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Un visiteur
2,5
Publiée le 20 janvier 2014
Plus qu'un reportage sur les coulisses du tournage de ce film, une véritable métaphore de Don Quichotte. L'équipe du film face aux moulins ; ces événements catastrophiques se déroulant sur le tournage, empêchant la tenue d'un agenda déjà serré, anéantissant les rêves de Terry Gilliam et de ses collaborateurs.
Si le sujet a été capté à la base pour faire un document promotionnel au long-métrage, il s'est vite transformé en journal de bord pour nous rappeler l'envers du décor. Les assurances hasardeuses, les producteurs tentant de perdre un minimum d'argent, les techniciens face à l'impossibilité, ...
Un reportage rare sur l'effondrement d'un projet pharaonique. Un document intéressant qui laisse un amer goût de trop peu.
Un des documentaires les plus interressant sur le cinéma, et des plus tristes aussi, voir comment un film qui s'annonçait comme un chef d'oeuvre est devenu un film maudit, tout cinéphile doit voir ce docu une fois dans sa vie à mon avis.
Terry Gilliam a la réputation d'être un cinéaste en proie à une malédiction, dont les prémices remontent aux "Aventures du baron de Munchausen". Au début des années 2000, il entreprend la mise en chantier de ce qui devait être son rêve d'enfant : une adaptation du chef-d'oeuvre de Cervantes, porté par Johnny Deep et Jean Rochefort. Gilliam promet un film qui sera beau et terrible à la fois. Il ne croyait pas si bien dire. Le tournage va en effet virer au cauchemar absolu, où les conditions climatiques et les soucis de santé des acteurs viennent tour à tour perturber un ensemble jamais concordant. Le cinéaste croule sous une malchance incroyable, entraînant l'abandon du projet. Keith Fuldon et Louis Pepe ont alors l'idée lumineuse de réaliser un documentaire à partir de cette expérience. Le résultat est bouleversant. "Lost in la Mancha" devrait être projeté et étudié dans toutes les écoles de cinéma afin que l'on prenne conscience de la réalité de ce travail titanesque qu'est faire un film. Quand les vérités budgétaires ou logistiques prennent désormais le dessus sur l'idéalisme de la cinéphilie. Les deux auteurs s'attachent enfin à mettre en lumière le traumatisme sans précédent que constitua l'avortement de ce projet pour Gilliam. Un tournant majeur pour sa carrière, source de répercussions ; les autres long-métrages qu'il réalisera par la suite confirment que son inspiration s'est quelque peu évanouie.
je n'ai pas vu ce film, juste une vidéo de jean rochefort chez ardisson qui racontait que le pauvre cheval blanc qu'il monte est mort 2 jours après... pourquoi? ils ont arrêté de le nourrir 3 mois avant pour qu'il ressemble davantage à Rossinante. honteux, rien d'autre à dire. (chercher sur youtube)
Mais qu'est-ce que c'est que cette production à la noix ??? Apparemment tout le monde savait que c'était soit-disant infaisable, tout était soit-disant foireux dès le début... Ils vont jusqu'à tourner sur un territoire militaire (pensant peut-être qu'il n'y aurait pas de bruit dans le ciel...)... Terry Gilliam est perturbé dès qu'il y a un mini-obstacle qui se présente devant son idéal... Une entrée en matière bien maladroite nous raconte des idioties sur le Don Quichotte d'Orson Welles, histoire de comparer Gilliam à Welles... HUM ! Jean Rochefort a mal partout mais il se lance quand même (pensant peut-être que ses douleurs allaient partir...)