Juste avant la nuit
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Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2008
Ce film de Chabrol est sans doute l'un des plus cruels qu'il ait tournés à l'égard de la bourgeoisie. Subtil, il masque cette attaque en règle contre la lâcheté, l'hypocrisie de certains milieux par un faux suspens sur l'arrestation possible d'un assassin qui a des remords. Un homme tout ce qu'il y a de plus convenable, bien marié, excellente situation, qui a tué sa maîtresse au cours de jeux sado masochistes. Certains indices lui font comprendre que son meilleur ami, mari de la femme en question, et sa propre femme, ont compris qu'il était sans doute l'assassin, et c'est cette situation là qu'il ne supporte pas. Savoir que ceux qu'il aime le plus ont compris qui il était vraiment. Et pourtant continuer à vivre comme si de rien n'était. Alors il en vient à tout leur avouer, comme ça ils ne pourraient plus faire semblant de ne rien savoir. Mais les valeurs bourgeoises, le confort social, la réputation, voir l'amitié bien comprise, sont bien plus tenaces que la morale, qui aurait dû inciter à la dénonciation. Non sans quelques longueurs sur la fin, pour expliciter les étâts d'âme de l'assassin, le film convainc par la mise en scène sobre, centrée sur l'ambiguïté des relations humaines, du Chabrol des années 70.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2014
Juste Avant La Nuit est sans doute le film de Chabrol le plus violent à l’égard de la bourgeoisie. Le réalisateur dresse une galerie de personnage prêt à tout pour conserver leur réputation et leur confort (mensonges, déni et même meurtre). L’ambiance instauré tout au long du film est glaçante, pleine d’hypocrisie et de non-dits. Au final, une question persiste: le personnage le plus monstrueux est-il vraiment celui qu’on croit?
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mars 2013
Claude Chabrol aborde donc dans ce film plusieurs thèmes comme la culpabilité, l’amitié et l’amour dans le milieu de la petite bourgeoisie française dont il aime tant se moquer avec grande finesse à travers ses nombreuses réalisations.

Ici, le coupable ne cherche pas à fuir et ne supporte pas longtemps le poids de son crime. Un crime charnel, résultat d’un jeu sadomasochiste qui a mal tourné. Il l’avoue d’abord à sa femme qui ne semble pas plus bouleversée que ça et ne le blâme absolument pas. Le fait de partager son lourd secret va permettre à Charles de le supporter pendant quelques temps, mais les remords et le sentiment de culpabilité reviennent vite le ronger. Il décide donc de tout avouer à son meilleur ami en personne et lui demande même de porter plainte contre lui afin qu’il soit jugé pour sa faute et ainsi libérer son esprit de ce crime qui lui torture l’esprit. Mais encore une fois, le résultat de son aveu n’a pas du tout l’effet escompté. Son ami ne paraissant aucunement rancunier à son égard et lui conseillant même d’oublier toute cette histoire. Cette réponse ne fait que plonger Charles dans un tourment encore plus profond. Leur discussion se termine d’une façon qui résume bien la situation: « Charles: – Ne te force pas à empêcher notre amitié de mourir si tu sens que ce n’est plus possible ». François lui répondant comme si de rien n’était, impassible: « A demain Charles… ».

Chabrol ne tombe pas dans le cliché du politiquement correct et de l’attendu et laisse son coupable seul avec ses démons. Le comportement de sa femme est très ambigüe. Elle ne parait pas touchée et refuse que son mari se rende à la police, mais est-ce pour le bien de ce-dernier ou plutôt pour son bien à elle, sa grande maison, ses enfants, son petit confort bourgeois? Pareil pour le mari veuf/cocu qui souhaite peut-être garder une certaine réputation, ne se souciant guère du malaise ressenti par son « meilleur » ami et le besoin qu’il a d’être jugé pour sa faute… Le réalisateur du Beau Serge (1958) décrit donc ici un des côtés sombres de la nature humaine, très bourgeois, qui ne pense qu’à sa pomme, à son petit bien-être, sous-couvert d’ »aider son prochain ».

Comme souvent chez Chabrol, la réalisation est toute en sobriété et la mise en scène très maitrisée. La tension va crescendo pour amener à une fin ambivalente et que l’on peut imaginer comme finalement salvatrice pour Charles.

Le casting est très bon, avec en tête, le duo Michel Bouquet/Stéphane Audran, déjà réunis dans La femme infidèle (1969), dont le sujet comportait d’ailleurs plusieurs points communs avec ce film là.

Juste avant la nuit est un film assez sous-estimé, mais surement l’un des tous meilleurs de Claude Chabrol, pas loin derrière Que la bête meure (1969) ou Le boucher (1970), autres grands films de ce réalisateur génial, vestige d’un âge d’or du cinéma français.

