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1,0
Publiée le 12 avril 2021
Oui le sujet est tabou et oui c'est intriguant. Mais ça ne s'est jamais vraiment matérialisé de manière fluide. Malheureusement La Secrétaire s'il veut briser ces tabou ne va pas assez loin dans le sujet. Alors que la progression du plaisir accumulé par les personnages était assez efficace un grand nombre de petits désagréments se sont mis en travers du chemin. La maladie mentale de Maggie Gyllenhaal a été sur-jouée dans la seconde moitié de l'histoire et des moments fantaisistes comme le fait qu'elle se fasse plaisir dans la salle de bain et la grande foule devant le bureau des avocats ont vraiment fait dérailler le film de son virage sombre continu. Entre les mains d'une équipe d'écriture et de réalisation plus compétente ce film aurait pu être assez bon. Mais comme il est fait nous devrons nous contenter de ce film jusqu'à ce que quelque chose de mieux se présente. L'affiche nous dit d'assumez notre position j'assume la mienne en lui donnant ce qu'il a mérité une étoile au mieux...
Dire que j'ai failli le louper, plus qu'une salle (pleine) à Paris. Un film adulte et tendancieux dans toute sa splendeur. Une approche soft et très esthétique du sadomasochisme pour bobos américains. Pas mal d'humour. Les sujets abordés ne plairont pas à tout le monde (public adulte conseillé) mais c'est vraiment délicieusement malsain et irrévérencieux, et sans prétentions. Musique de Badalamenti, brochette de seconds rôles typique des films indépendants US, bref que du bonheur.
J'aime bien James Spader et Maggie Gyllenhaal assure une excellente prestation mais je n'ai pas aimé le style un peu soap de la réalisation. je n'ai pas trouvé ça très raccord avec le sujet du film. Dès le début je n'ai pas accroché et comme le film suit à peu près la même ligne tout le long j'ai fini par suivre ça d'assez loin. Il manque un petit quelque chose à ce film
Steven Shainberg fait un film sur le SM, notamment, et ne bascule pas pour autant dans le vulgos. C'est déjà une belle qualité. C'est pas forcément tout le temps intéressant. le film est en ce sens assez inégal, avec des scènes très fortes et subtiles, et d'autres plus molles. Néanmoins, James Spader et Maggie Gyllenhaal sont bons de la première à la dernière minute, eux.
Le film oppose très intelligemment ce qui peut structurer un couple, petite bulle d’asocialité féroce (à chacun sa chacune) qui brille sur son autre versant de sa composante normale : vie de famille, reproduction de l’espèce, le couple comme pilier de la vie en société. A la fin du film, on voit la secrétaire rester à la maison tandis que l’avocat, son mari, part au bureau. Soit un modèle de vie normal dans un quartier normal d’un pays normal : l’Amérique. Cette image édifiante devient caustique dès qu’on sait sur quoi repose ce qui sexuellement fait tenir ce couple. Le personnage interprété par James Spader n’est ainsi jamais effrayant, mais souvent effrayé – par l’amour, comme la plupart des hommes. Ce personnage a développé une sorte de haine de soi en rapport avec ce qu’il a conscience de désirer. Ironiquement, il est vraiment le seul dans le film a penser que quelque chose ne tourne pas rond chez lui ! El là encore, c’est quelque chose qu’on retrouve souvent chez les hommes. Le film est une métaphore de toutes les histoires d’amour : nous avons deux personnes extrêmement particulières qui, allant à la découverte de leurs complexités respectives, se révèlent l’un l’autre. Et d’autre part, la façon dont le pouvoir s’exerce entre eux et dont il s’exprime érotiquement est familière à beaucoup d’autres couples, qu’ils soient ou non engagés dans ce genre de relation très spécifique. Le film parle ainsi non seulement de sexe, mais aussi d’amour et de pouvoir, et surtout de la façon dont tout cela s’entremêle. C’est une histoire d’amour qui brasse tous ces éléments. De cette relation va sortir quelque chose de beau et lumineux. A travers leur spécificité SM, ils ne font qu’exprimer de manière plus métaphorique ce qui existe dans la plupart des couples. Ils traversent des hauts et des bas et il est question, comme toujours, de manipulation. Sauf qu’ici, celle-ci entraîne finalement une forme d’honnêteté. Puissant.
C'est en voyant l'affiche du film, que je me suis dit faut que je le vois! Et enfin de compte c'est très décevant, un scénario plus au moins rater, des personnages difficile à cerner, des scènes sans intérêts qui s'éternise. Je pensais vraiment avoir à faire à une comédie loufoque mais qui serait amusante mais j'étais complètement à côté de la plaque. Un film vraiment pas terrible, à oublier!
un sujet très particulier qui est très bien traité et puis tout le film repose sur Maggie Gyllenhaal et elle s'en tire à merveille dans ce rôle de soumise ! et puis très franchement spoiler: la scène dans les toilettes est pour moi totalement culte !
D'une réalisation technique sans reproche,Secretary montre que le sado-masochisme peut être une des formes de l'amour, sans porter de jugement. Est-ce dérangeant? Des études sur Sade avaient déjà souligné que le phénomène a souvent pour racine la recherche d'une communication plus profonde entre les individus. La progression des rapports entre l'avocat et sa secrétaire est intéressante, et sonne juste. On peut regretter l'inutile flash-back initial, et l'apparence de fable que prend l'histoire vers la fin.
Un sujet hors du commun sur l'appartenance et la domination en amour. Troublant et terriblement original ! Impossible de rester insensible, ce film pose question.
PS : un plus pour la scène de fessée de Maggie, on aurait presque envie d'être à sa place et de se faire fesser le popotin par le beau James Spader ;-)
Ce film est troublant. Rarement j'ai ressenti cette sensation. J'aurais peut être aimé plus de profondeur (sans jeu de mot inapproprié) et moins de scènes masochistes. Maggie Gyllenhaal est parfaite là où James Spader n'était selon moi pas le meilleur interprête pour ce rôle de patron un peu barré. Bref, un peu mitigé, bien que l'histoire reste intéressante, dérangeante et originale. Bref, on a devant nous un film avec un bon potentiel (qui aurait peut être même pu être un chef d'oeuvre) mais qui rate un peu son coup...