Ce film dégage une immense puissance, mêlant intensité et émotion. Il touche profondément, d’abord parce qu’il est très personnel, inspiré de la vie de la réalisatrice et de son propre combat contre la maladie. Mais il marque aussi grâce à ses deux interprètes principaux, K. Viard et L. Lucas, dont le regard et la présence restent longtemps en mémoire. L’histoire, bien que douloureuse, est racontée comme un véritable combat où la vie finit toujours par reprendre le dessus. Cette femme fait ses choix et les assume avec courage. Elle est entourée de peu de personnes, mais suffisamment pour puiser la force nécessaire afin de tenir debout. Le médecin incarné par D. Sauvegrain ainsi que le frère interprété par J. Cottereau apportent également une sensibilité supplémentaire au récit. On regrette d’ailleurs de ne pas les voir davantage au cinéma, en particulier ce dernier.
Un film sur un sujet très difficile. Un film tourné en 1998. Une très grande prestation de Karin Viard, pour un rôle très difficile. Laurent Lucas, l'héro discret du cinéma français. Les deux êtres avaient trente trois ans lors du tournage. Une ambiance lourde. Il fait apprécier ce genre de cinéma.
J'ai trouvé ce film magnifique, avec beaucoup de délicatesse, des émotions, de tendresse, ce film m'a beaucoup touché, je ne l'avais jamais vu et je pense que je le reverrai.
Très bien réalisé, superbement interprété, ce long combat d'une femme enceinte contre un cancer du sein est captivant, bien que souffrant de quelques longueurs. Par contre, le final laisse un goût d'inachevé. On aurait aimé connaître le résultat du traitement expérimental engagé en chambre stérile. Dommage.
Un film sur un sujet extrêmement délicat, bien sûr. Le pari est réussi, le ton est juste, trouvant le juste équilibre entre la description précise, presque clinique, dans le détail, de la montée de cette maladie sans pathos, et la dramatisation nécessaire tout en gardant un certain sens de l’humour et de la dérision. Un bon scénario, bien écrit, sans temps mort, basé sur la propre expérience de Solveig Anspach . Et on sait maintenant qu’il y aura, 15 ans après ce film, une récidive mortelle. Quelques scènes un peu décalées, qui permettent d’alléger le poids du récit, comme ce petit concert au violon, joué par des gitans voisins du couple, ou cette sortie dans une rave techno, où l’héroïne voudra laisse libre court à sa sensualité une dernière fois. Le film repose entièrement sur les épaules de Karin Viard qui propose une interprétation extraordinaire, tout en profondeur, hors norme, méritant bien sûr amplement son César. Elle donne tout, y compris physiquement, c’est très impressionnant, et on suppose que la direction d’acteur de Solven aura été déterminante.
Haut les coeurs! L'épreuve du cancer du sein dans un couple. Le film traite la maladie de façon brute, il n’y a pas de narration sinon ce passage de vie d’une femme enceinte, ses doutes, ses combats. C’est bien joué et quelque part très banal dans le traitement. 3/5
Film sensible et magnifiquement interprété. On suit la vie de ce couple et comment la maladie s'y insère. Pas de pathos à outrance, du juste ; sidération, doutes, peur,, espoir... Tout un panel d'émotions qui nous font palpiter avec eux
Le film oscille souvent du côté du documentaire. Cela dit, l’héroïne a toute la sympathie du spectateur par sa présence et son jeu délicat. Un film témoignage.
Retenue et finesse dans l'approche, interprétation magnifique de Karin Viard et sincérité d'une cinéaste qui, sachant de quoi elle parle, sera - hélas - rattrapée par la terrible faucheuse.
Premier long-métrage autobiographique de la regrettée Solveig Anspach. Un scénario d'une froideur et d'une sombreur exagérées, qui ne parvient jamais à affirmer sa stature, coincé entre le téléfilm quelconque et le documentaire mal fagoté. Dans ces conditions, l'ennui pointe rapidement le bout de son nez, et ce ne sont pas les compositions médiocres de Karin Viard, voire carrément mauvaises de Laurent Lucas, en roue-libre totale, qui changent quelque chose.
Ce drame auto biographique, réalisé par Solveig Anspach, nous plonge dans une situation extrêmement dramatique. Le film nous propose des dialogues francs et peu de scènes extérieures, la scénariste se concentrant sur les personnages. Elle nous offre des scènes dures mais aussi de très jolis moments. Un courageux combat mené par une femme battante ; une lutte sublimée par une grande composition de Karin Viard, à juste titre Césarisée pour ce rôle en 2000. Synopsis : Emma, musicienne, va avoir un bébé ; son compagnon Simon et son jeune frère Olivier la soutiennent. On lui découvre une tumeur maligne, une intervention chimique peut l'obliger à interrompre la grossesse de 5 mois. Simon veut garder sa femme, Emma veut garder son bébé.
Film autobiographique, film-témoignage (la réalisatrice mourra jeune - 54 ans - d'une récidive du cancer dont elle narre par le menu l'évolution dans ce "Haut les coeurs !" de la trentaine, compliqué par une grossesse qu'elle refuse d'interrompre pour se soigner)..... Qui n'a guère d'intérêt cinématographique.... Une sorte de téléfilm, prétexte à quelque débat sur le sujet, médical. Le supplément sentimental, sur fond de boboïtude montreuilloise (celle du posthume "L'Effet aquatique"), alors naissante, n'aboutissant à aucune valeur ajoutée.... Karin Viard, qui est très loin d'une grande prestation (elle est bien meilleure, pour la même S. Anspach, dans "Lulu, femme nue" - en 2013), remporte en la circonstance un "César" plutôt non mérité.... et Laurent Lucas est totalement inconsistant. Seul Philippe Duclos (dans la partie secondaire de l'oncologue) s'en tire honorablement !