Ces garçons qui venaient du Brésil
Note moyenne
3,6
307 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

46 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
21 critiques
3
15 critiques
2
3 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 248 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 août 2018
Ces garçons qui venaient du Brésil (Schaffner 1978) est l’illustration éclatante que des acteurs mal dirigés - même d’immenses talents – coulent un film plus vite que n’importe quelle erreur de scénario et de tournage.
Le très grand Grégory Peck cherche à incarner le fou Mengele, médecin d’Auschwitz, réfugié au Paraguay dans les années 70. Pour bien faire sentir que Mengele est fou G Peck roule des yeux, puis fixe son interlocuteur, se redresse, fait des mouvements de tête brusques, adopte un ton militaire, bref tout ce qu’il ne faut pas faire pour faire vivre un vieux nazi de 79 ans (il en paraît 50 d’ailleurs avec ses cheveux et sa moustache teintée).
Le pauvre James Mason (qui a vu plus d’un mauvais film pendant sa carrière immense et s'en est souvent sorti très bien) doit faire vivre l’adjoint du chef des nazis d’Amérique du sud comme un individu précieux et affecté. Il joue avec ses colliers et ses bracelets, abuse de son sourire inquiétant, rit à contre temps, joue encore avec ses écharpes puis s’assoit en soupirant : visiblement ce film lui paraît nul. Par ses mimiques, le pauvre Mason -totalement paumé sans aucune direction dans ce film - tue le ridicule qu’il est censé incarné.
Le très grand Laurence Olivier doit faire vivre un chasseur de nazi fatigué de 70 ans. En costume trois pièces, il tire sur une cigarette qui lui est interdite et soupire en permanence sous le poids de sa tâche. Il fait vraiment pitié on a toujours envie de lui dire, reposez-vous Sir Laurence, vous avez assez fait pour le théâtre et le cinéma : ce n’était sans doute pas la pitié qu’il devait inspirer dans le film mais l’honneur de l’humanité luttant contre l'oubli de la barbarie. Dommage de gâcher un tel génie.
Reste la splendide actrice Lili Palmer qui joue la sœur de Laurence Olivier dans le film ; n’ayant pas trouvé d’usage à sa beauté éclatante toujours intacte à 64 ans elle a trouvé un moyen de s’occuper : allumer cigarettes sur cigarettes.
La musique sans intérêt de Goldsmith envahit tout, même les dialogues que parfois on n’entend pas sous les imitations ratées de Wagner supposées incarnée la méchanceté de tous ces nazis.
Les scènes sont trop longues, mal coupées, mal filmées à part le début qui possède un peu de nerf. A part ça, les dialogues sont parfaitement ridicules: ça parle tout le temps mais ça n'avance pas ... et ça dure deux heures. Après les très lourds La Planète des Singes et Patton, on savait que Schaffner n’était pas un cinéaste subtil, mais là il laisse totalement aller tous les paramètres qui font un bon film et n'applique aucune direction.
Le scénario aborde évidemment des questions très sérieuses : les anciens nazis, le clonage humain, le droit de tuer mais trop d’incohérences et de trous (pourquoi le camp de Mengele est-il brûlé ? pourquoi 94 clones de Hitler ? pourquoi les nazis sont-ils protégés?), des erreurs (la question du clonage des vertébrés est celle du rejet comme on le sait depuis les années 60, la conservation du sang d'Hitler pendant 20 ans est du domaine du grand guignol, le clonage humain n'a été réalisé qu'en 2008 par des bandits sans morale américains et avec de très grandes difficultés qui ne sont même pas évoquées) tout cela détruit tout l'intérêt de l'histoire. On n'y croit pas une minute.
Une superproduction qui accouche d'un navet.
Acidus

883 abonnés 4 000 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2017
Les complots nazis ont inspiré nombre d'oeuvres littéraires et cinématographiques. La nazisme fascine surtout quand il part dans ses délires ésotériques et scientifiques dont Josef Mengele en est un "digne" représentant. Ce fantasme du complot nazi est à la base du scénario de "Ces garçons qui venaient du Brésil" et cette intrigue ne manque pas de piquant. Il faut noter, à la base, l'excellence du casting avec Gregory Peck, James Mason ou encore Laurence Olivier dans les rôles principaux. L'histoire n'est pas toujours crédible mais assez bien menée pour nous captiver jusqu'à la fin. Un bon long métrage.
Max Rss
Max Rss

