Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
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Melissa Zka
Melissa Zka

52 abonnés 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2024
Oui je vous entends déjà crier "Houuuuuuu", eh oui, mon avis sera impopulaire, mais je ne suis pas là pour me faire envoyer des lettres d'amour 藍.
Nouveau réalisateur, ce qui apporte une touche de fraîcheur à la saga. Michael Gambon rejoint le casting et reprend le rôle du regretté Richard Harris sous les traits d'Albus Dumbledore. De nouveaux personnages intéressants font leur apparition. Le scénario est très intéressant puisque le trio va courir après le temps, Hermione va s'affirmer davantage et je dois avouer adorer la scène mémorable où elle cogne un certain blondinet . Encore une sublime bande originale signée John Williams. Donc oui les grincheux, j'aime ce film, mais ce n'est pas mon préféré. Ok, je vais utiliser le transplanage avant que vous ne m'attaquiez avec vos baguettes magiques en chocolat 藍⚡
Lemmy K
Lemmy K

22 abonnés 432 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2015
Changement de réalisateur, changement de ton !
Fini les niaiseries enfantines des deux premiers opus, place à un coté plus sombre, plus élaboré.
Le scénario est travaillé et les scènes s’enchaînent avec fluidité.
Ce film est virage complet dans la présentation de l'univers d'Harry Potter et rend enfin cet univers moins repoussant.
maximemaxf
maximemaxf

380 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2015
Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, en plus d’être le troisième film de la saga la plus populaire de ces dernières années, est sans doute l’épisode qui marque la transition la plus certaine dans toute la saga de roman écrit par J.K Rowling.

Pour rappel, les deux premiers films qui adaptent les deux premiers volumes de la saga littéraire ont été réalisés par Chris Colombus, un réalisateur spécialisé dans les films familiaux comme Maman j’ai raté l’avion, et qui avait déjà réalisé un travail exceptionnel avec les deux premiers films de la saga. Ces deux films avaient révélé plusieurs acteurs dont certains ont une carrière pleine et lancé désormais comme l’excellente Emma Watson ou Daniel Radcliffe qui tente de se détacher de son image de petit sorcier avec des films comme Horns d’Alexandre Aja. Le premier film nous avait permis de nous immerger profondément dans cet univers, le second commençait à gagner en noirceur et un peu en maturité, chacun étant très maîtrisé et les films grandissant petit à petit avec son public. Sans oublier une musique signé John Williams qui a eu le droit à une nomination aux Oscars pour le premier film.

Que les films soient entièrement fidèle ou pas aux bouquins (que je n’ai pas encore lu), la communauté de fans était quand même phénoménal, et comme beaucoup j’en faisais parti et j’en suis toujours. Mais le troisième film me semble le plus intéressant à analyser parmi les premiers sorti pour deux raisons : la première, son réalisateur, Alfonso Cuaron qui mériterait plus de redevance et à qui on doit quand même deux chef d’œuvre avec Gravity et Les fils de l’homme. La seconde, ce film est une transition très clair vers une ambiance qui change très nettement comparé aux deux premiers, et nous allons voir en quoi tout de suite.

La première chose qui marque un changement évident comparé aux deux précédents volets, c’est la mise en scène et en image d’Alfonso Cuaron que je pourrais presque qualifier d’impeccable et de parfait. Cuaron joue beaucoup sur les couleurs froides et les lumières ainsi que les ombres pour marquer un changement d’ambiance très différent avec les deux premiers films, là ou c’était bien plus éclairé la plupart du temps et ou les couleurs étaient bien plus chaude et visuellement accueillantes contrairement à ici. Et le réalisateur montrait déjà qu’il savait manier la caméra et maîtriser les montages en jouant souvent sur des astuces minutieuses spoiler: comme lors du cours du professeur Lupin ou il filme, sans coupure, d’abord le miroir du placard ou est enfermé l’épouvantard en avançant jusqu’à l’intérieur du miroir pour ensuite faire un mouvement latéral après avoir montré tout les élèves présent, avant ensuite de révéler Hermione qui arrive à l’instant sans qu’on ne sache d’où jusqu’à la révélation dans le dernier tiers.
Alfonso Cuaron filmera plusieurs scènes en un court plan-séquence sans coupure, sans qu’il n’y ait de vrai temps mort, spoiler: comme celle dans la grande salle ou l’on apprend que Sirius Black a été aperçu non loin de Poudlard.
Il arrive même à jouer ingénieusement sur le montage spoiler: dans la dernière demi-heure lors du retour en arrière dans le temps avec Harry et Hermione, il terminera le début du retour en arrière avec un plan séquence en passant par l’horloge, et il finira de la même manière jusqu’à l’arrivée de Harry et Hermione à l’infirmerie juste au moment ou Dumbledore sort pour rendre l’effet du retour dans le temps plus vertigineux.
Les mouvements de caméra ainsi que les plans sont fluides et précis, propre à la patte de Cuaron tout en restant fidèle à l’univers que l’on avait découvert dans les premiers films. Et tout cela est aidé par la photographie vraiment très net et soigné de Michael Seresin.

