Une grande fresque comme Hollywood a si bien su les faire. Une belle romance sur fond de bouleversement historique. Si le scénario est assez convenu, sa mise en forme est splendide. Les images sont magnifiques.
Classique de David Lean, "Le Docteur Jivago" est une fresque incommensurable qui marque par son réalisme et par son impact quasi omniprésent. On y retrouve Omar Sharif accompagné de la blonde et sensuelle Julie Christie et de la brune et charmante Geraldine Chaplin dans une Russie au bord de la révolution. Débutant à Moscou pour se déplacer dans l'Oural à la découverte du froid et de la monté du communisme, cette adaptation du roman éponyme incorpore, non sans surprise, un triangle amoureux crédible et intéressant. Le scénario quant à lui est un véritable régal pour les sens durant les deux tiers du long-métrage. Offrant une image du communisme telle qu'on n'en reçoit pas en cours d'histoire, "Le Docteur Jivago" regorge d'informations et de détails qui renforcent d'autant plus le profondeur du récit. C'est justement ce même intérêt qui rend presque obsolète la dernière partie du film qui semble s'étirer en longueur.
Quel film grandiose et je crois qu'aucun superlatif ne sera jamais assez fort pour décrire cette oeuvre!
Le docteur Jivago est enrôlé de force dans l'armée au début de la révolution d'Octobre. Commence un long exode qui le sépare de la femme qu'il aime. Ce médecin russe idéaliste sera ballotté dans les remous de l'histoire, entre une vie conformiste auprès de son épouse et une passion aventureuse avec sa maîtresse.
C'est seulement mon deuxième David Lean après Lawrence d'Arabie que je n'ai pas vu depuis plus de dix ans (faut que je rattrape mon retard).
Une grande fresque historique sur la Russie, un pays que nous connaissons peu.
Une histoire d'amour interdite sur fond de révolution, mais attention ça n'a rien à voir avec "Autent en emporte le vent" ou "Titanic".
Un homme n'a de cesse de se retrouver séparé de sa famille à cause de la guerre dans son pays.
Lean livre une vision réaliste sur cette cruelle révolution et la guerre entre communiste et capitaliste il n'oublie pas de traité de la dure histoire politique d'un pays ravagé et cultivé par la peur.
On retrouve la fourberie, la barbarie des hommes en manquent de dignités.
J'ai retrouvé aussi quelques plans dont s'est inspiré Spielberg (il pioche souvent des idées dans les films de Lean) comme la chute du soldat sur le chant de bataille, le point de vue de la caméra est fixée sur ses lunettes qui viennent de tomber, on retrouve le même plan dans "Minority Report"
Une mise en scène géniale, des couleurs sombres magnifiques et très approprier, de grands plans panoramiques magnifiques.
C'est beau, épique, émouvant, souvent cruel, bref une poésie sur grand écran.
Un film comme Hollywood ne sait plus en faire depuis trèèèès longtemps.
Omar sharif arrive à composer un personnage pour lequel on a de l'empathie, il livre une très grande prestation.
Je me suis toujours demandé pourquoi il était si célèbre et bien je viens de comprendre.
On retrouve aussi la fille de Chaplin, Géraldine très douce et belle.
Et Julie christie mélancolique.
Décors, costumes, photographie magnifiques et musique sublime.
David Lean nous sort un beau film,triste,lent mais intéressant. Peu de films se sont inspirés de la révolution d'Octobre en Russie,Lean l'a fait et s'en est très bien sorti. Les acteurs jouent très bien,en particulier le célèbrissime Omar Shariff. L'une des meilleures oeuvres de la carrière remarquable de David Lean !
David Lean, cet immense "mesestimé" par la critique de l'époque livre là, une histoire qui l'avait lui-même bouleversé à la lecture. Dur, très dur, de faire aussi bien que "Lawrence" dans la foulée. Et pourtant... Il faut savoir que Lean voulait ce film en noir et ban et en 65 mms. Il perdra sur les deux tableaux, le film est en couleurs et 35 mms "gonflé". Cependant, et son biographe K. Browlow le souligne, les scènes de guerrre sont éclairées et celles d'amour sont sombres. Entre autres originalités qu'on redécouvre aujourd'hui...
Une fois de plus, le cinéaste Britannique excelle à mêler l'intimisme à l'intérieur de la Grande Histoire. Une réussite planétaire.
David Lean montre une nouvelle fois qu’il est un très bon réalisateur de fresques épiques et qu’il sait faire de belles images, allant jusqu’à prolonger ses tournages pour capturer les quatre saisons de l’année. L’intrigue est romantique au premier plan mais s’inscrit dans un arrière plan qui décrit l’histoire russe de ce début de 20ème siècle avec pas mal de précision, la durée de 3H15 du film aidant. Un russe rigolerait sûrement du casting du film qui n’en comporte aucun, on a du mal à croire que Sharif ou Christie puissent être moscovites. Cependant l’ensemble de la distribution joue très bien, mention particulière à Rod Steiger et Alec Guiness qui incarnent des personnages que l’on voit peu mais qui sont très marquants. Maurice Jarre utilise un joli leitmotiv et le répète souvent, jusqu’à l’excès, mais globalement la bande originale est de très bonne facture et parfaitement adaptée à la situation. Bref, Docteur Jivago est film qui prend son temps et raconte pas mal de choses, il manque cependant de force et ne transmet pas assez les émotions qui touchent les personnages principaux.
d abord une musique superbe qui a fait le tour du monde. Des images magnifiques dans la neige des acteurs merveilleux et une histoire qui fait froid dans le dos et par-dessus tout une histoire d amour profonde sincère et hors du temps
Un classique. Juste après avoir réalisé Lawrence d'Arabie, un chef d'oeuvre, David Lean nous en fait un autre. Omar Shariff impressionant, tout comme Julie Christie ou Geraldine Chaplin. On en sort bouleversé. A voir absolument!
