Un film sur un sujet extrêmement délicat, bien sûr. Le pari est réussi, le ton est juste, trouvant le juste équilibre entre la description précise, presque clinique, dans le détail, de la montée de cette maladie sans pathos, et la dramatisation nécessaire tout en gardant un certain sens de l’humour et de la dérision. Un bon scénario, bien écrit, sans temps mort, basé sur la propre expérience de Solveig Anspach . Et on sait maintenant qu’il y aura, 15 ans après ce film, une récidive mortelle.
Quelques scènes un peu décalées, qui permettent d’alléger le poids du récit, comme ce petit concert au violon, joué par des gitans voisins du couple, ou cette sortie dans une rave techno, où l’héroïne voudra laisse libre court à sa sensualité une dernière fois.
Le film repose entièrement sur les épaules de Karin Viard qui propose une interprétation extraordinaire, tout en profondeur, hors norme, méritant bien sûr amplement son César. Elle donne tout, y compris physiquement, c’est très impressionnant, et on suppose que la direction d’acteur de Solven aura été déterminante.