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benoitparis
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4,0
Publiée le 10 août 2010
Le début est étonnant : du merveilleux avec un fond oedipien flagrant. On pense un peu à « La Belle et la bête » de Cocteau (avec même la touche française apportée par Y. Monlaur). Le film tout entier ressemble à un conte de fée noir : la sortie du tombeau d’une femme vampire devient une sorte d’accouchement, le baron vampire est attendu comme le Prince charmant… Il est vrai que l’interprète du baron vampire paraît bien fade comparé à Ch. Lee, mais cette suite de l’adaptation du roman de Bram Stocker a un scénario qui rend très intelligemment justice à la dimension d’érotisme occulte du mythe.
Sans Christopher Lee, ce Dracula n'a pas la force du "Cauchemar" ; il n'en demeure pas moins que l'intérêt pour cette intrigue originale est généré par la mise en scène de T. Fisher, toujours aussi élégante. Les décors sont magnifiques, tout comme les "maîtresses", même si leurs interprètes sont plus nunuches les unes que les autres... Quelques longueurs malgré tout, que le remarquable Peter Cushing nous fait heureusement oublier.
Une institutrice, au nom des bons sentiments et de la morale chrétienne va libérer un jeune homme enchaîné par sa mère, la Baronne Meister. Et voilà Fisher repartit dans son éternel affrontement du bien et du mal en rassemblant l’équipe habituelle de la Hammer. Une fois de plus l’univers à la fois gothique et victorien, la photographie de Jack Asher et les maquillages de Roy Ashton font merveilles. Peter Cushing, toujours aussi bon dans le rôle de Van Hesling, donne la réplique à ces belles avec une mention particulière à Andree Melly au sex-appeal très pointu... Malheureusement le vampire n’est pas Dracula mais un disciple assez mièvre (David Peel) qui fait regretter Christopher Lee à chaque apparition, contribuant largement, ainsi qu' une mise en scène plutôt relâchée, à décrédibiliser l’ensemble. Constamment à la limite du parodique, le film se laisse pourtant voir, en particulier grâce à un final, très brillant.
Comme toujours avec la Hammer et sa série vampirique, on note le présence d'un sous-texte sur la sexualité très présent. Içi l'homosexualité est évoquée de manière latente par le côté effeminé du vampire, ce dont Polanski se moquera d'ailleurs ouvertement dans son Bal des vampires. Ce volet vampirique, dont le Comte Dracula est absent de part le refus originel de Christopher Lee de reprendre son rôle, comporte également une dimension psycholigique très forte (la première victime du vampire est ainsi sa propre mère). Final célèbre dans un moulin à vent, dont le décor sera reprit par Burton dans Sleepy Hollow).
1960. C'est aussi l'année de Psychose. Etait-ce la mode des relations mère-fils qui disjonctent? Bref. Un tres beau générique bien artistique. Bonne ambiance au village au début avec des aubergistes bien sympa. Beaux décors. La baronne pas très charismatique et son fils pas beaucoup mieux. Peter Cushing en Van Helsing est fidèle à lui-même et sauve le film de sa banalité grâce à sa présence bienvenue. Dracula est mort mais il a ses adeptes, nous dit la voix off. Une secte de vampires pour ainsi dire. Rien de bien passionnant dans les faits mais ça se laisse regarder avec curiosité.
Christopher Lee ne souhaitait pas reprendre son rôle de Dracula dans ce film qui est présenté comme la suite de « le cauchemar de Dracula ». L’ayant refusé pour motif personnel, c’est David Peel qui l’avait remplacé mais dans le rôle d’un autre vampire, le baron Meinster. Cependant, le titre du film est resté « Les maîtresses de Dracula ». C’est un film de la prestigieuse Hammer, très bien tourné avec une ambiance et des décors somptueux, typiques de cette maison de production.
Ce deuxième volet produit par la Hammer en 1960 et narrant les méfaits d'un vampire disciple du comte Dracula regroupe tous les ingrédients d'un genre revisité par la célèbre firme. Offrant aux spectateurs quelques scènes angoissantes, Terence Fischer nous concocte ici un film de qualité s'appuyant sur la composition toujours efficace de Peter Cushing en Van Helsing, s'entourant d'une galerie de seconds roles inquiétants (Martita Hunt et Freda Jackson), ajoutant un zeste d'érotisme et d'horreur dans une réalisation dans laquelle encore une fois les décors et la photographie prennent une place prépondérante. Un classique à redecouvrir mais devenu rare sur le petit écran.
Pas le plus connu ni le meilleur des films de la Hammer et de Terence Fischer mais intéressant tout de même.Malgré le titre, pas de Dracula à l'écran mais un de ses rejetons qui prête plus au sourire qu'à l'effroi.Le film vaut surtout pour ses magnifiques décors et ses couleurs d'une grande beauté, l'intrigue restand finalement assez classique.
Les films de la hammer de cette époque se démarque vraiment des autres,et Les maitresses de Dracula ne fait pas exception.Les décors ,les costumes et les personnages sont vraiment réussis.Cushing attire l attention comme toujours.Un des meilleurs films de la hammer,et cela malgré l absence de C.Lee.