Le film démarre vraiment trop lentement à tel point qu'on se lasse jusqu'au moment où GP s'installe à l'hôpital. L'action, un peu molle au demeurant, donne au film un intérêt certain mais dans l'ensemble il manque d'une vraie dramaturgie tendue
Le Berlin occupé de la Guerre froide sert de cadre à cette intrigue d'espionnage. Encore que de Berlin, on ne voit pas grand 'chose; c'est, ici, de l'espionnage d'intérieur et pas du meilleur. Un soldat américain est enlevé par les Russes afin de contraindre son commandement à un échange. Entre deux portes, ce sont des bavardages de plus en plus ennuyeux, notamment entre Gregory Peck, l'expérimenté militaire du contre-espionnage, et Broderick Crawford, le père du GI kidnappé, un industriel tonitruant et arrogant qui fera peut-être l'apprentissage de l'humilité au contact de militaires très efficaces sinon humains. C'est d'ailleurs, au-delà de l'intrigue, le thème rachitique de ce film pas franchement subversif et pas très amical à l'égard des Soviétiques. Contrairement à certains avatars du genre qui sont particulièrement confus, le film de Nunnaly Johnson est très clair, jusqu'à l'évidence. Et l'intérêt qu'on peut prendre au début du film s'étiole rapidement dans de vaines et simplistes péripéties. Le réalisateur est passé à côté du sujet qui aurait pu lui sauver la mise : l'étrange identité de Berlin.