263 abonnés 2 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2019
Un ancien nazi, auteur de nombreux crimes, depuis la fin de la guerre, a trouvé refuge dans un pays d'Amérique du Sud (comme bon nombre de nazis d'ailleurs). Celui ci monte un projet diabolique, il n'y a pas d'autres mots : redonner vie à la race aryenne, à de futurs Hitler pour créer le 4ème Reich. « Ces garçons qui venaient du Brésil » est un film particulièrement déroutant. Il est vrai que l'histoire racontée est finalement peu probable car à l'heure actuelle, le clonage est une science qui n'est pas très développée. Cependant, on est en droit de se demander ce qu'il pourra bien se passer si à l'avenir, cette technique est finalement mise au point. Il y aura forcément quelqu'un pour mettre en place un stratagème aussi ignoble que celui-ci. Franklin J. Schaffner s'est embarqué dans une aventure sacrément casse gueule pour s'en tirer incroyablement bien. Le scénario, bien que totalement fictif (même si les personnages ont réellement existé) est captivant, on veut vraiment savoir jusqu'où va aboutir l'enquête menée par l'ancien chasseur de nazis. On veut savoir jusqu'où la cruauté de l'ancien médecin peut aller. Mystère, étonnement, cruauté, approche didactique du clonage, ce film vous réserve quasiment tout. Et flanqué, il ne faut pas l'oublier de trois grands acteurs : Grégory Peck, Laurence Ollivier et James Mason, rien que ça ! Aujourd'hui, l'histoire de ce film paraît complètement improbable, nul ne sait si elle n'aura pas lieu un jour. Tout un chacun sait que l'Homme est capable de tout.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mai 2016
Glaçant ! Un peu baroque, pas mal kitch, bien seventies, mais très effrayant : une histoire de clonage inspirée de l’histoire du Dr Mengele, par le réalisateur de « La Planète des Singes » (le premier, en 1968) . Le scénario est atypique et stupéfiant, le casting assez bluffant (Laurence Olivier, Gregory Peck, James Mason et Bruno Ganz dans le même film !), l’ambiance oppressante. Ames sensibles s’abstenir.
cylon86

2 847 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2015
Voilà un film fort déroutant, œuvre complexe dont la force du propos reste encore intacte aujourd'hui. On y trouve Laurence Olivier en chasseurs de nazis mettant à jour un complot orchestré par Josef Mengele et qui tend à assassiner 94 personnes, ce qui n'est encore que la partie visible de l'iceberg d'un complot impliquant la folie de Mengele... Même pour l'époque (1978), le scénario est osé et ambitieux, notamment lorsqu'il dévoile les plans diaboliques de Mengele et lorsqu'il nous livre son dénouement. Thriller faisant froid dans le dos, notamment parce que tout est crédible dans son écriture, "Ces garçons qui venaient du Brésil" souffre malheureusement de quelques problèmes de rythme et d'une mise en scène un peu trop figée. Mais il serait malgré tout dommage de passer à côté, ne serait-ce que pour la force du propos et pour l'interprétation glaçante de Gregory Peck en Mengele, l'acteur dévoilant là l'étendue de son talent.
Xavi_de_Paris

372 abonnés 2 861 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2015
Un film assez étrange, bien fait et plutôt original. L'histoire est intrigante, assez irréaliste mais elle fait froid dans le dos et révèle ce que pourrait être le fantasme de nombre de nazis déchus. Se présentant sous la forme d'un thriller, le film relève bel et bien de la science-fiction. Et il présente le charme des productions des années 70.
Roub E.

1 335 abonnés 5 459 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2015
Une vraie curiosité. Le film allie à la fois Thriller science fiction avec une touche d enquête policière dans un mélange assez prenant. Ce complot de nazis réfugiés en Amérique du Sud avec à leur tête Joseph Mengele le "médecin" d Auschwitz donne une bonne vision de la dangerosité de la science quand elle est au service d une doctrine comme le nazisme. J ai aussi trouvé bien vu le côté jusqu au boutiste de ces personnages qui croient encore à la création et à la victoire du 4ème Reich, car il serait une erreur de croire que les idées des nazis ont totalement disparues avec leur défaite en 1945. En revanche je n ai pas aimé la fin du film qui tend à confirmer une supériorité de l inné sur l acquis, personnellement je pense le contraire. L interprétation est très bonne avec Gregory Peck en tête qui joue parfaitement la folie scientifique de son personnage, j ai beaucoup apprécié aussi le rôle de James Mason en chef du réseau nazi. Alors s il est imparfait ces garçons qui venaient du Brésil méritent le détour.
Estonius

