IMMENSE ! Après le déjà grandiose "Lawrence d'Arabie", David Lean réalise une nouvelle fresque biographique tout aussi passionnante. Omar Sharif est impressionnant, tout comme les autres acteurs, les émotions sont réelles (la très belle fin : les flash-forward ont un véritable intérêt esthétique autant que sentimental), les paysages magnifiques, la musique (Maurice Jarre encore) immortelle, et l'impact sur le spectateur incommensurable. Quant au scénario lui-même, il est sans doute l'un des meilleurs de toute l'histoire du cinéma, reflet d'une époque où écrire des films avait une véritable valeur, et où grand spectacle était synonyme de qualité et d'intelligence.
Un film qui n'a rien extraordinaire et qui est un peu long. Après c'est plutôt intéressant de voir l'évolution d'un homme à travers les moments de l'histoire.
Il y a quand même un lyrisme particulièrement rare que l'on retrouve chez David Lean, pas étonnant que Sergio Leone "himself" en soit tombé amoureux pour le reproduire merveilleusement dans ses films. Jivago mêle le savoir-faire d'un réalisateur pour conter des histoires épiques avec une histoire fabuleuse issue d'une nouvelle de l'écrivain russe "Pasternak". Le mélange crée un romantisme sublime sous fond de révolution russe et de paysages vastes, froids, durs et magnifiques à la fois. Cependant pour un film aussi long, il est ennuyeux de constater une narration manquant de limpidité et souffrant périodiquement de légers sauts brusques dans tous les sens. Le montage semble perdu parfois au milieu de toutes ces intrigues et n'arrive pas à juxtaposer de la meilleure manière qu'il soit le romantisme incarné par la passion de Jivago pour Lara et l'amour pour Tanya, avec la révolution revancharde et violente des rouges contre les blancs. Un très beau film romantique, mais pas l'un des meilleurs films épiques de tous les temps.
Je l'ai revu récemment. J'étais sidéré à quel point les critiques qui ont éreinté le film a sa sortie étaient pleins de préjugés pour les "superproductions". Ce film est un absolu chef d'oeuvre. 3h30 où l'on ne s'ennuie pas un seul instant, où l'on est passionné. En fait, ce film, par son scénario, la force de son rythme, de ses "cuts" d'une scène à l'autre, personnifie le 7e art.
Malgré ses multiples diffusions télé quand j’étais gosse je n’avais jamais vu le Docteur Jivago, c’est désormais chose faite et j’en suis plutôt content. C’est du cinéma à grand spectacle Hollywoodien sur la révolution russe et c’est à la fois la réussite et le talon d’Achille du film. La réussite parce que c’est un film foncièrement beau, je me suis régalé avec les fabuleux décors, les costumes faits pour reconstituer la Russie des années de la fin de la première guerre mondiale et de la révolution, de plus le talent déjà reconnu de David Lean pour les grands cadres avec de nombreux figurants est ici aussi une nouvelle fois prouvé. Je me suis même émerveillé par moment (la datcha prise dans les glaces, les soldats revenants du front croisant ceux qui s’y rendent, l’errement de Yuri pour retrouver ses foyers...) et j’en passe c’est une réussite esthétique de chaque instant. Le film supporte très bien ses trois heures, je ne me suis jamais ennuyé, il parait même un peu court car certains moments donnent l’impression d’utiliser des raccourcis, ou des rebondissements qui tombent comme des cheveux sur la soupe, ceci venant sûrement de la difficulté d’adapter le roman fleuve de Pasternak. Mais le coté Hollywoodien est aussi de mon point de vu le problème du film, car il passe à mon sens à côté de la sensibilité russe de son sujet, le film est trop manichéen au niveau de ses personnages, les sentiments trop simplistes. Il n’empêche qu’il reste aujourd’hui un très beau film à découvrir.
Un long film certes, mais un très bon film très émouvant et très bien porté par une belle mise en scène de la part de David Lean. C'est travaillé, c'est emporté, c'est très bien !
