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soulman
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4,0
Publiée le 31 juillet 2024
Une comédie irrésistible, où l'autodérision des personnages laisse le récit virevolter avec bonheur, d'un quartier à l'autre de Rome. La Magnani et Totò - qui interprètent des comédiens de second plan, souvent figurants - forment un duo éblouissant dont l'humour n'est pas exempt de compassion et de la solidarité des plus modestes. Leur numéro de cabaret dans un restaurant chic où l'on célèbre la nouvelle année à venir est un moment d'anthologie du cinéma transalpin. A ce couple original, Ben Gazzara apporte une dose de glamour qui se marie parfaitement avec la faconde de ses origines italiennes.
Ce film de Mario Monicelli (Le Pigeon, Boccacce 70, Casanova 70 et nombreux films avec Toto : fameux comique populaire des années 50/60) m’était totalement inconnu; en même temps le vieux bonhomme a donné plus d’une soixantaine de films au cinéma italien, étant un des piliers de la fameuse comédie à l’italienne.
Ici, nous passons le réveillon, enfin Tortorella, figurante à Cinecitta, essaie de le passer!
Après une invitation inespérée pour éviter à un groupe de fêtards de se retrouver à 13, elle se retrouvera le bec dans l’eau et pourra compter sur son ineffable parasite et coreligionnaire : Umberto, petit figurant, petit arnaqueur et grand looser.
Bien des péripéties troubleront la nuit de ces deux-là, un réveillon dont il se souviendront !
Plusieurs scènes sont très bien écrites et parfaitement mises en scène. Le film pêche un peu parfois d’un manque de rythme ou de quelques longueurs, mais l’ensemble permet aux sourires de se répéter sur nos visages, et cela est inestimable.
Film de 1960. La Magnani figurante sur un film (divine, dixit Marilyn Monroe et moi) et le chômeur professionnel Toto (clown drôle) se laissent entrainer par un voleur de bijoux (Ben Gazzara, tel qu’en lui-même, plus tard dans les films de Cassavetes) dans d’improbables péripéties la nuit de la Saint Sylvestre. Film nocturne d’un remarquable noir et blanc contrasté d’une non moins belle réussite de mise en scène particulièrement dans les nombreuses scènes d’ensemble, et d’une profondeur de champ magique hélas disparue aujourd’hui. La dernière scène est habilement inspirée de Charlie Chaplin. A déplorer le tournage en studio qui démode toutefois le film.