Avis : Le Grand Blond avec une chaussure noire - Page 2
Le Grand Blond avec une chaussure noire
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Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mars 2011
Voici une très bonne comédie burlesque des années 70 qui revèlera le Pierre Richard gaffeur qui casse tout ce qu'il touche et qui possède une scoumoune contagieuse. Accompagné du thème culte de Vladimir Cosma, les gags s'enchaînent bien, on rit beaucoup. La troupe d'acteurs est de très haut niveau avec entre autres Jean Rochefort, Bernard Blier ou la ravissante Mireille Darc et sa robe légèrement échancrée. Mention à l'hilarant Jean Carmet le cocu en jogging. Ce volet est en tout cas largement plus réussi que sa malheureuse suite "Le Retour du Grand Blond". Tout ça il est vrai ne vole pas très haut et ça n'a pas très bien vieilli c'est sûr mais c'est un divertissement tout à fait correct. Je conseille poliment.
En 1972, le grand cinéaste comique français Yves Robert signe "Le Grand blond avec une chaussure noire", porté par des dialogues de Francis Veber. Le film permet surtout le triomphe de Pierre Richard dans son rôle fameux de François Perrin. Mais avec le temps, le long-métrage, malgré l'aura dont il bénéficie, s'avère bien en deçà des attentes. En tout cas, le résultat ne constitue ni le meilleur d'Yves Robert ni celui de Richard d'ailleurs. Certes il y a la musique culte de Vladimir Cosma et la distribution est irréprochable mais l'ensemble accuse assez le coup. Le rythme est très irrégulier et l'on peut passer du plaisir à l'ennui en quelques secondes. L'humour est dans l'ensemble poussif et l'intrigue est quant à elle répétitive de bout en bout. On pourra toujours se délecter grâce à quelques seconds rôles savoureux tels Jean Carmet. Mais pour le reste, Yves Robert nous a habitué à mieux !
Comment réussir à instaurer une tension de fou tout en faisant exploser de rire le public. Ca a un poil vieilli mais c'est clairement pas un souci tellement le film reste appréciable. Je retiens la prestation de Pierre Richard en grand blond mélomane et maladroit, toujours du tout cuit. Les dialogues simples et concis procurent l'effet désiré, et c'est top à regarder en soirée.
un grand moment de cinéma offert par francis Veber et yves Robert, avec un grand pierre Richard toujours au sommet de son art, un grand claqique de la comédie française.
Le grand blond est l'une des comédies qui font parties des classiques du cinéma français. Pour qui connait le cinéma d'Yves Robert,il y verra un ton différent des autres films du réalisateur, puisque Jean Loup Dabadie à décliné l'invitation d'écrire le scénario du film celui ci fût alors confier à Francis Veber. Qui en fit une très bonne comédie,mais son écriture est moins subtile et moins humaine que ce que peux faire Dabadie. Il en résulte tout un tas de quiproquos efficaces et drôles.