Concernant les effets spéciaux et visuel, si on a fait mieux depuis ce film dans le domaine, l’incrustation en images de synthèse des créatures fantastiques reste tout à fait décente et maîtrisé, surtout avec un budget de 130 000 000 de $ et ce même si l’apparition reste limité pour les créatures magiques. Les détraqueurs restent très imposant et flippant à voir, spoiler: l’hippogriffe aussi, de même pour l’épouvantard
et l’effet glacial lors des scènes ou apparaissent les gardiens d’Azkaban sont travaillées, même si on sent du numérique par moment on peut difficilement faire la grimace face aux effets visuels et à la direction artistique.

Il sera aussi difficile de dire du mal de la bande-son de John Williams qui signait ici sa dernière collaboration avec la saga Harry Potter avant de céder sa place à Patrick Doyle au prochain film. Son travail pour les deux premiers Harry Potter reste exemplaire à mes yeux, et même si il n’arrive pas à faire aussi bien que lors des précédents films, on retient quand même plusieurs morceaux en tête notamment spoiler: le thème de Peter petit-gros
. Le ton musical dans ce film est beaucoup plus médiéval et moyenâgeux au niveau de l’instrumentation mais tente aussi d’autre style comme le rythme jazzy, la musique de valse ou encore le thème d’Hagrid professeur qui assume pleinement son style de musique médiéval. Quoiqu’il en soit l’ambiance est toujours travaillée dans les sons et la recherche musicale fait par John Williams, c’est très recherché et excellemment mis en œuvre pour la presque intégralité des morceaux, donc chapeau bas monsieur Williams.

Et si je commence à parler du casting, c’est sur que j’en aurais pas finis avant un moment donc accrochez vous à votre ordinateur, j’y vais : Daniel Radcliffe campait pour la troisième fois le rôle de Harry, âgé de 13 ans mais qui suit une évolution plus sombre et plus appuyé sur ce ton que dans le film précédent. Il s’en sort de mieux en mieux de film en film maintenant que je me suis replongé dans la saga, et ici il est crédible comme il se doit spoiler: quand il doit montrer sa haine grandissante à l’égard de Sirius Black une fois qu’il a découvert la vérité à son sujet,
honnêtement je n’ai eu aucun problème avec lui jusque là et j’espère qu’il en sera toujours de même en revoyant les prochains films. Emma Watson, une actrice que j’apprécie énormément et que je suis de très près depuis cette saga ou d’autres films comme Noé et Le Monde de Charlie, s’affirmait clairement comme une comédienne avec un bon avenir devant elle. On pouvait lui reprocher d’en faire trop dans les deux premiers films tant son côté intello pouvait énerver certains (moi c’est justement ce côté que j’aimais chez elle parce qu’elle n’était pas unidimensionnel non plus), là elle est plus en retenue de ce côté-là sans que ça ne soit totalement délaissé, et s’améliore également et dans mes souvenirs il en était de même avec les prochains volets de Harry Potter, Cuaron arrive même à jouer spoiler: avec un petit mystère autour du personnage et ses apparitions surprises qui nous prennent au dépourvu, sans oublier un très net indice sur la future romance entre elle et Ronald Weasley,
comme quoi il a pensé à l’essentiel concernant le personnage. Rupert Grint… dont on n’entend plus trop parler après la saga (c’est un peu triste je trouve), se montre également plus convaincant, son personnage reste toujours aussi sympathique même si on ne notera pas de progression particulière, spoiler: sauf peut être concernant son rat Croutard mais ça à la limite ce n’en n’est pas vraiment une.


