Le Docteur Jivago
Note moyenne
4,0
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156 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 avril 2010
"Le docteur Jivago" de David Lean demeure un grand moment de cinéma de par la fresque qu'il brosse de la Révolution russe, l'admirable interprétation des deux principaux acteurs Julie Christie et Omar Sharif et la beauté glacée des images, qui nous rendent fidèlement l'atmosphère du roman. Même s'il est bien vu d'une certaine intelligentsia de moquer l'oeuvre du cinéaste et "le sirop flonflonnant de Maurice Jarre" - ce long métrage a pris rang parmi les oeuvres qui honorent le cinéma et que l'on revoie avec un égal plaisir pour la raison que les sentiments exprimés y sont justes et souvent poignants et que Lean, sans éviter certaines facilités et simplications, n'en a pas moins filmé les scènes d'une caméra élégante et sensible. Au final, cette grande fresque épique parvient toujours à nous captiver 40 ans après, ce qui signifie que la réalisation habile et talentueuse offre un spectacle de qualité bourré d'émotions et de sentiments.
Critiqueur37
Critiqueur37

15 abonnés 144 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 septembre 2008
Beaucoup trop long et inintéressant.Je n'aime pas Omar Sharif en tant qu'acteur,qu'il reste avec ses chevaux.
jbal
jbal

8 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2021
A la faveur d'une rediffusion comme seule la chaîne Arte en a le secret, quelle émotion à revoir ce chef-d'œuvre absolu ! Fresque historique, mélodrame inégalé, poème pictoral. Œuvre hors normes traversée par le souffle épique des grands auteurs russes...
Que dire d'autre ? Les rares critiques de 1966 nulles et non-avenues, plutôt pitoyables, rapportées judicieusement par Allociné... Une filmographie de la révolution bolchevique bien en-deçà de la réalité historique,.... Non, mais retenir avant tout ces acteurs, ces techniciens, David Lean comme inscrits au Panthéon du 7ème art.
SATSANGA
SATSANGA

12 abonnés 227 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2014
Un film d'une beauté visuelle et émotionnelle rarement atteinte au cinéma . Tiré d'un roman de Boris Pasternak, David Lean signe avec "Le Docteur Jivago" un mélodrame extraordinaire, en nous embarquant dans la quête d'un amour impossible avec en toile de fond, la révolution russe de 1917 . Les décors intérieurs et extérieurs sont fabuleux, les costumes tout autant et quant à la musique de Maurice Jarre, elle est devenue avec ce long métrage tout simplement immortelle . Les acteurs eux sont tous sans exception très bons, Omar Sharif et Julie Christie qui forment ce couple légendaire sont d'une sensibilité éblouissante et quant aux seconds rôles, Rod Steiger et Tom Courtenay en tête, ils incarnent parfaitement l'opposé qu'ai la bonté et l'humanisme du personnage principal . Un immense chef-d'oeuvre à posséder absolument dans une vidéothèque .
7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2016
Maîtrise totale ! Mise en scène magistrale : plans, décors, costumes, jeu, dialogues, scénario, "Le Docteur Jivago" impressionne réellement. Une romance dramatique d'exception qui s'offre un statut de modèle du genre.
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2010
Magnifique film avec un Omar Sharif en gloire total dans ce film emblèmatique. Si il y a un petit coup de vieux qui est passé depuis, c'est tout de même un des plus beaux film du cinéma. Un chef-d'oeuvre unique et inoubliable. Merveilleuse adaptation.
CréatureOnirique
CréatureOnirique

112 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2015
Il y a des films imparfaits. Vraiment imparfaits. Pourtant, il arrive qu'ils soient appréciés bien plus que d'autres, qui sont pourtant d'une qualité supérieure. Le Docteur Jivago est l'un des meilleurs représentants de cette catégorie.

Mélanger une belle histoire d'amour et d'infidélité au temps de la révolution russe, cela semblait une idée prometteuse. Quand on connaît le talent de David Lean, auteur du Pont de la Rivière Kwai, de La Fille de Ryan, et bien sûr, de Lawrence d'Arabie, on pouvait s'attendre à un chef d'œuvre.

Eh bien ce n'est pas le cas. À la place on à un film très perfectible, mais profondément humain, superbement réalisé, et délicieusement romantique.

Dans sa construction, il ressemble un peu (j'insiste sur le un peu) à Autant en Emporte le Vent. Il s'en démarque par son souffle épique et sa dimension tragique poussée à son paroxysme.

