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"Nothing is written". Voilà ce qu'affirme Lawrence (puissant Peter O'Toole) à Ali (impeccable Omar Sharif) après avoir sauvé Gasim, perdu dans le désert du Nefoud. "C'est son heure, c'est écrit", lui avaient annoncé les bédouins. Seulement voilà, Lawrence, héros prométhéen (ne cherche-t-il pas à éteindre la flamme d'une allumette sans se brûler ?), s'oppose à la volonté des dieux...ou croit seulement s'y opposer : un peu plus tard, il exécute ce même Gasim pour préserver l'unité des tribus provisoirement réunies et ainsi lancer l'assaut sur Akaba, acte retentissant qui lui assurera la gloire dont il rêve. Débordant d'orgueil et d'ambition, Lawrence semble de plus en complexe à mesure que le scénario progresse : traversé par des pulsions sadiques ou masochistes, il affiche la volonté de libérer et d'unifier l'Arabie, sans que l'on puisse décider si cela relève d'un vrai intérêt pour le collectif ou s'il ne s'agit que de son désir de prestige individuel. Ce qui est en revanche certain, c'est que la fougue du personnage est progressivement muselé par les politiciens qui l'entourent, seuls vrais décideurs du sort des Arabes, et qui se livrent à des tractations qui semblent user la mise en scène elle-même, qui perd - volontairement - quelque peu en panache dans le dernier tiers après s'être montré particulièrement éblouissante dans la première partie, où l'aventure à la fois laborieuse (la longue traversée du Nefoud) et exaltée (le sauvetage de Gasim) offre des moments d'anthologie, sublimés par la musique majestueuse de Maurice Jarre, l'étincelante photographie de Freddie Young et le sens du cadrage du cinéaste, qui filme les rapports déséquilibrés entre paysages et personnages avec une rare virtuosité . Le désert n'a jamais été aussi obsédant que dans "Lawrence d'Arabie", oeuvre colossale à la richesse inépuisable !
On ne présente pas cette fresque historique monumentale et multi oscarisée, étalée sur presque 4 heures de pellicule, illustrant l'odyssée épique de Thomas E Lawrence. Concentrée sur le personnage, cette belle réalisation n'en donne pas moins un regard profond sur le mouvement arabe, la progressive émancipation du moyen orient ainsi que les premières contradictions des politiques occidentales, sources de conflits plus que jamais d'actualité. Quand au film lui même, il passe de la focalisation sur Lawrence, impeccablement interprété par Peter O Toole, au grand spectacle des mouvements de l'armée arabe. La première partie du film est à mon sens la plus envolée et la plus envoutante, car elle retrace l'itinéraire totalement incroyable (mais vrai) de Lawrence, sa capacité à se faire respecter par les tribus arabes et à bousculer totalement le front par ses initiatives visionnaires. La seconde partie est plus sombre, plus réaliste aussi : le rêve d'une union arabe s'éloigne alors que les intérêts occidentaux, jusqu'ici en arrière plan, se confrontent avec les plans expansionnistes de Lawrence et de Fayçal. Soulignons d'ailleurs la performance d'Alec Guinness, qui rend un Fayçal sympathique, tout à la fois poli et rusé. Le spectateur sera impressionné par les moyens déployés pour le film, qui se veut réaliste, concret et en même temps esthétique. Mais il restera sur sa faim s'il ne comprend pas le fond du film, à savoir l'inachèvement de l'œuvre de Lawrence, qui semble le ronger, et les paradoxes de la situation au Moyen Orient, qui nourriront et nourrissent des décennies de conflit. L'union arabe et le destin de Lawrence restent tous les deux inachevés, incomplets, mais l'épopée était belle !
Lawrence d'Arabie est un excellent classique à regarder.
L'histoire est vachement intéressante. Le contexte géopolitique en particulier, pas uniquement parce que le film se déroule en plein conflit mondial mais parce que nous nous trouvons dans une région (le Moyen-Orient) où toutes les frontières sont en train d'être redéfinies sous nos yeux (avec la fin de l'Empire Ottoman et l'émergence des peuples arabes).
Peter O'Toole est très bon, il porte impeccablement le film sur ses épaules. Le personnage qu'il incarne est fascinant, surtout lorsque l'on se dit qu'il a vraiment existé. Omar Sharif, Anthony Quinn et Alec Guiness complètent idéalement le casting de luxe qu'offrait ce film.
Les décors sont absolument splendides, à couper le souffle. Ces décors désertiques sont mémorables.
La bande originale de Maurice Jarre, elle aussi l'est, mémorable. Elle colle parfaitement au décor saharien, avec les dunes de sables qui ondulent avec la musique.
En revanche, le film est incroyablement long (à sa sortie, il était divisé en deux parties) : trois heures et demi la version courte, presque quatre heures la version longue. Il vaut mieux avoir du temps devant soi. Et inévitablement, sur tout ce temps, on s'ennuie un peu par moment.