Il est aussi important de noter qu’ici, on a le droit à un nouveau Albus Dumbledore joué ici par Michael Gambon remplaçant le regretté et ancien Albus joué par Richard Harris. Je ne sais plus si des gens avaient gueulé à ce remplacement, mais personnellement dans un cas ou dans l’autre je n’ai aucun souci avec l’acteur qui remplit largement son contrat. On apprécie toujours autant sa sagesse et sa bienveillance dans ce troisième opus. De même, on apprécie toujours retrouver Hagrid toujours aussi bien joué par Robbie Coltrane, et on adore détester le professeur Rogue campé à merveille par Alan Rickman qui commence à prendre un peu plus de profondeur ici spoiler: en montrant bien plus clairement son mépris envers Harry.
Maggie Smith est totalement mise en retraite ici, McGonagall ayant peu d’impact dans ce film, n’ayant pas lu le livre je ne ferais aucun jugement. En revanche, revoir Emma Thompson que j’avais adoré dans Dans l’ombre de Mary de Disney et Beaucoup de bruit pour rien de Branagh en professeur timbré, j’ai nommé Sibylle Trelawney m’a énormément fait plaisir, elle s’amuse bien et tant mieux pour nous. J’apprécie également le professeur Lupin qui est vite devenu un des personnages pour lequel j’ai le plus de sympathie dans cette saga, avec un David Thewlis très convaincant en plus, mais je retiendrais surtout l’interprétation de ce cher Gary Oldman dans le rôle du spoiler: faux
méchant de ce film, Sirius Black l’évadé d’Azkaban d’où le titre. Et évidemment, on ne cesse d’avoir du mépris et de grincer des dents quand on voit Drago Malefoy joué par Tom Felton et sa bande. En général la direction d’acteur est très bien assuré avec une galerie de personnage toujours aussi riche, je ne sais pas ce que ça donne dans les livres mais si ils sont plus exploités là encore, alors ça m’encourage à me lancer prochainement dans les bouquins de la saga.

Terminons avec l’histoire et ce que raconte ce troisième volet de la saga littéraire. Et sans vouloir me répéter, je n’ai pas encore lu les bouquins donc je ne jugerais que ce que j’ai vu dans ce film et ce qui en ressort de mon point de vue, un film pouvant être bon sans pour autant être une bonne adaptation. Et si je dois accorder un bon point à Alfonso Cuaron c’est pour avoir réussi une bonne transition entre l’aspect enfantin des deux premiers films tout en reprenant la progression qu’on avait eu dans le second film. Ici, avec l’aspect médiéval ajouté par la musique de Williams et l’apparition de créature sombre spoiler: comme celle dans la grande salle ou l’on apprend que Sirius Black a été aperçu non loin de Poudlard. 0
la saga prend un tournant plus sombre et mature là ou les deux premiers films étaient bien plus enchanteurs et accueillant pour son public avec une vision très lumineuse de son univers, beaucoup de choses inversent cette tendance avec l’arrivée de nouveau élément plus dramatique. Cela ait aidé aussi par spoiler: comme celle dans la grande salle ou l’on apprend que Sirius Black a été aperçu non loin de Poudlard. 1


Certains personnages ici ont même le droit à une mise en place plus prononcé, spoiler: comme celle dans la grande salle ou l’on apprend que Sirius Black a été aperçu non loin de Poudlard. 2
Cuaron s’appuie même davantage spoiler: comme celle dans la grande salle ou l’on apprend que Sirius Black a été aperçu non loin de Poudlard. 3
Cela dit… même si Cuaron réussi énormément de choses que ça soit sur l’ambiance, les personnages et leurs relations ainsi sur la mise en scène, il y a un passage qu’il a très mal maîtrisé et m’empêche de mettre la note maximal.

spoiler: comme celle dans la grande salle ou l’on apprend que Sirius Black a été aperçu non loin de Poudlard. 4