4 768 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2014
Comme sujet casse-gueule, c'est pas mal, mais Schaffner s'en sort admirablement. Le film est mené tambour battant, sans temps morts, la musique de Jerry Goldsmith est excellente et le développement de l'intrigue est parfaitement maîtrisé. Côté acteur, la performance de Gregory Peck est époustouflante, mais Laurence Olivier ne démérite pas. On a même droit à un petit entracte didactique où nous explique ce qu'est la clonage. Justement c'est là que se situe le seul défaut (mineur) du film. On nous explique avec juste raison que cloner est une chose mais que pour que le sujet ait une chance de ressembler à l'original il faut que son environnement familial y ressemble aussi… OK, mais de là à ce que chaque clone ait exactement la même coupe de cheveux (ce qui signifie qu'ils ont tous été au coiffeur le même jour demander la même chose, bon, OK, c'est une facilité de scénario - il y en a quelques autres dans le film -  mais faut pas pousser non plus !). On retiendra aussi la remarquable dernière grande scène avec les dobermans (le genre qui reste gravé en mémoire). La fin est triplement intelligente montrant l'activiste juif sans scrupules, Laurence Olivier trop naïf, puis le clone pas vraiment net. Un quasi chef d'œuvre à re(découvir).
this is my movies

831 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2013
Le nazi était à la mode dans les 70's pour jouait le bad guy de service. 2 ans après "Marathon man", ce vieux démon de l'horreur refaisait surface avec à nouveau L. Olivier, cette fois-ci dans le rôle d'un chasseur de nazis, face à G. Peck, remplaçant de dernière minute de G. C. Scott. Adapté d'un best-seller, le script est efficace et dévoile peu à peu le plan machiavélique du Dr Mengele. Pourchassé par Ezra envers et contre tous, ce dernier doit aussi combattre l'ennemi intérieur, les autres anciens nazis trouvant le plan du docteur trop incertain. F. Schaffner nous offre quelques séquences brillantes, sans doute pas éloigné d'une certaine réalité avec tous ces anciens nazis qui peuplaient les pays d'Amérique du Sud. Un thriller virulent et prenant, mené sans temps mort vers une résolution glaçante (la science au service du Mal absolu), un affrontement final intense et une plan final ambigu. Du très grand cinoche 70's, engagé et complexe idéologiquement, qui démontre que plus que jamais, l'homme est un loup pour l'homme. Plus de films sur
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

90 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2013
On se laisse happer dans cette descente aux enfers, pas à pas les méandres du nazisme prennent place dans cette intrigue passionnante. Difficile sujet, improbable scénario, mais il est traité avec maitrise et brio. Les acteurs sont parfaits, Peck livre une excellente interprétation et habite son personnage, il se met dans une position risquée pour un acteur de cet envergure et Olivier est toujours juste, en retenu et en détermination.
On ne peut pas ne pas penser à « Marathon Man » puisque la traque des nazis est omniprésente ; mais le point de comparaison s’arrête là. Dérangeant et oppressant, tout se termine dans le sang, comme dans toute guerre. Il n’y a pas de fin heureuse, juste un sentiment de malaise et un film comme on en fait plus.
gnomos
gnomos

68 abonnés 660 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juillet 2013
Un bon film de science-fiction, dont j'ai appris l'existence récemment, alors que je connaissais depuis longtemps l'oeuvre éponyme d'Ira Levin. J'avoue que j'étais très impatiente de voir ce film, ayant beaucoup apprécié le livre. Pas tout à fait à la hauteur de l'adaptation de Rosemary's baby, le film se laisse voir sans ennui. J'ai eu un peu de mal à imaginer Laurence Olivier dans un personnage inspiré par Simon Wiesenthal, ( ou un Juif tout court, il a vraiment l'air so britisch). Peck, quant à lui compose un Mengele très crédible et inquiétant, complètement barré, comme dans le roman et dans sa vraie vie. Le thème du clonage humain est révolutionnaire dans le roman, et Ira Levin, a su, lui, parler plus finement de la psychologie de ces garçons dont il est question dans le titre du film. Dans le film, pas d'ambiguïté . Les garçons sont des monstres. Dans le roman, tout est bien plus subtil, Ira Levin laisse planer le doute très intelligemment, bref, il ne suggère aucunement qu'avec tel bagage génétique, un enfant serait prédisposé, sans aucun recours, thèse d'ailleurs supposée grotesque comme le projet de Mengele, et pourtant mise en avant à la fin du film. Bref, si je n'avais pas lu le livre, j'aurais sans doute été très impressionnée, mais le film est un peu en-deçà, comparé à mes attentes.
chrischambers86

