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Un visiteur
2,5
Publiée le 6 juillet 2014
Difficile de croire que film a été tourné en pleine guerre et que la marine allait bientôt saborder ces navires dans ce port de Toulon! Le réalisateur avec sa fraicheur habituel nous montre une école des mousses ressemblant plutôt à une colonie de vacances où même les salops gardent une apparence sympathique pour cela il dispose d'une bonne équipe de jeunes acteurs. Le film a pris en plus un aspect documentaire intéressant.
Tourné en 1942 sur un navire militaire en rade de Toulon , c'est-à-dire quelques mois avant le sabordage de la flotte française, le film de Jean Dréville, interdit par les Allemands, est sorti à la Libération. Ces circonstances et son esprit en font la curiosité. Si les auteurs se défendent d'avoir fait oeuvre de propagande, il faut bien reconnaitre que le film est d'essence patriotique avec ces jeunes ados intégrant l'école des mousses et incarnant la relève. Malgré quelques turbulences juvéniles à terre et les bizutages d'usage de la bleusaille à bord, ces petits français sont de bons petits gars qui seront vite prêts à devenir d'excellents matelots et à servir la France. Sous le regard paternel d'un officier faisant office de bienveillant moniteur de colo. Pour ce qui est du contenu, c'est la vacuité totale, l'anecdotisme poussé jusqu'à l'insignifiance! Quelques futurs noms du cinéma français -déjà trop âgés pour des rôles de mousses- se partagent l'écran et un scénario au cours duquel prend forme une "intrigue" sentimentale particulièrement puérile, avec la jolie Blanchette Brunoy qui repeint sa maison. C'est d'ailleurs la futilité qui caractérise tout entier le sujet et les personnages. La réalisation de Jean Dréville n'a aucun point de vue et n'a même pas l'utilité et l'intention de refléter l'ordinaire du matelot.