... Vanessa Paradis fait des caprices de star dès le début... Personne n'est en mesure de tourner quoique ce soit dès qu'il s'agit de modifier le planning d'une journée... Gilliam dit "on a tous du métier mais là on est désarmés"... nan mais attendez, dès le début ils sont désarmés pour si peu ???... Ils se sentent incapables de bouger du matos et des camions sur quelques km ??? Mais qu'est-ce que c'est que cette comédie ? Au milieu vous avez Johnny Depp qui attend tranquillement qu'on lui donne un peu de boulot... on voit bien que le projet le fascine mais que c'est foutu d'avance avec une telle équipe. Il n'ose surement rien dire pour ne pas nourrir le pessimisme de Gilliam. Rochefort doit aller à Paris pour voir son médecin, il n'est pas capable d'aller voir un médecin à Madrid pour gagner du temps. Gilliam est pathétique dans cette "aventure", désolé de le dire. Il commence par dire à tout le monde qu'il lui faudrait 64 millions au lieu de 32 pour "bien faire". HUM ! Le mec dit "Je me repose sur les storyboards pour me sentir en sécurité"......... ARGH ! Une mentalité que Werner Herzog qualifie de lâche, je n'ai pas besoin d'en rajouter... Les storyboards, ou comment abandonner son énergie créative et son sens de l'adaptation au terrain. On doit tourner telle scène parce que les investisseurs viennent faire du tourisme sur le plateau... On doit tourner telle scène parce que les feuilles des arbres vont bientôt tomber... MY GOD ! Gilliam devient désagréable avec l'équipe dès qu'il y a un petit problème... comme un cheval à faire avancer dans le cadre, par exemple. Aucune patience avec le cheval ! et bien sûr, on aimerait que la bête fasse tout ce qu'on veut sans problème ! n'importe quoi ! Les réunions de production s'enchainent comme s'ils voulaient battre un record de nombre de réunions... Gilliam se marre devant des scènes tournées, censées être drôles... mais l'humour mis en scène peut paraitre juste pathétique : Depp qui se bat avec un poisson et qui lui gueule dessus... miam, ça donne envie. Les investisseurs partis, les experts en assurace arrivent... ils viennent voir comment on va faire pour "faire sans Jean Rochefort"... HUM !... faire sans l'acteur principal, quoi. Et si on arrêtait tout, tout de suite, ça serait plus logique, non ? Heureusement, l'idée leur vient par la tête un jour, et ce film sur "l'homme qui tua Don Quichotte" ne se fait pas. Tant mieux, j'ai envie de dire. "8h au bureau ! Petit déj pour décider quoi faire !", dit l'un des membres de l'équipe... ah, on a de l'argent pour les ptits déj, ça c'est sûr... On a de l'argent pour enchainer les paquets de clopes... Et Gilliam tient toute sa grosse tête dans ses mains. Affligeant. Une presque-ultime réunion, ou plutôt un discours, pour annoncer à tout le monde que Jean Rochefort n'est pas sûr de tourner à cause de son état de santé... c'est triste, vraiment. Et que fait-on après un tel discours ? On applaudit !!!! WOW !!!! Je reste sans voix devant tant de connerie. Et bien sûr, on s'allume une ptite clope pour décompresser. Ridicule. Que dire de ce docu ? C'est peut-être un bon docu, ou un bon reportage, ou rapportage, on ne sait pas trop. L'auteur ne prend pas parti, on dirait qu'il ne sait pas quoi penser de tout ce "merdier". Un "merdier" à 32,1 millions de dollars... J'en connais plus d'un qui voudrait s'y loger pour pondre un chef-d'oeuvre avec une VRAIE ENERGIE CREATIVE et MOINS D'ASSURANCE.
Lost in La Mancha est un reportage du tournage diabolique de Don Quichotte entreprit par Terry Gilliam, qui révèle le côté clair et obscur d'une préparation d'un film, entre la recherche du budget, le choix des acteurs, la réservation des lieux et matériels, les répétitions, etc. Ce n'est pas seulement une participation visuelle au tournage mais une véritable prise de conscience qui nous fait vivre les catastrophes survenues. Le Don Quichotte de Terry Gilliam est un fiasco pour l'équipe mais une merveille pour les spectateurs, qui engendra ce reportage.
