Avis : Ces garçons qui venaient du Brésil - Page 2
Ces garçons qui venaient du Brésil
Note moyenne
3,7
301 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
45 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
21 critiques
3
14 critiques
2
3 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jrk N
48 abonnés
245 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 22 août 2018
Ces garçons qui venaient du Brésil (Schaffner 1978) est l’illustration éclatante que des acteurs mal dirigés - même d’immenses talents – coulent un film plus vite que n’importe quelle erreur de scénario et de tournage. Le très grand Grégory Peck cherche à incarner le fou Mengele, médecin d’Auschwitz, réfugié au Paraguay dans les années 70. Pour bien faire sentir que Mengele est fou G Peck roule des yeux, puis fixe son interlocuteur, se redresse, fait des mouvements de tête brusques, adopte un ton militaire, bref tout ce qu’il ne faut pas faire pour faire vivre un vieux nazi de 79 ans (il en paraît 50 d’ailleurs avec ses cheveux et sa moustache teintée). Le pauvre James Mason (qui a vu plus d’un mauvais film pendant sa carrière immense et s'en est souvent sorti très bien) doit faire vivre l’adjoint du chef des nazis d’Amérique du sud comme un individu précieux et affecté. Il joue avec ses colliers et ses bracelets, abuse de son sourire inquiétant, rit à contre temps, joue encore avec ses écharpes puis s’assoit en soupirant : visiblement ce film lui paraît nul. Par ses mimiques, le pauvre Mason -totalement paumé sans aucune direction dans ce film - tue le ridicule qu’il est censé incarné. Le très grand Laurence Olivier doit faire vivre un chasseur de nazi fatigué de 70 ans. En costume trois pièces, il tire sur une cigarette qui lui est interdite et soupire en permanence sous le poids de sa tâche. Il fait vraiment pitié on a toujours envie de lui dire, reposez-vous Sir Laurence, vous avez assez fait pour le théâtre et le cinéma : ce n’était sans doute pas la pitié qu’il devait inspirer dans le film mais l’honneur de l’humanité luttant contre l'oubli de la barbarie. Dommage de gâcher un tel génie. Reste la splendide actrice Lili Palmer qui joue la sœur de Laurence Olivier dans le film ; n’ayant pas trouvé d’usage à sa beauté éclatante toujours intacte à 64 ans elle a trouvé un moyen de s’occuper : allumer cigarettes sur cigarettes. La musique sans intérêt de Goldsmith envahit tout, même les dialogues que parfois on n’entend pas sous les imitations ratées de Wagner supposées incarnée la méchanceté de tous ces nazis. Les scènes sont trop longues, mal coupées, mal filmées à part le début qui possède un peu de nerf. A part ça, les dialogues sont parfaitement ridicules: ça parle tout le temps mais ça n'avance pas ... et ça dure deux heures. Après les très lourds La Planète des Singes et Patton, on savait que Schaffner n’était pas un cinéaste subtil, mais là il laisse totalement aller tous les paramètres qui font un bon film et n'applique aucune direction. Le scénario aborde évidemment des questions très sérieuses : les anciens nazis, le clonage humain, le droit de tuer mais trop d’incohérences et de trous (pourquoi le camp de Mengele est-il brûlé ? pourquoi 94 clones de Hitler ? pourquoi les nazis sont-ils protégés?), des erreurs (la question du clonage des vertébrés est celle du rejet comme on le sait depuis les années 60, la conservation du sang d'Hitler pendant 20 ans est du domaine du grand guignol, le clonage humain n'a été réalisé qu'en 2008 par des bandits sans morale américains et avec de très grandes difficultés qui ne sont même pas évoquées) tout cela détruit tout l'intérêt de l'histoire. On n'y croit pas une minute. Une superproduction qui accouche d'un navet.
Le thriller d'anticipation par définition: dérangeant, inquiétant, sa vision est d'autant plus subversive que son ambiance paranoiaque et son rythme léthargique s'accelerant soudainement, par à coups, (et surtout à la tragique séquence finale avec les dobermans) plonge le spectateur dans un etat de stupeur avancé par rapport à ce déterminisme malsain proposé par les protagonistes sans ironie aucune. On n'explique pas tout par les sciences et cette adaptation du roman d'Ira Levin n'en est que plus actuel.
Voilà un film fort déroutant, œuvre complexe dont la force du propos reste encore intacte aujourd'hui. On y trouve Laurence Olivier en chasseurs de nazis mettant à jour un complot orchestré par Josef Mengele et qui tend à assassiner 94 personnes, ce qui n'est encore que la partie visible de l'iceberg d'un complot impliquant la folie de Mengele... Même pour l'époque (1978), le scénario est osé et ambitieux, notamment lorsqu'il dévoile les plans diaboliques de Mengele et lorsqu'il nous livre son dénouement. Thriller faisant froid dans le dos, notamment parce que tout est crédible dans son écriture, "Ces garçons qui venaient du Brésil" souffre malheureusement de quelques problèmes de rythme et d'une mise en scène un peu trop figée. Mais il serait malgré tout dommage de passer à côté, ne serait-ce que pour la force du propos et pour l'interprétation glaçante de Gregory Peck en Mengele, l'acteur dévoilant là l'étendue de son talent.
