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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mai 2007
c'est un très beau film empreint de poésie, d'amour... et de complications car il faut vraiment s'accrocher pour ne pas perdre le fil de l'histoire et se rendre compte, une fois que le générique est arrivé, que le scénariste est un génie.
A l'image du "Tigre et Dragon" d'Ang Lee, "Hero" nous entraîne dans une légende chinoise ultra stylisée. Attelons nous d'abord sur le scénario composé de plusieurs "niveaux" de réalité, chaque individu ayant sa propre version de l'histoire. Ainsi, tout est fait pour que l'histoire d'origine, d'apparence banale, se révèle être lui-même un stratagème afin de nuir au roi de Qin. En quelque sorte, le scénario fait lui-même office d'arme dans le but que notre héros parvienne à ses fins. Et c'est là que réside la grande originalité de ce film, nous proposer durant 1h40 différentes versions de l'histoire, partant de l'invention la plus totale jusqu'à parvenir à la seule et vraie vérité. A noter que la photographie hors et durant les combats est exceptionnelle. La nature officie grandement dans la beauté plastique du film de même que ces nombreux plans dans lequels les affrontements entre les divers protagonistes se révèle être aussi beau, reposant et calme que les paysages qui les entoure. Dans le style du film de "Wu-Wia-Pian" (à savoir les films de sabre chinois), "Hero" est un ovni digne d'autres grosses productions et ou le style de Zhang Yimou se justifiera par ses prochaines oeuvres comme "Le secret des poignards volants" ou "La cité interdite".
Les asiatiques savent marier image et histoire. C'est ce qu'on voit dans ce long métrage de Zhang Yimou où les épisodes de voltiges sont d'un lyrisme époustouflant. A recommander à la fois pour ceux qui aiment les films de cape et d'épée et ceux qui apprécient les ballets !
On ne retiendra de ce film que l’esthétique visuelle à savoir la beauté des combats, des paysages et autres décors somptueux de la Chine médiévale. Le scénario, partant d’une bonne idée est une série de mini-histoires constituant les différentes versions d’une même légende, et laissant au final le spectateur à l’écart de la vérité. Le jeu des différents acteurs reste assez simpliste, ne laissant suggérer aucune émotion, ni aucuns sentiments sauf de la part du roi de Qin. La plupart des acteurs ne doivent leur présence qu’à leur aptitude exceptionnelle en arts martiaux (en particulier Jet Li). De bonnes idées néanmoins dans le scénario, d’abord en ce qui concerne les réelles intentions du « héros » et puis pour le choix des couleurs dans les différentes versions de la légende (paysages et costumes sont assortis). Un film coup de vent, qui, au lieu de nous envoyer une rafale cinématographique se contentera de nous envoyer une douce brise visuelle.
: Ah, c'est beau.... Les paysages et décors sont superbes, les costumes somptueux, les mélanges de couleurs vous en mette plein les yeux. On ne quitte pourtant pas, logiquement, le palais du roi de Quin : on est avec lui et Sans Nom qui nous raconte ses aventures. Aventures qui évoluent au fur et à mesure que le roi déduit certaines choses de ses paroles. Ainsi, les scènes sont "rejouées" avec des vêtements aux couleurs différentes selon les versions des personnages (rouge, bleu, blanc, vert...) Les combats, plus esthétiques que crédibles, m'ont un peu fait sourire mais cela reste dans la fluidité continue de ce récit à tiroirs. Cette fluidité est accrue dans l'emploi, peut être à outrance (pour le plus grand plaisir de nos mirettes), de tentures, voiles et, bien sûr, du vent qui permet de les mettre en valeurs. Dans le fond, l'histoire est basée sur une légende, donc des faits réels "romancés", et comme toute légende qui se respecte on a droit à notre lot de grands sentiments et de grands faits : l'amour, la trahison, les batailles, les idéaux avant tout, la vengeance...Et puis aussi la volonté d'un homme incompris : unir tous les peuples afin de stopper guerres et massacres. Ainsi, voilà un film très esthétique qui vous en mettra plein les yeux...
