Excellent film qui mérite qu'on s'y attarde, car le scénario n'est pas banal, très bien ficelé et intelligemment écrit. Sorte de thriller d'anticipation à l'atmosphère plutôt intrigante et déroutante. Le suspense est savamment dosé de bout en bout, allant crescendo jusqu'à l'affrontement final. La distribution est grandiose avec en tête Gregory Peck et Laurence Olivier qui offrent d'immenses performances d'acteurs.
Une extraordinaire mise en image plus ou moins romancée des nazis échapés en Amérique du sud. Franklin Schaffner réalisateur iconique avec Patton, Papillon et surtout La planète des singes Le casting 5 étoiles monstrueux, Gregory Peck est méconnaissable et glaçant en Mengele. Une lutte idéologique tellement forte et qui restera dans l'histoire. Curieusement assez peu exploitée au cinéma, ce film reste une oeuvre trop peu reconnue.
"The Boys from Brazil" est une œuvre pour le moins intrigante. Un titre énigmatique qui semble sorti d'une comédie ou d'un film exotique. Mais une affiche sérieuse, voire inquiétante, et une distribution prestigieuse. Et à la barre, Franklin J. Schaffner tout de même ! En réalité, il s'agit d'un thriller sur un complot mené par des ex-nazis réfugiés en Amérique du Sud. Complot orchestré par rien de moins que le funeste Dr. Josef Mengele, l'expérimentateur d'Auschwitz ! Interprété ici par un Gregory Peck sinistre à souhait. Face à lui, un chasseur de nazis âgé, détaché et cynique, incarné par Laurence Olivier (rôle inspiré par Simon Wiesenthal, vrai chasseur de nazis). Choix amusant, car quelques années plus tôt Olivier campait justement un nazi en fuite dans le célèbre "Marathon Man" ! Je ne dirai pas grand chose sur le scénario, car il contient plusieurs très bonnes idées qui font le sel du film, et qu'il serait criminel de dévoiler. Ne serait-ce que d'utiliser Mengele comme méchant, qui était encore en cavale à l'époque de la sortie du film. Néanmoins je regrette que certaines ne soient pas utilisées à fond. "The Boys from Brazil" a également la particularité d'osciller entre les genres. L'ensemble tient du thriller d'espionnage typique des 70's, qui lui donne un charme assuré en ce qui me concerne. Mais il y a aussi des aspects dramatiques, des idées qui louchent carrément sur la SF... et de la comédie ! Il faut dire que les accents germaniques très forcés des personnages sont parfois difficile à prendre au sérieux. Mais au-delà de ça, le personnage excentrique de Laurence Olivier se retrouve régulièrement dans des situations humoristiques. Néanmoins tout ceci se tient relativement bien. C'est intelligemment mené, et réalisé tout à fait efficacement. Je retiens en particulier une scène sur un barrage en Suède... tournée en réalité en Autriche. D'ailleurs le film dupe régulièrement son spectateur sur les lieux. Aucune scène ne fut en fait tournée en Amérique du Sud, c'est surtout le Portugal qui sert de "doublure" à l'écran.
Imaginant une nouvelle expérimentation immorale de Mengele, cette adaptation dénonce l'hubris humain spoiler: tout en jouant de la fascination craintive répandue envers les manipulations génétiques (d'ailleurs on peut discuter de la pertinence représentative du clonage...) . Bien qu'exploitant un imaginaire traumatisé (ravivé notamment par une poignée de main symboliquement ignoble), s'appuyant sur les connotations ou les connaissances liées au nazisme et porté par un impeccable casting de renom (Laurence Olivier, James Mason, Jack Lemmon, Bruno Ganz...), ce drame manque de tension autant que d'une mise en scène remarquable. Maladroit, jusque dans son dénouement...