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 août 2007
je ne suis pas d'accord avec l'interprétation qui est faite du film par les critiques qui m'ont précédés : pour moi ce film dépeint les tourments de Michel Bouquet/Charles, que rien ne préparait à être un assassin, mais qui assume son acte pleinement, et qui tient à en assumer les conséquences : être jugé (par les siens, par la société), et subir un châtiment ; en cela c'est un personnage éminemment moral, mais également à la recherche de sa dignité d'être humain.
Et son entourage est pervers, totalement : sa femme dit le comprendre, mais refuse de le juger, et surtout refuse de perdre son petit confort, sa jolie maison, sa petite belle-mère si gentille. Elle préfère tuer son mari, plutôt que de le laisser se libérer de son crime et payer sa dette à la société en allant en prison.
Quant à son ami François, le mari cocu, il est lui aussi dans le deni, sans doute pour ne pas perdre "un ami de 25 ans", ou sa réputation, on ne sait pas.
J'ai trouvé ce film éminemment subversif, une confusion des valeurs morales très bien rendue par le jeu magnifique des trois acteurs principaux, dont Michel Bouquet, plus insondable que jamais ...
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2019
J'en un peu marre que chaque film de Chabrol soit systématiquement analysé comme une critique de la bourgeoisie. Le thème est celui de la culpabilité, de son poids et de son partage, le film aurait pu se dérouler dans n'importe quel milieu. Remarquons à ce propos que Dostoïevski l'a traité ans "Crime et Châtiment" et que ce dernier ne se livrait pas à une critique sociale. Le film maintenant : il est lent, certaines scènes sont très sombres et les dialogues deviennent vite gavants. Coté interprétation Audran est fabuleuse, Bouquet déçoit, mais le rôle était difficile, Perrier est transparent. Quant à Henri Attal et Dominique Zardi, n'ayons pas peur des mots, ils sont ridicules.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2014
Très grand cru de Chabrol qui clôt presque sa période noire (La femme infidèle, Que la bête meure, Le boucher) tout juste suivi par le non moins sublime Les noces rouges. A croire que l’époque était obsédée par l’idée que les bourgeois ne pouvaient être punis de leurs crimes car comme dans "Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon" (Elio Petri 1970), le pauvre Bouquet - une fois de plus démoniaque de folie – aura beau s’accuser auprès des siens, il ne trouvera personne pour demander réparation de la mort d’un être humain. Comme si dans cette société corsetée de la fin des sixties rien ne devait déranger l’ordre établi et surtout pas des amours saphiques bourgeoises qui dégénèrent. L’ambiance est étouffante au possible, accentuée par ces maisons avant-gardistes conçues par l'architecte François Tellier (François Périer) qui donnent une tonalité glaciale à l’ensemble. spoiler: On souffre avec Bouquet qui n’aura d’autre solution que la mort donnée par sa femme pour enfin trouver la paix. Deux morts au final mais les choses seront restées en l’état et l’image de chacun sera sauve
. Quand on voit la charge érotique que dégageait Stéphane Audran à cette époque ,on comprend mal qu’elle n’ait pas pu assouvir les fantasmes du pauvre petit Charles (Michel Bouquet) était peut-être tout simplement rempli de panique devant l’ampleur de la tâche. Enfin, ne nous égarons pas.
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 août 2019
malgré toute la sympathie ( à cause de son coté bon vivant ) et le respect qu'il m'inspire car il a quelques très bons films à son actif, j'ai toujours soupçonné Claude Chabrol d'une certaine paresse en ne sortant pas de sa zone de confort qui consiste de manière non imaginative à dénoncer systématiquement l' hypocrisie bourgeoise ( satisfaisant une partie de la critique et de ses spectateurs qui n'attendent que cela)
Dans le film on voit Michel Bouquet après avoir tué sa maitresse (rien que ça ) sortir en toute quiétude de l'appartement, fréquenter le bar du coin, prendre une double rasade de whisky ( quand même)et rencontrer par hasard dans ledit bar son meilleur ami qui est précisément le mari de la maitresse tuée une heure avant et avec qui il va échanger des banalités.
Plus loin dans le film, il va sans que l'on sache trop pourquoi ( étant un personnage insondable )éprouver le désir de se confier à sa femme qui sera plus embêtée par le fait d'avoir été trompée que par le crime lui même.
Sa femme se montrant trop compréhensive , il va se confier au mari de la maitresse tuée qui manque de bol, va se montrer aussi compréhensif .
Michel Bouquet se montrant toujours insistant, un second crime va être commis pour préserver la quiétude de la vie bourgeoise.
d'ou un film qui à force de montrer des bourgeois totalement impavides manque totalement de vie et tout en traitant de la mort est mortellement ennuyeux.