Avec Lawrence d'Arabie, sans doute le meilleur film de David Lean qui est ici complètement transporté par la sublime histoire d'amour imaginée par Boris Pasternak. Un film d'amour comme on n'en fait plus, dur, parfois cruel, passionné, ambigu, poétique, traversé de fulgurances (ah ces petits cristaux de neige !), porté par le génie d'Omar Sharif et la beauté lunaire de Julie Christie. Là où d'autres réalisateurs seraient tombés dans le romantisme à tout crin, Lean évite l'écueil en ne cédant jamais à la facilité, aux clichés de bonne facture, à la nostalgie. Au contraire, la véritable force de ce film tient justement dans la tourmente que traverse ses personnages. A l'instar des plus grands, Lean a compris que la meilleure façon de d'évoquer la grande histoire est de décrire la petite. Une merveille. A mon sens, l'un des plus grands films d'amour jamais tourné. Et quelle musique !
Belle épopée servie admirablement par la mise en scène de David Lean. "Le Docteur Jivago" est découpé en deux parties distinctes. La première nous plonge dans l'univers de la bourgeoisie russe, quelque mois avant les révolutions bolchéviks, et sers de scène d'exposition envers les personnages principaux (mention spéciale à Rod Steiger qui "tient" cette partie à lui seul tant son jeu est remarquable) et le climat social dans lequel ils vivent. Une fois cette longue introduction terminée, on entre dans le vif du sujet. La Russie est victime des révolutions, le tsar est renversé, et l'on suis le périple de Jivago à travers le pays. A ça vient s'ajouter des histoires de cœurs, de guerre et de survie auquel notre héros sera confronté. Le film est palpitant du début à la fin, et ce notamment grâce au jeu des différents acteurs (notamment Sharif et Steiger). La musique, quant à elle, est envoutante, à la fois belle et mélancolique. Après "Lawrence D'Arabie", David Lean signe une nouvelle épopée, sans être exempte de défauts mais dont on aurait tort de passer à côté.
Etonnant film qui nous tient en haleine jusqu'au bout, notemment à cause de l'amour du docteur pour Lara, et l'amour de Strelnikov pour la révolution. Film à avoir vu : petit bijou dans son genre ! J'enlève cependant un point parce que certaines scènes sont pour ainsi dire superflues, et ajoute au film quelques minutes supplémentaires dont il peut très bien se passer.
Maurice Jarre est à David Lean ce qu'est Ennio Morricone à Sergio Leone, un atout majeur pour ses œuvres, le générique s'ouvre sur l'un des thèmes les plus mémorables du cinéma, une musique magnifique, qui j'ai trouvé n'a pas été assez utilisé durant les trois heures. Petit bémol pour ce Docteur Jivago, je trouve les quarante-cinq dernières minutes légèrement longues (mais pas de problème les trois heures passent rapidement), ce qui n'empêche pas d'avoir un très beau final. Autre reproche, Lean s'est concentré uniquement sur les histoires de cœur, j'aurais aimé avoir au moins une scène de bataille spectaculaire, on en a à plusieurs reprises droit à des prémices, malheureusement le spectateur aura droit qu'aux préliminaires. Autre petit défaut, car j'aime bien les souligner, le vieillissement des personnages est raté, il n'y avait pas les maquilleurs de Benjamin Button à l'époque, dommage. A la base Lean voulait Peter O'Toole pour le rôle principal, qu'il refusa malheureusement en prétextant que son expérience pour Lawrence d'Arabie fut exténuante, il voulait aussi Marlon Brando et Audrey Hepburn, eux aussi ont refusé. Au final c'est un casting bien moins talentueux, mais efficace tout de même, Omar Sharif, Rod Steiger, Géraldine Chaplin ainsi que Julie Christie et Alec Guinness, sont tous très convaincants dans leurs rôles respectifs. Au final Docteur Jivago est un très grand film, avec quelques défauts, mais qui sont largement pardonnables vu le niveau de la mise en scène, de la reconstitution de l'époque ou encore de la photographie.
Un tout grand classique rentré dans la légende du cinéma. David Lean habitué des grandes épopées ici nous offre une oeuvre magistrale. Des acteurs excellents, une réalisation très classe. L'histoire est adapté d'un chef d'oeuvre de la littérature russe. Amour impossible et dramaturgie romanesque font de ce film un monument mais qui s'essouffle un peu dans la seconde moitié.