Curieux que ce film qui oscille entre le thriller, le complot, le film d'aventures, la SF, et le fantastique (voir l’horreur dans les tout derniers plans) . Si le sujet est original , la forme est un peu désuète pour quelqu'un qui le regarde aujourd'hui; Trop long (2H20), pas toujours très bien rythmé, surjoué par les grands Gregory Peck et Laurence Olivier, il reste quand même un film assez fascinant et tout à fait divertissant car difficile de le mettre dans une case. Souvent on hésite entre le rire aux éclats (les colères de Mengele, la bagarre finale) ou la pertinence du propos (le clonage, la traque des nazis, la morale de la fin …) Même si pas grand-chose n’est crédible , on passe outre tout cela en se remettant dans le contexte de l’époque du film, à un moment où le cinéma Hollywoodien sortait une ribambelle de films sur le thème de la paranoïa où la théorie du complot était un sujet très à la mode : d’A cause d’un assassinat, à Klute , en passant par Conversation Secrete et Soleil Vert ou body Snatchers.. Ces garçons qui venaient du Brésil est une œuvre tout à fait singulière oubliée avec beaucoup de défauts mais qui mérite d’être vue.
Malgré des acteurs de premier plan, je n'ai pas pu entrer dans ce film très verbeux et très théâtral. Il y avait de la matière pour faire quelque chose de mieux mais l'intrigue est très décousue et on peine à s'attacher au protagoniste principal, très antipathique. Le film est aussi très daté et la musique très désagréable n'arrange rien. Bref on s'en passe volontiers.
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1,5
Publiée le 21 juin 2021
Le meilleur pour commencer est peut-être les deux acteurs principaux. J'imagine très bien Olivier et Peck se réunir après avoir vu le scénario et avant le début du tournage faire le pari de savoir qui aura le pire accent. C'est un pari à pile ou face la tentative de Peck d'avoir un accent allemand n'a pas été surpassée dans l'hilarité pendant près de vingt ans et l'accent juif d'Olivier fait penser à un Ben-Gourion éméché. Pour ce qui est de leur jeu d'acteur les mots manquent. Le Mengele de Peck est si caricatural comme le sont tous les nazis du film qu'il semble appartenir à une parodie. Des représentations aussi stéréotypées évacuent toute terreur et font passer les choses au niveau de la comédie. Le Lieberman d'Olivier n'arrange pas les choses ce qui est censé être le portrait d'un chasseur de nazis dévoué est tellement émaillé de tentatives fugaces d'humour qu'il ressemble à une piètre imitation. Comment tant de grands noms comme Peck et Olivier, James Mason, Denholm Elliot, Uta Hagen et Lilli Palmer ont pu se laisser embobiner pour la réalisation de ce film reste pour moi un mystère. Il faut noter que l'élégante Lilli Palmer conserve sa beauté classique malgré le temps qui passe...
"Ces garçons qui venaient du Brésil", film britannico-américain réalisé par Franklin J. Schaffner, sorti en 1978, dont le scénario est adapté du roman d' Ira Levin "The Boys from Brazil " publié en 1976. Ira Levin est aussi l'auteur de " Rosmary Baby" et Franklin Schaffner le réalisateur de "la planète des singes", "Patton" et "Papillon". Un film passionnant, entre espionnage et S.F, une durée généreuse, une enquête dans plusieurs pays, un bon scénario où l'on découvre au fur et à mesure l'ampleur du sujet en même temps que les protagonistes. Une bonne distribution avec Gregory Peck et Laurence Olivier. Bonne réalisation. Scénario bien ficelé. Le scénario extrapole les activités du nazi Mengele depuis le Paraguay, nous savons aujourd'hui qu'il se fit plus discret jusqu'à ce qu'on retrouve son corps sur une plage de São Paulo, où il mourut d'une crise cardiaque en se baignant en 1979. Sa véritable identité ne fut découverte qu'en 1986. Si ça se trouve, Joseph Mengele a vu le film !
Un très bon film d anticipation comme on en fait plus . Un excellent casting avec des comédiens à fonds dans les personnages qui nous font croire à cette histoire qui peut encore nous faire froid dans le dos . Une mise en scène très maîtrisée. A voir !
