Dans ce Robin des Bois à l’envers, où l’homme des bois détrousse autant qu’il déchiquette le promeneur aventureux, se rejoue le mythe de l’homme sauvage qui aurait gardé une primitivité de l’âge de nature. Car le film nous dit quelque chose de la terreur suscitée par l’inculte – au sens d’incultus, d’état en-dehors de la culture – ici incarnée par une série de monstres dégénérés et édentés : en traversant un territoire qu’il définit comme hostile, hors de la grand-route donc de la modernité, l’urbain bâtit un miroir déformé où se réfléchissent ses angoisses les plus profondes. Une belle voiture, une chemise, une montre, tout cela n’est que futilité. Seul compte l’instinct. Œuvre malade et gangrenée, Wrong Turn réinvestit la puissance symbolique de la forêt, autrefois lieu marginal dans lequel se retiraient les réprouvés : sa force fabuleuse demeure intacte et ses créatures, revivifiées. La réalisation, nerveuse et sans temps morts, nous place au plus près des personnages de sorte à partager leur effroi et, surtout, leur dénuement face à l’explosion de la barbarie humaine. En somme, Wrong Turn ne constitue peut-être pas le tournant apte à révolutionner les codes d’une route façonnée par Wes Craven ou Tobe Hooper, mais convie toutefois le spectateur à un voyage qu’il n’est pas prêt d’oublier.
Aucune originalité (spoiler: le groupe de jeunes perdu au milieu de nulle part qui est pourchassé par des cannibales psychopathes...même si je ne pense pas qu'il existe beaucoup de cannibales sains d'esprit ), des incohérences (des dizaines de victimes mais ça continue encore et encore, pas d'enquête de police), des acteurs pas forcément bons (mais on voit rarement des stars d'Hollywood dans des films d'horreur) et une fin pas transcendante. Mais malgré ses nombreux défauts, "Détour Mortel" vaut le...détour, un après-midi pluvieux devant la télé, pour son côté survival assez prenant et parce qu'il joue plus sur la tension que sur le gore (et que je préfère ça).
Une très belle introduction, sinon rien de vraiment original dans ce slasher tout à fait regardable malgré sa collection de clichés. La dernière partie est décevante, avec le héros blessé à la jambe et fatigué qui se bat comme un ninja sans boiter, sa fin hélas prévisible et ses faux rebondissements à quatre sous. Côté interprétation c'est un peu l'amateurisme, le héros est aussi expressif que Mr Spock, mais les filles sont belles. Le film n'est pas trop gore, tant mieux le gore n'étant pas une fin en soi, c'est plus un film d'angoisse qu'un film d'horreur et sa vision n'est pas désagréable.
« Détour mortel », sorti sur les écrans en 2003, pris en tout et pour tout un mois de tournage complet durant l’été 2002. Une équipe efficace pour un résultat plein d’effroi. Synopsis : pour éviter un embouteillage sur l’autoroute, une voiture s’enfonce sur un chemin de terre dans les bois. Le conducteur ne tarde pas à heurter un camping-car. Les personnes continuant à pied leur chemin ensemble vont tomber sur une mystérieuse demeure en pleine forêt… . Reprenant la trame du classique de Wes Craven (« La colline a des yeux »), le réalisateur Rob Schmidt (salué unanimement par la critique pour son premier métrage « Saturn ») change de décor. Après le désert, place à une forêt qui n’en finit pas. Après l’épouvante pure et dure, place à l’horreur, à l’effroi et au dégoût, soit la recette savamment dosée aujourd’hui pour un slasher des plus honorables qui soit. De même l’ambiance, glauque dès le départ, s’associe à la tension nerveuse qui monte crescendo pour ne jamais tomber dans l’ennui le plus profond. Je tiens à le souligner car aujourd’hui, beaucoup de thriller oublient ce fonctionnement : ambiance sens du rythme = jouer dans nos émotions les plus primaires, surtout pour un thriller qui baigne dans l’horreur, soit un slasher qui tend ici à un survival tel Carnahan nous l’a proposé dernièrement avec « Le territoire des loups ». Mené ainsi de bout en bout, « Détour mortel » se démarque des autres films d’effroi par sa simplicité scénaristique, ses décors ‘kitchement’ travaillés (très bonne séquence de chasse dans les arbres !), et surtout par des créatures aux attitudes et mœurs viscérales à souhait (magnifique scène de début dans la cabane avec le frigidaire) et dont le rendu visuel donne des frissons à chaque apparition. Pas étonnant qu’une fois le générique de fin terminé, on ne veuille pas prendre un chemin tortueux près de chez soi… . Au casting, complètement inexploité, on notera la présence de l’inexpressif Desmond Harrington (débutant dans le « Jeanne d’Arc » de Luc Besson, il est connu par les fans de « Dexter ») et d’Eliza Dushku, la fille de Jamie Lee Curtis et Schwarzy dans « True lies ». Pour conclure, « Détour mortel », financé par le génie regretté Stan Winston, est une agréable surprise pour ceux/celles qui aiment le bon petit cinéma d’horreur bien fait. Prêt pour un détour sans retour amis spectateurs ? 1 étoile sur 4 ; interdit aux moins de 15 ans.
Film d'horreur très classique, Détour Mortel accumule les clichés du genre. Un groupe d'ados, des femmes sexy, des méchants décérébrés, et un survival basique dans la forêt avec tout ce qui implique. La mise en scène est elle également très formatée, et n'offre rien d'original sur ce scénario linéaire .
Ce film suit le mode opératoire d'un slasher avec beaucoup de clichés et d'incohérences parfois grotesques.Pas voir peu de suspens,le film est assez moyen avec un casting pas terrible qui interprète des personnages aussi débiles les uns que les autres.Bref, un mauvais réchauffé.
Un classique du genre ! un Slasher bien produit, je me laisse bercer par l'aventure, le cadre me fait voyager : ces forêts de pin qui s'étendent sur des milliers d'hectares ... ahhhh c'est beau ... et nos frères cannibales ont bien été conçus ahah. :D
Je n'étais pas très enchanté par le thème de cette saga, et c'est une bonne surprise, ce film est vraiment sympa, certes dans un registre quand même complétement déjanté, mais bon, je recommande car j'en redemande. J'ai bien aimé également le volume 4. Le 2, 3 et 5 sont aussi dans un registre bien gore mais à mon goût un ton en dessous. Le 6 a un style différent avec une présence beaucoup plus importante de sexualité, mettant un peu à l'écart le suspens des précédents chapitres.
Critique de "Détour mortel". Je m'attendais à quelque chose de vraiment nul. Mais le film est vraiment sympathique. Le scénario est simple le film nous épargne du blabla habituel. On va droit au but , des jeunes qui se perdent en forêt et font une rencontre pas très amical... Je doute que les autres volets sont au même niveau. 3/5
Un film d'horreur que j'aime beaucoup. Très efficace, assez angoissant avec de bonnes scènes assez stressante (dont une mort assez culte). Un très bon film 4,5/5
Je suis fan de toute la saga Détour Mortel, j'apprécie les 6 films de ce nom. Celui ci est incontestablement le meilleur mais le moins gore de la saga. Je ne m'en lasse pas, même s'il y a des défauts! 4,5/5