Invasion Los Angeles
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298 critiques spectateurs

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Objectivons

404 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2024
Un film qui date, mais avec une superbe ambiance à la John Carpenter. L'histoire est originale, l'action agréable à suivre tout du long, et le parallèle entre les extra-terrestres et ceux qui dirigent ce monde (les multinationales bien sûr !) vient assez rapidement à l'esprit.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2009
Sous des apparences d’un inoffensif film de série B fait de deux trois bouts de ficelles et basé sur une histoire espiègle d’aliens trop envahissants, John Carpenter nous sert une œuvre savoureuse qui est un joyeux mélange à la fois de satire sociale anti-consumériste et anti-capitaliste, et de parodie de film de SF, et de film d’action. L’auto dérision des films de SF atteint son paroxysme lorsque l’américain fait des «copier-coller » à répétition pour plusieurs scènes de poursuites entre sauveurs du monde et les aliens partisans de l’ultra-libéralisme. Celle des films d’action, quand à elle, atteint son paroxysme dans une scène épique de bagarre entre le héros qui veut forcer son copain à chausser les lunettes de vérité, et l’autre qui refuse de la voir la vérité. Non vraiment, Carpenter jamais ne déçoit.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2019
Plutôt qu'à sa banale version française, intéressons-nous au titre original de ce film : They live. "Ils vivent", donc. Mais qui, "ils" ? Les extraterrestres qui ont secrètement pris possession du monde ? Ou les quelques hommes qui leur résistent, et qui sont les derniers à tenter de vivre par eux-mêmes, sans la tutelle d'envahisseurs ? Autre hypothèse : ne pourrait-on pas omettre une lettre de ce titre (à l'instar des personnages du film, à qui leurs lunettes permettent de lire les messages subliminaux des extraterrestres cachés par des textes de magazines ou des slogans publicitaires) pour y lire "they lie" ? Alors, qui ment ? Ceux qui détiennent le pouvoir, bien sûr, dont les mensonges (consistant à faire croire que chacun est maître de son destin) sont favorisés par ce déferlement de publicités qui vendent un bonheur matérialiste et superficiel. Cette interprétation du titre, qui fait des méchants du film non pas les extraterrestres mais la haute société, est favorisée par sa construction scénaristique : la première moitié du film montre un pays en crise et dominé par un pouvoir répressif (avec en point d'orgue une longue séquence de violence policière qui acquiert une résonance particulière dans la France actuelle), sans trace explicite de science-fiction. C'est seulement dans la seconde moitié que celle-ci se déplace au centre du récit, mais elle n'apparaît alors que comme un alibi légitimant la virulence de la dénonciation précédemment faite. Ce pouvoir tyrannique est d'autant plus difficile à combattre que les dominés, et c'est là le vrai drame, sont eux-mêmes plus enclins à s'affronter qu'à s'unir : en témoigne la célèbre scène de la génialement interminable bagarre entre les deux protagonistes, où John Nada finit par être obligé de mettre lui-même les lunettes devant les yeux de Franck Armitage. La rage du premier n'a d'égal que la tristesse de Carpenter (transmise au spectateur) de voir deux hommes ayant tant en commun se battre plutôt que s'allier. Mais l'amertume est contrebalancée par un esprit frondeur et une malice réjouissants, symbolisés par spoiler: le magnifique doigt d'honneur final
et le dynamisme d'une mise en scène stylisée sans ostentation. Que l'(im)pertinence du cinéma de Carpenter manque au cinéma hollywoodien contemporain !
antony Z.
antony Z.

83 abonnés 1 115 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2019
2,8 - je reste assez mitigé par cette mise en scène originale et son contenu assez moyen...
L'ambiance, la bande son, le pitch de départ sont très prometteurs ! Mais au fil du récit, autant certaines séquences qu'à travers le script et le développement du scénario, tout s'étiole pour finalement nous laisser sur un sentiment d'inachevé...