On y trouve du thriller sur fond d’espionnage, une réflexion sur l’eugénisme et le clonage tout droit sortie de l’idéologie nazie, de la science-fiction, quelques envolées comiques. Ces Garçons qui venaient du Brésil mélange étroitement les registres pour un résultat on ne peut plus original, osé – il s’agit en effet de jongler avec les codes éthiques d’une période historique afin de les réinjecter dans une œuvre de fiction – et réussi, en dépit de quelques longueurs qui, de prime abord, peinent à embarquer le spectateur dans son intrigue. Cette valse tonale se fait également valse musicale : la partition que signe Jerry Goldsmith inscrit le film dans une rythmique lancinante sous forme de va-et-vient, comme régi par le mouvement d’un temps – de l’expérience traumatique des camps au présent de l’action –, d’une géographie – Schaffner n’a de cesse de balader ses personnages du Brésil à l’Autriche en passant par l’Angleterre – et d’une intrigue où les protagonistes initiaux laissent leur place à celui dont on ne soupçonnait guère la carrure de héros (interprété par Laurence Olivier). Très instable, Ces Garçons qui venaient du Brésil conjugue les contraires, unifie les continents dans la perspective de dépeindre la propagation du mal nazi très justement mis en perspective avec toute forme de fanatisme, notamment lors de la clausule, admirable. Franklin J. Schaffner a cette manière de ne jamais rien trancher, de laisser planer sur ses personnages une fatalité incarnée à l’écran par un collier. Les hésitations ainsi créées aèrent le métrage, le percent de trous interprétatifs qui s’offrent au spectateur de toute époque comme une possibilité d’ajouter au nazisme ici traité le fanatisme idéologique qu’une société contemporaine peut traverser. Une œuvre très intelligente et audacieuse.
Avec en toile de fond la fuite en Amérique du Sud d'officiers nazis à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le réalisateur américain Franklin Schaffner livre un thriller étrange, plus proche pour la forme de la science-fiction avec cette histoire d'expérimentations génétiques menées par le tristement célèbre Josef Mengele que du polar. Toutefois, l'écriture reste savamment dosée, intelligente pour un long-métrage porté par son superbe trio d'acteurs principaux que sont Gregory Peck, Laurence Olivier et James Mason. Une mise en scène qui a vieilli, un ton un peu tragi-comique déstabilisant surtout dans la première demi-heure pour au final, un ensemble qui se laisse regarder sans s'avérer marquant.
Très solide dans sa mise en scène, Ces garçons qui venaient du Brésil évoque le cas des dignitaires nazis ayant trouvé refuge dans les dictatures d’Amérique du Sud après la guerre. Ici, Franklin J. Schaffner nous fait suivrespoiler: le terrifiant projet d’un scientifique nostalgique du régime d’Adolf Hitler , dans un film assez unique, entre thriller, loufoquerie et science-fiction. Un long-métrage passionnant de bout-en-bout, au scénario incroyable, qui évoque Costa-Gavras ou le cinéma américain politique des années 70.
En 1979, le grand réalisateur Franklin J. Schaffner (« Papillon », « Patton », « La planète des singes » etc...) nous propose un film pour le moins original et étonnant. En effet « Ces garçons qui venaient du Brésil » bénéficie d'un scénario particulièrement malin (mais qui aurait pu se révéler largement « casse gueule » dans les mains d'un cinéaste moins talentueux). Il nous plonge en effet au cœur de l’Amérique du sud où il est de notoriété publique qu'une organisation d'anciens nazis se cache du reste du monde et des espions d’Israël en particulier. Là, le tristement célèbre Docteur Mengele poursuit ses expériences sur le clonage humain et organise en secret le retour de l'Allemagne nazie (le 4ème Reich)... Évidemment, dit comme ça, l'histoire peut paraître alambiquée, voire carrément risible. Pourtant l'action est parfaitement menée et, bien que quelques incohérences pointent leur nez de temps en temps, l'ensemble reste vraiment cohérent de bout en bout. La qualité de la distribution y est pour beaucoup, Gregory Peck et Laurence Olivier donnant vraiment le meilleur d'eux-même pour faire vivre cette étrange histoire. Bien que méconnu, ce film très agréable à suivre à tout de même été nommé 4 fois aux Oscars de 1979, ce qui n'est déjà pas si mal !
