Visuellement très beau, tant pour la photo que pour les chorégraphies ; le travail sur les couleurs est impressionnant. Malheureusement le contenu n'est pas aussi beau que l'emballage, même si cela reste un formidable film d'aventure.
Ce film de Zhang Yimou nous fait rêver. Il rappelle par certains aspects "Tigre et Dragon", la chorégraphie, la musique et les effets spéciaux sont assez similaires. Par contre, la chronique est complètement différente. C'est l'histoire d'un assassin qui concocte un plan pour tuer un roi qui avait essayé de conquérir sa terre natale pour unifier la Chine. Son plan d'assassinat l'oblige à se rapprocher suffisamment du roi pour le frapper à mort. Le film montre le plan de l'assassin à travers une série de flashbacks. La beauté de ce film, c'est la façon dont l'assassin devient un «héros». Le metteur en scène a créé une aventure proche du fantastique qui est un chef-d'œuvre visuel et musical. Les arts martiaux ne sont qu'un élément constitutif du scénario ou Jet Li réalise encore des merveilles, mais le véritable intérêt du film tient dans sa magie chorégraphique.
Très mauvais. Quand je lis les critiques positives, j'ai l'impression d'avoir regardé un autre film. Manque de réalisme tellement énorme que ça gène pour entrer dans l'histoire. Pire que tout, sont les combats. Même si l'oeil ne voit pas les films d'acier, on voit trop qu'ils portent les acteurs dont le corp translate lentement dans les airs alors que leur bras bougent vite. On est loin de films tels ceux de Bruce Lee où les combats sont faits par de vrais champions du ring. Les combattants semblent avoir la capacité à attrapper les murs par les orteils et à combattre horizontalement. Comment y croire une seconde? Les dialogues et situations ne semblent par réalistes. En plus la VO n'était pas dispo et les voix françaises n'aident pas: fades et sans expressions qui en ressortent.
Un très beau film qui est assez spécial car il se tourne seulement sur une stratégie militaire... Je regrette un peu que les belles scènes de combats soient le passé... . Cependant, le décor est magnifique, les acteurs sont très bons (normal, ce sont des grandes stars asiatiques).Le film se montre poétique et la fin est assez touchante. Donc ne regardez pas, ce film en voulant voir une guerre mais prenez ce film comme un moment poétique.
Visuellement Héro est magnifique,les plans des mouvements de troupes qui ne sont pas réalisés en cgi impressionnent. Mais une fois sur les personnages ces même plans frôles aussi d'un peu trop prêt le kitch. Fort heureusement Zhang Yimou évite le plus possible les cgi,car juste en voyant la pluie de flèches tombant sur les calligraphes dont le rendu visuel calamiteux,le film aurait pu aisément atteindre des sommets de laideur. Ce récit à la lente narration contient un bon lot de rebondissement qui maintient l’intérêt.
Bien que lyrique par contre Hero n'est pas assez épique à mon goût et si les combats sont superbes (sauf celui celui entre les 2 femmes qui est raté) le film pêche par un scénario trop brouillon. Hero se laisse regarder grâce à sa beauté et à ses chorégraphies mais il ne m'a pas pour autant emballé.
Moi qui m'attendais à une reconstitution de la naissance du royaume de Qui, très déçu. Le film n'est qu'une succession de combats aériens na valant pas un clou. Si les combattants avaient scotché des ailes dans le dos, on aurait pu encore y croire, mais là ............
Dans le fond, on tenait là ce qui aurait pu constituer la base d'une grandiose épopée, lyrique et épique à souhait. Mais comment est-il possible d'adhérer à ce genre de cinéma chinois ? Cette question n'a rien d'ironique, et elle reflète sans moquerie ma pensée la plus profonde tant il me parait incroyable de supporter sans sourciller des scènes de combat si invraisemblables. Mais si on se force à oublier - dans la mesure du possible, bien entendu - ces ballets aériens si irréalistes, Hero n'a pas pour autant l'étoffe d'un grand film. Des personnages dont on ne saisit pas la pensée, une musique qui, à force d'utiliser quasi-exclusivement des instruments à cordes en voulant tirer sur la corde sensible, place le film sur une corde raide et exaspère parfois au point de laisser poindre en nous l'idée que le compositeur mérite la corde, et une réalisation généralement peu attirante. Alors c'est vrai, et je ne perdrais pas mon temps à le nier : je suis formaté aux canons américains, mais ce n'est certainement pas un film où les personnages ne sont pas soumis au lois de la pesanteur, ou les épées tranchent le fer en deux sans essuyer de dommage, où elles peuvent également transpercer un homme sans blessure apparente, où deux guerriers peuvent tenir en respect 3000 soldats ou encore dévier de véritables essaims de flèches qui s'abattent sur eux avec l'agilité d'un singe, la force d'un tigre la vivacité d'un colibri et seulement quelques dixième de temps [...] - arrêtons là le massacre - qui va me faire changer d'avis et de manière de considérer le cinéma asiatique. Moi qui, grand fan d'arts martiaux, adore des films tels que "Le Maïtre d'armes", "Ip Man" ou dans un autre registre "Les seigneurs de la guerre", ait été bien déçu par la découverte d'un genre nouveau (le Wuxa Pian, le "film de sabre chinois"), ô combien éloigné de ma conception d'un cinéma de qualité.