La reconstitution de Moscou, des autres villes, les costumes, les décors, tout est parfait (même si certains ressemblent un peu à du carton). Un gros effort a été réalisé par les équipes techniques, cela se sent, et c'est appréciable.

De même, le casting est parfait. Omar Sharif (paix à son âme) est excellent, son personnage est rendu très attachant par sa performance, qui le représente comme un homme bon, mais attaché à sa liberté et à son individualité. En un sens, son personnage est une charge à lui seul contre le système communiste.

Les autres acteurs se débrouillent bien. En particulier Rod Steiger (parfait en pourriture tsariste, puis communiste), et Tom Courtenay, qui passe de l'étudiant idéaliste au bolchevique implacable. Julie Christie et Geraldine Chaplin sont toutes deux très attachantes (bien que la première soit un peu froide au début du film.

Quand à Alec Guiness, non seulement il disparaît littéralement derrière son personnage (comme à son habitude), mais la façon dont son personnage apparaît et s'exprime est à la fois inattendue, étrange et originale.

La musique du très français et talentueux Maurice Jarre s'inspire énormément du folklore russe, et le thème principal me refile des frissons à chaque fois que je l'entend. Je conseille d'ailleurs vivement d'écouter la version chantée par ce cher John William (le chanteur français, pas le compositeur américain) ou encore la version originale.

La réalisation est superbe, David Lean nous plonge dans une période révolue et proche de l'explosion, avant de nous montrer la lente plongée de la Russie dans le totalitarisme. Ses scènes de bataille, de foule, ou quelque scènes plus intimes et charmantes, sont toujours splendides à voir.

Et quand on parle de scènes intimes, ce film se veut romantique, et il réussit parfaitement cela. J'avoue ne pas comprendre pourquoi certains qualifient ce film de mièvre ; si l'on veut de la mièvrerie, qu'on aille voir Twilight, pratiquement tous les Disney ou La Mélodie du Bonheur, sorti la même année, et qui a raflé les oscars du Meilleur film et du Meilleur réalisateur (qui auraient dus, je pense, revenir à l'œuvre de Lean). Ici, tout fonctionne par des suggestions, des non-dits, des rumeurs. Le chagrin et la joie des personnages sont palpables, les actrices réussissant à ôter tout doute dans nos esprits quand à leur charme.

Mais alors, ou est le problème ? Eh bien le voici, et j'insiste sur l'unicité du problème. Car il n'y en a qu'un. Hélas, il est d'une grande importance.

David Lean veut jouer sur deux tableaux. La romance intime d'une part ; la fresque historique épique d'autre part. Et c'est là où le bât blesse : si l'aspect romantique du Docteur Jivago est très réussi, il n'en est pas de même pour le souffle épique auquel il prétend. Ainsi, les enjeux politiques du film sont traités à la va-vite, le récit s'attardant peu sur le changement politique capital (Haha!) ayant lieu en Russie, tout juste voit-on le pouvoir changer de place, les commissaires politiques remplacer les agents du Tsar et la surveillance s'exercer à tous les niveaux.

De même, les scènes de bataille sont terriblement décevante. Elles ont beau être très bien réalisées (l'attaque des soldats russes dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale semble avoir été d'une grande aide pour la réalisation d'une mission consistant à sauver un certain Ryan), elles sont trop peu nombreuses et surtout beaucoup trop courtes: elles dépassent rarement la minute. Le spectateur avide de belles et grandes scènes d'action devra se « contenter » du Seigneur des Anneaux. Ici, l'amour prime, et la guerre peut aller se faire... d'aucun diront que c'est tant mieux, je pense que si on veut montrer une certaine période de l'Histoire, on ne doit pas passer trop vite sur ce qui l'a composée. Il faut prendre son temps, et bien que le film soit déjà long, une bonne dizaine de minutes en plus, consacrées aux points évoqués précédemment, n'aurait pas fait de mal.

Mais ce défaut, si grave soit-il, ne parvient pas à faire retomber le lyrisme poétique du film. Et quand on parle de poésie, certains plans et quelque scènes expriment visuellement le travail poétique de Jivago, ses vers nous restant inconnus. On ne compte plus les innovations visuelles, les images splendides et les preuves du talent lyrique de Lean.

En clair, bien que ce film soit très imparfait, comme évoqué précédemment, il reste ambitieux et d'une grande qualité. Peut-être n'a-t-il pas réussi tout ce qu'il voulait entreprendre, mais au moins il a tenté. En guise de conclusion, prêtons l'oreille à l'un des plus grands fans de David Lean :

« Quand j'ai vu Le Docteur Jivago, je me suis dit que c'était un chef d'œuvre et j'ai été très ému par ce film. Je le revoie avec Le Pont de la Rivière Kwai et Lawrence d'Arabie, spécialement lorsque je vais commencer mes propres films ».