Un film à voir de David Lean,
L'histoire est vachement intéressante. Le contexte géopolitique en particulier, pas uniquement parce que le film se déroule en plein conflit mondial mais parce que nous nous trouvons dans une région (le Moyen-Orient) où toutes les frontières sont en train d'être redéfinies sous nos yeux (avec la fin de l'Empire Ottoman et l'émergence des peuples arabes).
Peter O'Toole est très bon, il porte impeccablement le film sur ses épaules. Le personnage qu'il incarne est fascinant, surtout lorsque l'on se dit qu'il a vraiment existé. Omar Sharif, Anthony Quinn et Alec Guiness complètent idéalement le casting de luxe qu'offrait ce film.
Les décors sont absolument splendides, à couper le souffle. Ces décors désertiques sont mémorables.
La bande originale de Maurice Jarre, elle aussi l'est, mémorable. Elle colle parfaitement au décor saharien, avec les dunes de sables qui ondulent avec la musique.
En revanche, le film est incroyablement long (à sa sortie, il était divisé en deux parties) : trois heures et demi la version courte, presque quatre heures la version longue. Il vaut mieux avoir du temps devant soi. Et inévitablement, sur tout ce temps, on s'ennuie un peu par moment.
Un film à voir de David Lean,
Réalisée par David Lean, cette gigantesque fresque, comme tous les grands péplums de l'époque, est une odyssée à peine croyable tirée de la vie de T.E. Lawrence. Ce jeune officier anglais, légèrement incontrôlable, va mettre son existence au service du monde arabe qui fait face durant la grande guerre aux envahisseurs turcs. Accompagné d'une superbe bande originale, le métrage nous offre une photographie magnifique du désert comme on en a rarement vu, on arrive même à ressentir le soleil de plomb qui s'abat sur les bédouins et leurs montures. Il est clair que "Lawrence d'Arabie" est un très grand film qui a marqué et marque encore aujourd'hui l'histoire du cinéma, cependant j'avoue avoir été quelque peu déçu du nombre de longueurs présentes dans le film, la durée (3h37) ne me dérange pas en soi mais ici, l'on aurait pu facilement gagner une petite heure, notamment lors d'interminables discussions stériles. J'attendais également un peu plus l'aspect épique, propre aux péplums, et là aussi, c'est un peu léger hormis deux ou trois très réussies mais également très courtes. Evidemment il n'y a rien à redire sur la mise en scène, extrêmement propre pour l'époque, et sur un casting des plus marquant, d'où ressortent immanquablement Peter O'Toole avec son regard bleu perçant et Omar Sharif, d'une justesse folle. Difficile en revanche de s'attacher vraiment au personnage principal dont on se dit longtemps qu'il était un très grand homme avant que sa psychologie ne se floute et qu'il devienne de plus en plus ambigu. Malgré sa durée trop conséquente en somme, "Lawrence d'Arabie" reste un monument du cinéma comme on n'en verra certainement plus avant un moment, issu d'un travail dantesque et d'une intrigue très originale quoique autant qu'alambiquée. Il faut évidemment l'avoir vu au moins une fois et ne pas hésiter à le revoir encore, une fois les nombreux enjeux en tête.
Un chef d'oeuvre intemporel sur l'une des plus incroyable figure historique du XXème siècle au destin bouleversant, ou comment un seul homme peut influencer le cours de l'histoire. Le tout est servi par un casting 5 étoiles et une bande originale devenue culte. Passionnant.
Un casting de prestige, une aventure extraordinaire, des paysages à couper le souffle, le tout servi sans fausse note. La grande épopée de Lawrence d'Arabie est un incontournable.
Indéniablement un des chefs d'œuvre majeur du cinéma de par sa mise en scène magistrale, ses dialogues aux cordeaux, ses personnages fascinant complétés par une dichotomie sans faille, ses acteurs incroyables et une musique somptueuse.
Œuvre monumentale et ambitieuse. Magistralement interprété par P. O'Toole qui livre un Lawrence complexe, mystérieux et ambigu à tout point de vue. La mise en scène de D. Lean, enfin, par ses plans larges donne toute sa majestuosité au désert, soutenue par la musique non moins majestueuse de M. Jarre.
Une très longue épopée plutôt ennuyeuse portée par un héros orgueilleux & fier au charisme douteux mais traversé de quelques belles images...
Un pur chef d'oeuvre. Une grande épopée qui réunit Omar Sharif , Peter O'Toole , Alec Guiness . Ce film a récompensé par sept oscars , dont celui du meilleur film. L'un des meilleurs films du légendaire réalisateur David Lean qui a réalisé le Docteur Jivago et Oliver Twist.
Grandiloquent, voire même dantesque à plus d'un égard, Lawrence d'Arabie impressionne par une magnificence de l'image et une interprétation sans failles, sur laquelle domine un Peter O'Toole habité. Du grand spectacle dans la plus pure tradition du Hollywood de l'âge d'or, époustouflant également dans son introspection psychologique autour de ce personnage de légende. Très long, très chargé, mais aussi très puissant, un film comme on n'en fait plus guère.