Le filtre d'une société formatée qui pousse à la surconsommation et dicte la vie des gens à travers la publicité, les médias etc pour profiter à une minorité qui nous dirige était très intéressant mais pas suffisamment développé malheureusement.

Mêler une race extraterrestre à la nôtre en toute discrétion l'était tout autant mais ça reste assez "creux". spoiler: Ils sont découvert via les lunettes par la minorité "résistante" qui en dispose puis tout fini par être rapidement mis au grand jour et "rideau"... ok, what else?..
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2018
Invasion Los Angeles est une oeuvre de son temps : d'une certaine manière, elle répond à des critères, à une demande existante dans les années 80-90. Et finalement, qui pouvait mener correctement ce projet à son terme autre que le formidable John Carpenter ? D'après l'oeuvre de Ray Nelson, l'homme qui inventa la casquette à hélice - icône de la pop-culture des années 60, They Live raconte sous la forme d'une satire sociale l'histoire de John Nada, un homme que la société traîne comme un boulet. Dans une précarité extrême et une situation misérabiliste, la vie de John Nada va bousculer lorsque celui découvre une paire de lunette capable de distinguer les extraterrestres qui sont parmi les humains. Extrêmement malicieux, cette critique est encore pleinement d'actualité. Los Angeles est d'ailleurs un formidable lieu de démonstration des inégalités sociales : la " cité des anges " traître la structure pyramidale de la société avec une grande intelligence : les pauvres travaillent pour le bon fonctionnement de la société de consommation tandis que les plus riches (essentiellement les corps étrangers à notre planète) s'enrichissent afin de dominer un monde fabriqué. Puisqu'en plus de faire réfléchir le spectateur sur les dérives du capitalisme, John Carpenter pousse encore la réflexion plus loin en établissant des directions sur notre manière de concevoir notre quotidien : sommes-nous maîtres de nos loisirs ou bien esclaves d'une société dont le contrôle nous échappe totalement ? Finalement, They Live est une excellente découverte même si la technique a quelque peu vieilli - le design des extraterrestres reste convaincant, les personnages attachants (quoique stéréotypés) et une intrigue qui atteint l'équilibre parfait entre divertissement et réflexion. Sympathique !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
L'un des meilleurs Carpenter. On retrouve le sens du décor, du cadre et de la lumière, la BO entêtante, le côté cheap assumé qui devient source de coolitude absolue et une longue exposition mélancolique qui m’a rappelé les débuts d’Assaut et d’Halloween. Je ne pensais pas pouvoir prendre autant de plaisir à une scène de bagarre interminable et complètement gratuite, mais c’est tout le talent de Carpenter, dont le plaisir de filmer est contagieux. Je me suis demandé comment il allait réussir à boucler le scénario, mais il s’en sort avec style et humour. Je recommande.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2019
Vu et avis le 20190605

L idée est plaisante, pas trop mal exploitée mais plus le film avance, plus il tourne à la série b improbable et naïve.

Les choses qui m agacent au cinéma n ont pas grand chose a avoir avec la technique aussi je ne suis pas du tout dérangé par le côté actuellement kitch des extraterrestres. Le genre de chose auquel je suis sensible est l ennemi au bout du couloir qui s apprête à tourner hors de vue, gros plan sur le héros qui tire sur l ennemie, retour à l ennemis qu on voit s écrouler plusieurs mètres avant le tournant du couloir. Ce genre d incohérence me dérange beaucoup.

J ai beaucoup apprécié la partie « documentaire » sur la pauvreté, l exploitation humaine. Des l instant ou l on voit le premier extraterrestre, le film tourne abruptement au film d action de série B : tirs très approximatifs qui font mouches, les policiers qui ratent systématiquement le héros, le pistolet 9 coup qui en tire 99 sans recharge, etc.

