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    Faut-il tuer Sister George ?
    note moyenne
    3,3
    21 notes dont 6 critiques
    répartition des 6 critiques par note
    3 critiques
    2 critiques
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    Votre avis sur Faut-il tuer Sister George ? ?

    6 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    1,0
    Publiée le 7 mars 2020
    Probablement l'un des 2 ou 3 films les plus nanardesques que j'aie pu voir dans ma vie. Je suis peut-être passé complètement à côté, mais je ne vois pas comment apprécier ce film au premier degré, à part pour saluer une représentation plutôt poussée (y compris dans l'érotisme) d'une relation lesbienne, avec même une petite incursion dans un bar lesbien de l'époque. Par contre, côté second degré, on est servi! Répliques foireuses, montage catastrophique, pluie d'insultes débitées par une très énergique Beryl Reid en sous-Bette Davis et, surtout, un scénario complètement inexistant, au point qu'on se demande ce qu'on est en train de regarder. Quant à la réalisation, elle est assez plate et ne se réveille (un peu) que dans le dernier quart d'heure, avec une scène érotique joliment filmée. Ce ne serait pas complètement désagréable comme objet WTF, kitsch et camp, si ce n'était pas aussi long.. A revoir peut-être, mais pas avant qu'on m'ait expliqué ce qu'il faut trouver à ce film!
    teklow13
    teklow13

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    4,0
    Publiée le 16 décembre 2011
    A l’image d’un Sam Fuller, Aldrich était un contrebandier et un franc tireur d’Hollywood, il s’éloigne du système avec ce film et devient son propre producteur. Jouissant ainsi d’une liberté totale, dans la forme comme dans le ton de ses films, ce qui était cependant déjà le cas auparavant. The killing of Sister George est profondément ancré dans l’univers d’Aldrich, œuvre d’une parfaite cohérence. Il est d’ailleurs intéressant d’observer que ce film sort la même année que The Legend of Lylah Clare, en 68. Les deux films se répondent, deux visions cyniques, pessimistes, deux critiques acerbes, l’un d’Hollywood, l’autre de la télévision. Ici le film se passe à Londres, en plein Swinging London, et met en scène June, actrice vieillissante, incarnant depuis des années une joyeuse nurse de campagne, sister George, dans un feuilleton à l’eau de rose, mais se transformant en vieille alcoolique grossière et alcoolique au quotidien, quotidien qu’elle partage avec sa compagne Childie. Avec la vulgarité, l’outrance, le cynisme, qu’on lui connaît, Aldrich construit un huis clos étouffant, dès les premiers plans du générique George déambule dans des ruelles de plus en plus étroites. Il enferme son héroïne, monstre pathétique tout autant horrible que profondément humaine, dans un univers d’hypocrisie, d’artifice et de faux semblant. Celle-ci reproduisant à l’échelle de son appartement un petit théâtre de cruauté et d’humiliation dans la relation et le rapport de force et de domination qu’elle entretient avec sa compagne –maitresse-enfant-esclave, prenant du plaisir à la rabaisser comme dans cette scène effrayante où elle l’oblige à manger le bout de son cigare. On passera sur la métaphore masculine de la scène. Cet univers grossier de femmes, d’homosexualité, de pantins pathétiques, de monstres abimés, n’est pas sans rappeler l’univers de Fassbinder, ce dernier jouant cependant sur un registre un peu plus fin et complexe. Ainsi le film est une longue chute, d’une actrice alors à son apogée et d’une femme. C’est tout autant une exécution, professionnelle et sentimentale, qu’un suicide. Meurtre et éviction de la série télévisée autant pour son âge avancé, pour le détachement et le désintérêt progressif du public pour son personnage, il faut passer à autre chose, que pour ses frasques à la ville qui gênent, notamment l’ordre religieux. Suicide également dans sa relation avec Childie, celle-ci la délaisse pour se réfugier dans une autre relation de domination auprès d’une bourgeoise de la chaine télévisée. Relation qui débutera par une scène de saphisme filmée comme un viol, la chair est triste. George est un nouveau portrait féminin qui rejoint sa galerie de freeks, de marginaux, rebutants mais terriblement humains.
    coperhead
    coperhead

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    4,5
    Publiée le 29 janvier 2020
    Film peu connu et assez mal noté mais qui est certainement un des meilleurs films d'Aldrich . A l'époque il a du pas mal défrayer la chronique car le ton est très irrévérencieux et pessimiste envers Hollywood et la télévision et les institutions en général et le réalisateur y traite des sujets récurrents comme l'homosexualité féminine peu couru en 68 , le paraitre , les principes sociales et la decadence entre autres . De plus l'actrice principale Beryl Reid est vraiment extraordinaire dans son rôle de personnage cynique et alcoolique .Une œuvre à voir ou à redécouvrir .
    JuLieNSauReL
    JuLieNSauReL

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    5,0
    Publiée le 21 septembre 2009
    Peut-être le film d'Aldrich qui m'a le plus marqué lors de la rétrospective de la Cinémathèque française. L'interprétation y est parfaite ; l'humour, plus anglais, moins vulgaire que dans les précédents films de ce cinéaste ; la provocation, le modernisme et la satire y trouvent toujours une place sans avoir à bousculer le ton du film. Une oeuvre à redécouvrir, à ne pas oublier.
    Sergiu
    Sergiu

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    5,0
    Publiée le 18 septembre 2009
    Un des meilleurs, peut-être le meilleur film d'Aldrich. En tout cas, c'est le plus complexe, le plus riche, le plus pessimiste, le plus beau. C'est un film où Aldrich traite du front des sujets récurrents dans ces films, mais qui sont d'habitude subreptices: la homosexualité, la decheance, la fragilité, l'artificiel. Ce traitement frontal n'est pas un renoncement à la subtilité, mais surtout, comme chez Fassbinder, un choix du coeur, un depouillement de tout ce qui n'est pas essentiel. Le titre français, interogatif, est particulierement bête, car il s'agit bien d'une mise à mort: du sentiment et, in fine, de tout ce qui constitue la vie. Mais qu'elle est belle, la mort, chez Aldrich. C'est que, chez lui, elle est impregnée de vie, elle constitue les êtres et, tournés vers la mort, ils se retournent toujours vers eux-mêmes, vers nous-mêmes. Le désir, c'est un autre constituant de la vie. Le double désir des deux femmes pour la jeune fille, la stupéfiante scène d'amour de la fin sont uniques, sublimes dans leur recherche à comprendre le désir, son sujet, son objet, la mystérieuse relation entre les deux. Maintes autres choses sont surement à dire sur ce film (je les laisse aux spectateurs suivants), car il est d'une superbe, d'une infinie richesse.
    seb1878
    seb1878

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    5,0
    Publiée le 4 mai 2007
    Subjectif, peut être... mais c'est mon ALDRICH préféré. L'interpretation de Beryl Reid est monumentale. York est trés bien (et aussi Browne magnifique en vieille sorcière). Satire ultra violente de la télévision, de la bêtise et du London année 60. Et puis Fassbinger est un trés grand cinéaste mais c'est Aldrich qui a fait le premier cette séquence hallucinante d'orgasme feminin. Enfin, c'est sans aucun doute la dechéance la plus totale jamais filmé au cinéma. Grandiose P.S : V.O superbe (of course) mais V.F inoubliable ! Le dvd vite, trés vite....
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