Fin 1972 : débarque sur les écrans "Le grand blond avec une chaussure noire". Imaginée par Francis Veber et réalisée par Yves Robert, cette comédie connut un joli succès avec près de 3,5 millions d’entrées. Emmenée par un Pierre Richard toujours en forme, un Bernard Blier égal à lui-même, et un Jean Rochefort ténébreux, cette comédie a tout pour plaire. Pourtant, on ne peut pas dire que le scénario soit très recherché. Pensez-donc : un quelconque trafic de drogue nous envoie direct dans une partie d’échecs au sein même des services secrets français où la place des uns donne des envies aux autres. Gare aux règlements de comptes ! Pour contrer cette sorte de tentative de putsch, un piège à cons est imaginé. Et c’est alors qu’entre en scène l’infatigable Pierre Richard, tout simplement parce que son personnage a le malheur de porter deux chaussures de couleur différente. Bien que le film entre assez vite dans le vif du sujet, il faut quand même attendre que tout se mette en place pour commencer à rire, soit environ pas loin d'une demi-heure. Car ce piège à cons, c’est bien lui qui va nous mener à une succession de situations toutes aussi rocambolesques les unes que les autres. Et ça commence par le coup de la chasse d’eau. Terrible !!! et inattendu, surtout pour l’automobiliste qui roule nonchalamment en cabriolet. Et puis il y a aussi Paulette. Aaaaaaaaaah Paulette, Paulette, Paulette, Paulette, Paulette, Paulette !!! Inoubliable Colette Castel !! Tout à fait mon genre : jolie, bien soignée, pas farouche, coquine et toujours partante. Et puis il y a le dos nu vertigineux de la belle Mireille Darc. Un décolleté dorsal ultra-plongeant orné avec délicatesse d’une chaîne de hanche, spectacle devant lequel j’aurai eu la même réaction que le grand blond qui m’a fait l’impression d’être un bouchon de champagne qui vient de sauter à cause d’une montée inopinée de pression. A cela on rajoute un concert de musique classique qui tourne au cauchemar pour le chef d’orchestre, et plein d’autres choses que je ne vais pas révéler pour ne pas trop en dire. Toujours est-il que tout cela rend les 90 minutes agréables à suivre, même si tout n’est pas parfait. Mon plus gros souci ? La cornemuse ! Après, il n’y a pas grand-chose à rechercher : ce n’est ni plus ni moins que du burlesque et c’est à prendre comme tel. Sinon, on a du souci à se faire avec des services secrets pareils. Rien que le fait de voir tourner en rond toujours la même camionnette… Le fait est que le public l’a bien compris, ce qui en fait aujourd’hui un film culte empli d’éléments cultes : la fameuse robe de Mireille Darc bien sûr, le coup de la braguette, cette foutue chaussure noire (d’ailleurs les personnages auraient pu se demander aussi « mais pourquoi une chaussure marron ? » au lieu de « noire »), et sans aucun doute la musique de Vladimir Cosma qui souligne l’aspect burlesque de cette comédie. Un bon petit moment de détente donc qui ne vieillit guère, pas comme le spectateur quand il voit les véhicules qui circulaient alors.
Un drôle de film à défaut d'un film très drôle. Les acteurs (Pierre Richard et Jean Rochefort en tête) sont parfaits dans leur rôles et le film s'avère être assez inquiétant en fait, la comédie ne servant qu'à enrober l'amertume qui se dégage de l'histoire d'un homme subissant l'arbitraire des institutions, tout cela pour permettre à de plus puissants que lui de régler leurs comptes. Sachant que ces "puissants" sont plus mesquins ou crétins les uns que les autres, "Le Grand Blond' est plus irréverencieux en fait que bien des films qui prétendent l'être haut et fort. Seul souci, les effets comiques ne reposent que sur des ressorts usés, tirés du comique troupier la plupart du temps. Les interprètes peuvent bien essayer de leur donner un peu de relief ou de goût, la tâche est trop difficile tant le matériel est dépassé. Dommage.
Le grand blond avait lancé la carrière de Pierre Richard en 1972 et à la revoyure on comprend bien pourquoi, même si par la suite « le grand blond » en question n’a pas trop bien su faire évoluer son personnage qu’il a poussé jusqu’à la caricature. Le scénario est taillé sur mesure pour permettre à la brochette d’acteurs réunis par Robert de s’exprimer au mieux. Et personne ne laisse passer l’occasion de briller, que ce soit Rochefort impeccable en grand manitou du contre espionnage complètement décalé et cynique ou encore Mireille Darc mutine et sensuelle à souhait. Je passe sur Blier et Carmet parfaits eux aussi comme à leur habitude dans leur registre respectif. Enfin Dalban qui brille sans mot dire dans un sketch inénarrable où il surprend une partie fine entre le grand blond et sa maîtresse. Une réussite qui doit beaucoup aux acteurs et au scénario impeccable de Francis Veber
Un grand classique. Pierre Richard au sommet, Jean Carmet, Jean Rochefort, Mireille d'Arc, Bernard Blier, une distribution exemplaire pour une des meilleurs comédie du cinéma français. Superbe générique animé par Gérard Majax et que dire de la musique de Vladimir Cosma, qui signe là "Sirba" une de ses musiques devenue culte ?