J ai donc globalement apprécié le premier tiers du film peut être. Après, je l ai trouvé mal joué et mal fait.
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2023
Film fantastique à la fois léger et satirique : des lunettes permettent de voir qui détient vraiment le pouvoir dans la société, en l'occurrence les riches, les politiciens, la police, les publicitaires, donnant l'illusion d'une liberté au petit peuple, et qui ne se limite pourtant qu'à celle d'acheter (quand il en a les moyens). C'est sans prétention mais tout de même dénonciateur à sa façon du système capitaliste, et rien n'a vraiment changé depuis 1989, si ce n'est que celui-ci est devenu encore plus sauvage sans le frein russe. Pas un chef d’œuvre, ni une révélation pour des adultes disposant déjà d'une conscience politique, mais petit film assez sympa, et permettant peut-être d'ouvrir les yeux, c'est le cas de le dire, de certains adolescents encore peu habitués au monde d'aujourd'hui.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

42 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2010
Très bon film et surtout audacieux. Carpenter se donne les moyens de la science fiction pour dénoncer le consumérisme et l'asservissement. C'est habile et réussi, et l'on souhaiterait disposer de telles lunettes aujourd'hui !
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2016
Fauché et kitch mais l'idée est si belle. Nous sommes dans l’Amérique des 80's. Argent roi, règne des apparences et en filigrane, Reagan à la Maison Blanche. Un vagabond, recueilli dans un campement de défavorisés opprimés par le pouvoir en place, se rend compte que rien de ce qu'il voit n'est réel, que tout est manipulation pour que l'argent rentre dans les poches des puissants. On dirait du 2016. Et c'est là toute la force du film. La charge est violente contre la société de consommation, le cynisme « inhumain » des politiques et l'exploitation de la misère. Alors certes, ça a très mal vieilli et c'est mal joué, mais ça garde le charme du clin d’œil complice de John Carpenter, un éternel abonné à la série B aussi modeste que débordant d'idées. Et puis à 30 ans d'écart, quel film peut se targuer d'aussi bien exp(l)oser les problèmes actuels ?
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mars 2019
Monsieur le réalisateur de série B n’est jamais synonyme de nanar, je suis satisfaite de son film à tout honneur qui ne manque pas d’idée pertinente en terme de scénario sous pseudonyme bien sûr. L’adaptation d’une nouvelle littéraire intelligente, l’influence de la paranoïa Dickiste maniaque en mode veilleuse au sujet de la surveillance étatique. Il met le paquet des bouchées doubles, une mise en scène assez lente dans son déroulement d’intrigue, un bain d’ambiance musicale au style Western 1980, l’arrivée de l’invasion tant attendu. Une histoire de science-fiction horrifique d’extraterrestre face de zombie fréquente les rues de L.A, ça fiche la trouille. Un acteur héros méconnu en plein mouvement social économique récupère par le hasard de son excursion cambriolage, des lunettes visions 3D à travers montrant le vrai visage de son environnement citadine lobotomisé. Au temps des promesses électorales de l’Amérique Reaganiste, les messages subliminaux s’affichent et les mots d’ordre sont d’acheter, consommer, obéir, travailler, mariage, reproduction, sommeil réglé 8 heures, dormir avec illusion optique du téléviseur, branché au câble où tout est sous contrôle, reveillez-vous bon sang des mensonges médias ! La sainte Police de la cité des anges est à la botte des créatures difformes, c’est drôlement effrayant, les humains sont foutus et ne sont plus que leurs esclaves tombés dans la manipulation mentale. Une séquence des plus marrantes et un peu chiante, qui dure à vouloir s’éterniser, le combat à main nu pour enfin mettre cette fichue paire de lunette de soleil high-tech. Quelque maux de tête en l’ôtant déstabilise les individus en quête de vérité et beaucoup de questionnement sur le fondement des événements actuels, les théoriciens adeptes du complot gouvernemental. Ce sera « enter the Matrix » et l’extirpation grâce à des lentilles encore meilleur arme atout de fabrication. Les « men in black » se lancent à l’assaut contre la domination souterraine bien que réservée et non agressive, l’ambivalence de leurs motivations reste une énigme inquiétante. La menace réelle ne dupera le reste des protagonistes formant la rébellion anti-extraterrestre, les traîtres humains vendant corps et âmes consciences ses congénères, sont de la pire espèce soumise, ne manquant pas de toupet pour accuser l’ennemi rebelle associé au péril rouge totalitaire, les étrangers en ligne de mire. Un ouf de soulagement afin de faire péter le verrou du décodeur satellite qui enlève définitivement le masque des moches, la fin est hilarante à mourir de rire, de l’excellent humour bien noir. Dans la lignée « d’evil dead » ou des réalisations de David Cronenberg, son confrère est un tout autre style, partageant la même pertinence des sujets abordés, le côté visionnaire cinématographique sur l’actualité.
Stone cold steve austin
Stone cold steve austin