16 249 abonnés 13 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2013
Franklin J. Schaffner a peu tournè pour le cinèma (quatorze films seulement) mais sa filmographie regorge de grandes rèussites du 7ème art ("Planet of the Apes", "Papillon"...) comme cette histoire hallucinante qui nous apprend que le fameux docteur Mengele (Gregory Peck, dont la performance gènialement dètestable, restera un tournant dans sa carrière) ayant prèlevè des cellules vivantes sur Hitler les a injectèes à plusieurs femmes allemandes dont les maris doivent mourir au même âge que le père du Führer pour que puissent s'èpanouir des nouveaux Hitler! Le scènario ahurissant de Heywood Gould (d'après le roman èponyme d'Ira Levin) est avant tout fondè sur des donnèes scientifiques: les clones! Le rècit mêle très habilement la rèalitè à la fiction où Schaffner applique le spectaculaire sans hystèrie, sans complaisance mais avec une ènergie rare! Un film haletant des seventies, aussi glacial que fascinant d'efficacitè, avec des passages particulièrement marquants comme l'attaque des dobermans dans le final! Et puis quelle distribution dans un seul et même film (Gregory Peck, Laurence Olivier, James Mason)...
Gérard Delteil
Gérard Delteil

264 abonnés 2 102 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2013
Les complots d'anciens nazis disposant de moyens scientifiques terrifiants élaborés sous le 3ème Reich ont été longtemps été très à la mode. Jusqu'à ce que ces sinistres rescapés aient passé l'âge de jouer les épouvantails. Ces thèmes permettaient notamment d'occulter le fait que la CIA, le KGB et quelques autres services complotaient de façon bien plus dangereuse avec des moyens autrement plus importants.
Ici, les comédiens sont impeccables, aussi bien Laurence Olivier que Grégory Peck, à contre emploi, même s'il est un peu gênant d'entendre des Allemands parler anglais entre eux. En revanche, la mise en scène est tout de même un peu plate et convenu. Quant à la morale, elle rejoint finalement celle que le réalisateur prétend combattre, à savoir le rôle déterminant du sang et des gênes dans le comportement des individus.
Plume231

4 433 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2013
Un film qui n'a pas peur de l'originalité, partant d'un sujet légèrement barré mais terrifiant mélangeant allègrement thriller politique et science-fiction, et du culot ; donner à Gregory Peck, qui avait joué jusqu'ici que des personnages positifs ou du moins pas entièrement négatifs, le rôle du sinistre Josef Mengele, dont le nom pourrait à lui seul être synonyme d'horreur et qui représente ce que l'être humain peut commettre de pire, fallait le faire et donner à Laurence Olivier, qui a joué deux ans auparavant dans "Marathon Man" un nazi qui rappelle beaucoup le même Mengele, celui d'un juif traqueur de nazis maladif mais opiniâtre fallait le faire aussi. Les deux monstres sacrés s'acquittent formidablement de leurs tâches et la confrontation finale est un grand moment. Et on peut considérer la présence de James Mason et de Bruno Ganz dans des seconds rôles comme des petits suppléments qui donnent encore plus envie de regarder le film bien que Peck et Olivier donnaient déjà sacrément envie. Le très talentueux Franklin J. Schaffner empaquète le tout efficacement sans temps mort et parfois avec une touche d'humour noir bienvenue. Idée de départ de gros malade plus casting de gros malade plus réalisation efficace est égal film à voir absolument.
Bruno65
Bruno65

66 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2011
Gregory Peck est glaçant dans le rôle du sinistre Mengele dans ce thriller plutôt intéressant et au scénario intelligent quoique comportant quelques incongruités et prenant une liberté par rapport à l'histoire.Car en réalité Mengele est mort tranquillement de mort naturelle.Mais bon,à part ça,ce film mérite un coup d'oeil!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse