Juste avant la nuit
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Lilali_111
Lilali_111

6 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juillet 2026
Si beaucoup ont vu dans ce film une satire de la bourgeoisie prête à accepter l'inacceptable pour sauver les apparences, le véritable sujet est ailleurs : il réside dans la dépression et l'ennui. Malheureusement, le film nous ennuie tout autant, la faute à des acteurs qui ne parviennent jamais à nous embarquer. Sur toute la durée, on retient à peine cinq minutes de bon. Michel Bouquet passe complètement à côté de son rôle. Cela arrive, même à ceux qui nous avaient habitués à beaucoup mieux... Il livre ses répliques avec une lenteur monotone, pensant sans doute que cela suffit à incarner le désarroi de son personnage, mais on n'y croit pas une seconde. Et quand le premier rôle sonne faux, difficile de sauver le reste. C'est regrettable, car le scénario tenait une excellente idée. Avec des comédiens plus investis, le résultat aurait été bien supérieur. Au final, on est loin, très loin du meilleur de Chabrol.
Hotinhere

795 abonnés 5 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juillet 2026
En dépit d’un casting solide, un drame moral invraisemblable sur le poids de la culpabilité d’un homme hanté par le meurtre de sa maîtresse.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Sorti en 1971, Juste avant la nuit partage de nombreux points communs avec La femme infidèle (1969) du même Claude Chabrol : un duo d’acteurs identique (Stéphane Audran & Michel Bouquet), les prénoms similaires des personnages principaux (Hélène & Charles), des intrigues proches liées à l’assassinat d’un amant ou d’un maîtresse, et une analyse froide de la réaction d'un couple bourgeois confronté à l’acte criminel perpétré par le mari. Ici, un publicitaire tue sa maîtresse, qui était par ailleurs la femme de son meilleur ami. spoiler: Il passera son temps à tenter d’expier son crime en l’avouant à un entourage de plus en plus large. Mais, en dépit de tout bon sens, sa femme comme son meilleur ami (François Périer) l’inciteront à taire son crime, comme si l'acte de tuer était moins grave que la conséquence de son aveu sur leurs existences bourgeoises.
Du Chabrol pur jus.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2026
Un mari assassine sa maîtresse lors d'un jeu sexuel et est pris de remords ensuite. Typique de Chabrol sur ses thèmes fétiches de la bourgeoisie et de la culpabilité, avec ses acteurs principaux (ici Michel Bouquet et Stéphane Audran, comme dans La Femme infidèle) toujours très bons. Un peu lent cependant.
Ifop
Ifop

3 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2026
Film noire et lancinant qui par bien des aspects marque un revirrement ave le passé et se distingue singulièrement du genre.
GéDéon
GéDéon

140 abonnés 730 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2026
Avec ce film sorti en 1971, Claude Chabrol propose une énième comédie de mœurs assez terne. Avec en toile de fond une lecture des codes sociaux du milieu bourgeois, on a le droit à une analyse du comportement humain face à la culpabilité. Après avoir commis le meurtre de sa maîtresse, un homme est tiraillé par ses tourments. Bien que décidé à avouer le crime, son entourage l’encourage à conserver l’anonymat. Le trio principal (Stéphane Audran, Michel Bouquet et François Périer) évolue avec beaucoup de placidité, créant ainsi une ambiance morne et émotionnellement peu inspirante. Les remords et l’hypocrisie sont exposés de manière paresseuse. La mise en scène rigoureuse mais sans étincelle finit d’achever cette impression générale. Bref, un drame intérieur sans rythme.
Redzing