« Je peux vous dire précisément ce que vous allez chercher demain matin à l’aéroport, mon petit Perrache : un piège à con. »
Avec une interprétation très peu naturelle, comme pour déshumaniser les espion·nes, Toulouse/Jean Rochefort décide de tendre un piège à son collaborateur Milan/Bernard Blier. La cible choisie au hasard sera François Perrin/Pierre Richard dans une suite invraisemblable de quiproquos assez bien ficelés. Il s’agit du troisième scénario auquel participe Francis Veber, après un cacophonique « Appelez-moi Mathilde » (Pierre Mondy, 1969) et un très attachant et intelligent « Il était une fois un flic » (Georges Lautner, 1972). C’est également la première apparition de François Perrin qui sera interprété pas moins de 5 fois par Pierre Richard. A la musique, on retrouve un Vladimir Cosma des grands jours, auteur d’un nombre incalculable de BO de comédies françaises. Sa ritournelle imparable à la flûte de pan est interprétée par Gheorghe Zamfir qui se fera connaître du public français à cette occasion.
Au niveau de la réalisation, assez classique et propre, il s’agit du 11ème film d’Yves Robert (en caméo chef d’orchestre à la 49ème minute), après les succès de « La guerre des boutons » (1961) et « Alexandre le bienheureux » (1967, avec déjà Pierre Richard dans un second rôle). On a souvent dit que les films d’Yves Robert étaient des films d’acteurs, d’actrices, même si elles sont rarissimes dans les premiers rôles, et c’est encore vrai dans ce Grand Blond : la partition scandée froidement par Jean Rochefort et Bernard Blier tranchent avec la gouaille de Jean Carmet et le naturel naïf de Pierre Richard. Les seconds rôles sont remarquables. Plus qu'un faiseur d'images, Yves Robert est un formidable directeur d'acteurs et d'actrices.
Ce décalage entre le monde des espions et la vie de Perrin, les silences qui accompagnent l’humour de situation, tout confère à cette comédie loufoque un climat très particulier, loin de l’humour au premier degré qu’on aurait pu attendre d’un vaudeville. C’est drôle, assurément, intelligent, sans nul doute, voire moral (la petite pique sur le respect de la vie privée) mais aussi poétique et truffé de scènes cultes.
Excellente comédie, très drôle. La musique est un vrai chef d'oeuvre. Les comédiens sont impeccables, y compris les seconds rôles. Un très très bon moment. J'aime bien l'état d'esprit.
Pierre Richard est vraiment le mec le plus poissard existant sur cette terre. Encore une fois, le destin fait de lui la victime d'une situation complètement dingue. Concernant donc ce «Grand blond avec une chaussure noire», il m'aura fallu pas moins de deux visionnages pour pouvoir l'apprécier pleinement tel qu'il est: une parodie originale des films d'espionnage. Tout en prenant soin d'être un bon film populaire comme on les aime. Le film se base donc sur un quiproquo des plus loufoques entraînant une succession de gags. Si l'on pourra les trouver finalement assez faciles, il faut admettre qu'il font souvent mouche, et ce, pour notre plus grand plaisir. En effet, voir Pierre Richard se faire martyriser par une cornemuse, ça n'a pas de prix. Concernant ce très agréable divertissement, on pourra regretter une chose: que l'aspect comique n'ait pas été encore davantage approfondi. On aurait pu atteindre le délire parfait. Mais bon, finalement peu importe étant donné que ce qui nous est proposé est déjà foutrement sympathique. Emmené de surcroît, par une très belle brochettes d'acteurs qui semblent prendre un pied d'enfer et qui dégagent donc un amusement communicatif. Tout cela conférant au cinoche populaire que l'on aime.
Un grand classique des comédies française qu'on se lasse pas de voir et de revoir. Des pointures du comique, des gags percutants, le thème culte de Vladimir Cosma et l'un des meilleurs rôles de Pierre Richard pour une savoureuse parodie des films d'espionnage...