Donc, malgré ce gros souci et cette mauvaise gestion, il serait difficile (je trouve) de remettre en cause la réussite de ce troisième volet, c’est très bien joué et les personnages sont toujours aussi intéressant voire davantage, la dernière BO de John Williams sur la saga est splendide, la réalisation très léché et propre à la patte de Cuaron, l’histoire toujours aussi bien écrit en plus d’évoluer et l’univers conserve son charme qui fait qu’on ait grandit avec lui. C’est probablement (je dis bien probablement) le meilleur film des 8, le plus maîtrisé, pas parfait mais à mon sens c’est celui qui réussi le plus ce qu’il doit faire : mûrir avec son public après deux premiers films déjà superbe mais qui restait dans la veine du film familial plus enfantin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juin 2015
Pour moi c'est le meilleur film de la saga.
C'est le film qui m'a fait resentir le plus d'émotions quand j'étais petite. La peur, le soulagement, la tristesse ou l'incompréhension... Cet opus d'Harry Potter est le premier qui fait plus "adulte"... Enfin vous voyez ce que je veux dire !
Redzing

1 464 abonnés 4 990 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 janvier 2023
Troisième aventure pour Harry Potter, qui se retrouve cette fois traqué par un dangereux évadé de prison. On sent qu'un virage s'amorce dans la franchise, avec le remplacement de Chris Columbus par Alfonso Cuaron. Qui apporte une touche plus personnelle, une mise en scène plus dynamique, et un univers plus sombre. Cependant, on ne gagne pas en subtilité !
La pluie et le froid, numériques et lourds, sont là en permanence pour nous rappeler que le danger rôde, et les personnages n'ont pas beaucoup évolué (les sales gosses, nos héros intrépides, les professeurs rigides ou sympathiques, etc.). Il y a tout de même quelques arrivées sympathiques, et des acteurs enfants/ado qui continuent de monter en compétences.
On bénéficie aussi de la BO de John Williams, et de CGI de plus en plus raffinés. Les plans aériens ou les séquences en balais ont clairement gagné en qualité par rapport aux précédents films ! Tandis que les séquences d'action sont plutôt bien fichues (merci Cuaron !).
On note quand même quelques emprunts, dont la séquence en bus du départ, qui pour certaines idées & plans, a été repompée sur la scène de la "batmobile folle" de "Batman Returns" !
Le souci se trouve surtout, comme le second volet, au niveau du scénario. Invraisemblances ou sous-intrigues inachevées sont légions. Je n'ai pas lu les livres, peut-être des détails ont-ils été simplement écartés, toujours est-il que ça fait tache à l'écran.
spoiler: Comment Sirius Black s'est-il échappé d'Azkaban, et comment évite-t-il les Dementors ? Pourquoi veut-il rejoindre Hogwarts alors qu'il ignore que Pettigrew est en vie ? Ne pouvait-il pas simplement écrire à Harry pour lui expliquer la situation ? Pourquoi Pettigrew est-il resté caché 12 ans comme un rat ? Sa présence sur la carte, le nombre de témoins qui l'ont vu, ne prouvent-ils pas l'innocence de Sirius ? Dommage aussi d'avoir sous-exploité le dernier acte, dont le concept est pompé sur "Back to the Future 2", mais qui sert finalement peu. Nos héros ne pouvaient-ils pas en profiter pour arrêter Pettigrew directement, sachant où il allait se trouver ?
Maxime F
Maxime F

50 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mai 2015
Je n'ai pas vraiment accroché à ce film, que ce soit l'histoire ou les personnages. De plus n'aimant pas les histoire de spoiler: voyages temporels
, le dénouement final me laisse plus que de marbre.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 avril 2015
Au risque d'en faire bondir certain, ce troisième volet de série Harry Potter est probablement le plus raté. J'ai franchement eu la sensation que le réalisateur a voulu laisser sa marque plutôt que de se soucier de l'adaptation de l'oeuvre originale. Les personnages sont des ados normaux, exit la différence moldu/sorciers tous les lieux sont modifiés sans raison. ex: Pour aller chez Hagrid, il faut presque corde, piolet et matos d'alpiniste, alors que dans le livre, Le chateau est sur une prairie. Mais bon! Le pire est ce pauvre loup-garou à peine digne de Diablo II! Indigne pour une telle production. Neil Marshall a réussi des bestiolles bien plus crédibles avec bien moins d'osier. A oublier!!!!!!!!!!!!!
Benjamin A

