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5,0
Publiée le 19 mai 2021
Effroyables jardins est le seul de la récente vague de films français se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale qui utilise le flash-back. Le film se déroule vaguement dans les années 60 et présente un adolescent Damien Jouillero qui s'en prend à son père Jacques Villeret instituteur qui persiste à faire le clown en classe et à la fête annuelle. C'est le meilleur ami de Villeret André Dussolier qui va remettre le gamin à sa place ce qui nous amène à un flash-back sur les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Les trois personnages principaux Villeret, Dussolier et Thierry Lhermiite portent des prénoms qui correspondent aux leurs il serait étonnant que les trois personnages principaux s'appellent Jacques, André et Thierry et pourtant c'est la cas. Néanmoins l'ensemble des acteurs travaillent ensemble de manière splendide notamment les deux femmes Suzanne Flon et Isabelle Candelier. La révélation centrale à savoir que Villeret est fait en fait un garde allemand humain a fait lorsque le trio plus Benoît Magimal était sur le point d'être exécuté allant même jusqu'à utiliser le même nez rouge qui appartenait à l'Allemand qui a lui-même été exécuté par ses camarades pour ne pas avoir exécuté le quatuor est glissée de façon transparente et discrète. Ce sont des jardins bien étranges mais un film très émouvant mais c'est du Jean Becker rien de plus normal...
Un film magnifique que je me passe jamais de regarder et qui me boulverse toujours autant ! des acteurs géniaux ♥️ Une belle histoire ♥️ Je vous le conseille
Les films de Jean Becker reposent souvent sur une histoire naïve et touchante, et des dialogues empreints de philosophie de terroir. En l'espèce, l'histoire pleine de bons sentiments est bien présente, peut être même à l’excès car tout le monde est gentil (y compris les occupants), tout le monde s'aime et tout le monde accepte de se sacrifier pour les autres (spoiler: le gardien-clown allemand pour les otages, le vieux cheminot pour les deux "résistants", André qui s'efface pour laisser Jacques épouser la tenancière du café ). Quand nous atteignons un tel niveau d'angélisme, le manque de crédibilité m'empêche d'entrer dans l'émotion. Quant aux dialogues, ils ne sont pas d'une grande profondeur et pas une phrase ou une pensée ne se démarquent. Finalement "Effroyables Jardins " se laisse regarder pour son fond candide et sa distribution (Dussolier, Villeret, Lhermitte,Magimel) mais il n'atteint pas l'intensité du chef d'oeuvre du cinéma français traitant de résistance, la "7ème compagnie au clair de lune.
Une très belle histoire interprétée par des comédiens lumineux basée sur un flash back de 1958/1943. De l’émotion et du suspense pour un très bon film, qui aurait pu être un très grand film. Quelques faiblesses dans les dialogues et la réalisation ainsi qu’une erreur de casting (le fils du personnage joué par Villeret). Qu’importe, on se laisse emporter par le scénario et le jeu des premiers comme des seconds rôles, tous excellents, avec en tête Jacques Villeret, Andre Dussollier et une Suzanne Flon meilleure que jamais.
Tiré du roman de Michel Quint "Effroyables jardins" se déroule pendant la seconde guerre mondiale dans un village du sud ouest. Tout bascule lorsque deux habitants joués par Jacques Villeret et André Dussollier décide de dynamiter le poste d'aiguillage afin d'empêcher la circulation des trains allemands. 4 villageois sont alors faits prisonniers dont les saboteurs eux-mêmes et ne seront libérés que si les coupables se dénoncent sous peine d'exécution. Les quatre prisonniers se retrouvent alors dans un gouffre au sens propre comme figuré. Voilà une histoire touchante portée par d'excellents acteurs et en particulier le duo Villeret Dussollier. Jean Becker nous touche et nous rappelle l'atrocité de ce moment d'histoire.
