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Un visiteur
3,5
Publiée le 12 décembre 2010
Toujours avec une mise en scène très qualitative certes, dommage que la pertinence de l'histoire ne permet pas de hisser "Juste avant la nuit" au niveau des très grands films de Chabrol.
Etude minutieuse sur le thème de la culpabilité, de la responsabilité et de la rédemption, sur le châtiment qui se refuse. Michel Bouquet nous entraîne dans son monde de souffrance, explore et rejette tous nos recoins de lâcheté. François Périer est impérial dans son refus de la vengeance, Stéphane Audran protectrice en diable... Et Chabrol a bien voulu terminer le film, qu'il en soit remercié ! Quant à Dominique Zardi à contre-emploi roux flamboyant... c'est inoubliable !
J'ai eu beaucoup de mal avec ce film. Comme d'habitude, Stéphane Audran est là pour tout sauver, de par sa présence, sa beauté, son jeu. Je ne peux pas en dire autant de Michel Bouquet et François Périer... La mort reste pour moi le plus grand drame de la vie, et l'annonce de celle-ci à si peu d'effet sur les personnages. Chacun reprend son petit train-train. La fin relève le film, comme dans tous les films de Chabrol de cette période je pense.
Juste avant la nuit fait partie de ce qu'on appelle la période des Drames bourgeois de Chabrol (fin des années 60 début des années 70), ce n'est peut-être par le plus réussi de cette période en partie du à une mise en scène un brin paresseuse mais ce drame mâtiné de polar reste néanmoins un bon film grâce à ses acteurs et à un scénario bien écrit ; Michel Bouquet en meurtrier rongé par la culpabilité est magnifique. Dominique Zardi (un habitué des Chabrol et des Mocky) trouve ici un rôle plus développé qu'à l'ordinaire lui qui a souvent joué les 3ème rôles.
Délicieux film de Claude Chabrol période André Génovès (son septième film sur 13 avec lui comme producteur), sur une musique de Pierre Jansen (19e collaboration sur 29 au total). C’est la dream team, la période la plus magnifique de l’oeuvre très riche de Chabrol. Michel Bouquet y promène son hébétude et sa mine accablée, pour des raisons que le film explique immédiatement. C’est fascinant. François Périer et Stéphane Audran sont excellents aussi bien sûr. Peut-être aussi que ma fascination pour le film vient de son contexte esthétique qui m’est familier. Paris pour travailler, la banlieue ouest pour résider, les plages hivernales pour l’air frais... La fin est très belle, littéraire.
J'attendais beaucoup plus de ce drame, notamment à la vue de son histoire et de sa distribution. Mais pas d'inquiétude il s'agit tout de même d'un film de qualité.
Film assez barbant, lent, plutôt bien joué par S Audran et M. Bouquet, plutôt mal par F. Perrier qui ne réagit ni à la mort de son épouse, ni à l' annonce qu' elle le trompait, ni aux révélations de son ami qui lui avoue être le meurtrier. L' ensemble assez invraisemblable et ennuyeux. Tout traîne en longueur pour arriver à un dénouement molasse. Bref, du Chabrol. Intérêt très limité.
Chabrol filme l’introspection. La difficulté d’accepter la réalité. L’ambiance est sombre et la parole libératrice. Le procédé n’est pas habituel. Ici il y a le regret et les aveux. En vérité la trame se déroule non par une enquête policière mais par une confession. Pas mal du tout.
Un homme tue sa maîtresse et, rongé par le remords, veut absolument se livrer à la police. Mais tout le monde l'en empêche, aussi bien sa femme que son meilleur ami qui était le mari de la victime. Comme à son habitude, Claude Chabrol dénonce la comédie des apparences que se livre la bourgeoisie, prête à tout pour camoufler le moindre de pet de travers. La mise en scène est plutôt plate mais Michel Bouquet est parfait dans le rôle de l'homme tourmenté par ses actes, face à une Stéphane Audran remarquable en femme qui sauve son honneur et son couple.
Audran-bouquet deux acteurs fétiches de Chabrol. Bouquet assassin par accident se retrouve très mal a l'aise par rapport a son meurtre. Sa conscience le torture et ne se voyant pas inquiéter par l'enquête, il fini par avouer a sa femme et aussi a son ami mari de la victime, son horrible crime. Comme souvent Chabrol traite des petits travers de la bourgeoisie. Un rythme quelque peu "piano-piano" mais néanmoins plaisant.