Hero s’inspire largement de Tigre et Dragon. On y retrouve un Jet Li en pleine forme pour des combats lyriques extraordinaires, chorégraphiés au moindre détail près. Côté scénario, il s’avère plus que satisfaisant, et on est très vite captivé par le récit de Sans-Nom. Bien qu’en deçà de Tigre et Dragon, il n’en reste pas moins un très bel exercice de style ou mise en scène, musique et acteurs s’unissent pour nous faire vivre un moment magique.
Relativement décevant... D'un ennui stupéfiant, ce long-métrage chinois n'arrive pas à nous passionner. Le scénario promettait pourtant d'être intéressant, mais la mise en scène relativement plate a tout gâché. En effet, malgré une esthétique travaillée, les péripéties sont extrêmement longues et sans magie. Dans ce sens, les scènes de combats ne sont pas prenantes et manquent considérablement de punch. Le rythme est décousu et la lenteur ambiante se fait rapidement ressentir. De plus, on a l'impression que le film n'avance pas et qu'on tourne inlassablement en rond à cause des répétitions de passages similaires. Ceci dit, il faut insister sur le vrai point positif de "Hero", à savoir son casting de stars du cinéma asiatique. Force est de constater qu'elles sont toutes convaincantes et à la hauteur de leurs réputations. Au final, ce film est une vraie déception.
Hero est un film de sabre chinois, genre habituellement appelé "Wu Xia Pian", conçu par Zang Yimou, réalisateur connu, notamment pour son long-métrage intitulé Le Secret des Poignards volants. Profondément ancré dans sa culture de production par sa musique, ses paysages et sa morale, Hero dégage cette saveur asiatique sereine et sage par le biais de ses personnages à l'attitude guerrière mais brave, non pas dénués d'une certaine éthique. Le film raconte l'histoire "vrai" d'un roi voulant conquérir les 7 royaumes de Chine pour les unifier sous un seul drapeau, mais qui se doit de faire face à une kyrielle de tentatives d'assassinat. Comme le laisse pré-supposer la synopsis, l'histoire est racontée autour d'un thème que le cinéma asiatique apprécie particulièrement : La Vengeance. Seulement, là où Hero fait figure d'originalité, c'est dans la manière de traiter ce sujet. Quand Leone traitait de la vengeance dans Il était une fois dans l'ouest, il la rendait digne et respectable, tout comme Park Chan-Wook avec Sympathy for Lady Vengeance. Ici, le tout est nettement plus pondéré, même si cela est parfois un peu naïf. Yimou choisit de narrer son histoire par une voie poétique construite à l'aide de cette musique calme respirant le folklore chinois, de ce jeu de couleur pétant tendant vers l'idyllique et de cette fusion totale avec la nature. Par conséquent, les scènes d'une beauté exceptionnelle abondent (le combat contre lame brisée est incroyable). En revanche, les combats restent lourds et inintéressants au possible. A la énième galipette de 15 mètres de la part d'un des combattants, on commence à s'en lasser, et malheureusement les 50% du film reposent la-dessus ce qui peut vraiment taper sur le système à la longue. La portée propagandiste du film peu agacé également. On retrouve dans le film certains éléments favoris de la propagande Chinoise comme le sacrifice individuel pour le bénéfice du groupe et la répression brutale des contestataires ou intellectuels.