David Lean et les scénariste de ce film ont au moins le mérite de ne pas avoir délaissé le contexte historique de la révolution soviétique au profit de la romance. On peut au moins reconnaître ça. Ils retranscrivent et développent très bien, à travers une pléiade de personnages charismatiques, ces rapports de causes à effet avec les conséquences que la Guerre peut avoir d'un point de vu individuel et familial. Car dans ce film on y voit surtout, avant tout, une famille essayant de survivre au conflit. Ceci étant dit je n'ai pas été emporté par l'ensemble de ce film car la mise en scène manque de souffle et le triangle amoureux, peut-être régit par les mœurs et contraintes d'époques, se veut un poil trop mièvre. C'est là où ça pêche selon moi. Non pas que ce soit mauvais, ça ne l'est clairement pas, ce n'est juste pas ma tasse de thé. Je ne regrette quand même pas de l'avoir vu ne serait-ce que pour un Omar Sharif juste exceptionnel, les belles étendues glacées de la Russie d'époque, et quelques moments forts. Un David Lean intimiste et sentimental dans le droite lignées des conventions hollywoodiennes du genre, qui se laisse suivre et qui nous immerge bien dans son époque, son lieu, et son contexte, et qui, à défaut de divertir ou de surprendre, attise la curiosité et la compassion.
Un chef-d'œuvre du 7ème art. Réalisation, acteurs, musique... Un film comme on n'en fait plus. Un vrai joyau de cinéma. Merci David Lean. Histoire poignante, révélatrice des sentiments humains face aux idéologies barbares. Et puis la beauté et les yeux de Julie Christie... Un film qu'on ne peut pas ne pas voir A classer dans les 10 meilleurs films de tous les temps.
De la flamboyance, de l'épique, du romanesque mais des éceuils aussi. La grande histoire melé à l'histoire d'un homme au début du vintgième siècle. David Lean sait raconter les histoires mais l'on reste un peu spectateur devant un spectacle un peu trop obstantatoire. L'ensemble est plutot déséquilibré,. L'histoire d'amour souffre d'éllipses qui rend difficile certaines attitudes. La grande histoire est quant à elle, prenante mais souffre d'un certain manichéisme. Un grand film, certes, qui reste à voir mais imparfait
David Lean est alors au sommet de son art lorsqu'il réalise "Le docteur Jivago", une fresque historique et sentimentale dans une Russie changée par sa Révolution (1917-1921). Jivago est un médecin partagé entre le respect pour son épouse Tonya et la passion pour sa maîtresse Lara; il est aussi animé d'une bonté inébranlable. C'est pour cette raison que le film déçoit en partie, pour le manque d'évolution lié à un protagoniste somme toute peu complexe, qui se contente de subir les événements historiques. Le film réussit à captiver lors de sa première partie, laquelle dure près de deux heures, en faisant preuve d'un remarquable esprit de synthèse, faisant succéder très rapidement les personnages tout en leur donnant une consistance. Tous existent parce que Lean ne sépare pas la petite histoire de la grande, il mêle les deux dans un montage vertigineux qui crée une collision entre le classicisme de fond et de formidables trouées opératiques. En faisant tenir l'extrême lisibilité du récit et de puissantes visions guerrières jusqu'à l'époustouflante séquence du voyage en train, Lean réussit son épopée intime et spectaculaire. En revanche, il manque le virage dans une seconde partie étrangement boiteuse, toujours traversée de plans sublimes – la vieille maison transformée en palais de glace au fil des ans – mais comme empêchée à cause d'une dimension mélodramatique répétitive et déconnectée de tout enjeu politique. Les personnages perdent progressivement leur épaisseur et ne deviennent que de pâles figures caricaturales, annihilant ainsi le puissant souffle romanesque qui parcourait l'ensemble et l'émotion qui en découlait. Film à l'ambition colossale, "Le docteur Jivago" se révèle finalement inégal à cause de choix partiellement payants.