Ce film, c'est l'histoire d'un homme, M. Bouquet, qui, en tout début de film, tue sa maîtresse lors de jeux sado-masochistes. Avec de film, Chabrol nous fait participer à une enquête policière ou presque. Car la police y joue un rôle clé, Bouquet ayant affaire au même policier pour différentes affaires. C'est donc le calvaire d'un homme qu'on va suivre. Qui va finir par craquer complètement ne pouvant conserver ce secret plus longtemps. Pourtant il est soutenu par ces proches, à qui il va finalement tout avoué. Sa femme, en premier lieu, jouée par Stephane Audran (on est toujours dans l'ère Stephane Audran). Plutôt en retrait, femme de maison, c'est pourtant elle qui va avoir un rôle déterminant. Elle va aider son mari et s'aider elle-même. Il faut parfois sauver les apparences. Et ensuite, son meilleur ami, joué par F. Perier, qui le soutiendra, lui accordera son pardon, malgré toutes les révélation que Bouquet va lui faire. Perier va même le supplier d'oublier tout ça, comme il l'avait d'ailleurs déjà conseillé à la meilleure amie de sa femme qui voulait aller à la police ayant plus que des soupçons sur le rôle de Bouquet dans l'assassinat. Bref ce film met en avant le rôle des apparences, car malgré le fait que Bouquet ne soit en rien inquiété, c'est lui-même contre lui-même, et faire la paix avec soi-même est très important.
Réalisé en 1971, pendant une de ses périodes fastes , "juste avant la nuit" est un film dont la réputation prend de l'importance le temps passant. Moins connu que "le boucher" ( selon moi son meilleur film de cette période), c'est un film assez étrange, qui nécessite une introspection du personnage principal ( interprété par Michel Bouquet) afin de tenter de cerner son propos. Un directeur d'une agence de publicité a pour maitresse la femme de son meilleur ami. Il entretien avec cette dernière une relation sadomasochiste. Au cours de jeu sexuel, il l'étrangle et la tue. La police ne parvient pas à ' l'arrêter et il décide d'avouer sa culpabilité à sa femme puis au mari de la victime. Mais ces derniers lui conseillent de ne pas se dénoncer. Il décide de passer outre et veut se dénoncer aux autorités. Film sur le poids de la culpabilité, du remords et la conscience, mais aussi sur le déni et sur la fuite devant le réel et ses conséquences lorsqu'on doit l'affronter, " juste avant la nuit" est une oeuvre riche quand aux thèmes abordés et aux questions qu'ils posent. Stephane Audran est, comme à l'accoutumée très sexy et charismatique. Francois Perrier et Michel Bouquet sont aussi excellents. Si le film souffre d'un défaut, c'est qu'il est un peu trop invraisemblable. Son hésitation sur le ton qu'il emploie et qui met le spectateur dans l'embarras pour adhérer totalement au scénario dans sa seconde partie, m'a laissé un peu dubitatif. Les aficionados de Chabrol ( dont je suis) ne le manqueront surtout pas.
Ce film est l'un des plus représentatifs de la période où Claude Chabrol s'en prenait sévèrement à la bourgeoisie, un milieu dont il était issu. "Juste avant la nuit" se présente comme un film sur la culpabilité et comme une critique sociale assez corrosive de la bourgeoisie: la question que l'on peut se poser c'est: jusqu'où les personnages iront-ils pour préserver leur modèle social afin de ne pas chambouler leur vie parfaitement ordonnée? La mise en scène Chabrol est à l'image de ses personnages : rigoureuse, ordonnée, et d'apparence limpide. Une symbiose réussie entre le fond et la forme. Le film avance sur rythme assez lent ponctué de dialogues prononcés avec un ton calme et posé, ils sont parfois même chuchotés. La fin quant à elle est assez inattendue, d'ailleurs Chabrol a bien fait les choses puisque c'est à ce moment là que l'on comprend le titre du film. Plus psychologique, plus épuré et beaucoup plus subtil que ses films précédents "Juste avant la nuit" n'est pas à classer parmi les oeuvres mineures de Claude Chabrol.
"Juste avant la nuit" est un chabrol de mauvaise facture. Le rythme est d'une lenteur assommante, c'est complètement soporifique. Le film ne retrace que la culpabilité d'un homme nomme Charles Masson (Michel Bouquet), ses plus profonds regrets et son besoin d'être jugé pour le mal qu'il a fait. Michel Bouquet joue très juste et Stéphane Audran jouant sa femme égale à elle-même en très bonne actrice. Dommage que Chabrol n'est pas su donner plus de dynamisme à cette lente descente aux enfers d'un homme meurtri par le remord.
« Juste avant la nuit » est un très bon film noir psychologique réalisé par Claude Chabrol en 1971 avec Stéphane Audran (Hélène), Michel Bouquet (Charles) et François Périer (François) dans les rôles principaux. Le film raconte l'histoire de Charles qui a tué accidentellement sa maîtresse, la femme de François. Le thème central est la culpabilité, l'expiation impossible et le poids des conventions sociales. Son entourage préfère que le crime soit dissimulé, car c'est le seul moyen de maintenir les apparences de sa classe : la bourgeoisie, sujet critique préféré de Claude Chabrol. La musique de Pierre Jansen contribue fortement à l'ambiance noire du film.