Ying Xiong, un des derniers films de l'excellent Zhang Yimou, a tout du Wu Xia Pian parfait. Une fable chinoise qui réunit en tête d'affiche Jet Li (son meilleur rôle, ici), Tony Leung Chiu-Wai, Maggie Cheung Man-Yuk, Zhang Ziyi, Donnie Yen, et tant d'autres. Les deux acteurs à se distinguer sont ceux qui ont formé l'un des plus beaux couples du cinéma, chez Wong Kar-wai et maintenant chez Zhang Yimou : Tony Leung et Maggie Cheung. Toujours juste dans leurs émotions, ils n'en font jamais trop, leurs regards sont animés de passion. Une justesse incroyable, un charisme à toute épreuve, les deux comédiens resteront dans les mémoires. Le réalisateur n'y est pas pour rien : Zhang Yimou, celui qui a découvert Gong Li et Zhang Ziyi, excelle tant dans la direction d'acteur que dans les combats faramineux qui symbolisent ses Wu Xia Pian. En effet, le metteur en scène réalise l'un des meilleurs travaux visuels que la Chine (pourtant le pays qui a le meilleur visuel du cinéma) ait connu. Avec l'aide du géniallissime Christopher Doyle à la photo, Yimou construit de superbes cadres, à la mélancolie symbolique, où toute utilisation du numérique est faite à bon essient. En résulte des combats fantastiques, plus impressionnant que quelque ballet (merci au cinéma, qui permet d'employer des techniques visibles nulle part ailleurs), où l'audio et le visuel s'accordent justement. La musique de Tan Dun, avec au violon le grand soliste Ithzak Perlman, trouve le compromis idéal entre musique traditionnelle chinoise et rythme d'action. Ecrit d'une façon fantastique, le long-métrage se permet néanmoins une morale hors de tout manichéisme, et où le chevalier et la félicité générale sont mis à l'honneur. Une ampleur dépassant de loin quelque classique hollywoodien tel Spartacus, Ben-Hur et autre reconstitution à grande échelle ; un véritable opéra, qui avec House of the Flying Daggers, donne une terrible envie de voir le prochain Wu Xia Pian de Yimou : The Curse of the Golden Flower.
Bon comme toujours avec Zhang Yimou c'est très beau, des couleurs sublimes, des décors et costumes incroyables. Mais j'ai toujours un problème avec les combats de ce style (dans Chine médiévale il y a moins de gravité ?) c'est sur les chorégraphies des bagarres sont belles mais trop irréaliste. L'histoire du film est vraiment intelligente.
"Ying xiong" n'est pas un simple film d'arts martiaux, malgré ses combats de qualités : il s'agit d'un véritable festin pour les yeux (et les oreilles) qui mélange différents univers de couleurs et use habilement d'effets spéciaux qui donnent un côté surréaliste au film. Mais côté fond, on a aussi le droit à une fable politique simple, intelligente et brutale sur la raison d'état et le droit au complot. Ajoutez à cela des interprètes chinois parmi les plus internationaux du moment, et vous obtiendrez un film superbe.
En soit, Hero est supérieur à beaucoup de films d’arts martiaux, c’est un fait. Minutieux à l’extrême, le film nous offre des plans magnifiques, que ce soit au niveau des paysages, des décors, du cadrage, des jeux de lumière et de couleurs. Les scènes de combats y sont splendides (celle des feuilles mortes), fluides, dynamiques. Surtout, on y retrouvera tous les clichés que l’on peut se faire du film d’arts martiaux : des bonds de kangourou, des courses subaquatiques, mais aussi des personnages tout en retenue, sachant faire passer leur devoir avant leurs émotions. On retrouvera aussi dans cette fresque sur les fondements de l’empire du milieu une certaine glorification chinoise ce qui ne fait pas de mal et nous change de l’oncle Sam. Oui mais voilà, le film finit même par recopier les défauts des films d’arts martiaux. Le scénario, bien que partant sur de bonnes bases, atteint des niveaux dantesques de « Jamais deux sans trois » ou de tournage en rond (dur à expliquer sans révéler le film…). On s’ennuie alors rapidement, on se demande dans quel ordre le réalisateur va tuer qui à la prochaine scène de combat. Surtout, on se dit, chose paradoxale par rapport au nombre de figurants, qu’un 7ème acteur n’était pas de trop pour mettre un peu de nouveauté dans cette fresque plutôt longue en fin de compte. Dommage…
J'aime assez ce film chinois car il est historique, spectaculaire, c'est un film d'action et aussi avec beaucoup de sensibilité. Un grand film complexe, cette complexité est aussi un grand fouillis et j'avoue à certains moments je me suis un peu perdu dans les rapports entre les personnages qui font un peu penser aux névroses des occidentaux. De belles images et une mise en scène propre à ce type de film qui est très abouti. Une projection de l'action vraiment captivante dans les pas à faire pour atteindre le souverain. Un peu de longueur parfois à mon sens dans les combats. Vraiment intéressant mais je reste quelque part un peu sur ma faim en ayant l'impression d'avoir été baladé en quelque sorte dans beaucoup de clichés auxquels je suis moins habitué que ceux des films occidentaux.