819 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2015
Deux ans se sont écoulés entre la sortie de La Chambre des Secrets et celui-là et ça se ressent pleinement. Tant dans la mise en scène, l'ambiance ou tout simplement les personnages, on a totalement quitté l'enfance et l'innocence que Columbus avait brillamment mis en scène pour entrer dans l'adolescence pour les personnages et la noirceur pour l'ambiance.

Bien que ce soit l'unique épisode de la saga qui ne met pas en avant Voldemort, c'est, du moins avant son retour, dans celui-là que l'on ressent plus l'odeur de mort et de peur qui plane sur Poudlard. Tout en continuant d'explorer la richesse et l'immensité de l'univers de J.K. Rowling, Alfonso Cuarón se charge de faire rentrer les jeunes personnages dans l'adolescence. On ressent vaguement le début des pulsions de cet âge-là (simplement à travers quelques gestes et humeurs) mais surtout le style, les discussions, leurs rapports et leur vision de la vie. Tout chez eux changent (même les vêtements, exit les robes de sorciers et les pulls en laine façon grand-mère de Ron !) et ce virage qui semblait si compliqué, c'est avec brio et talent que Cuarón le prend.

Je me souviens que c'est le premier film que j'ai vu en VOST au cinéma mais aussi celui qui introduisait Emma Watson comme un de mes fantasmes d'adolescence (je grandissais moi aussi !) mais pourtant ce n'était pas celui auxquels j'étais le plus attaché (le second et le quatrième). Et pourtant, c'est une sacrée claque, Cuarón bénéficie d'abord du bon boulot de Columbus qui nous avait permis de nous attacher aux personnages (toujours bien consistants et nous réservant parfois quelques surprises) et de très bien commencer cette longue aventure, il bénéficie ensuite de l'univers de J.K. Rowling mais là où le film est brillant, c'est que cet univers il l'exploite avec grand talent et en y imposant sa propre emprunte. Passé une courte introduction chez les Dudley (toujours aussi marrant d'ailleurs), l'atmosphère sombre commence à se mettre en place, d'abord avec cette vision nocturne d'Harry en attendant le bus, puis avec la nouvelle d'un dangereux criminel qui aurait réussi à s'évader d'une prison gardée par d'affreux spectres où c'est réputé comme impossible à en sortir. Il distille intelligemment cette peur tout le long du récit (le train, les révélations etc) jusqu'à une dernière partie fort mémorable où tout s'emballe.

Néanmoins, malgré la noirceur qui pèse sur le récit, la magie est toujours là, tout comme quelques touches d'humour, de légèreté mais aussi d'émotion, et ça marche à merveille. Cuarón explore toujours le passé d'Harry et sa famille, tout en mettant en avant les liens étroits qu'il a avec Voldemort. L'univers de J.K. Rowling est aussi passionnant que riche et c'est dans cet opus que des lieux (le génial pré-au-lard sous la neige, la cabane hurlante, Azkaban...), créatures et divers éléments ne servant parfois qu'à être une toile de fond sont mis en avant et Cuarón les exploite avec brio, sachant bien les rendre passionnants, mais aussi il nous y immerge avec talent. La reconstitution, tout comme les effets-spéciaux (mention spéciale pour ce point-là), est parfaite et permet de mieux nous faire ressentir la magie et noirceur de cet opus. Le film bénéficie aussi, bien évidemment, de l'excellente histoire de J.K. Rowling, que ce soit dans son avancement, ses idées ou encore les nouveaux personnages (surtout Sirius Black et Remus Lupin), que Cuarón ne manque pas de bien présenter et décrire.