Steven Spielberg.
weihnachtsmann

1 621 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2016
Une fresque qui aurait pu être passionnante comme "autant en emporte le vent" si elle n'avait pas été si marquée par la politique et la guerre où les sentiments amoureux ou les élans romantiques sont perdus dans de nombreuses discussions patriotiques ou étatiques. C'est un peu dommage car le film est quand même beau malgré un usage quasi exaspérant du "thème de Lara"
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2022
Voilà un film épique comme le cinéma américain de la grande époque savait en livrer ; un monument du genre. A l’époque on osait le format 3h15 pour embarquer le spectateur dans une histoire au long court. La prise de risque est énorme : tenir le spectateur sur une durée si longue ; mais lorsque çà match, c’est un chef d’œuvre. C’est un pur bonheur de suivre les chassés croisés entre tous ces personnages follement romanesques dans une Russie en pleine mutation qui sous le coup de la Révolution deviendra plus tard l’URSS. Pour incarner ces témoins d’une époque pris entre histoires personnelles échevelées et une grande Histoire violente ; le casting est tout simplement incroyable et chacun campe son rôle avec beaucoup de justesse ; Omar Sharif, titulaire du rôle-titre deviendra indissociable de Jivago. Le thème musical sur fond de balaïka envoutante et incroyablement romantique composée par Maurice Jarre deviendra une des musiques de film d’anthologie du cinéma. Et c’est David Lean qui se colla à cette adaptation ; et le choix ne peut être plus pertinent, expert dans la maitrise des œuvres au long court, il en livre une version aboutie et rigoureuse. On peut lui reprocher juste d’être légèrement anachronique ; ses accents épico romanesque ne sont plus en odeur de sainteté à sa sortie. Le cinéma a changé depuis « Autant en emporte le vent » produit 30 ans avant ; les critiques lui tomberont dessus à bras raccourcis n’ayant des yeux de chimère que pour la Nouvelle Vague et le cinéma social britannique. Mais ce genre est indémodable lorsqu’il est abordé avec maitrise voire maestria ; plus tard « Titanic », dans la même veine est aussi le témoin d’un genre intemporel.
Ne boudez pas votre plaisir devant un vieux film qui fait beaucoup de bien. Vu récemment, « Géant », autre film épique US de la même époque ; celui-ci est bien plus enlevé et intemporel. Il peut aussi permettre de comprendre la résistance du peuple russe.
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andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2015
Docteur Jivago est un film de légende. C'est une romance, une ode à la poésie, servi par une bande originale remarquable et une photographie magnifique. Malgré la longueur de ce film, plus 3h, on ne voit absolument pas le temps passer. Ici, la petite histoire rejoint la grand et à travers le destin de tous ces personnages, on prend conscience pleinement de ce qu'a pu être la révolution d'octobre 17 en Russie. Enfin, les acteurs sont tous exceptionnels, à commencer par Omar Sharif qui a une présence extraordinaire et Julie Christie qui magnétise littéralement l'écran avec ses yeux bleus d'une beauté à couper le souffre.
On tombe en amour facilement devant ce film, de la même manière que l'ont a un coup de foudre devant une belle femme blonde rencontrée dans la rue ou dans le tramway...
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 379 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2021
J'ai trouvé dans ce film du bon et du moins bon et je ne risque pas d'être très original dans ma critique. Tout d'abord, "Le Docteur Jivago" est inutilement long. La première heure est très lente et peu passionnante et il faudra attendre l'exil de Jivago pour rehausser l'intérêt du film. Le contexte historique est intéressant (La Grande Révolution Russe) car très peu proposé à l'écran. Il s'agit d'une vision très hollywoodienne de la Russie du XXe siècle, donc à prendre avec des pincettes. J'ai trouvé les acteurs à la hauteur et Omar Sharif est convaincant en russe ce qui était loin d'être gagné à la base. Malheureusement, la trame principale reste l'histoire d'amour entre Jivago et sa maîtresse, le contexte de la révolution russe n'étant que très peu étayé, et pour le coup c'est du grand classique. Leur histoire est peu intéressante et on la subit durant plus de 3 heures. Des défauts plusieurs fois évoqués par d'autres critiques et que je partage largement. "Jivago" est donc un beau film qui souffre de sa longueur et de sa trame amoureuse quelconque. A voir pour sa culture cinématographique.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2025
Une fresque dans la grande tradition du genre où l’Histoire – ici la Révolution Bolchevick – se raconte au travers le destin d’un homme, docteur et poète. Un film qui ne manque pas d’émotions et la réalisation de David Lean confère une réelle ampleur au récit à cette histoire d’amour contrarié en pleine période de crise même si l’ensemble aussi beau soit-il demeure assez balisé. Le choix d’Omar Sharif pour jouer ce russe pris dans les tourmentes de la révolution était un pari osé mais franchement réussi tant l’acteur trouve ici le rôle le plus fort de sa longue carrière.
FasousCinéaccro
FasousCinéaccro

