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dahbou
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5,0
Publiée le 12 juillet 2007
On peut voir ce film comme une serie b avec une invasion d'extra terrestre ou alors on le voit comme une satire des années Reagan truffés de references avec beaucoup d'humour et réalisé de main de maitre. Les resistants sont tous des marginaux qui luttent contre la société de consommation des puissants infiltrés par les envahisseurs. Un vrai divertissement nihiliste et subversif portant la marque d'un maitre que l'on regrette de ne plus voir de nos jours au cinéma.
film assez bourrin, ça tire à la mitraillette à une main, un héros au physique de catcheur (et une longue baston un brin ridicule) mais le propos du film, ce complotisme nouveau à l'époque, résonne bien évidemment de nos jours et m'a beaucoup plu ! C'est court et efficace (1h30), les effets spéciaux n'ont pas trop mal vieilli, bref de quoi passer un bon moment !
Un de mes films préférés du maître Carpenter. Il filme Los Angeles comme personne, comme Woody Allen filme Manhattan ! La satire est très simple, trop simple mais ça n'aurait pu être mieux. Et le gros morceau d'anthologie : la baston légendaire de 7 minutes entre Roddy Piper et Keith David. Un film 100% jouissif, purement bourrin, conçu pour prendre son pied comme jamais en faisant justice sauvage et en cassant de l'alien à la gueule atroce mais un brushing impeccable. Message perso à PermanentUser, qui à l'air d'être un immense fan de Carpenter, tout comme moi.
Les fx de THEY LIVE étaient déjà dépassés en 1988, vu que c'est une farce de Carpenter pour se moquer des films de genre qui mettent tout dans les fx et rien dans le scenario. Là c'est l'inverse et assumé comme tel.
Un hommage aux navettes du film "la guerre des mondes" pour ceux qui auraient vu l'original , et non le remake de spielberg.
L'un des meilleurs si ce n'est le meilleur film du maître. Antisocial, corrosif envers les années Reagan, au point que le film fut retiré des salles par des gens sans humour ... ou qui n'aiment pas montrer l'envers du décor.
Putain, quel film jouissif! Carpenter a inventé son propre genre et il signe avec "They live" son meilleur film avec l'infame "the thing" lui aussi datant des 80's. Donner moins de quatre étoiles pour ce film serait une faute de goût impardonnable=). En apparence, "they live" est une série B fauché avec un message simpliste et évident et la plupart des critiques (la plaie du cinéma) ont, en effet, laminé ce film à sa sortie. Mais tout les amateurs de pop-culture, de B-movies savent qu'ils ont devant eux un chef d'oeuvre. Et les dialogues, du genre "Life is a bitch and she's on heat", sont mythiques. Si seulement Carpenter pouvait nous ressortir ce genre de film (soupir).
Après Les Aventures de Jack Burton, Invasion Los Angeles et le film le plus fun de toute la filmographie de John Carpenter. La bagarre entre Roddy Pipper et Keith David est surment la plus longue de toute l'histoire du cinéma. Le choix de John Carpenter sur ces deux acteurs est très judicieux. Je ne vois pas qui mieux qu'eux auraient puent interpréter les rôle de John Nada et de Frank. Un film culte!!!
Un excellent Carpenter ! La VF du film est vraiment à ch*** je trouve tant les voix des acteurs sonnent faux mais la VO est parfaite. La B.O. est comme toujours dans les films de Carpenter parfaitement en cohésion avec l'image et le scénario est particulièrement audacieux surtout remis dans le contexte de l'époque (Reagan est président et des millions d'américains sont pauvres). Le combat de catch entre Roddy Pipper et David Keith est excellent.