Cuarón orchestre parfaitement bien son récit, il sait prendre son temps lorsqu'il le faut et accélérer le rythme à d'autres moments. Passionnant tout le long, il pose peu à peu son ambiance et fait ressortir toute un panel d'émotions de son récit, et dans le même temps il inclut tension et intensité dans les moments adéquats, notamment le final. À nouveau on peut saluer le travail de John Williams et surtout féliciter toute la vieille garde d'acteur anglais, qui n'est pas pour rien dans la réussite de cette saga et de ce film. Comme toujours Alan Rickman est parfait dans la peau de l'ambigu Rogue, tandis que les nouveaux Gary Oldman et David Thewlis s'en sortent plus que très bien, tout comme les toujours parfaits Maggie Smith et Robbie Coltrane. Les jeunes interprètes sont eux-aussi toujours impeccables, on les voit grandir au fur et à mesure que les années à Poudlard passent, comme ceux de ma génération qui ont grandi avec Harry Potter, et on finit par s'attacher à eux.

Décidément ce voyage à Poudlard me réserve bien des surprises et ce troisième opus prend un virage plus sombre à l'heure où les héros rentrent dans l'adolescence et que la menace Voldemort se fait de plus en plus présente. Orchestré avec brio par Cuarón qui apporte une touche sombre et angoissante ainsi qu'un vrai savoir-faire, Le Prisonnier d'Azkaban place la barre très haute dans l'univers Harry Potter, plus encore que les deux précédents films de Columbus.
Anthony Stark
Anthony Stark

69 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2015
Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban est encore une fois plus sombre que son prédécesseur. Cette fois, Chris Columbus laisse sa place au mexicain Alfonso Cuarón qui réussit lui aussi très bien son coup. Les acteurs d'Harry, Ron et Hermione sont encore plus doués et impressionnants à l'écran, idem pour le reste du casting. On note que Richard Harris(Dumbledore) qui est mort après le tournage du deuxième film, vas laisser sa place à Michael Gambon qui vas faire grandement évoluer le personnage car celui-ci fait plus vieux sorcier puissant, tandis que Richard Harris faisait vieux sorcier qui vas bientôt se tromper dans ses sorts quand son alzheimer vas se déclarer l'été prochain. On notera aussi l'apparition de l'excellent Gary Oldman dans le rôle de Sirius Black qui vas jouer à merveille sur plusieurs registres spoiler: (le tueur fou qu'on le croit être et le gentil parrain de Harry.
Bref, l'histoire continue à nous séduire et passionne tout le public du début à la fin. John Williams compose son dernier Harry Potter et il le termine magistralement car ses musiques sont sublimes. C'est le film le moins impressionnant de la saga mais un de mes préféré que ce soit le film et le livre. Cuaron quand à lui, à un style un peu débraillé comparé à son prédécesseur qui avait des film très propres. De plus, les images ont un style bleuté qui sont à l'oppose des couleurs naturelles voire pétantes de Columbus. On passe donc d'un style noble et soigné à quelque chose d'un peu plus débraillé et bordelique. Caron impose un peu trop son style(comme le mini Bob Marley insupportable). C'est d'autant plus regrettable car il perd du temps pendant lequel il aurait pu expliquer les animagus(ce qui aurait bien rendu service aux films suivants). Mais bon, c'est pour sa que je reste un peu moqueur mais je ne dis pas débraillé pour être péjoratif. Car peu importe ce que je peut reprocher au film, il fait tout ce qui manquait aux précédents. Enfin les élèves ont l'air d'avoir une vie, enfin le réalisateur se rends compte qu'il fait un film dans une école et que les enfants même aussi bien élevé que les anglais ont une vie et s'amusent. Le film reste néanmoins excellent et il est un des meilleurs de la saga. Très bon travail!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 mars 2015
Troisième adaptation cinématographique d'Harry Potter. On peut dire que l'on relève la barre très haut après la déception du deuxième volet. Ce nouvel épisode est encore plus sombre que les deux premiers, ce qui donne un certain charme au film. Chris Columbus laisse sa place à Afonso Cuaron a la réalisation, ce qui se voit d'ailleurs beaucoup, l'univers de ce dernier étant bien différent que celui de Chris Columbus. On retrouve une nouvelle fois avec plaisir tous les personnages. L'histoire est extrêmement bien mené (notamment quand Harry et Hermione remonte le temps), les acteurs toujours excellent ainsi que les nouveaux personnages (Sirius Black, ect...). Les décors plus gris sont assez poétique et agrémente avec plaisir le film bref on peut de ce troisième volet qu'il est excellent et qu'il est l'un des meilleurs films de la saga.
Dawasta
Dawasta