Une vraie curiosité. Le film allie à la fois Thriller science fiction avec une touche d enquête policière dans un mélange assez prenant. Ce complot de nazis réfugiés en Amérique du Sud avec à leur tête Joseph Mengele le "médecin" d Auschwitz donne une bonne vision de la dangerosité de la science quand elle est au service d une doctrine comme le nazisme. J ai aussi trouvé bien vu le côté jusqu au boutiste de ces personnages qui croient encore à la création et à la victoire du 4ème Reich, car il serait une erreur de croire que les idées des nazis ont totalement disparues avec leur défaite en 1945. En revanche je n ai pas aimé la fin du film qui tend à confirmer une supériorité de l inné sur l acquis, personnellement je pense le contraire. L interprétation est très bonne avec Gregory Peck en tête qui joue parfaitement la folie scientifique de son personnage, j ai beaucoup apprécié aussi le rôle de James Mason en chef du réseau nazi. Alors s il est imparfait ces garçons qui venaient du Brésil méritent le détour.
Les complots d'anciens nazis disposant de moyens scientifiques terrifiants élaborés sous le 3ème Reich ont été longtemps été très à la mode. Jusqu'à ce que ces sinistres rescapés aient passé l'âge de jouer les épouvantails. Ces thèmes permettaient notamment d'occulter le fait que la CIA, le KGB et quelques autres services complotaient de façon bien plus dangereuse avec des moyens autrement plus importants. Ici, les comédiens sont impeccables, aussi bien Laurence Olivier que Grégory Peck, à contre emploi, même s'il est un peu gênant d'entendre des Allemands parler anglais entre eux. En revanche, la mise en scène est tout de même un peu plate et convenu. Quant à la morale, elle rejoint finalement celle que le réalisateur prétend combattre, à savoir le rôle déterminant du sang et des gênes dans le comportement des individus.
Imaginant une nouvelle expérimentation immorale de Mengele, cette adaptation dénonce l'hubris humain spoiler: tout en jouant de la fascination craintive répandue envers les manipulations génétiques (d'ailleurs on peut discuter de la pertinence représentative du clonage...) . Bien qu'exploitant un imaginaire traumatisé (ravivé notamment par une poignée de main symboliquement ignoble), s'appuyant sur les connotations ou les connaissances liées au nazisme et porté par un impeccable casting de renom (Laurence Olivier, James Mason, Jack Lemmon, Bruno Ganz...), ce drame manque de tension autant que d'une mise en scène remarquable. Maladroit, jusque dans son dénouement...
Inspiré du livre d'Ira Levin ce fantastique réaliste souffre de temps en temps de sa fadeur sinon de son sordide un peu glauque (avec cet ordre noir remis au goût du jour)mais globalement une œuvre de fiction qui fait froid dans le dos, à la douce violence tranquille.
En dépit d'un scénario qui peut paraître invraisemblable au premier abord, il se dégage un air viscié de ce film aux différentes thématiques: thriller, anticipation, science, nazisme et moeurs nazies, filiation... Plus précisément, le scénario n'a rien d'improbable, ces expériences nazies pourraient avoir une réalité, seulement, l'on sait aujourd'hui, avec notre regard moderne, que la finalité cherchée n'aurait jamais pu se concrétiser. Le film et son scénario n'ont donc rien d'invraisemblable remis dans le contexte et dans l'histoire, seul sa réalisation à la Lumière des connaissances scientifiques actuelles est elle improbable, contrairement à ce qu'un abus de langage courant ici et là laisse à penser. Surtout, ce qu'il y a de remarquable dans ce film, c'est cette efficacité redoutable à insuffler la crainte au fur et à mesure que le scénario se déploie, passant d'une espèce de complot politico-idéologique à une vaste expérimentation médicale, et enfin à une machination extrêmement organisée, summum de l'ignominie humaine... L'ensemble, parsemé de considérations sur la condition humaine, etc. Enfin, un autre concept devrait éclater avec une écho fulgurant: actuellement, il convient de ne pas faire fi des pensées de notre président-roi de France: celui-ci, malgré son ignorance coutumière et cavalière, croit en un déterminisme génétique. Interviewé avant son élection, cette prédisposition à la délinquance, au suicide ou à l'orientation sexuelle, est autant à dénoncer que l'eugénisme. Il n'est pas question d'echelle de gravité: les deux concepts sont gravissimes et suffisent à s'inscrire en faux. Ces concepts ont par ailleurs été repris durant sa gloire monarchique et jamais reniés, position de principe oblige... Il est donc sidérant de constater qu'un film relativement ancien maintenant, issu d'une roman vraisemblablement, puisse donner une leçon de biologie, d'antropologie ou même de psychologie basique à un président censément hyper-moderne. Hallucinant, et inquié
Mi-fantaisiste, mi-inspiré de faits réels, "Ces Garçons qui venaient du Brésil" est un fascinant thriller qui a très peu vieilli et garde encore aujourd'hui une efficacité époustouflante dans le suspens et la paranoïa. La mise en scène puissante de Franklin J. Schaffner, soutenue par la superbe musique de Jerry Goldsmith, ainsi que par deux acteurs géniaux Gregory Peck (mémorable en enfoiré ultime) et Laurence Olivier (impérial en éternel survivant), fait de ce film un véritable classique à redécouvrir.