15 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 juin 2021
Un film qui à des airs de fausses romances lors de la celèbre Révolution russe de 1917. Néanmoins, ce film se fait remarquer par sa monotonie (présente dès les premières minutes de ce film) et son jeu d'acteurs un poil défaillant. Les dialogues sont soporifiques et assez synthétiques et le téléspectateur finit par se perdre au fil de l'histoire, qui ressemble finalement beaucoup à un triste navet, vide de suspense et n'emballant guère l'audition. Un réel gros flop en somme...
Eselce

1 624 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2016
Bon film sur la révolution russe de la Seconde Guerre Mondiale. Il y a beaucoup de longueurs qui suggèrent la contemplation du sol russe. Pas mal de scènes marquantes également, sur l'horreur de la guerre, surtout celles des idées et de la révolution. Je n'ai cependant pas plus aimé plus que ça. C'est trop long et l'histoire du docteur Jivago est moyenne. Le film est pourtant un classique du cinéma. Mais je n'irai pas le recommander à un public non averti.
soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 341 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2017
D'un réalisateur comme David Lean à la filmographie tout à la fois parcimonieuse (16 films en 42 ans de carrière) et exigeante, qui a réalisé le chef d'œuvre absolu que constitue "Lawrence d'Arabie" (1962), quintessence du film à grand spectacle en cinémascope des années 1960, on attend qu'il soit aussi inspiré quand trois ans plus tard il se voit confier par Carlo Ponti l'adaptation du "Docteur Jivago" de Boris Pasternak, écrivain russe proclamé Prix Nobel de Littérature en 1958 après la parution de son imposante saga retraçant l'itinéraire d'un rêveur naïf durant les évènements tragiques qui conduiront la Russie, de l'emprise tsariste à la révolution communiste de 1917 puis à la dictature stalinienne. Fort de l'impact du roman, de l'interdiction faite à Pasternak par les autorités soviétiques d'accepter son Prix Nobel, du décès récent de Pasternak et de l'aura de David Lean, le film fut un triomphe populaire, récompensé de cinq Oscars dont aucun majeur. Malgré un consensus général lié au contexte de Guerre Froide, la critique spécialisée releva certaines faiblesses du scénario de Robert Bolt (déjà présent sur "Lawrence d'Arabie") dont les nombreuses ellipses narratives nuiraient à la compréhension de l'évolution des personnages en sus de dénaturer le roman de Pasternak. Cinquante ans après sa sortie, ces critiques paraissent résolument pertinentes et désormais l'aspect roman-photo trop voyant du film de David Lean en masquerait presque ses qualités liées à la description assez fine de l'évolution des comportements individuels au gré des bouleversements politiques. Qualités qui mettent en avant certains personnages plutôt bien dessinés comme Victor Komarovsky (Rod Steiger), affairiste opportuniste toujours à la recherche de la voie moyenne qui lui permettra de se maintenir en odeur de sainteté mais aussi jouisseur attendrissant ou encore Pavel Antipov dit "Pacha" (Tom Courtenay) idéologue enragé passant du jeune révolutionnaire romantique des débuts au général sanguinaire de la période bolchévique . Du côté du couple vedette la partition est un peu plus fade. Youri Jivago, docteur de son état et poète à ses heures est celui qui traverse la tourmente en spectateur, balloté au gré des circonstances. Omar Sharif, choisi pour le rôle après le refus de Peter O'Toole en intériorisant son jeu, parvient à rendre le caractère velléitaire du personnage mais il était à coup sûr bien plus crédible et charismatique en Shérif Ali ibn el Kharish chevauchant son dromadaire. Quant à Julie Christie charmante mais aussi anglaise jusqu'au bout des ongles, elle a bien du mal à parer sa Larissa des tourments insondables de l'âme slave. Heureusement la musique de Maurice Jarre et la plaintive "chanson de Lara" restée dans toutes les mémoires pallient avec brio à cette carence. Chacun voyant ou revoyant le film pourra se faire son idée.
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