1 456 abonnés 4 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2026
Charles a l'apparence d'un bon mari et d'un patron droit dans ses bottes. Tout le monde le respecte, voire l'admire. Sauf que Charles se livre à des jeux sado-maso avec Laura, la femme de son ami François ! Un jour, le jeu va trop loin et Charles étrangle Laura à mort. Le poids de la culpabilité va le ronger...
Malgré ses éléments de polar, "Juste avant la nuit" est bien un drame chabrolien. Insistant sur le mal être et le fardeau porté par Charles, incarné par Michel Bouquet. Et dressant une peinture cynique de la bourgeoisie parisienne, qui se refuse à voir en ce fleuron de leur milieu un assassin dépravé... malgré son désir d'être jugé et puni !
Le film aborde ainsi des thématiques très intéressantes de justice, de morale, de châtiment. La mise en scène de Claude Charbol reste relativement sage passée l'introduction, mais le réalisateur laisse la part belle à ses interprètes.
Avec un excellent trio entre Michel Bouquet, Stéphane Audran, et François Périer. Mais aussi des seconds rôles incarnés par les inséparables Henri Attal et Dominique Zardi (ce dernier étant affublé d'une perruque so 70's !).
stans007
stans007

39 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2026
J’ai éprouvé quelques difficultés à rentrer dans ce film assez dérangeant sur la culpabilité et le remords, malgré une mise en scène précise – c’est du Chabrol - mais un peu molle. C’est peut-être du à la froideur, volontaire, de la narration et des personnages dont certains (la bonne, les enfants) sont parfaitement transparents.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

257 abonnés 2 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2026
Après La femme infidèle réalisé quelques années plus tôt, on a l'impression que Chabrol a fait une deuxième version du même film, avec le même couple bourgeois composé de Stefan Audran et Michel Bouquet en inversant les rôles. J'ai pourtant trouvé La femme infidèle meilleur. D'une part en raison de la présence du formidable Maurice Ronet et d'une séquence d'anthologie qui réunit le mari et l'amant. D'autre part, car je n'ai pas été convaincu par la psychologie du personnage de Bouquet dans le deuxième film. Ce mari volage rongé par la culpabilité, alors que son entourage l'incite à tourner la page, ne m'a pas semblé bien crédible. En général, les criminels cherchent plutôt à s'auto-justifier et il est bien rare qu'ils envisagent de se livrer à la police. Ce film reste un bon Chabrol mais ne fait pas partie de ses meilleurs à mon avis.
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2025
« Juste avant la nuit » est un très bon film noir psychologique réalisé par Claude Chabrol en 1971 avec Stéphane Audran (Hélène), Michel Bouquet (Charles) et François Périer (François) dans les rôles principaux. Le film raconte l'histoire de Charles qui a tué accidentellement sa maîtresse, la femme de François. Le thème central est la culpabilité, l'expiation impossible et le poids des conventions sociales. Son entourage préfère que le crime soit dissimulé, car c'est le seul moyen de maintenir les apparences de sa classe : la bourgeoisie, sujet critique préféré de Claude Chabrol. La musique de Pierre Jansen contribue fortement à l'ambiance noire du film.
Patjob
Patjob