19 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2024
John Carpenter au travers de son cinéma populaire et grand public lorgnant du côté du genre, à toujours chercher à dénoncer, faire passer des messages, de quelque manière que cela soit. Invasion Los Angeles est un sacré morceau de sa filmographie, sans doute pas son plus connu mais probablement un de ses plus politiques. Le film étonne par son casting de série B qui fonctionne à merveille, rempli de seconds couteaux efficaces et la légende du catch Roddy Piper en tête d’affiche inattendue. Par ailleurs, le long métrage se veut discret voire intriguant durant sa première demi-heure, avant que la révélation faite par les fameuses lunettes ne vienne complètement changer la donne. C’est tout le cœur de l’intrigue qu’il est pertinent et intéressant de garder secret, car ce chamboulement donne tout son cachet au film. Par ailleurs, c’est évidemment une charge contre une société de consommation de plus en plus prégnante dans la vie des citoyens, mais aussi l’impact des gouvernements sur nos habitudes de consommation. Très ludique, le film propose un concept innovant pour mettre en exergue l’absurdité d’un gouvernement qui épie ses citoyens, dans un esprit Orwellien. Invasion Los Angeles est aussi un film très généreux en action, en atteste cette séquence ridiculement longue de bagarre entre les deux personnages principaux, qui nous laisse hagard et en fou rire complet. Les séquences de fin sont aussi très belles et mettent en avant la bravoure du héros, seul contre tous face à une société corrompue, et presque sans espoir…
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 décembre 2010
"They Live" semble être le premier film de Carpenter par sa réalisation vraiment sommaire et son déroulement plutôt mou. Cependant, Carpenter était déjà, à cette époque, considéré comme un grand du fantastique-horreur. "They Live" possède un pitch initial intéressant et terriblement riche (extra-terrestres prennent le pouvoir, société totalitaire se référant à "Globalia" ou à "1984") mais la profondeur du scénario ne s'étend que trop peu pour nous faire réellement découvrir les bas-fonds de cette société si mystérieuse. Mystère incarné par ce thème musical (composé par Carpenter himself) revenant constamment dont les moments intrigants du film. Il y a un charme "film des années 80" et un côté "film de potes" qui rend l'oeuvre appréciable et cela en dépit d'effets-spéciaux aujourd'hui totalement "à la rue" et à cette histoire qui aurait mérité plus de densité.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2019
Revoir ce film en 2019 provoque 2 effets. Le petit budget et les effets spéciaux sont 80s rendent le film très marrant et un tantinet ridicule. Mais la charge critique elle est intacte. Elle prend même encore plus de force à l'époque des réseaux sociaux et fake news en tout genre. John Carpenter est un grand cinéaste.
Romain B
Romain B

47 abonnés 126 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2010
Un scénar aberrant mais donnant un film plutôt sympa malgré l'acteur principal aussi expressif qu'une huitre chaude et des effets spéciaux piquants les yeux, je sais c'est du old school mais là c'est dur... Un ton en dessous les autres films de SF de l'époque mais un bon moment certain.
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