Le roman de Boris Pasternak raconte les destinées croisées de Yuri Jivago, médecin et poète, et de la belle Lara, amants romantiques que la tourmente de la révolution russe et les contraintes de la vie s'obstinent à séparer toujours. De la matière romanesque et historique de l'oeuvre originelle, David Lean tire un film tout à la fois exceptionnel et décevant. Sur un plan formel, le film est remarquable. Sa reconstitution somptueuse (à Madrid!) de la Russie révolutionnaire et la beauté de paysages naturels éclectiques et superbement photographiés donnent un cadre en apparence authentique à cette fresque foisonnante. Cependant, cette flamboyance s'exerce souvent vainement car le sujet, tel que Lean le met en scène, et en dépit d'un contexte historique puissant, n'est portée par aucune idée forte. La description de la nouvelle dictature populaire est certes éloquente mais reste superficielle. La portée politique du drame se limite à une critique élémentaire du collectivisme. La profonde mutation de la Russie détermine le cheminement erratique des personnages mais ne les enrichit guère, à l'instar de Jivago, simple témoin de son temps, de l'injustice sociale sous le tsarisme puis du dogmatisme exacerbé et aveugle du nouveau régime. Ces mêmes personnages, Jivago et Lara, nous paraissent relativement faibles sur un plan émotionnel, comme de communes figures romantiques manquant tout autant de caractère que de complexité. Des insuffisances qu'on peut mesurer au long de scènes intimistes dépourvues de densité dramatique et qui laissent le plus souvent indifférent. On le regrette d'autant que l'interprétation est sobre et se détourne des clichés mélodramatiques. L'oeuvre de Pasternak trouve un bel écrin mais il manque au récit une flamme, ou bien un souffle, une plus sensible inspiration romanesque en somme.
Troisième épopée réalisée par David Lean après Le Pont de la rivière Kwaï et Lawrence d'Arabie, Le Docteur Jivago est une fois de plus une très grande réussite. Ce film mélange la petite histoire à la grande (avec des personnages soviétiques, choix osé en cette période de Guerre froide) et les scènes spectaculaires aux scènes intimistes. David Lean réussit sur les deux plans. Pour les scènes à grand spectacle, il ose même jouer sur le hors-champs (le massacre des manifestants communistes par l'armée royale n'est retranscrit que par le regard de Jivago, la chute de Pasha au combat par ses lunettes s'écrasant contre le sol...). Les scènes intimistes, quant à elles, bénéficient du talent de directeur d'acteurs de Lean (le travail sur les jeux de regards est exemplaire). Dans son ensemble, le film fait preuve constamment d'une grande beauté dans la construction des cadrages, dans le choix des couleurs, dans les raccords entre les séquences et dans l'imagerie poétique de certains passages (la maison recouverte de glace...) qui en fait toujours 50 ans après un pur chef-d’œuvre du cinéma.
Alors qu'il vient de disparaitre le 10 Juillet 2015 , Omar Sharif fut l'un plus Grande Star du cinéma Égyptien et à l'internationale. Disparu à l’âge de 83 ans , c'était un acteur qui fut adulé par son charisme et par son regard langoureux. Juste après l'annonce officielle de sa mort, France 3 a interrompue son programme le Dimanche 12 Juillet à 22h 40. La chaine a rendu hommage à la Star, en diffusant " Le Docteur Jivago " , l'un des plus grand films de sa filmographie. " Le Docteur Jivago " est un mélo-historique , réaliser par David Lean en 1965. En 3h 20 de film, cette passionnante fresque est forte dans son sujet, et en perd pas une seule miettes. Le casting est impeccable. Julie Christie et Alec Guinness fessaient partis de la distribution. Tous deux impeccables. Le film vaut surtout pour son travail minutieusement élaboré sur la splendeur des décors, des costumes , de la mélodie et la musique d'accompagnement de Maurice Jarre. Cette superproduction est un magnifique chef-d’œuvre du cinéma , maniant le reflet psychologique et l'épique. L'épique qui est traité de manière à ce qu'il soit, plus imposant et pour lui donné plus d'ampleur. Le récit est passionnant. Il raconte à sa façon, la vie des survivants du régime Tsariste qui bascule de la richesse jusqu’à la pauvreté. C'est bien travaillé. " Le Docteur Jivago " s'impose énormément grâce au talent d'Omar Sharif, qui livre une interprétation remarquable accompagné de son charisme très naturelle. Un très beau film, passionnant et crépusculaire, un des meilleurs films avec Omar Sharif et un autre chef-d’œuvre du cinéma.