38 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
7 critiques spectateurs
5
1 critique
4
3 critiques
3
2 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
groil-groil
105 abonnés
186 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Réalisé en 1964, juste avant la déferlante pop qui va très vite sabattre sur le monde entier, Madame Croque-Maris, que lon peut aisément considérer comme un festival Shirley MacLaine, est déjà un véritable film pop dans son esprit. Louisa May Foster décide de faire don de sa fortune à lEtat. La Banque nen revient pas, et pour cause, celle-ci sélève à 211 millions de dollars, et la confie entre les mains dun psychiatre chargé de comprendre et danalyser cette soudaine et démesurée générosité. Et Jack Lee Thompson dopérer ici le fameux flash-back biographique, figure de style plus que classique du cinéma hollywoodien. Le spectateur suit, amusé, lhistoire de la jeune Louisa May Foster qui épousa quatre hommes dans sa vie, et qui tous, firent fortune après le mariage, avant de mourir dans des circonstances tragiques. A chaque fois quelle recommencera sa vie, les événements se reproduiront exactement à lidentique. Sauf lors de sa dernière rencontre avec un prétendant quelle avait précédemment refusé, notamment parce quil possédait une fortune monumentale Si ce film est léger et sans autre prétention que de divertir, il faut noter quen plus de sa mise en scène et de ses décors pop à lextrême, il vaut surtout pour sa distribution, absolument exceptionnelle. Aux côtés de Shirley MacLaine, les différents prétendants et maris sont interprétés par : Robert Mitchum, Paul Newman, Dean Martin, Gene Kelly, Bob Cummings et Dick Van Dyke. Rien que ça !
Le film est construit en flash-back et son synopsis est quasiment résumé dès son début. Il n'y a donc aucune attente quant au déroulé de l'histoire sinon de savoir comment le réalisateur va traiter tout ça. Or, il s'en sort très bien, le film est très inventif, se servant d'inserts astucieuxspoiler: (le film muet, la romance coquine, le défilé de toilettes, la comédie musicale) et puis il y a cette machine à peindre, trouvaille irrésistible et géniale. La prestation de Shirley McLaine est tout simplement époustouflante, côté masculin c'est plus inégal, si Mitchum ne parait pas trop concerné, la performance de Paul Newman est tout à fait étonnante. Au final un excellent divertissement.
La comédie champagne américaine des années 60 par excellence, il y a les idées, les moyens et les acteurs. Bon il manque peut être un Billy Wilder derrière la caméra pour complèter le tableau et éviter l'effet répétitif mais le film propose assurément des grands moments. Coté acteurs on remarque newman très inspiré et bien sur Shirley MacLaine, pas forcément la meilleur en comédie pure mais imbattable en showgirl.
Une comédie à sketch, où le gratin des acteurs renommés s’offre une belle part de rigolade. Le film se construit autour et pour Shirley Mc Laine, que l'on a plaisir à voir dans différentes situations, certaines cocasses, d'autres glamours, mais toujours avec légèretés et bonne humeur. Certaines scènes sont plus attrayantes que d'autres, on remarquera le clin d'œil au très célèbre "Chantons sous la pluie" dans la partie consacré à Gene Kelly. mention spécial au costumier du film qui on fait un boulot remarquable. Une comédie de ces années 60, qui reprend non sans malice les clefs du succès des studios, mis bout à bout, pour finir sur un Happy End qui prête à sourire.