Oeuvre de tout les excès, de par d’innombrables aspects : une durée pharaonique, un budget titanesque, un script qui doit faire la taille d’un dictionnaire, un troupeau conséquent de chameaux, chevaux, un nombre de figurants qui bat des records encore aujourd’hui... et c’est sans parler de la prestation légendaire du quatuor Guiness ( peut être le plus sous-côté dans l’histoire)-Sharif-Toole-Quinn, dont chacun fait preuve d’une grande sensibilité, implication et palettes d’émotions, pour contribuer à un film qui reste avant tout humain avant d’être historique. En effet, avec comme toile de fond un méli-mélo de conflits centenaires ou même contemporains du nouveau siècle, les personnages de cette épopée cultissime ne sont jamais pleinement héroïsés/aseptisés, ce qui fait tout leur sel : en proie au doute, chargés de remords mais féroces combattants/négociateurs quand il le faut, pas un ( et j’insiste sur ce point) personnage n’est en reste ou ne mérite pas sa place dans ce long métrage. Et je n’ai même pas abordé la BO, restée dans les annales pour avoir enveloppé avec tant de justesse et d’orientalisme des décors si somptueux et vastes qu’on viendrait à rire de n’importe quel péplum/western à partir de 1962. Lawrence d’Arabie est un film possiblement difficile à aborder et à contextualiser tant il aborde un pan méconnu de la Grande Saignée, pourtant même si l’on se jette à l’eau sans ne rien savoir des enjeux qu’a soulevé T.E.Lawrence en Arabie... et bien on ne cessera de s’émerveiller devant une telle maîtrise esthétique, scénaristique, cinématographique tout simplement. Des personnes pourront reprocher des broutilles à ce film ( « ça a mal vieilli », « c’est long », « le film se fout des anglais - ou des arabes, au choix- » ) mais nul ne sera en mesure de négliger l’impact colossal qu’il a eu sur l’industrie et sur la culture en général. Un incontournable, fantastique inclassable qui défie les lois du temps et nous fait dire que le cinéma, c’est quand même beau quand c’est fait avec le coeur... et des moyens... et du coeur... enfin un peu des deux.
Une fresque historique qui rejoint le club des films excellents de ces années la
une peter O toole qui tient bien le film
spoiler: la scène des sables mouvants impressionnant.
une peter O toole qui tient bien le film
spoiler: la scène des sables mouvants impressionnant.
Mon premier visionnage de Lawrence d'Arabie remonte à l'époque ou j'avais, quoi, 12-13 ans ! Et comme tout gamin de 12-13 ans à qui on vient de faire découvrir les Rocky, les Terminator, Le silence des agneaux ou autre Il faut sauver le soldat Ryan, je m'attendais à un film avec des batailles, de l'action quoi ! Autant vous dire que devant un film de presque 4 heures, qui s'intéresse plus aux personnages, à la reconstitution et aux paysages qu'à l'action, je me suis ennuyé comme jamais (mais je n'ai pas détesté le film non plus). Avec le temps, mon regard a toutefois mûri, et j'ai surtout découvert Le pont de la rivière Kwaï qui m'a bien plu. Il y a de cela une ou deux semaines j'ai vu la dernière grande fresque historique de Lean : Le docteur Jivago et j'ai vraiment bien aimé. J'ai donc décidé de revoir ce film, que tout le monde considère comme le chef-d'œuvre de Lean... Et mon opinion a bien changé ! C'est vraiment un film grandiose : décors, paysages, reconstitution, mise en scène c'est vraiment impeccable. En plus de cela la mythique musique de Maurice Jarre vient magnifier tout ça. Le film n'est jamais vraiment ennuyeux, peut-être long par moments, mais au final il se passe toujours quelque chose donc les 3h40 passent très bien. Un point qui m'avait dérangé lors de mon premier visionnage est le personnage de Lawrence, que je trouvais étrange, moi qui étais habitué à des héros lisses et sans ambiguïté. Je peux maintenant dire que Lawrence est le personnage de plus fascinant du film, de par l'ambiguïté qu'il dégage : il est à la fois sadique, charismatique, unificateur, faible, masochiste, on ne sait jamais bien son orientation sexuelle... C'est un personnage fascinant de complexité et Peter O'Toole l'interprète à la perfection. Le personnage de Chérif Ali est lui aussi très intéressant, car il s'humanise au final (pour devenir presque plus humain que Lawrence, et cette inversion des rôles je la trouve excellente).
Quand on aime ce genre d'épopées, ce film est un plaisir.
Quand on aime ce genre d'épopées, ce film est un plaisir.
Ce film est merveilleux et tellement bien joué avec un scénario qui déroule bien dans un environnement magnifique...merci à la performance de Peter O'Toole
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