Voilà un bon film sur la guerre, pendant la guerre. Le scénario est fantastiquement simple, émouvant et d'une humanité fulgurante. Personne ne peut rester insensible à ses images. Certes, pour certain cela pourra faire un peu trop mélo mais c'est tellement juste, humain que ne peut rester inébranlable. Les acteurs jouent parfaitement. L'ambiance 1944 est parfaitement rendue par les décors. A voir par tous, autant ceux qui aiment les belles histoires, que ceux qui aiment cette période deuxième guerre mondiale.
Merci Monsieur Becker pour ce film humain filmé à hauteur d'hommes.et qui porte un formidable espoir : Quand on est au fond du trou, on ne peut que remonter. Une fraicheur malgré la gravité. Oui Villeret fait le clown, mais quel clown. Oui tout le monde cabotine. Oui tous les personnages principaux ne semblent pas attachants avec leur vilains cotés. Mais ils sont forts et faibles. Ils sont humains comme nous avec nos doutes et nos certitudes. Et dans les moments graves ils se révèlent et se relèvent. Clowns de tous pays, unissez-vous !
Jacques Villeret, André Dussollier, Thierry Lhermitte et Benoît Magimel sont tous les quatre réunis dans cette bonne adaptation du roman éponyme de Michel Quint, publié en 2000. Un beau petit film bouleversant qui installe une dramaturgie efficace sur les choix et la bravoure de nos quatre gaillards sur le point d’être fusillés.
Juste un chef d'eouvre tellement magnifique d'émotions - il y a tout dans ce film, les décors de ce village pendant la guerre, ces ruelles. Du stress 'enfermé' dans ce trou....
Un film plutôt léger et drôle, mais finalement triste et émouvant. Le duo Villeret / Dussollier est une nouvelle fois excellent en apprentis saboteurs, puis en otages avec Lhermitte et Magimel, même si ce dernier n’est pas aussi bon que les 3 autres. Une belle histoire avec des gens simples et très attachants, dans le contexte brutal et sans pitié de l’occupation nazie.
Une jolie histoire, teintée de bienveillance, de sensibilité et d'émotion. Un récit dramatique et poignant. Distribution irréprochable. Un excellent Jacques Villeret, comme toujours. Dans le panthéon des grands acteurs français.
Jean Becker est un savant jardinier de l'âme humaine. Il a ce dont de travailler les émotions afin d'en extraire toute la richesse, le nectar. Sa patte est atypique, très humaine et franche. Ce n'est pas de la demi-mesure à la française comme on en voit beaucoup, mais bien du récit authentique et tout ce qu'il y a de plus vrai. Des œuvres telles que Deux jours à tuer, Les enfants du marais ou Un crime au paradis sont dotés d'une vraie signature, non de sensiblerie niaise, mais de pures émotions. L'histoire contée par Effroyables jardins est tout aussi émouvante. Deux hommes épris par un besoin de rébellion en temps de guerre, font sauté inutilement un poste d'aiguillage allemand. Comme dirait Denis Brogniart: la sentence est irrévocable. En représailles, les allemands capturent des hommes à la volée et les maintiennent captifs dans un trou boueux jusqu'à ce que les coupables se dénoncent d'eux même. Sauf que les coupables sont déjà au fond du trou. Ce film ne détourne en rien la réalité, il l'allège tout au plus. Mais il met parfaitement en avant les horreurs de la guerre à l'arrière du front, l'angoisse que vivaient les populations. On comprend facilement l'importance du rire à cette époque, un instant éphémère mais si vivifiant aux portes de la mort. Ce film en est d'autant plus bouleversant vis à vis de la position des clowns durant cette période. Une image figée de la France campagnarde où la maigre part d'humanité chez l'ennemi est à accepter les bras ouverts. Jacques Villeret et André Dussolier en résistants débonnaires sont extrêmement touchants dans leur interprétation. Un récit dramatique réalisé avec l'emphase et le talent d'un maitre en la matière. Rien ne laisse indifférent, et surtout pas la détresse des gens. Tout simplement bouleversant. 4/5