Documentaire sur le tournage catastrophique de Don Quichotte par Terry Gilliam. Celui-ci nous montre comment un tournage peut totalement sombrer à causes d'une somme de détail et d’évènements empêchant le tournage. Du fait du caractère exceptionnel de ce tournage, ce film est une vraie réussite tant il montre tout les aspects de ce tournage, de la pre-production jusqu’à son arrêt. Un très bon documentaire qui est montré dans les écoles de cinéma afin de montrer aux étudiants comment peut se dérouler un tournage, dans le pire des cas.
Excellent documentaire sur le naufrage d'un film plus que prometteur. Terry Gilliam, Jean Rochefort et Johnny Depp étaient réunis pour ce qui aurait pu être le sommet de leurs carrières (tout du moins pour les 2 premiers). Le projet, très ambitieux, consistait en une relecture moderne du roman de Cervantes, réputé inadaptable, et semble-t-il frappé d'une malédiction puisqu'avant Gilliam, Orson Welles s'était heurté à la dure réalité et n'avait pu achever son film avant de décéder. Espérons qu'il en soit différemment pour Gilliam, même si son long métrage est très mal parti. Prenez un Jean Rochefort victime d'une double hernie discale, une Vanessa Paradis injoignable, des investisseurs qui fuient le bateau à la pelle, un terrain aride transformé en marécage boueux suite à des pluies diluviennes et des grêlons gros comme des balles de ping-pong, le-dit terrain étant un champ d'essais de l'OTAN pour le largage de bombes, des avions de chasses passant toutes les minutes et lâchant leurs bombes à plusieurs dizaines de mètres du plateau de tournage,... vous aurez un bref apperçu de ce que fut le cauchemar que vivèrent l'équipe de Gilliam. Pourtant difficile de trouver d'autres responsables que la fatalité, car loin du mythe de réalisateur incontrolable, Terry Gilliam apparaît comme un homme à l'imagination débordante, mais responsable et parfaitement conscient des enjeux, de plus tous les acteurs étaient très impliqués, comme les techniciens ou encore les producteurs exécutifs... Un cruel échec, filmé avec honnêteté et pudeur, et même un certain humour (cf. les séquences animées rendant hommage au travail d'illustrateur de Gilliam), qui espérons-le pourra aboutir un jour et devenir le succès artistique et commercial qu'il mérite. Car après avoir vu les rares séquences filmées de « L'Homme Qui Tua Don Quichotte », après avoir vu les magnifiques décors et costumes, les interprètes doués et parfaitement adéquats, on en reste d'autant plus sur notre faim... Bonne chance Terry! [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Même si on aimerait en voir encore plus, ce making-of nous permet de voir l'incroyable malchance qu'a eu Terry Gilliam et son équipe. On en apprend justement beaucoup sur le réalisateur et on peut admirer les quelques rares extraits tournés, du film qui aurait pu être l'un des meilleurs de Gilliam.
Incroyable la poisse que Guilliam a pu avoir avec ce film! La sfiga comme dirait si justement un italien qui travaillait sur le tournage. Le documentaire retrace pas à pas les étapes de ce film avorté. Il est bien construit, en sachant justement doser entre interview et voix off. Rien que pour la mésaventure que le film de Guilliam a traversé, Lost in la mancha vaut la peine d'être vu.
Tres bon docu sur un film qui eut tellement de probleme qu'il ne put se faire pour l'instant. En tout cas mème si ce sont des extrait, Rochefort et Depp joue bien. Gilliam à un charisme fort.
Tout de suite on comprend mieux pourquoi tous les films de Terry Gilliam sont foireux. Son système D de looser ferait même presque pitié. Aller. Vient pleurer un coup sur notre épaule, ça ira mieux après. James Cameron il va s'occuper de Brazil 2, ça va faire rentrer plein de pesos dans les caisses. Tout va bien aller.