Et quoi de plus convenu dans les années 70 succédant à mai soixante huit de denoncerl'hypocrisie du mode de vie bourgeoise en montrant la froideur confinant à l'opacité des personnages car comme on le sait tous les bourgeois enfermés dans leurs conventions, ne vivent pas vraiment (justifiant du coup le jeu inexpressif des acteurs) .
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2013
On pense un peu à "La Femme infidèle", un des meilleurs Chabrol, sauf que de cocufié Michel Bouquet passe à cocufieur et inversement pour Stéphane Audran mais par contre il conserve son rang d'assassin...
Sans atteindre la maîtrise de "La Femme infidèle", "Juste avant la nuit" est un beau représentant de la période pompidolienne c'est-à-dire la meilleure du réalisateur, qui malheureusement par la suite virera trop dans le téléfilmesque.
Le côté habituel du cinéaste "critique et décortication de la bourgeoisie et de sa manie de vouloir sauver à tout prix les apparences" n'apparaît qu'au dernier moment et de manière brutale, en fait ici c'est surtout le portrait dostoïevskien d'un homme rongé par le besoin d'être jugé très bien interprété par Michel Bouquet.
Pour résumer, "Juste avant la nuit" est donc un portrait psychologique réussi plus qu'une quelconque critique de la bourgeoisie ou une intrigue policière.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2011
Une tragédie antique dans la France de Pompidou. Le film chabrolien par excellence.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2025
Je suis allé voir sans grand espoir ce film de ce réalisateur très prolifique, dont la production majoritaire est plutôt académique, malgré l’estampille « nouvelle vague » de ses débuts. D’autant qu’il avait été présenté comme un film de transition (Chabrol devait par contrat en tourner un, dans l’attente de la possibilité de faire « La décade prodigieuse », et il avait choisi une adaptation d’un polar peu connu), tourné assez rapidement.
Quelle surprise et quelle claque ! Comme si ces conditions avaient libéré la créativité du cinéaste. La première scène montre le crime, et l’on sait que le fil conducteur ne sera pas la recherche du coupable. Et dès la seconde, où Charles, le meurtrier, renonce à rentrer dans un bar parce qu’un quidam le regarde, on ressent, devant ce personnage qui ne supporte plus le regard d’autrui, ce qui sera la première dimension du film : la gestion du sentiment de culpabilité, ici véritablement Dostoïevskienne. La suite consistera en cette problématique centrale, qui sera confrontée à nombreuses situations déchirantes, la victime se trouvant être l’épouse du meilleur ami de Charles (ce qui est vite révélé). Situations déchirantes dans lesquelles les logiques s’affrontent, chaque personnage (en l’occurrence Hélène, la femme de Charles, et François, l’ami trompé) apportant des points de vue différents, pertinents et argumentés (comme dans « La règle du jeu » de Renoir, qui est l’un des films préférés de Chabrol, où le problème est que tout le monde a ses raisons). La seconde dimension du film est « mystique » : le parcours de Charles est un véritable calvaire, un chemin de croix, ponctué de trois confessions, où il ne demande pas le pardon qui lui est proposé, mais l’expiation et la punition. La troisième dimension est sociale, par la description d’un milieu bourgeois guindé par ses habitudes et ses principes, qui a besoin de s’encanailler en cachette et en préservant les apparences, ce qui est coutumier chez le cinéaste. Ici, derrière les prises de position et les logiques qui apparaissent -et même sont- de nature empathique et bienveillante, on perçoit que la préservation des situations personnelles et d’un certain ordre social constitue une préoccupation centrale, qui guide les actions, et ce tout autant que les considérations morales. Cette richesse extrême est parfaitement gérée, avec une réalisation -aux accents parfois Bressoniens- remarquablement adaptée à chaque situation, jusqu’à un dénouement symbolique (comprenant un superbe transfert de situation) d’une puissance rare. Probablement le plus grand film de Claude Chabrol, et à coup sûr un chef d’œuvre du cinéma Français.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 117 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2011
Le malicieux et regrettè Claude Chabrol tournera pour le cinèma un certain nombre de films d'inspiration plus ou moins policière, ou du moins criminelle, dans lesquels il dissèque implacablement les tabous et les calculs ègoïtes du monde bourgeois, dont il ètait issu! C'est le cas avec "Juste avant la nuit" qu'il signe en 1971 avec une distribution très chabrolienne! Combinant le polar et la satire, le cinèaste est parfaitement à son aise en pianotant durant 1h40 un de ses morceaux favoris! il est aidè par deux acteurs remarquables: François Périer et Michel Bouquet, surtout, dans un de ses plus beaux rôles! Un bon Chabrol qui sert de support à un confort tranquille qui va èclater de mille feux avec au moins une belle scène entre Bouquet et Audran sur le bord de mer...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2008
