les ruptures et les collisions incessantes rendent le film peu "aimable", il est vrai, mais on peut toujours se rattraper avec la beauté de Jeanne Moreau, si loin ici des stars glacées que sa blondeur pourrait évoquer, et surtout avec l'intelligence absolue de la mise en scène, toute en gestes justes, en mouvements exaltés, en courtes explosions de joie, de sensualité ou de cruauté. Non, "la Baie des Anges" n'est pas um film qui se regarde avec plaisir, c'est pourtant un film impeccablement exécuté sur une descente foudroyante aux enfers, qu'on peut juste espérer rescapée par une dernière scène lumineuse, indiscutablement vibrante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2019
Un film romanesque, jeune et beau comme Jeanne Moreau à 25 ans.
La fin sonne comme la fin du "Joueur" de Dostoievski : "Demain, demain, tout finira".
Un moment de rêve, renforcé par la magie du noir et blanc, et celle des soirées habillées des années 50 et 60. Un petit bijou du cinéma français.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2013
Qu’elle soit donc amoureuse ou liée au jeu, la passion finit toujours par être destructrice et terriblement séductrice dans la mesure où elle procure des poussées de bonheur et de joie suspendues de manière presque dérisoire au verdict d’une petite bille s’arrêtant enfin sur une roulette. Tantôt riches à millions, tantôt ruinés d’avoir tout perdu, dans les deux cas dans une rapidité étourdissante, Jackie et Jean ont un besoin vital et viscéral l’un de l’autre : lui parce qu’il est totalement amoureux, elle parce qu’elle prétend que sa compagnie lui est bénéfique et lui porte chance. L’argent gagné est aussitôt dépensé en restaurants et en hôtels de luxe, dans une belle décapotable et dans des vêtements chic, mais jamais épargné ou utilisé à des objectifs plus durables. C’est le royaume de l’instantanéité, de la vie qui se réinvente à chaque instant quand tout a été perdu et qu’il faut bien trouver une échappatoire.

Dans la lumière blanche et aveuglante de la Côte d’Azur, le duo de joueurs apparait comme un couple de vampires vivant jusqu’au bout de la nuit, s’offrant un dernier verre au petit matin avant d’aller se coucher. Les robes de Jackie aussi blanches que sa coiffure blonde servent de paravent à une âme noire et tourmentée, qui sent la pourriture au fond d’elle, incapable de mettre un terme à sa passion du jeu. Alors que Jean l’exhorte à ne pas le quitter et à envisager un avenir commun, elle refuse le sentiment, complètement investie dans ce qui ressort comme son unique raison d’exister. La moralité n’entre pas en ligne de compte, les manières d’être et d’agir peuvent sembler au-delà de toute logique ou raison, mais nous sommes bien au-delà de tels registres.

Sur une heure vingt minutes, le film offre une mise en scène rigoureuse, au scalpel, qui va à l’essentiel, et s’accomplit comme une tragédie, celle de deux êtres dévorés et liés par des nécessités pourtant différentes. L’appel final de Jackie se démultipliant dans les miroirs du vestibule du casino n’est pas un cri d’amour, mais l’appel à l’aide d’une femme qui sait qu’elle sombre, ne peut rien faire, sinon entrainer à sa suite un amoureux éploré.

Il y a dans toute l’œuvre de Jacques Demy l’idée que le hasard auquel s’en remettent la plupart du temps ses personnages souvent hésitants et indécis ne peut réellement nuire à leur destin. Dans La Baie des anges, la confusion s’opère entre les deux notions. Pire, c’est ici le hasard qui finit par déterminer le destin dont celui-ci devient l’esclave soumis, ôtant du coup à ces pantins le libre-arbitre nécessaire à leur libération.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2018
Grosse déception. Je ne m'attendais pas à du lourd globalement, mais là beaucoup de scènes sont attendu et j'ai eu un souci avec Jeanne moreau qui m'ai sortit des yeux et des oreilles dans ce film, ce n'est clairement pas son meilleure rôle. Le thème était intéressant quoiqu'un peu "plan-plan", en tant normal j'ai toujours quelque chose de sympa à dire pour défendre le film mais là ... C'est peut-être avec Pierrot le fou, le film le plus sur-côté sensé représenté notre nouvelle vague, triste ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2013
Fascinante intrusion dans l'enfer du jeu d'argent. Un morceau de roi que ce film restauré (surtout pour les spectateurs l'ayant vu un peu jeunes). Risquer son va-tout comme on dépose un vêtement au vestiaire avant d'aller danser. Etre là rivé, réjoui, effondré mais l'air crâne avant de composer, supplier après avoir rejoué des gains faramineux. Des conduites à risques qui décuplent la sensation d'être vivant. Si visuellement on est à la fête en noir et blanc entre Paris et la Côte d'Azur, sur l'aspect sonore, on croirait une comédie musicale sans en être une. Les dialogues sont fluides, le couple livré par rafales. Beaucoup de sensorialité. La concierge de l'hôtel, les rudes galets de la plage, les valises, on a l'impression de s'y frotter. Tout cela ramenant au cliquetis de la roulette, non pas sec, mécanique, mais crépitement léger, sonnerie grêle, murmure cristallin. Les réalités glissent sur gens et choses, le couple fait partie de l'alchimie, laissant sur le bord de la route la camaraderie du départ. Les deux grands fauves prévisibles se reconnaissent. Blondeur de croqueuse patentée contre carrure de jeune coq. Au négatif, on pourra trouver poussiéreuse l'autorité paternelle à l'heure des réseaux sociaux prolongeant l'adolescence (et encore la suite enseigne que le papa veuf est plus bourru que tyrannique). Des talons hauts chancelants, un bras qui accepte qu'on s'y suspende... Jacques Demy enveloppe Claude Mann et Jeanne Moreau d'une tendresse obligeant à se questionner sur les vertiges qui font se croire en apesanteur. A l'heure ultralibérale, "Jackie et Jean" mériteraient statuettes dans tous les casinos du monde.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2013
Film qui ne m'avait guère emballé il y a des années, et que la sortie d'une superbe version restaurée permet de reconsidérer. Entre autres, la surprise est de trouver Claude Mann excellent, bien meilleur que le souvenir laissé, et sa fascination pour la Marilyn des casinos surjouée par J. Moreau émouvante et compréhensible. La dernière scène peut laisser perplexe...Fut-elle imposée par les producteurs?
Isabelle B
Isabelle B