Après l’échec immérité des « Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandariin » sorti sur les écrans en 1986, John Carpenter définitivement échaudé des gros budgets qui lui imposent trop de contraintes mais aussi beaucoup de stress, il retourne à des productions plus modestes mais plus sûrement lucratives. Après le succès du « Prince des ténèbres », il goûte à nouveau à ce qu’il affirme être son domaine de prédilection, la science-fiction, en adaptant une nouvelle de Ray Faraday Nelson. « Invasion Los Angeles » est sans aucun doute le film le plus ouvertement engagé de John Carpenter qui comme au bon vieux temps de la Guerre Froide avec le communisme utilise les extra-terrestres pour délivrer un message. Mais changement d’époque, changement de ton et surtout de thème. Ce n’est pas la sempiternelle crainte de la contamination par le communisme déjà presque éteint à l’Est qui mobilise cette fois les hommes verts mais bien le capitalisme triomphant cherchant à se mondialiser en uniformisant les comportements, qui inquiète le réalisateur. John Nada (Roddy Piper), « homeless » au patronyme hispanique signifiant, débarque à Los Angeles pour y trouver du travail sur les chantiers en attendant que sa chance se présente à lui. Immédiatement, il ressent dans l’atmosphère de la ville comme quelque chose qui ne tourne pas rond. Comme il sait si bien le faire que ce soit par l’image ou par la musique qu’il compose lui-même, Carpenter illustre parfaitement son propos en parvenant à créer en un clin d’œil le malaise chez le spectateur. Il ne tarde pas en effet à constater que certains des déclassés avec lesquels il loge dans un bidonville en périphérie des gratte-ciel luxueux sont en train de s’organiser en secret. Une paire de lunettes qu’ilspoiler: trouve par hasard lui fait voir le complot qui se trame insidieusement. Sur les murs derrière les publicités géantes, il peut décrypter les messages subliminaux qui incitent les gens à se soumettre sans condition à la société de consommation et à vénérer comme la prunelle de leurs yeux le dieu dollar. John Nada musclé et vigoureux peut dès lors se mêler à ceux qui ont refusé de se soumettre. John Carpenter parfaitement à son affaire retrouve lui aussi toute la verve dont il avait fait preuve dans « Assaut » (1976) ou dans « New York 1997 » (1981). « Invasion Los Angeles » n’est sans doute pas le film le plus abouti de son réalisateur mais il démontre de manière brillante que souvent le film de genre, notamment de science-fiction, est salutairement prémonitoire et parfois à relativement court terme.
"Invasion Los Angeles" développe des thématiques très intéressantes sur le contrôle des masses, la paupérisation et le pouvoir des médias en pleine aire Reagan, mais d'une manière bien maladroite selon moi. Carpenter fait le choix d'aborder son sujet avec légèreté, alors il s'éternise sur des scènes 'funs' sans grand intérêt (comme l'interminable bagarre entre les deux héros) qui noient d'autres beaucoup plus réussies et prenantes (comme l'excellente scène d'attaque du campement par la police). Les acteurs ne sont pas très convaincants non plus, mais c'est la pauvreté du développement du scénario et sa fin complètement pétée qui font que je trouve "Invasion Los Angeles" très moyen.