44 abonnés 765 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2025
Je suis allé voir sans grand espoir ce film de ce réalisateur très prolifique, dont la production majoritaire est plutôt académique, malgré l’estampille « nouvelle vague » de ses débuts. D’autant qu’il avait été présenté comme un film de transition (Chabrol devait par contrat en tourner un, dans l’attente de la possibilité de faire « La décade prodigieuse », et il avait choisi une adaptation d’un polar peu connu), tourné assez rapidement.
Quelle surprise et quelle claque ! Comme si ces conditions avaient libéré la créativité du cinéaste. La première scène montre le crime, et l’on sait que le fil conducteur ne sera pas la recherche du coupable. Et dès la seconde, où Charles, le meurtrier, renonce à rentrer dans un bar parce qu’un quidam le regarde, on ressent, devant ce personnage qui ne supporte plus le regard d’autrui, ce qui sera la première dimension du film : la gestion du sentiment de culpabilité, ici véritablement Dostoïevskienne. La suite consistera en cette problématique centrale, qui sera confrontée à nombreuses situations déchirantes, la victime se trouvant être l’épouse du meilleur ami de Charles (ce qui est vite révélé). Situations déchirantes dans lesquelles les logiques s’affrontent, chaque personnage (en l’occurrence Hélène, la femme de Charles, et François, l’ami trompé) apportant des points de vue différents, pertinents et argumentés (comme dans « La règle du jeu » de Renoir, qui est l’un des films préférés de Chabrol, où le problème est que tout le monde a ses raisons). La seconde dimension du film est « mystique » : le parcours de Charles est un véritable calvaire, un chemin de croix, ponctué de trois confessions, où il ne demande pas le pardon qui lui est proposé, mais l’expiation et la punition. La troisième dimension est sociale, par la description d’un milieu bourgeois guindé par ses habitudes et ses principes, qui a besoin de s’encanailler en cachette et en préservant les apparences, ce qui est coutumier chez le cinéaste. Ici, derrière les prises de position et les logiques qui apparaissent -et même sont- de nature empathique et bienveillante, on perçoit que la préservation des situations personnelles et d’un certain ordre social constitue une préoccupation centrale, qui guide les actions, et ce tout autant que les considérations morales. Cette richesse extrême est parfaitement gérée, avec une réalisation -aux accents parfois Bressoniens- remarquablement adaptée à chaque situation, jusqu’à un dénouement symbolique (comprenant un superbe transfert de situation) d’une puissance rare. Probablement le plus grand film de Claude Chabrol, et à coup sûr un chef d’œuvre du cinéma Français.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 182 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2025
Délicieux film de Claude Chabrol période André Génovès (son septième film sur 13 avec lui comme producteur), sur une musique de Pierre Jansen (19e collaboration sur 29 au total). C’est la dream team, la période la plus magnifique de l’oeuvre très riche de Chabrol. Michel Bouquet y promène son hébétude et sa mine accablée, pour des raisons que le film explique immédiatement. C’est fascinant. François Périer et Stéphane Audran sont excellents aussi bien sûr. Peut-être aussi que ma fascination pour le film vient de son contexte esthétique qui m’est familier. Paris pour travailler, la banlieue ouest pour résider, les plages hivernales pour l’air frais... La fin est très belle, littéraire.
Cinéphiles 44

1 680 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2024
Dans "Juste avant la nuit", Michel Bouquet donne vie à un personnage complexe, prisonnier de ses contradictions morales et de son environnement bourgeois oppressant. Ce drame sombre et troublant fascine par son atmosphère pesante, même s’il manque parfois d’élan pour captiver pleinement.
mickael l.
mickael l.

51 abonnés 139 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2024
Un bon Chabrol avec son intrigue, son suspense qui lui vaut surtout à un super Michel Bouquet.. Quelques temps morts déçoit dans ce film. Dommage on a le droit à un très bon jeu d'acteur
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 370 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2023
Un homme (M.Bouquet) tue sa maîtresse dont on apprend juste après qu'elle est l'épouse de son meilleur ami (F.Périer). L'intrigue qui suit n'est pas policière, elle est psychologique. Claude Chabrol ne s'intéresse qu'au cas de conscience de Charles, à ses attitudes qui trahissent un sentiment de culpabilité qui pourrait amener le meurtrier à se dénoncer, au moins auprès de son entourage, de sa femme.
Drame intimiste et feutré, "Juste avant la nuit" est un Chabrol austère que sa lenteur, son récit trop morne et la relative banalité du cas psychologique d'un père de famille a priori exemplaire enferment dans une certaine monotonie. Même le décor bourgeois du sujet, déterminant ici comme dans la plupart des films de Chabrol, n'a pas la même saveur qu'habituellement, moins ironique, moins caustique, à dessein on n'en doute pas, que dans d'autres déclinaisons chabrolienne des turpitudes bourgeoises. Ainsi, les moments-clés de l'intrigue sont-ils assez indifférents quoique judicieux.
Et puis, sur la forme, celle des années 70, le film est daté. Entre autres choses, les intérieurs bourgeois, la coiffure de Stéphane Audran (la femme du criminel), les chemises de Michel Bouquet -et accessoirement l'accoutrement de Dominique Zardi, dans un vrai second rôle- sont à la limite du risible et sabordent bien involontairement la sobriété et la rigueur de la mise en scène.
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