Une réalisation assez banale mais les acteurs et le noeud de l'intrigue sont excellents, un sommet dans l'hypocrisie.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2013
C'est l'un des films les plus troublants de Chabrol. Pas le meilleur (rythme un peu lent, mise en scène et esthétique plutôt plan-plan), mais l'orientation du scénario a de quoi surprendre. D'abord, la situation criminelle classique est ici inversée, puisque le meurtrier ne cherche pas à cacher son crime mais à le faire connaître et condamner. Ensuite, Chabrol développe une belle ambiguïté en sondant son terrain social de prédilection, celui de la bourgeoisie française. Il brosse le portrait d'un bourgeois tiraillé entre différentes aspirations, les siennes et celles de son milieu, contradictoires et paradoxales, douloureuses et fatales. Sur un plan personnel, ce Charles Masson fait le grand écart entre l'expression de pulsions destructrices, dans le cadre d'un amour extraconjugal, et un impérieux désir d'ordre moral, que l'on peut penser tout empreint de culture catholique. Un besoin autodestructeur de pénitence et de rédemption. Cette trajectoire tourmentée est placée sous le signe de la souffrance et du plaisir mêlés : des jeux de l'amour SM au dolorisme de la quête du châtiment. Mais au-delà de ce cas de conscience individuel, le vrai noeud du drame se noue à une autre échelle, au niveau collectif. Car l'ordre moral qui hante tant le personnage principal s'oppose à un ordre social. Un ordre bourgeois qui peut tout accepter sous le sceau du secret et de l'hypocrisie, si l'on n'égratigne pas le vernis des apparences et de la respectabilité, si l'on ne déstabilise pas ce qui est confortablement établi...
Tout en pesanteur psychologique, impitoyable dans son dénouement, Juste avant la nuit constitue peut-être la critique la plus implacable du réalisateur contre le monde bourgeois. Le film est porté par l'intensité et la subtilité du jeu de Michel Bouquet. La composition de Stéphane Audran, quant à elle, fait froid dans le dos. Enfin, on note l'apparition non créditée de Michel Duchaussoy qui était, deux ans plus tôt, l'acteur principal de l'excellent Que la bête meure, du même Claude Chabrol.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2008
«Juste avant la nuit» (France, 1971) est un des nombreux films de Claude Chabrol. Celui-ci traite de l’histoire d’un homme respectable dépassé par une pulsion meurtrière. Comme Séverine, le personnage de Catherine Deneuve dans «Belle de jour» (France, 1967) de Luis Buñuel, Charles, le personnage de Michel Bouquet est poursuivi par une pulsion en rapport avec la sexualité. Cependant il n’y a pas dans le film de Chabrol la folie ambiante qu’il y a dans celui de Buñuel. Néanmoins «Juste avant la nuit» reste intéressant notamment grâce à la réalisation sans faille de Chabrol. Les plans eux-mêmes sont plus éloquents que les dialogues parfois contingents. Le plan vers la fin où Charles se couche main dans la main avec sa femme, interprétée par la très belle Stéphane Audran, indique que l’homme passe le flambeau du meurtre à sa femme. La photographie de Jean Rabier est quant à elle de toute beauté. Adéquate avec les décors ternes, l’image installe une sorte de froideur voire d’étrangeté. Ainsi le film, envahit par cette étrangeté se veut en quête vers la rationalité de nos actes les plus fous. A de nombreuses reprises dans le film est posée la question du pourquoi. La réponse est finalement donné au milieu du film par le personnage Cavanna interprété par Henri Attal qui à la question : «Pourquoi avez-vous fait ça ?» réponds avec la décontraction de la Nouvelle Vague : «Je vous emmerde !». Pour conclure, «Juste avant la nuit» est une réflexion subtile sur la rationalité de la folie humaine. Enfin on peut aisément en faire l’hypothèse d’après la scène où le personnage de François Périer doit reconnaître le cadavre comme étant sa femme, «Juste avant la nuit» est une source d’inspiration au film «Blue velvet» (USA, 1987) de David Lynch.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Chabrol tisse un drame magnifiquement interprété par Stéphane Audran, Michel Bouquet et François Périer.
Si le rythme du film est plutôt lent, tout réside dans la tension et le sentiment de culpabilité grandissant de Michel Bouquet.
Moins connu sans doute que certains films de la même époque (Cf : Le boucher, Que la bête meure, La femme infidèle),"Juste avant la nuit" est bel et bien une oeuvre incontournable de Claude Chabrol.
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