J'ai souvent entendu ce film comme un des meilleurs du genre horrifique, je ne comprends pas vraiment pourquoi. Certes son pitch est terrifiant, mais à part ça, faut bien dire que pendant une heure et demi on s'ennuie. Il faut bien cette confrontation finale entre Laurence Olivier et Le génial Gregory Peck pour que l'on y trouve son compte. Et là on comprend la terreur du pitch, mais bon ça fait pour moi très série b, et surtout quel ennuie la plupart du temps.
Ces garçons qui venaient du Brésil (Schaffner 1978) est l’illustration éclatante que des acteurs mal dirigés - même d’immenses talents – coulent un film plus vite que n’importe quelle erreur de scénario et de tournage. Le très grand Grégory Peck cherche à incarner le fou Mengele, médecin d’Auschwitz, réfugié au Paraguay dans les années 70. Pour bien faire sentir que Mengele est fou G Peck roule des yeux, puis fixe son interlocuteur, se redresse, fait des mouvements de tête brusques, adopte un ton militaire, bref tout ce qu’il ne faut pas faire pour faire vivre un vieux nazi de 79 ans (il en paraît 50 d’ailleurs avec ses cheveux et sa moustache teintée). Le pauvre James Mason (qui a vu plus d’un mauvais film pendant sa carrière immense et s'en est souvent sorti très bien) doit faire vivre l’adjoint du chef des nazis d’Amérique du sud comme un individu précieux et affecté. Il joue avec ses colliers et ses bracelets, abuse de son sourire inquiétant, rit à contre temps, joue encore avec ses écharpes puis s’assoit en soupirant : visiblement ce film lui paraît nul. Par ses mimiques, le pauvre Mason -totalement paumé sans aucune direction dans ce film - tue le ridicule qu’il est censé incarné. Le très grand Laurence Olivier doit faire vivre un chasseur de nazi fatigué de 70 ans. En costume trois pièces, il tire sur une cigarette qui lui est interdite et soupire en permanence sous le poids de sa tâche. Il fait vraiment pitié on a toujours envie de lui dire, reposez-vous Sir Laurence, vous avez assez fait pour le théâtre et le cinéma : ce n’était sans doute pas la pitié qu’il devait inspirer dans le film mais l’honneur de l’humanité luttant contre l'oubli de la barbarie. Dommage de gâcher un tel génie. Reste la splendide actrice Lili Palmer qui joue la sœur de Laurence Olivier dans le film ; n’ayant pas trouvé d’usage à sa beauté éclatante toujours intacte à 64 ans elle a trouvé un moyen de s’occuper : allumer cigarettes sur cigarettes. La musique sans intérêt de Goldsmith envahit tout, même les dialogues que parfois on n’entend pas sous les imitations ratées de Wagner supposées incarnée la méchanceté de tous ces nazis. Les scènes sont trop longues, mal coupées, mal filmées à part le début qui possède un peu de nerf. A part ça, les dialogues sont parfaitement ridicules: ça parle tout le temps mais ça n'avance pas ... et ça dure deux heures. Après les très lourds La Planète des Singes et Patton, on savait que Schaffner n’était pas un cinéaste subtil, mais là il laisse totalement aller tous les paramètres qui font un bon film et n'applique aucune direction. Le scénario aborde évidemment des questions très sérieuses : les anciens nazis, le clonage humain, le droit de tuer mais trop d’incohérences et de trous (pourquoi le camp de Mengele est-il brûlé ? pourquoi 94 clones de Hitler ? pourquoi les nazis sont-ils protégés?), des erreurs (la question du clonage des vertébrés est celle du rejet comme on le sait depuis les années 60, la conservation du sang d'Hitler pendant 20 ans est du domaine du grand guignol, le clonage humain n'a été réalisé qu'en 2008 par des bandits sans morale américains et avec de très grandes difficultés qui ne sont même pas évoquées) tout cela détruit tout l'intérêt de l'histoire. On n'y croit pas une minute. Une superproduction qui accouche d'un navet.