9 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2013
Passionnée de jeux, de casino et de luxe. Elle n'aime pas l'argent. D'ailleurs la preuve, elle le dépense tout de suite, aussitôt gagné. Lui a la sagesse du débutant: s'arrêter à temps. Jusqu'à ce que, pris par la dépendance, Jackie et le jeu le posséde.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2013
Le scénario est assez linéaire, pauvre et répétitif, notamment les scènes de casino. Quant à la peinture du "démon du jeu"; cela manque d'originalité, même en 1962. Le film aurait donc assez peu d'intérêt sans le personnage assez extraordinaire de femme perdue, malade du jeu et bientôt décavée que compose Jeanne Moreau. En revanche, on a un peu de mal à comprendre la psychologie de son partenaire et son attachement à une malade qui manque vraiment de séduction...
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2013
Quelle tristesse, un Demy que je n'ai pas apprécié, même si on retrouve quelques répliques ou plans qui font le génie du réalisateur. La baie des anges tourne exclusivement autour du jeu, ce qui est intéressant au début, puis le devient nettement moins par la suite, puisque le film fonctionne sur la répétition des erreurs. Surtout, même si Claude Mann est très bon, Jeanne Moreau jeune ne parvient pas à afficher l'air faussement distancé que Catherine Deneuve ou Anouk Aimé parvenait à avoir.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 228 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2013
La passion du jeu vue par Demy donne un film d'une vitalité et d'une nostalgie étonnante. Demy filme admirablement la baie des anges et ses personnages évoluent sur une très belle musique qui porte le filme. Quant à Jeanne Moreau, blonde flamboyante, elle n'a peut-être jamais été aussi magnifique, éclipsant du coup ses partenaires masculins.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juin 2012
Mon film préféré de Jacques Demy !
La mise en scène et Jeanne Moreau

Vu et revu
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2011
J'adore Demy habituellement, mais je dois avouer que cette « Baie des anges » ne m'a en définitive qu'assez peu parlé. Oh c'est sûr que c'est bien photographié, que l'étrangeté du personnage joué par une bonne Jeanne Moreau apporte un plus indéniable et que Demy a conservé un vrai sens de la mise en scène et de la narration (bien que nous soyons plus proches de « Jules et Jim » que des « Demoiselles de Rochefort »). Reste que cette plongée dans le monde des casinos m'a paru à l'image de ce milieu : vide, désenchantée et assez répétitive. Certains me diront alors que c'était justement la démarche de Demy. Pourquoi pas, mais encore aurait-il fallu proposer des personnages évoluant de manière plus évidente, cherchant à s'évader de cette superficialité plutôt que de s'y vautrer. Heureusement, cet aspect « démon du jeu » face auquel nous ne pouvons plus nous arrêter est assez bien montré et fait passer un peu mieux passer la pilule quant à deux personnages qui auraient pu se révéler rapidement insupportables. Sentiments mitigés donc devant ce Demy clairement mineur, mais pas inintéressant pour autant. Disons que pour un film estampillé « Nouvelle Vague », c'est plutôt pas mal. Pour le futur réalisateur de « Peau d'âne », c'est assez moyen. A vous de juger...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 août 2012
Bon film et un des premiers a parlé de l'univers des flambeurs. L'histoire d'amour est très romantique, les images d'un noir et blanc contrasté jolies. Malheureusement, le scénario n'a rien d'extraordinaire.
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