80 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2015
Alfonso Cuarón signe un troisième opus légèrement différent, plus audacieux visuellement, plus mature et un encore un cran plus noir que les précédents. Le début est un peu chaotique (intrigue confuse, humour très enfantin) mais la dernière partie regagne tout notre intérêt, en particulier lors du premier visionnage. John Williams, pour sa dernière contribution à la saga, a encore fait un boulot remarquable. (Pas mal)
cylon86

2 846 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2015
Après avoir laissé Chris Columbus mettre la magie en place, c'est Alfonso Cuaron qui s'attelle à la réalisation de ce troisième film des aventures d'Harry Potter. Sous sa direction, l'univers du sorcier à la cicatrice en forme d'éclair s'assombrit et devient un peu plus mature. Les héros ne sont plus des gamins et deviennent adolescents, quittant alors leurs robes de sorcier pour des vêtements plus décontractés. Plus noir et plus onirique que les opus précédents, ce "Prisonnier d'Azkaban" doit beaucoup à la qualité de ses seconds rôles, que ce soit David Thewlis en professeur loup-garou ou Gary Oldman en évadé d'Azkaban, méconnaissable. Ces acteurs donnent de la profondeur au film et à une histoire finalement assez plate qui se démarquera surtout dans sa dernière partie, franchement superbe. C'est en somme une adaptation assez fidèle que l'on remarquera aussi pour son humour et pour la qualité de sa réalisation, l'une des meilleures de toute la saga.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 février 2015
On en découvre plus sur le monde de la magie, ses règles et ses lois par le biais de l'emprisonnement de Sirius et de la prison d'Azkaban. On a froid dans le dos lorsque les spoiler: détraqueurs
apparaissent à l'écran et ressemblent fortement à l'un des représentations de la grande faucheuse, son instrument de "travail" en moins. Le baiser de la mort, quelle idée saugrenue pourrait-on penser dans un premier temps, mais finalement JKR a très bien penser à sa représentation de la peine de mort. Le réalisateur nous fait vivre le roman d'une très sombre manière et on en redemande.

Cependant, tout n'est pas gris dans cet opus presque noir. spoiler: Le loup garou qu'est Rémus Lupin
en prend pour son grade dans sa représentation bestiale. Il est chétif, il est maigrichon, il est à peine velu... Il est très loin de l'image que nous ont donné les histoires de crocs et fourrure jusqu'ici. Il ferait presque pitié en fait.

spoiler: La libération de Buck
est un moment assez fort du film et de l'histoire et on regrette sa disparition de l'écran spoiler: après l'envol depuis la tour de Poudlard
.

Même si le livre n'était de prime abord pas très fourni en rebondissements et actions, le film qui en est une version épuré en devient relativement vide si l'on fait le bilan honnêtement.
Stéphane D
Stéphane D

177 abonnés 2 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2015
Nouveau réalisateur et virage vers une ambiance plus sombre. Certains changement sont de bonne augure, quelques mouvements de caméra sont habiles et les enfants sont physiquement au mieux de la saga (l'adolescence ne réussira pas trop aux 2 garçons).
Le jeu d'acteur devient plus mûr (sauf Ron, rien à faire...). Par contre l'histoire est non seulement confuse mais se prend les pieds dans le tapis sur la cohérence temporelle (Harry sait ce qui va se passer et pourtant il est surpris à chaque action d'Hermione...).
Il y a également un peu de lassitude à voir que chaque nouveau professeur est au coeur de chaque dénouement.
Arnaud R
Arnaud R

100 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2020
Alfonso Cuaron apporte un nouveau look à Harry Potter, moins enfantin, en captant parfaitement les enjeux de noirceur que représente le 3e livre de la saga. Une atmosphère réussie, une réalisation de qualité malgré l'épisode le moins spectaculaire, le maître mexicain s'en sort très bien et lance parfaitement la saga pour le tournant épique qu'elle va prendre par la suite.
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