Outre un solide casting Ces garçons qui venaient du Brésil bénéficie aussi d'un scénario intelligent et solide ; on peut regretter parfois que Ces garçons qui venaient du Brésil est plus l'ambiance de celle d'un téléfilm de luxe que d'un film de cinéma mais nous boudons pas notre plaisir car Schaffner sait mener habilement ce thriller et on a droit à un hallucinant Gregory Peck. Le final est très réussi avec ce tendu face à face entre Mengele (Peck) et le chasseur de nazis (Laurence Olivier) sans oublier les 4 dobermans.
"The Boys from Brazil" est une œuvre pour le moins intrigante. Un titre énigmatique qui semble sorti d'une comédie ou d'un film exotique. Mais une affiche sérieuse, voire inquiétante, et une distribution prestigieuse. Et à la barre, Franklin J. Schaffner tout de même ! En réalité, il s'agit d'un thriller sur un complot mené par des ex-nazis réfugiés en Amérique du Sud. Complot orchestré par rien de moins que le funeste Dr. Josef Mengele, l'expérimentateur d'Auschwitz ! Interprété ici par un Gregory Peck sinistre à souhait. Face à lui, un chasseur de nazis âgé, détaché et cynique, incarné par Laurence Olivier (rôle inspiré par Simon Wiesenthal, vrai chasseur de nazis). Choix amusant, car quelques années plus tôt Olivier campait justement un nazi en fuite dans le célèbre "Marathon Man" ! Je ne dirai pas grand chose sur le scénario, car il contient plusieurs très bonnes idées qui font le sel du film, et qu'il serait criminel de dévoiler. Ne serait-ce que d'utiliser Mengele comme méchant, qui était encore en cavale à l'époque de la sortie du film. Néanmoins je regrette que certaines ne soient pas utilisées à fond. "The Boys from Brazil" a également la particularité d'osciller entre les genres. L'ensemble tient du thriller d'espionnage typique des 70's, qui lui donne un charme assuré en ce qui me concerne. Mais il y a aussi des aspects dramatiques, des idées qui louchent carrément sur la SF... et de la comédie ! Il faut dire que les accents germaniques très forcés des personnages sont parfois difficile à prendre au sérieux. Mais au-delà de ça, le personnage excentrique de Laurence Olivier se retrouve régulièrement dans des situations humoristiques. Néanmoins tout ceci se tient relativement bien. C'est intelligemment mené, et réalisé tout à fait efficacement. Je retiens en particulier une scène sur un barrage en Suède... tournée en réalité en Autriche. D'ailleurs le film dupe régulièrement son spectateur sur les lieux. Aucune scène ne fut en fait tournée en Amérique du Sud, c'est surtout le Portugal qui sert de "doublure" à l'écran.
Une extraordinaire mise en image plus ou moins romancée des nazis échapés en Amérique du sud. Franklin Schaffner réalisateur iconique avec Patton, Papillon et surtout La planète des singes Le casting 5 étoiles monstrueux, Gregory Peck est méconnaissable et glaçant en Mengele. Une lutte idéologique tellement forte et qui restera dans l'histoire. Curieusement assez peu exploitée au cinéma, ce film reste une oeuvre trop peu reconnue.
Curieux que ce film qui oscille entre le thriller, le complot, le film d'aventures, la SF, et le fantastique (voir l’horreur dans les tout derniers plans) . Si le sujet est original , la forme est un peu désuète pour quelqu'un qui le regarde aujourd'hui; Trop long (2H20), pas toujours très bien rythmé, surjoué par les grands Gregory Peck et Laurence Olivier, il reste quand même un film assez fascinant et tout à fait divertissant car difficile de le mettre dans une case. Souvent on hésite entre le rire aux éclats (les colères de Mengele, la bagarre finale) ou la pertinence du propos (le clonage, la traque des nazis, la morale de la fin …) Même si pas grand-chose n’est crédible , on passe outre tout cela en se remettant dans le contexte de l’époque du film, à un moment où le cinéma Hollywoodien sortait une ribambelle de films sur le thème de la paranoïa où la théorie du complot était un sujet très à la mode : d’A cause d’un assassinat, à Klute , en passant par Conversation Secrete et Soleil Vert ou body Snatchers.. Ces garçons qui venaient du Brésil est une œuvre tout à fait singulière oubliée avec beaucoup de défauts mais qui mérite d’être vue.
Un scénario délirant adapté d’un roman d’Ira Levin. Réfugié au Paraguay, le sinistre docteur Mengele, médecin chef du camp d’Auschwitz, a semé à travers le monde des clones d’Hitler dans différentes familles. Dans le rôle de Mengele, Grégory Peck cabotine un brin, quant à Laurence Olivier, il clone Simon Wiesenthal, célèbre chasseur de nazis, avec un certain succès. Original et distrayant.