« Madame Croque-maris » était au départ un projet prévu pour Marilyn Monroe. En juin 1962, Darryl F Zanuck qui était sur le point de reprendre la direction de la 20th Century Fox annonçait à la star alors en pleine crise existentielle et qui devait un film au studio qu’il envisageait de lui en faire tourner deux dont « Madame Croque-maris ». Décédant le 4 août 1962, Marylin Monroe ne tournera aucun des deux films. La production prendra dès lors comme souvent à Hollywood un peu de temps notamment en raison d’un casting se devant d'être prestigieux. Si Jack Lee Thompson choisi par Miss Monroe reste le réalisateur pressenti, Shirley MacLaine arrive sur le projet après qu’Elizabeth Taylor soit un temps, envisagée. Pour les cinq maris, les noms de Marcello Mastroianni, Frank Sinatra, David Niven, Steve MacQueen ou Marlon Brando sont évoqués. La valse des acteurs potentiels est un procédé classique pour faire monter la pression quitte à décevoir si le choix final n’est pas à la hauteur des attentes suscitées. Ce seront finalement dans l’ordre d’apparition Dean Martin, Dick van Dyke, Paul Newman, Robert Mitchum et Gene Kelly pour un numéro dansant qui seront de la partie. Seulement âgée de trente ans Shirley MacLaine est déjà une star nommée trois fois pour l’Oscar de la meilleure actrice (« Comme un torrent » de Vincente Minnelli en 1958, « Une fille très avertie » de Charles Waters en 1959 et « Irma la Douce » de Billy Wilder en 1963). Son physique pétillant de danseuse émérite allié à un minois irrésistible en font une parfaite tête d’affiche pour les comédies échevelées en vogue depuis la fin des années 1950. Les stars masculines seront donc là pour mettre en valeur la jeune actrice. Celle-ci connait très bien Dean Martin avec lequel elle a déjà tourné à cinq reprises et qu’elle fréquente assidûment au sein du fameux Rat Pack dont elle a été pendant un temps, considérée comme l’élément féminin et elle vient tout juste d’accompagner Robert Mitchum au casting du très réussi « Deux sur la balançoire » de Robert Wise. Tout s’annonce donc pour le mieux. Le résultat sera plutôt satisfaisant même si le scénario écrit par Betty Comden spécialiste de la comédie musicale (« Un jour à New York », « Chantons sous la pluie » « Tous en scène ») n’est pas d’une extrême finesse et use d’un procédé un peu répétitif qui aurait peut-être mérité de réduire spoiler: le nombre des maris de la pauvre Louisa (Shirley MacLaine) qui a hérité du « mauvais don » d’amener ses amoureux initialement de tempérament bohème à devenir riches par le travail jusqu’à l’épuisement faisant de l’ « infortunée » Luisa une veuve noire complètement désintéressée.
Le candidat à l’effacement serait sans trop de doute Paul Newman venu se perdre une nouvelle fois dans un domaine (celui de la comédie loufoque) qui n’est pas franchement le sien, empêtré qu’il est encore à l’époque dans ses tics de jeu infusés par l’Actors Studio. Cherchant depuis un certain temps à s’affranchir d’une méthode qui ne lui donne pas accès à la plénitude de son jeu, Newman replonge les pieds joints dans ses travers à chacune de ses apparitions dans une comédie. Un peu têtu, il en tournera cinq entre 1958 et 1968. Robert Mitchum avec sa décontraction habituelle est en revanche parfaitement à son aise s’inspirant sans doute pour certaines de ses scènes du Loup des villes du grand Tex Avery dans « Little Rural Riding Hood » en 1949 dont il affiche avec malice l’air dédaigneux et sentencieux. Dean Martin fait du Dean Martin sans toutefois pousser la chansonnette. Dick van Dyke est lui contrairement à Paul Newman un acteur né pour la comédie. Enfin Gene Kelly joue les charmeurs faisant virevolter Luisa sur une de ses sublimes chorégraphies. Au-dessus de ce quintet trône une Shirley MacLaine tonitruante qui irradie l’écran de son charme mutin et de ses tenues chamarrées préparées par la grande costumière Edith Head. Le film sera un honnête succès alors que la mode de ce type de comédie est déjà en train de s’essouffler. Pour l’apprécier, il faut sans doute visionner « Madame Croque-maris » en enlevant ses lunettes de cinéphile exigeant.
«Madame Croque-maris» est le type de charmantes comédies légères et un brin loufoques comme on savait si bien en faire à l'époque. Shirley MacLaine y campe une jeune femme aspirant à une vie modeste et simple, mais qui épouse des hommes qui, sitôt la corde au cou, amassent des fortunes considérables avant de mourir dans des circonstances tragiques. L'un des ressorts comiques du film repose sur la répétition de ces situations, mais il faut bien avouer que celles-ci rendent l'histoire justement un peu trop répétitive et prévisible: en effet, Shirley MacLaine épouse et enterre quand même 4 maris !
Cependant, ne boudons pas notre plaisir, il y a suffisamment de moments savoureux dans ce «Madame Croque-maris», notamment les mini-films qui introduisent chaque mariage, réalisés dans des styles phares du 7e art (cinéma muet, comédie musicale...), où les acteurs s'en donnent à cœur joie. Côté distribution, justement, saluons un casting 5 étoiles, avec, autour de la piquante Shirley MacLaine, Dean Martin, Paul Newman, Robert Mitchum, Gene Kelly et Dick Van Dyke.
Enfin, comment ne pas mentionner les incroyables tenues portées par MacLaine, dessinées par la costumière star de Hollywood, Edith Head.
Bref, un cocktail parfait pour passer un bon moment !
Un chef d'oeuvre de comédie comme Hollywood savait en faire dans les années 60. Un pur moment de magie et de bonne humeur. Les costumes sont absolument incroyables et le casting compte un nombre impressionnant de stars. L'histoire de Louise Foster qui ne rêvait que de vivre simplement mais transforme (contre son gré) tous ses maris en dingues de travail et en millionaire. Un bonbon pour les amateurs du genre.