Hero est un très sympathique film d'arts martiaux dans la tradition des légendes de héros capables de virevolter, d'éviter les lances et les flèches, et de jouer du sabre (de la lance, aussi) mieux que quiconque. A cela, vous pouvez ajouter au casting trois grands noms du cinéma chinois : Jet Li, Tony Leung et Donnie Yen (qu'est-ce que vous attendez encore pour aller voir le film ?). Un bon conseil tout de même avant de l'entamer : ne soyez pas trop fatigué, car il faut suivre, on revoit différentes scènes qui sont les illustrations des mêmes récits de batailles des personnages, mais qui se contredisent, ou se changent légèrement, en fonction de la vérité qui grandit peu à peu dans le mensonge... Hero, c'est donc l'histoire d'un assassin parvenu jusqu'auprès d'un (autoproclamé) Roi Qin, lui apportant sur un plateau d'argent des preuves de sa victoire sur les trois assassins principaux qui menaçaient le Roi, ce dernier ayant maintenant champ libre pour envahir le Pays et imposer sa Loi et sa langue. Or, très vite, un détail des racontars de l'assassin va faire douter le Roi sur l'honnêteté de son hôte... On n'ira pas plus loin dans l'intrigue, afin que vous puissiez découvrir toute la subtilité des retournements de scénario, qui amène à un final chargé de philosophie et d'humilité. Dans les histoires, l'amour, le respect et l'espoir ravagent toute forme de haine ou de pouvoir : une simple proposition d'arrêter un combat juste pour remettre quelques pièces dans le chapeau d'un musicien (version qui sera revue et corrigée en plus poignant : l'adversaire, spoiler: sachant que son sacrifice allait mener l'Assassin jusqu'au Roi pour qu'il lui tienne son discours, s'est laissé tuer volontiers... Pauvre aveugle, pauvre Donnie Yen, la scène qui brise le cœur en mille morceaux), un groupe d'artistes qui reste à leur pupitre pour continuer à faire vivre l'Art et les traditions quand une nuée de flèches de l'envahisseur (qui veut imposer une seule langue) leur tombe inlassablement dessus (une scène très touchante), un couple de mercenaires spoiler: s'aime trop pour que la rumeur d'une tromperie ne parvienne pas à duper un Roi plus d'une seconde (le fameux détail qui a tout fait capoter dans la version serinée par notre héros), le mercenaire (du couple) qui spoiler: renonce à sa vengeance sur le Roi en mettant en avant sa quête de paix, de réunification, d'espoir placé dans un homme qu'il n'aime pas forcément, mais qu'il sait pouvoir "unir sur Terre" (trois calligrammes creusés dans le sable, mais dont la portée ne sera jamais effacée par le vent). Ces trois mots, à la portée décuplée par les sacrifices dont spoiler: prend conscience le Roi, lui enseigneront l'humilité et la sagesse dont il avait besoin pour être un bon chef. Alors, il ne lui reste plus qu'à ordonner que l'on tue l'assassin qui s'est lui aussi sacrifié pour délivrer son message de paix, à essayer de ne pas faire remarquer les larmes qui trahissent sa réelle pensée sur la mort "du félon" (la scène des flèches qui découpent sa silhouette dans la porte du Palais est magnifique), et la post-face nous affirme que la légende finit bien, le Roi ayant revu et corrigé sa façon d'aborder le reste du Pays (comme un protecteur, et pas un dictateur), et ayant reclassé le rang de son invité décédé : d'assassin... à héros.
Mon coup de cœur du cinéma asiatique. Un film tout simplement beau : les couleurs, le cadrage, les chorégraphies, les décors. Ce film est visuellement une claque, malgré un coté WTF que certains dénonceront, on ne peut que se laisser porter par toute la poésie du film. Et même au delà de cette principale qualité, ce film garde une narration très intéressante et scénario nous tenant en haleine jusqu'au dénouement du film. La mise en scène restitue à travers les décors ou la musique toute la majesté et la grandeur à cette histoire comme la grâce des combats de sabres, la démesure du roi Qin et l'immensité de la Chine. Jet Li nous sert le guerrier Sans Nom, taciturne et introverti qui rend parfaitement l'état d'esprit du personnage, un combattant froid en quête de vengeance. Un bijou qui se contemple et donne à l'art du sabre une dimension presque métaphysique.
Esthétiquement, c'est magnifique. Les combattants s'envolent et jouent des effets de leurs lames tout en volant dans les airs. On aperçoit des milliers de flèches qui forment le fameux nuage ou l'ombre en plein soleil. L'histoire est intéressante malgré les récits interminables de "Sans nom". C'est une autre culture, ce film. Etrange et magnifique mais parfois ennuyeux, Hero est un film à réserver aux amoureux de la culture asiatique.
Le scénario du film est plein d'incohérences et de trucs inimaginables mais indéniablement, c'est d'une beauté visuelle incroyable. Le hic, c'est que c'est aussi une formidable pub pour le parti communiste chinois, ce qui a été très peu relevé par la presse à l'époque, tous éblouis qu'ils étaient par les images, encore une fois splendides. Bonnes scènes d'action, des acteurs impliqués et convaincant, du pognon bien dépensé à l'écran mais trop bancal au final pour convaincre. La critique complète sur