Ce film a énormément vieilli et les années 80 se font bien sentir Pas tant par les effets spéciaux mais par son propos simpliste et binaire Si la mise en scène est plutôt intelligente avec toujours une bande originale inspirée chez Carpenter, on se croirait dans un épisode de la série "V" la plupart du temps. L'un des problèmes principaux reste le jeu des acteurs qui laisse vraiment à désirer (le choix d'un catcheur en héros? Kurt Russel ne devait pas être disponible), Il faut dire que les dialogues ne brillent pas par leur intelligence. Tout meuble l'action et rien d'autre. Les méchants sont tous des figurants et donc inexistants.. La meilleure idée reste la manière dont les protagonistes voient les extra terrestres avec leurs lunettes de soleil. L'idée de base était vraiment intéressante, le début commence plutôt bien, et je pense qu'avec des moyens plus importants Carpenter aurait pu en faire un classique de la science fiction. On peut toutefois prendre un certain plaisir à le re regarder comme un objet très kitch et désuet, avec une certaine nostalgie des années 80 , un peu comme si on jouerait à Pac-man. Deux conseils, si vous voulez (re)découvrir l'oeuvre de Carpenter, regardez plutôt THE THING, ou même "le Prince des ténèbres" , qui, tourné à la même époque, a moins vieilli. ET surtout ne regardez pas THEY LIVE! en Version Française, le doublage est catastrophique
Sortis à un an d'intervalle, Robocop et Invasion Los Angeles partagent ce bon goût de la subversion qui déborde et de l'outrance à foison. Tous deux s'inscrivent dans la réaction au capitalisme carnassier qui sévi dans les 80's, avec tout ce que ça implique d'excès et d'inhumanité. La petite différence? Paul Verhoeven, réalisateur de Robocop, ne cache même pas cette société quasi-fasciste, à peine dissimulée derrière les publicités (bidonnantes) et les journaux TV, en boucle sur l'insécurité et la consommation. Invasion Los Angeles lui décide d'y aller l'air de rien, de faire comme si tout allait bien, ne révélant ce qui suinte qu'à partir du moment où une paire de lunettes s'intercale entre les yeux et la réalité...ou la fiction. Le film entretient savoureusement cette ambigüité, pour décupler la puissance de son attaque. En premier lieu, c'est toute l'idéologie consumériste que le film fustige. La symbolique (le monstre à visage humain, ce que révèlent ses lunettes) est évidente, mais elle fonctionne à plein tube. Mais derrière, et là on retrouve le Carpenter de The thing, c'est aussi cette mécanique inarrêtable de la paranoïa qui se met en place. Pour peu qu'on se mette légèrement à distance de John (le personnage principal), ses actes paraissent tout aussi glaçants que ceux de ses adversaires. Lancé dans une croisade arme au poing, il y a quelque chose de perturbant dans l'action de ce "héros", semblant condamner toute possibilité de se libérer d'une violence sans y faire appel. C'est à la fois très fort, très malin, très drôle, et sans solution. Récurrence chez John Carpenter, la solution n'est pas donnée, les problèmes sont par contre révélés. Mais jamais ostensiblement, le réalisateur étant passé maître dans l'art de l'habillage. Film d'horreur, film d'action, thriller, slasher; Carpenter pense cinéma et quel que soit le genre sur lequel il jette son dévolu, il le traite avec une maîtrise implacable. C'est quand même curieux que des cinéastes comme Verhoeven et Carpenter n'aient jamais travaillé ensemble, tant leur association tient de l'évidence. Mais ne boudons pas notre plaisir : chacun de leur coté, ils ont réussi à en dire beaucoup et chacun à leur manière. Et ça c'est beau.
Un nanar aux accents de western sur fond d'invasion extraterrestre qui vaut surtout pour sa critique de la société consumériste grâce à un noir et blanc et des visuels percutants.
Carpenter est souvent très brillant sur le fond, la forme laissant parfois à désirer. Ici, le scénario repose sur une base extrêmement solide et travaillée, les implications du scénario et ses sous-entendus offrant de multiples niveaux d'interprétations. Au plan formel, on sent une certaine faiblesse de moyens (à moins que ce ne soit volontaire) et une direction d'acteurs un peu en roue libre: Roddy Piper venait certes du monde du catch (où le fake est roi) mais l'on sent qu'il n'était pas spécialement habitué à l'exercice du cinéma. En outre, si l'humour passe encore (au moins sur le plan visuel), l'ensemble du film progresse sur un rythme quelque peu aléatoire, entre longues plages explorées dans les moindres détails (sans que cela soit forcément nécessaire) et séquences d'action plus speed où Carpenter fait merveille mais, pour le coup, le plaisir passe trop vite. A voir pour l'objet de curiosité que ce film constitue et aussi pour la fin, habilement conçue et lourde de sens.